mardi 28 juillet 2009

France: l'immobilier reste déprimé, léger mieux pour l'industrie


Le nombre de permis de construire de logements neufs en France a chuté de 32,3% au deuxième trimestre sur un an. Du côté de l'activité industrielle, l'enquête conjoncturelle de l'Insee montre une atténuation de la contraction. La demande à l'industrie française a continué de baisser entre avril et juin, mais moins que sur les trimestres précédents.

drapo français

La situation reste toujours déprimée sur le front de l'immobilier dans l'Hexagone. Le nombre de permis de construire de logements neufs en France a reculé de 32,3% entre avril et juin 2009, comparé à la même période un an plus tôt selon les données partielles publiées ce mardi par le ministère de l'Ecologie, du Développement et de l'Aménagement durables.

Sur le seul mois de juin, le nombre de permis de construire déposé s'est élevé à 26.319, soit une baisse de 40,4% par rapport à juin 2008. Entre mars et mai 2009, le recul avait atteint 32,2% comparé à la même période un an plus tôt.

"Ces résultats confirment une baisse tendancielle. Le nombre de permis de construire reste cependant supérieur au début des années 2000", a déclaré à l'AFP (agence France Presse) le secrétaire d'Etat au Logement Benoist Apparu.

Il faut noter que les chiffres concernant les mises en chantier de logements neufs comme de locaux non résidentiels n'ont pu être diffusés pour le deuxième mois consécutif en raisons de "difficultés techniques", indique le ministère dans un communiqué en ajoutant que ces résultats seront publiés "dans les meilleurs délais".

Lundi soir, la Chambre des notaires de Paris et de l'Ile-de-France avait indiqué que le nombre de ventes de logements anciens en Ile-de-France continuait de baisser fortement (-32% de mars à fin mai avec 23.000 logements anciens actés), mais un peu moins rapidement qu'auparavant (-40% de février à fin avril à 20.900) mais que la baisse des prix s'accentuait (-7,9% à fin mai contre -6,8 % en avril).

Du côté de l'industrie française, les nouvelles sont un peu meilleures. Selon l'enquête trimestrielle de conjoncture dans l'industrie publiée ce mardi par l'Insee, les demandes globale et étrangère adressées à l'industrie française ont encore baissé au deuxième trimestre 2009 mais de façon moindre qu'aux deux trimestres précédents. L'indicateur qui mesure l'évolution prévue de la demande globale pour l'industrie manufacturière est remonté à -20 après -37 (révisé de -41) dans la précédente enquête d'avril et -44 en janvier. Pour la demande étrangère, il tombe à -13 après -33 en avril et -45 en janvier.

L'Insee précise même que cette atténuation de la baisse de l'activité industrielle devrait se poursuivre sur le trimestre en cours. Une tendance que l'on retrouvait dans l'indicateur de climat des affaires publié le 23 juillet. Cet indice, qui mesure la confiance des industriels, s'est redressé à 78 en juillet contre 76 en juin, son meilleur niveau depuis novembre 2008.

Enfin du côté de l'emploi, selon les chefs d'entreprise interrogés, la baisse des effectifs industriels s'est encore accentuée au cours du deuxième trimestre mais, au vu de leurs anticipations, "elle s'atténuerait légèrement au cours des trois prochains mois". Lundi soir, le Pôle emploi a fait état d'une accalmie dans la hausse du chômage, avec une hausse de 0,3% du nombre de demandeurs d'emploi en juin.


latribune.fr

La Bourse de Paris en petite hausse


La Bourse de Paris a ouvert en très légère hausse ce mardi matin. L'indice prenait ainsi à l'ouverture 0,7%, à 3.396 points. La veille, le CAC avait déjà terminé en petite augmentation de 0,18%, à 3.372 points. Les deux dernières semaines, il a enregistré neuf séances de hausses consécutives .

Bourse et hausse

La Bourse de Paris s'est bien orientée ce mardi matin ; le CAC 40 a pris à l'ouverture 0,7%, à 3.396 points. La veille, le CAC avait déjà terminé en légère hausse de 0,18%, à 3.372 points.

PPR a affiché la hausse la plus importante du CAC. Le titre a gagné 4,47% à 68,28 euros grâce au relèvement de recommandation de Morgan Stanley.

EADS s'est octroyé 3,4% à 13,14 euros. Pourtant, le groupe aéronautique a publié des résultats trimestriels inférieurs aux attentes.

LVMH s'est également affiché en hausse de 1,15% à 64 euros malgré un bénéfice net en baisse de 23% pour le premier semestre. Le numéro un mondial du luxe est porté par ses activités de mode et maroquinerie qui résistent et affichent un gain de 8%.

Sanofi-Aventis a gagné 1,68% à 46,88 euros. Le titre a profité de la hausse de recommandation de Morgan Stanley.

Sur le SBF 120, Nexans a pris 3,54% à 42,45 euros. Le fabricant de câbles a affiché une perte de 57 millions d'euros au premier semestre et a revu à la baisse son objectif de chiffre d'affaires pour 2009, mais il vise toujours l'équilibre.

L'action Thomson, qui était suspendue de cotation hier, a progressé de 13,27% ce matin, à 1,12 euros grâce à la restructuration réussie de sa dette.

Les valeurs cycliques se sont également bien orientées. Schneider a progressé de 0,97% à 60,16 euros, ArcelorMittal de 0,9% à 26,70 euros, Saint-Gobain de 0,5% à 27,35 euros, Vinci de 0,86% à 34,68 euros et Alstom de 0,6% à 34,90 euros.

Du coté des baisses, Alcatel-Lucent a enregistré le plus fort recul de l'indice avec une baisse de 1,7% à 1,75 euro.

Sur le SBF 120, Klépierre a perdu 5,6% à 18,60 euros. La société foncière a enregistré une hausse de 34,6% de ses loyers au premier semestre. Son résultat net consolidé est en baisse de 14,4%.

Toujours hors CAC, Ubisoft a plongé de 24,4% à 11,50 euros. L'éditeur de jeux vidéo a subi une chute de 50,6% de son chiffre d'affaires au deuxième trimestre, largement inférieur aux attentes.

Du côté des marchés pétroliers, le baril de WTI s'échangeait ce matin contre 68,75 dollars, et celui de Brent de la Mer du Nord contre 71,35 dollars. L'euro valait 1,4230 dollar.

(Egalement disponible en vidéo.)

Diane Lacaze

Chute des résultats de BP


Le géant pétrolier britannique voit plonger ses profits trimestriels et semestriels de plus de 50%. Mais sa production a légèrement augmenté.

BP

La chute des prix du pétrole depuis un an a pesé sur les résultats du géant pétrolier britannique BP. Ils reculent de 53% au deuxième trimestre à 4,385 milliards de dollars (3,1 milliards d'euros) et 3,14 milliards en ajusté (hors effets de stocks) et de 57% sur le semestre, à 5,527 milliards.

Dans ce contexte difficile, il a néanmoins réussi à augmenter de plus de 4% sa production trimestrielle d'hydrocarbure.

Il annonce toutefois une réduction annuelle du montant de ses investissements de 20 milliards de dollars. BP souligne que les perspectives en matière de raffinage restaient difficiles avec des stocks élevés dans les distillats et une faiblesse persistante de la demande.

Le groupe n'en oublie pas pour autant ses actionnaires avec le versement prévu d'un dividende trimestriel en septembre de 14 cents par action (+21% en livres sterling, à 8,503 pence).

(retrouvez le communiqué de BP).

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lundi 27 juillet 2009

Le patron de la Fed prédit une croissance américaine de 1% au deuxième semestre


Ben Bernanke a accordé une longue interview à la chaîne télé publique américaine PBS (Public Broadcasting). Elle sera diffusée en trois fois.

ben bernanke - Fed

On connaîtra vendredi le chiffre de la croissance américaine pour le deuxième trimestre. Mais d'ores et déjà, le président de la Réserve fédérale, la Fed, Ben Bernanke, prédit une croissance de 1% sur base annuelle au cours du second semestre 2009.

Il mise sur une éventuelle stabilisation du marché de l'emploi début 2010 après sa forte dégradation de ces derniers mois face à la récession. Pour cela, il faudrait parvenir à une progression du PIB (produit intérieur brut) de 2,5%.

Ben Bernanke a accordé une longue interview à la chaîne télé publique américaine PBS (Public Broadcasting Service). Elle sera diffusée en trois fois, lundi, mardi et mercredi. Elle a été enregistrée au coeur de "l'Amérique profonde", dans les locaux de la Fed à Kansas City, dans l'Etat du Missouri, devant 190 habitants de la région dont une vingtaine ont pu poser des questions.

Une interview plutôt optimiste, le patron de la banque centrale américaine soulignant la stabilisation de la situation des banques et le redressement des marchés financiers sur fond de faible inflation.

Ben Bernanke a aussi tenu à justifier son action face à cette crise économique et financière digne de celle des années 30 : "je n'allais pas être le président de la Réserve fédérale qui a présidé à la deuxième 'Grande Dépression. Lorsque vous êtes dans une situation comme celle-là, une véritable tempête, il faut parfois faire des choses qui sont un peu non orthodoxes, inexplorées".

Il a également souligné sa responsabilité et ses devoirs : "je dois rendre des comptes devant le peuple américain", mais aussi défendu l'indépendance de la Fed alors que le Congrès envisage de le mettre sous le contrôle de son GAO, Governement Accountability Office, sorte de Cour des comptes. "Je ne pense pas que le peuple américain souhaite que le Congrès conduise la politique monétaire. C'est exactement ce à quoi (la proposition de loi) aboutirait" a rétorqué Ben Bernanke dont le mandat se termine en janvier prochai et dont la reconduction parait probable mais pas assurée.

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Les consommateurs allemands retrouvent le moral


L'indice Gfk du moral des consommateurs en Allemagne, atteint son plus haut niveau en un an à 3,5 pour le mois d'août contre moins de 3 attendus par les économistes.

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L'indice Gfk du moral des consommateurs en Allemagne, calculé sur la base de 2000 ménages sondés, continue à se redresser et touche son plus haut niveau en un an. Il atteint 3,5 pour le mois d'août (contre moins de 3 attendus par les économistes) après avoir touché les 3 en julllet, chiffre revu à la hausse.

Selon l'institut Gfk qui publie cet indicateur, cette remontée s'explique par le fait que "l'inflation ralentit. Les gens ont plus d'argent en poche. Outre une situation favorable en matière de prix, le fait que le marche du travail ne se soit pas encore effondré joue aussi un rôle important."

Signe de cette détente inflationniste, les prix à l' importation ont augmenté de 0,4% outre-Rhin au mois de juin après avoir une stabilité en mai, selon l'Office fédéral de la statistique. Sur un an, les prix sont en recul de 11,3% après une baisse de 10,4% en mai.

C'est surtout le recul des prix du pétrole qui expliquent ce fort reflux. Hors pétrole, les prix à l' importation sont en recul de 0,6% sur un mois et de 5,7% sur un an. En mai, ils étaient en recul de 0,8% par rapport à avril et de 4,7% sur un an.

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vendredi 24 juillet 2009

"Le protectionnisme ou le chaos"


Dans notre série d'été Visions de l'après-crise, "La Tribune" a interrogé Emmanuel Todd, politologue, démographe et historien. Ce dernier estime notamment qu'une Europe protégée, relançant la demande par les salaires, permettrait de renouer avec un cycle d'innovation.

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La crise a révélé de nombreux dysfonctionnements dans l'économie et la finance, vous semble-t-il qu'on en tire les leçons pour le monde de demain ?

Il y a une ultime vérité qui n'a pas encore été acceptée : la crise provient d'un déficit de la demande à l'échelle mondiale, dont la cause première est le libre-échange. Le libre-échange a rompu l'équilibre entre la production et la consommation, il a conduit les entreprises à considérer leurs salariés comme un coût pur, et les a précipitées dans la compétition par la compression des salaires. L'irruption de la Chine et des pays émergents n'a fait que renforcer ce travers, qui aurait existé sans eux. Dans un monde où l'on comprime les salaires, la demande ne peut provenir que de l'endettement. D'où la crise.

Le libre-échange a aussi des avantages substantiels, il a déclenché une période de forte croissance...

Dans la première phase, il y a bien sûr les économies d'échelle et les bénéfices de la spécialisation, je ne suis pas aveugle à cela. Mais dans la seconde phase, les effets déprimants sur la demande l'emportent, lorsque les entreprises ne considèrent plus leurs salariés comme des consommateurs. Dans nombre de pays développés, les salaires stagnent depuis quinze ans. Le seul élément dynamique était l'endettement du consommateur américain et le déficit extérieur des États-Unis, qui a tiré la planète. Si les plans de relance en cours visent à rétablir un tel système, nous butterons vite sur les mêmes difficultés. D'autant que les difficultés de financement des États vont apparaître. Les investisseurs vont se rendre compte que l'État américain n'est qu'un super-Madoff, l'escroquerie du siècle. Il est tout à fait vraisemblable que l'on assiste à l'effondrement du dollar dans l'année qui vient.

Va-t-on vers le protectionnisme ? Le libre-échange est toujours défendu par les dirigeants du monde entier...

Les classes dirigeantes sont toujours les dernières à comprendre. Je note quand même un changement d'ambiance, les gens ne rient plus lorsqu'on parle de protectionnisme européen. C'est un beau projet, que celui d'une Europe protégée et relançant la demande par les salaires. Cela déclencherait probablement un nouveau cycle d'innovation technologique. Les délocalisations sont en effet un frein à l'innovation, parce qu'elles donnent accès à de vastes réserves de main-d'œuvre sous-qualifiée et sous-payée. Le personnage central du monde protectionniste, c'est l'ingénieur, et non le financier, qui triomphe au contraire dans le monde libre-échangiste. Pour le futur, ce sera ce monde protectionniste ou le chaos. Ou bien d'abord le chaos, et après ce monde-là.

Pourquoi les économistes sont-ils alors unanimes à condamner le protectionnisme ?

Ils sont incapables, malgré leurs efforts récents, de se réapproprier les concepts de la macroéconomie keynésienne, de concevoir la collectivité sociale ou nationale. C'est l'incapacité à penser le collectif qui aveugle notre époque et retarde le règlement de la crise. Cette société molle et atomisée qui est la nôtre n'a d'ailleurs pas que des inconvénients. Cela nous protège des folies collectives du dernier siècle. Malgré le chômage, il n'y a pas de petits bourgeois hystériques dans les rues pour réclamer un régime fasciste ou stalinien... Le niveau éducatif, qui est la variable déterminante de l'évolution d'une société, est aujourd'hui très élevé, même s'il ne progresse plus. Peut-être les évolutions idéologiques seront-elles beaucoup plus rapides et plus intéressantes qu'auparavant, grâce au niveau intellectuel des populations.

Vous êtes donc assez optimiste...

Ce qui m'inquiète, c'est le vieillissement des populations et des mentalités. L'âge médian de nos sociétés s'élève à 45 ans au Japon, 44 ans en Allemagne, 40 en France et 37 aux États-Unis. Et l'âge médian du corps électoral est encore plus élevé, puisqu'il ne comprend pas les moins de 18 ans. Cette évolution va induire un ralentissement de la vie politique et de la pensée. Elle explique le basculement à droite de l'Europe, lors des récentes élections européennes. L'obsession sécuritaire, c'est un problème de vieux qui a peur des jeunes. Regardez les pubs à la télévision, c'est le financement des obsèques, les problèmes d'érection et le cholestérol ! Les publicités en disent davantage sur nous que les sciences sociales. Et ce phénomène de vieillissement est irréversible, partout sur la planète. Même la Chine vieillit à vitesse accélérée.

Ces structures d'âges élevés n'empêchent pas nos sociétés de se moderniser à grande vitesse, au plan technologique...

Oui, ce sont des sociétés vieillies qui ont adopté Internet, et cela plus vite que d'autres, plus jeunes. Il y a certainement un acquis en matière de compétence, de niveau intellectuel, d'adaptabilité, qui devrait nous aider à résoudre cette crise longue. D'autant que se profile un grand moment de l'histoire de l'humanité : l'alphabétisation complète de la planète, qui devrait intervenir vers 2030. L'écriture date de 3.000 avant Jésus-Christ, il aura fallu 5.000 ans et quelque 200 générations pour réaliser ce grand projet. C'est impossible de ne pas être optimiste quand on envisage cela.

Bio express : Emmanuel Todd, né en 1951, est un démographe et un historien français. En 1976, son premier livre ("La Chute finale") pronostiquait l'effondrement du monde soviétique. En 1998, "L'Illusion économique" s'attachait à comprendre les causes de la stagnation des sociétés développées. En 2002, "Après l'empire" analysait le déclin des États-Unis et anticipait une crise financière déclenchée en Amérique.

Lundi, suite de notre série avec l'interview de Marcel Gauchet.

Propos recueillis par François Lenglet

Le moral des ménages français repart à la baisse


Selon l'Insee, le moral des ménages français enregistre une baisse surprise en juillet, tombant à - 39 points. Les analystes attendaient pour leur part une nouvelle amélioration de l'indice, après quatre mois de progression.

drapo français

De façon inattendue, le moral des ménages français est reparti à la baisse en juillet, après pourtant plusieurs mois d'amélioration progressive. Selon l'Insee, le solde mesurant le moral des ménages est tombé à -39 points en juillet, contre -37 points en juin. Les analystes attendaient pour leur part une nouvelle amélioration de l'indice à -36 points.

Le moral des ménages reste donc à "un niveau très bas", selon l'Insee. Pour rappel, l'indice avait atteint un plancher historique en juillet dernier à -48 points.

La baisse se retrouve dans toutes les composantes de l'indice. Ainsi, l'opinion des ménages sur le niveau de vie passé et futur en France se dégrade et les Français sont aussi plus nombreux à penser que leur situation financière s'est détériorée au cours des douze derniers mois. En revanche, ils sont légèrement plus optimistes sur leur situation financière future. Ils considèrent toujours peu opportun de faire des achats importants.

En juillet, les ménages sont à peine moins nombreux qu'en juin à estimer que le chômage va augmenter dans les prochains mois. Le niveau de ce solde d'opinion reste extrêmement élevé.

De même, les Français ont le sentiment que les prix ont peu augmenté au cours des mois passés et continuent à penser que l'inflation devrait rester faible dans les mois à venir.

Enfin, l'opinion des ménages sur leur situation financière actuelle est stable au mois de juillet. Toutefois, la proportion de ménages qui estiment que le moment est opportun pour épargner diminue quelque peu. En revanche, davantage de ménages s'estiment capables d'épargner dans les prochains mois.

latribune.fr

mercredi 22 juillet 2009

Bernanke écarte une hausse des taux à court terme


Les perspectives économiques semblent s'améliorer outre-Atlantique, a estimé ce mardi le président de la Réserve fédérale. Mais le chômage devrait rester élever jusqu'en 2011.

Ben Bernanke

Il n'y aura pas de hausse des taux d'intérêt américains à court terme. Ben Bernanke a en effet écarté cette hypothèse ce mardi, alors que plusieurs économistes et responsables politiques se sont inquiétés ces derniers temps des répercussions de la politique de taux quasi-nuls. Depuis le déclenchement de la crise financière puis économique, la Réserve fédérale a abaissé ses taux dans les grandes largeurs, portant son taux directeur à son plus bas historique, une fourchette de fluctuation comprise entre 0% et 0,25%.

"A la lumière du marasme économique considérable et de pressions inflationnistes limitées, la politique monétaire reste concentrée sur le besoin de favoriser la reprise économique", a expliqué le président de la Fed lors d'un discours devant le Congrès américain. Ainsi, "une attitude très accommodante sur la politique monétaire sera appropriée pour une période prolongée". Le resserrement de la politique monétaire ne pourrait ainsi pas intervenir avant 2011, estiment ainsi certains analystes.

Ben Bernanke a cependant indiqué que les perspectives semblaient s'améliorer pour l'économie américaine, alors que la Fed a récemment revu à la hausse ses prévisions de croissance pour les prochaines années. En 2009, la contraction de la première économie mondiale n'est ainsi plus attendue qu'entre 1% et 1,5%. En avril, les banquiers centraux misaient sur une fourchette allant de -1,3% à -2%. Pour, l'année prochaine la croissance du PIB est escomptée entre 2,1% et 3,3% (contre 2-3% précédemment). Elle pourrait atteindre de 3,8% à 4,6% en 2011 (au lieu de 3,5-4,8%).

"L'insécurité de l'emploi, s'ajoutant à la baisse de la valeur de l'immobilier et la rareté du crédit, devrait limiter les gains dans la consommation", a-t-il néanmoins souligné. La progression du chômage devrait notamment se poursuivre. Et la Fed l'attend même au-delà de ses dernières estimations. Le taux de chômage devrait ainsi être compris entre 9,8% et 10,1% à la fin de l'année. Il devrait encore s'élever à 9,5-9,8% l'an prochain et à 8,4-8,8% en 2011.

latribune.fr

Fort rebond de la consommation des ménages français en juin


Les dépenses de consommation en produits manufacturés ont rebondi de 1,4% le mois dernier. Une évolution nettement meilleure qu'attendu.

drapo français

Belle embellie pour la consommation en France. Les dépenses de consommation des ménages français en produits manufacturés ont en effet rebondi de 1,4% au mois de juin en données corrigées des variations saisonnières, selon les chiffres de l'Insee publiés ce mercredi.

La ministre de l'Economie, Christine Lagarde, avait déjà dévoilé peu avant que la consommation était "nettement meilleure" que prévu. "Nous allons avoir une hausse de la consommation sur le mois de juin nettement meilleure que ce que nous escomptions", indiquait-elle sur France 2.

Après deux mois de hausse, les dépenses de consommation des ménages français en produits manufacturés avaient légèrement baissé en mai (-0,2%). Les économistes attendaient en moyenne une progression de 0,3% pour juin.

Sur l'ensemble du deuxième trimestre, les dépenses de consommation progressent de 0,7%, après 0,2% au premier trimestre, soutenues principalement par la consommation dans le secteur automobile. Dans un communiqué, Christine Lagarde s'est d'ailleurs réjouie de cette "évolution favorable" au deuxième trimestre 2009, bien meilleure que prévu, selon elle, et qui "confirme une nouvelle fois la bonne résistance de la consommation française à ce stade".

Sur les douze derniers mois, les dépenses de consommation des ménages français affichent une hausse de 1,2%.

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"Le modèle néolibéral a tourné court"


Dans notre série d'été Visions de l'après-crise, nous avons interrogé Isaac Johsua, économiste et membre du conseil scientifique d'Attac. Ce spécialiste de la crise de 1929 estime que si le modèle économique reste le même, la crise actuelle recommencera.

La crise va-t-elle déboucher sur un monde différent du précédent ? Quelles pourraient en être les nouvelles caractéristiques ?

Nous sommes à la croisée des chemins. Soit nous n'aurons qu'un rebond, comme cela avait été le cas lors de la relance Bush du printemps 2008, soit l'économie privée embrayera sur la relance publique. Dans ce dernier cas, à mon avis, le modèle de la mondialisation libérale sera tout simplement reconduit. Le déroulement de la crise mondiale jusqu'à présent montre de la part de l'establishment un degré d'adhésion farouche à ce modèle. Pas question de toucher au pouvoir actionnarial, à l'inégalité dans la distribution des revenus, à la mondialisation, à la mise en concurrence universelle des forces de travail, à la financiarisation. L'extrême modestie des projets de réforme et l'affirmation mille fois répétée que l'intervention publique est provisoire illustrent la force avec laquelle la cause du néolibéralisme a été embrassée. Si le privé vient relayer la relance publique, nous renouerons avec la croissance, mais il s'agira d'une croissance nettement plus lente que par le passé, et pas seulement pour quelques années. Il faut bien voir que le modèle néolibéral a tourné court. Il avait été instauré au début des années 1980 pour combattre la chute du taux de profit. Or, depuis 1990, les années de montée du taux de profit sont compensées par des années de chute, de sorte qu'en réalité le taux de profit fait du surplace. On n'insiste pas assez sur ce point: les classes dirigeantes s'accrochent désespérément à un modèle épuisé. On ne pourra pas à nouveau exploiter à fond les mêmes filons: baisse de l'épargne, surendettement... Le modèle étant le même, le risque est que la crise actuelle recommence, et dans des conditions dégradées: les marges de manœuvre des pouvoirs publics sont terriblement restreintes, avec le boulet de la dette.

Et si c'est l'autre cas de figure ?

Si c'est l'autre cas de figure et que les plans de relance publics s'épuisent sans qu'il y ait relève de la part du privé, le tableau change complètement: c'est d'une profonde dépression qu'il s'agit. Cela veut dire que les facteurs qui tirent vers le fond l'ont emporté. En matière de déficits budgétaires, de dette publique, y aura-t-il moyen de redoubler la mise ? Pas sûr. La question du modèle sera alors vraiment sur la table, c'est inévitable. Les cercles dirigeants seront contraints d'entrer dans une véritable réforme du système. La crise a été jusqu'ici une affaire d'experts et de politiques. Mais, à partir de là, la question que je crois déterminante, de laquelle tout dépendra, est de savoir si le peuple fera enfin irruption sur la scène où se règle son sort, pour imposer ses propres priorités et faire naître un changement radical.

Que donnerait alors selon vous une véritable remise à plat du système ?

Nous allons de toute façon vers un monde aux marges de manœuvre plus restreintes. Il faut travailler au consensus et chercher l'accord politique là où le marché universel a échoué. Au plan mondial, s'en tenir aux réunions du G20 reviendrait à consacrer officiellement l'alliance des capitalismes dominants et des zones émergentes, alors qu'il faut mettre en place les organes d'une régulation mondiale, régulation économique avant même d'être financière. On pourra alors poser les grandes questions: remplacer la locomotive américaine, s'attaquer au problème d'une monnaie mondiale, maîtriser réellement la finance ou substituer, pour les pays émergents, des modèles autocentrés à ceux "tirés par les exportations". Au plan national, il faudra bien un jour se décider à poser la question du pouvoir exclusif des actionnaires dans l'entreprise et, dans la société, celle d'une régulation de la répartition des revenus. Le retour de la croissance devrait alors être celui d'une autre croissance. Sans cela, on viendra se heurter à des limites écologiques de plus en plus évidentes. Je le crois vraiment: nous sommes contraints de poser, dans toute son étendue, la question d'un autre mode de développement, mesuré par d'autres indicateurs, basé sur d'autres principes, à commencer par celui de parcimonie.

Quelles sont les leçons qui n'ont pas été tirées ?

De façon assez incroyable, malgré l'ampleur de la crise, la pensée unique occupe toujours l'espace. Elle ne veut pas seulement défendre l'économie de marché mais le modèle néolibéral lui-même. C'est un modèle qui, pour elle, va de soi, qui est l'horizon naturel de la vie en société. Bien qu'ils ne soient pas socialistes, les autres modèles possibles (nationalisations, contrôle des flux de capitaux, etc.) ne sont même pas discutés. Il faut absolument briser ce carcan. L'enjeu est de taille, nous ne devons pas jouer petit, mais ouvrir toutes grandes les portes de la pensée.

BIO EXPRESS Isaac Johsua, 60 ans, a mené une carrière d'enseignant et de chercheur à l'université Paris XI, balisée par la publication d'ouvrages parmi lesquels "La Face cachée du Moyen Âge. Les premiers pas du capital" (1988), "la Crise de 1929 et l'émergence américaine" (1999) ou encore "La Grande Crise du XXIe siècle. Une analyse marxiste" (2009). Membre d'Attac, il s'implique dans la vie de la cité.

Demain, suite de notre série avec l'interview de Bernard Stiegler

Propos recueillis par Robert Jules

Nouvelle amélioration des indicateurs économiques américains


L'indice Conference Board, censé donner la tendance de l'évolution de l'économie pour les six à neuf mois à venir, a progressé de 0,7%, après avoir enregistré une hausse de 1,3% en mai selon une évaluation révisée à la hausse.

dollar

L'indice des indicateurs avancés des Etats-Unis s'est encore amélioré en juin. Et ce pour le troisième mois consécutif, a annoncé lundi le Conference Board. Cet indice, censé donner la tendance de l'évolution de l'économie pour les six à neuf mois à venir, a progressé de 0,7%, après avoir enregistré une hausse de 1,3% en mai selon une évaluation révisée à la hausse.

Sur le premier semestre 2009, l'indice a progressé de 4,1% en rythme annuel, a précisé le Conference Board.Les économistes interrogés par Reuters attendaient en moyenne un indice à 0,5% après une estimation initiale de 1,2% pour mai.

"La récession est en perte de vitesse depuis le printemps, bien que les suppressions d'emplois continuent en très grand nombre", a commenté Ken Goldstein, économiste au Conference Board, cité dans un communiqué. "Néanmoins, la confiance revient lentement.""Si cette tendance se poursuit, il faut s'attendre à une reprise lente cet automne", a-t-il ajouté.

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Vers une sortie de crise en Californie


Le gouverneur Arnold Schwarzenegger et le parlementaires californiens se sont enfin entendus sur un accord sur le vote du budget après des négociations longues et difficiles. La Californie, touchée de plein fouet par la crise, doit faire face à un déficit abyssal de plus de 26 milliards de dollars.

ARNOLD SCHWARZENEGGER PROCLAME L?ÉTAT D'URGENCE EN CALIFORNIE POUR CAUSE DE SÉCHERESSE

Après des mois d'âpres discussions, un accord a enfin été trouvé entre les parlementaires et le gouverneur de Californie, Arnold Schwarzenegger, pour tenter de remédier au déficit record de 26,3 milliards de dollars du budget de cet Etat, ancien plus riche des Etats-Unis et huitième puissance économique mondiale.

A l'issue d'une journée de pourparlers lundi sur le vote de ce budget, Arnold Schwarzenegger est apparu aux côtés des parlementaires démocrates et républicains au Capitole de Californie pour annoncer qu'un accord avait été trouvé. Si l'on sait encore peu de choses sur les détails de cet accord, le gouverneur a précisé que le budget révisé ne prévoyait pas d'augmentation significative des impôts mais des coupes de 15 milliards de dollars.

Il faut dire qu'un accord était pour le moins urgent face à la gravité de la situation. Frappé de plein fouet par la crise, l'Etat californien avait déjà dû commencer à appliquer des mesures d'urgence, en taillant notamment dans les programmes sociaux et les services publics. L'agence de notation Standard and Poor's avait même placé en juin sous surveillance négative la note de la Californie estimant que faute d'un accord sur le budget, l'Etat aurait été obligé de se déclarer en cessation de paiement.

latribune.fr

Les créations d'entreprises en France repartent à la hausse


Le nombre de créations d'entreprises a progressé de 5,8% en juin, après un repli en mai, tiré par les secteurs de la construction et des services.

drapo français

Après avoir marqué une pause en mai (-2,3%), le nombre de créations d'entreprises en France est reparti à la hausse en juin, en progression de 5,8%. Au total, selon l'Insee, 51.247 entreprises ont été créées le mois dernier contre 48.442 en mai. Cette progression est liée au dynamisme des secteurs de la construction et des services.

Depuis le début de l'année, le nombre de créations d'entreprises a profité de la prise en compte du nouveau statut de l'auto-entrepreneur, qui permet depuis le 1er janvier aux salariés, chômeurs, retraités ou étudiants de développer une activité à titre principal ou complémentaire pour augmenter leurs revenus, avec des démarches simplifiées. Ainsi, sur les trois derniers mois d'avril, mai et juin, les créations d'entreprises se sont envolées de 76,7% par rapport aux mêmes mois un an auparavant.

L'Insee publie également un décompte sur les douze derniers mois. Sur la période, le nombre de créations d'entreprises s'établit ainsi à 339.076 en hausse de 29,6%. Sur cette période, les croissances les plus fortes concernent l'information et la communication (+61%), les activités de services (+50%), l'enseignement-santé-action sociale (+32%), le commerce (+28%) et l'industrie (+28%). Seules les activités immobilières (-11%) et les activités financières (-2%) s'affichent en recul.

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lundi 20 juillet 2009

Une semaine marquée par les premiers résultats à Wall Street


A la Une de l'actualité cette semaine, le coup d'envoi de la saison des résultats à Wall Street. Les grandes banques américaines et d'importants groupes industriels et technologiques se sont livrés à l'exercice.

Agenda

Redoutée par les investisseurs, le bal des résultats a commencé sur de bonnes bases cette semaine. Des grandes banques américaines (Bank of America, JPMorgan, Citigroup, Goldman Sachs) à General Electric, en passant par Intel, IBM Google, retrouvez en images les principaux résultats publiés cette semaine à Wall Street.

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La hausse des loyers marque le pas


L'indice de référence des loyers, qui sert à calculer l'augmentation annuelle des loyers en cours de bail, a augmenté de 1,31% au deuxième trimestre 2009.

immobilier

L'indice de référence des loyers (IRL) a augmenté de 1,31% au deuxième trimestre 2009 sur un an, a annoncé vendredi l'Insee dans un communiqué. Il avait augmenté de 2,24% au premier trimestre 2009.

En cours de bail, les loyers ne peuvent être révisés qu'en fonction de cet indice, et cela une fois par an. Par ailleurs, cette révision n'intervient que si une clause du contrat de location le prévoit. A défaut, le loyer reste fixe durant toute la location.

A noter qu'en début de location, le loyer est fixé librement par le bailleur. Au moment d'un renouvellement en revanche, le bailleur peut fixer un nouveau montant mais la loi propose un recours au locataire si ce dernier s'y oppose.

L'indice de référence des loyers est calculé depuis le 10 février 2008 à partir de l'indice des prix à la consommation hors tabac et hors loyers. Avant cette date, l'indice prenait en compte ce composant (pour 60%), mais également l’indice des prix des travaux d’entretien et d’amélioration du logement (20%) et l’indice du coût de la construction (20%).

L'Institut national de la consommation (INC) propose sur son portail www.conso.net une fiche pointant tous les cas particuliers (révision de loyer suite à des travaux, le régime des meublés, etc.). Egalement à disposition, une grille automatique pour calculer l'augmentation de son loyer.

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Trichet appelle la France à limiter ses dépenses publiques

Le président de la BCE estime que les pays de la zone euro doivent s'attacher à réduire leurs dépenses publiques, qui ont enflé ces derniers mois avec les mesures adoptées pour lutter contre la crise économique.

LA BCE MAINTIENT SES TAUX DIRECTEURS INCHANGÉS

La France, comme l'ensemble de la zone euro, doit s'attacher à réduire ses dépenses publiques, a exhorté ce samedi Jean-Claude Trichet au micro de LCI. L'envolée des déficits publics, liée notamment aux mesures adoptées pour lutter contre la crise économique, fait peser "un problème de confiance, non pas de solvabilité bien sûr, au niveau de l'ensemble de la zone euro" qui pourrait nuire à la reprise économique.

"Si nos concitoyens n'ont pas le sentiment que l'on va progressivement retourner à l'équilibre alors ils n'auront pas confiance (...) et s'ils n'ont pas confiance, on rate ce que l'on souhaite, c'est-à-dire réactiver l'économie," a poursuivi le président de la Banque centrale européenne (BCE). "Partout en Europe, il est extrêmement important que le retour d'une situation soutenable à long terme soit crédible".

"Au sein de la zone euro, notre pays, la France, a en pourcentage du produit intérieur brut la plus importante dépense publique", a noté Jean-Claude Trichet. "Ce qui est sûr c'est que quand vous dépensez plus que les autres, c'est probablement qu'il y a beaucoup de dépenses qu'il faudrait éviter de faire". Le déficit public français devrait être compris entre 7 et 7,5% du Produit intérieur brut (PIB) cette année, après 3,4% en 2008. La dette publique pourrait atteindre 77% du PIB cette année et 88% en 2012 selon les prévisions du gouvernement.

Sans se prononcer sur les modalités du futur emprunt national, annoncé par Nicolas Sarkozy, il a estimé que cela de devait pas conduire la France à dépenser encore plus. "L'emprunt c'est une simple modalité de financement de dépenses qui doivent elles-mêmes être priorisées, dont on doit être sûr de leur importance", a-t-il souligné."Il faut emprunter le moins cher possible et dépenser de la manière la plus intelligente possible".

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Chute des prix à la production en Allemagne


Les prix à la production ont chuté de 4,6% en juin sur un an, soit leur plus fort recul depuis 1986. Sur un mois, ils baissent de 0,1%.

Allemagne 3

Mauvaise nouvelle pour l'économie outre-rhin. Les prix à la production en Allemagne ont chuté de 4,6% en juin sur un an, du jamais vu depuis décembre 1986, selon l'Office fédéral des statistiques (Destatis).

Sur un mois, les prix à la production ont légèrement baissé de 0,1%.

Ces chiffres sont bien inférieurs aux attentes des analystes. Ces derniers misaient sur un recul des prix de 4,3% sur un an et une hausse de 0,4% sur un mois.

Pour rappel, en mai, les prix étaient restaient inchangés sur un mois. Ils étaient en recul de 3,6% sur un an.

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vendredi 17 juillet 2009

Etats-Unis : inscriptions au chômage en baisse, inquiétudes sur l'activité industrielle


Les inscriptions hebdomadaires au chômage ont diminué nettement plus qu'attendu aux Etats-Unis la semaine dernière pour tomber à leur niveau le plus bas depuis janvier, a annoncé ce jeudi le département du Travail. L'indice d'activité industrielle de la Fed de Philadelphie pour juillet est ressorti plus mauvais qu'attendu.

Etats-Unis

Lors de la semaine au 11 juillet, les inscriptions au chômage sont tombées à 522.000 contre 569.000 (révisé) la semaine précédente, alors que les économistes attendaient en moyenne 565.000. Les inscriptions de la semaine au 4 juillet ont été révisées en hausse par rapport à une estimation initiale de 565.000. La moyenne mobile sur quatre semaines s'établit à 584.500 contre 607.000 (révisé) la semaine précédente.

Le nombre de personnes percevant régulièrement des indemnités est ressorti en baisse à 6,273 millions lors de la semaine close le 4 juillet (dernière semaine pour laquelle ces chiffres sont disponibles) contre 6,915 millions la semaine précédente.

Un responsable du département du Travail a déclaré qu'un nombre de suppressions d'emplois nettement inférieur à la norme habituelle dans le secteur automobile et dans d'autres secteurs manufacturiers expliquait à la fois la baisse sensible des inscriptions au chômage la semaine dernière ainsi que le repli important du nombre de chômeurs indemnisés.

Par ailleurs, l'activité industrielle dans la région de Philadelphie s'est détériorée en juillet après s'être nettement améliorée en juin, selon l'indice de la Réserve fédérale de Philadelphie publié jeudi. L'indice "Philly Fed", considéré comme un indicateur avancé de l'activité industrielle de l'ensemble des Etats-Unis, est ressorti à -7,5 contre -2,2 en juin et -22,6 en mai.

Les experts attendaient un indice à -5. Un indice inférieur à zéro atteste d'une contraction de l'activité manufacturière dans la région.

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Timothy Geithner perçoit des signes d'amélioration économique


De passage à Paris, le secrétaire américain au Trésor a déclaré ce jeudi qu'il percevait des signes d'amélioration de la conjoncture économique mondiale.

Timothy F. Geithner, le futur secrétaire du Trésor américain

Le secrétaire américain au Trésor, Timothy Geithner, a déclaré ce jeudi qu'il percevait des signes d'amélioration de la conjoncture économique mondiale. "Je pense que d'une manière générale, ce que nous voyons aux Etats-Unis c'est une amélioration très encourageante de la confiance dans la stabilité globale du système financier", a-t-il dit à la presse à Paris après avoir été reçu par le Premier ministre, François Fillon.

"On commence à voir les marchés fonctionner mieux, on voit les primes de risque diminuer. C'est fondamentalement une bonne chose, un signe de nos efforts collectifs pour lutter contre la crise", a-t-il ajouté.

La ministre française de l'Economie, Christine Lagarde, a salué de son côté le très bon niveau de la coopération entre la France et les Etats-Unis pour la relance de l'économie mondiale.

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Le FMI met en garde la Grande-Bretagne sur la fragilité de son économie


Dans son rapport annuel sur l'économie britannique, le Fonds monétaire international prédit une fin d'année très difficile pour le royaume. Il s'inquiète aussi de la fragilité des banques et de la dette.

FMI

"Les perspectives économiques sont très incertaines pour le Royaume-Uni". Le message, transmis aujourd'hui par le Fonds monétaire international (FMI) à la Grande-Bretagne, est clair. Les britanniques ne doivent pas s'attendre à un regain d'activité cette année. Pire, les choses vont s'empirer malgré un léger sursaut de l'économie en 2010.

D'après le FMI, le PIB britannique cette année sera en baisse de 4,2% avec un léger rebond en 2010 de 0,2%. Le chômage va poursuivre dans sa lancée avec un bond à 9% l'an prochain au sens du Bureau international du travail (BIT). Ce mercredi, l'office national de la statistique tablait sur un taux à 4,8% en juin alors que le BIT avançait le chiffre de 7,6%. Dans un cas comme dans l'autre, le chômage a atteint un nouveau sommet depuis douze ans.

Dans son rapport, le FMI souligne les efforts effectués par le gouvernement du Premier ministre Gordon Brown pour sauver l'économie et les banques. Mais il met en garde contre la fragilité du système bancaire et surtout, contre la très forte hausse de la dette publique. "Les vulnérabilités sous-jacentes de l'économie britanniques sont assez considérables", déplore Ajai Chopra, chef de la mission du FMI auprès de la Grande-Bretagne.

Le Fonds appelle désormais le gouvernement à redresser les comptes publics. Une fois la crise passée.

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La France prête 15 milliards de dollars au FMI


Ce prêt ne sera déboursé que si la situation l'exige. Cette somme entre dans le cadre des 100 milliards de dollars que doit verser l'Union européenne au Fonds.

LE FMI REVOIT À LA HAUSSE SES PRÉVISIONS POUR LES ÉTATS-UNIS

La lettre d'intention avait été signée en avril. Mais c'est ce jeudi que le Fonds monétaire international annonce avoir ratifié un prêt de 15 milliards de dollars accordé par la France. Cette somme va venir s'ajouter à celle versée par d'autre pays afin d'augmenter les ressources de l'institution en cette période de crise.

Ce versement entre dans le cadre de l'engagement global de l'Union européenne qui s'élève à 100 milliards de dollars (75 milliards d'euros). Ce chèque "s'ajoutera aux ressources qui ont déjà été mises à disposition par le Japon, la Norvège et le Canada, et bien sûr de nombreux pays qui ont promis des ressources", a déclaré la porte-parole du FMI, Caroline Atkinson.

En avril dernier, lors du G20, les pays réunis à Londres s'étaient engagés à tripler les ressources prêtées au FMI afin qu'il puisse venir en aide aux pays en difficulté pendant la crise mondiale. Certains pays ont signés un accord de prêt bilatéral comme la France, le Japon (100 milliards de dollars), la Norvège ou le Canada (10 milliards chacun). D'autres, comme la Chine (50 milliards) ou la Russie (10 milliards de dollars), ont choisi d'acheter des obligations qui doivent être émises prochainement par le Fonds. Les Etats-Unis (100 milliards) n'ont quant à eux pas encore choisi les modalités de leur participation.

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jeudi 16 juillet 2009

Etats-Unis : la Fed revoit à la hausse ses prévisions de croissance


La Réserve fédérale américaine table désormais sur une contraction du PIB allant de 1% à 1,5% cette année. Elle estime que la reprise de l'économie américaine va intervenir au second semestre. Pour 2010, elle attend une croissance comprise entre 2,1% et 3,3%.

Réserve fédérale Fed

L'économie américaine recommencera à croître au second semestre 2009. C'est en tout cas l'avis de la Réserve fédérale américaine. Après quatre trimestres consécutifs de repli, le Produit intérieur brut (PIB) américain devrait ainsi légèrement progresser au cours des six derniers mois de l'année, peut-on lire dans les minutes de la dernière réunion du Comité de politique monétaire de la banque centrale.

Forte de cette analyse, la Fed a revu à la hausse ses prévisions de croissance pour les trois prochaines années. En 2009, la contraction de la première économie américaine n'est ainsi plus attendue qu'entre 1% et 1,5%. En avril, les banquiers centraux misaient sur une fourchette allant de -1,3% à -2%. Pour, l'année prochaine la croissance du PIB est escomptée entre 2,1% et 3,3% (contre 2-3% précédemment). Elle pourrait atteindre de 3,8% à 4,6% en 2011 (au lieu de 3,5-4,8%).

Malgré une croissance plus forte que prévu, la situation de l'emploi restera mauvaise pour un certain temps, estime-t-elle. La progression du chômage devrait donc se poursuivre. Et la Fed l'attend même au-delà de ses dernières estimations. Le taux de chômage devrait ainsi être compris entre 9,8% et 10,1% à la fin de l'année. Il devrait encore s'élever à 9,5-9,8% l'an prochain et à 8,4-8,8% en 2011.

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Le pétrole en hausse après les stocks américains


Les stocks américains en produits pétroliers n'ont pas influé sur les cours du pétrole. Ces derniers restent en hausse, légèrement au-dessus des 60 dollars le baril à New York.

pétrole

Les cours du pétrole repartent légèrement à la hausse ce mercredi, sur un marché toujours hésitant entre les craintes sur le niveau de la demande mondiale en produits pétroliers et les bonnes nouvelles de ces derniers jours sur le front des statistiques et des résultats. Ces deux derniers jours, le baril avait progressé en début d'échanges mais terminé dans le rouge.

A la clôture du New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de "light sweet crude" a pris 2,02 dollars à 61,54 dollars. Sur l'InterContinental Exchange (ICE), le Brent de la mer du nord a gagné 2,23 dollars, à 63,09 dollars le baril. Les cours ont été soutenus par les Bourses mondiales et par la faiblesse du dollar.

La publication des stocks hebdomadaires américains n'a pas influencé sur la tendance haussière du début de journée. Les réserves de pétrole brut ont certes reculé plus fortement que prévu, de 2,8 millions de barils contre un repli attendu de 1,6 million. Et celles en produits distillés (fioul domestique, gazole) se sont renfloués moins qu'escompté (+600.000 barils au lieu de 1,9 million)

Mais les stocks d'essence, particulièrement observés en ce moment, en pleine période de grand départ en vacances ("driving season"), ont progressé de 1,5 million de barils. Les marchés n'attendaient qu'une hausse de 1 million de barils.

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