La Tribune.fr - 22/09/2008 à 10:08 - 466 mots
pour les contribuables américains ne s’élèvera pas, en bout de course, à 700 milliards. L’Etat va revendre, au fil du temps, ces actifs. Il n’en retirera pas 700 milliards, c’est sûr. Il les vendra à perte. Le coût, ça dépendra de ces pertes, quelques dizaines de milliards de dollars quand même, on peut le supposer.
Ce plan, c’est une garantie de succès ?
Non, pas totalement.
D’abord, il faut que ce plan soit approuvé par le Congrès américain. Ca va se passer cette semaine. En pleine période électorale, même si, dans les deux camps, on est conscient des enjeux.
Le diable est ensuite souvent dans les détails. Les négociations sur certains points techniques, à Washington, risquent de provoquer encore quelques vagues à Wall Street.
Au total, les contribuables vont payer pour les erreurs des banquiers…
Oui, il y a un peu de cela. Disons quand même que les banquiers, que certains banquiers ont déjà payé – Lehman Brothers a disparu, Merril Lynch a été racheté, etc…
Que les contribuables américains paient ensuite pour les erreurs de tout le monde – des banquiers bien sûr, mais aussi des régulateurs.
Et puis, que pour les Américains, s’il n’y avait pas ce méga-plan de sauvetage, sûr que le coût pourrait être plus élevé encore. Sans ce plan, c’était pour l’Amérique une chute de l’activité, une explosion du chômage assurée.
Pour conclure, disons qu’il était temps de passer en salle d’opération ; rappelons aussi que la chirurgie lourde, ce sont toujours des opérations à hauts risques.
Eric Izraelewicz
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire