mercredi 31 décembre 2008

Jean-Claude Trichet inquiet désormais d'une possible déflation

Pour Jean-Claude Trichet, les baisses de taux de la BCE n'ont pas encore produit tous leurs effets. Alors que l'inflation recule nettement en Europe, il rappelle que, pour la BCE, l'objectif de stabilité des prix est juste en-dessous de 2%.

Jean-Claude Trichet

Le président de la Banque centrale européenne (BCE), Jean-Claude Trichet, reste prudent face à de nouvelles baisses de taux mais s'inquiète désormais d'une inflation trop basse. "Nous nous concentrons sur l'impact de nos décisions précédentes", a-t-il déclaré au quotidien allemand Börsen Zeitung, à paraître ce mercredi. "Nous avons déjà abaissé nos taux de 175 points de base dans un très bref délai. Cette impulsion est, à l'heure actuelle, loin d'être complètement transmise à l'économie", a ajouté l'ancien gouverneur de la Banque de France.

La BCE a abaissé à trois reprises depuis début octobre son principal taux directeur, aujourd'hui à 2,50%, pour lutter contre la dégradation rapide de la situation économique dans la zone euro. La dernière baisse était d'une ampleur inégalée pour l'institution européenne, de 75 points de base. Mais, depuis, plusieurs responsables de la BCE, dont son président, ont laissé suggérer une pause lors de la réunion du Conseil des gouverneurs de janvier, contrecarrant les attentes des analystes.

Dans l'entretien au Börsen Zeitung, Jean-Claude Trichet a semblé tempérer quelque peu ses propos: "cela dit, comme je le souligne toujours, nous n'avons pas de préjugés et nous faisons toujours tout ce qui est nécessaire pour ancrer solidement les projections d'inflation à moyen terme". Il a insisté à plusieurs reprises sur le fait que la BCE doit, "en toutes circonstances, délivrer la stabilité des prix". "Ne l'oubliez pas, notre définition de la stabilité des prix à moyen terme est de "moins de 2%, mais proche"", a-t-il ajouté.

La semaine dernière, Jean-Claude Trichet avait déjà expliqué lors d'une conférence à Paris que l'inflation devait rester proche de 2%. Une manière pour lui de souligner que la BCE ne veut pas d'un taux trop bas, et surtout pas d'une déflation qui risquerait d'handicaper durablement l'activité économique. En novembre, l'inflation est tombée à 2,1% en zone euro. Et en Allemagne, première économie de la zone euro, elle a très nettement ralenti en décembre, à 1,1% selon des chiffres encore provisoires.

latribune.fr

Etats-Unis : la confiance des consommateurs chute, les ventes de fin d'année en pâtissent

L'indice de confiance des consommateurs calculé par le Conference Board est tombé au plus bas depuis 1967. Du coup, la saison des ventes de fin d'année s'annonce comme la pire depuis au moins 1970 dans les chaînes de magasins.

etats unis

La confiance des consommateurs américains a chuté en décembre à son plus bas niveau historique, a indiqué ce mardi l'institut de conjoncture privé Conference Board qui mesure cet indice depuis 1967. L'indice de confiance est tombé à 38 après 44,7 en novembre (chiffre révisé), une chute en raison notamment de la dégradation du marché du travail, qui connaît sa pire situation depuis seize ans.

"La nouvelle érosion de l'indice de confiance du consommateur reflète la détérioration rapide et profonde de la situation économique qui a eu lieu au quatrième trimestre de 2008", a déclaré Lynn Franco, directrice du centre de recherche du Conference Board, citée par Reuters. "Les perspectives économiques globales restent plutôt sombres pour le premier semestre 2009 et seule une reprise modeste est attendue au second semestre."

Le sous-indice mesurant le jugement des consommateurs sur la difficulté à trouver un emploi est monté à 42 en décembre, son plus haut niveau depuis décembre 1992, contre 37,1 en novembre. La composante mesurant leur appréciation de leur situation actuelle a elle chuté à 29,4 - au plus bas depuis avril 1992 - contre 42,3 en novembre.

Le recul de la confiance des consommateurs se répercute évidemment sur leurs dépenses de consommation, en cette période cruciale des fêtes de fin d'année. Selon l'organisation professionnelle International Council of Shopping Centers (ICSC), la saison des fêtes devrait être en 2008 la plus mauvaise bien au moins 1970.

Les ventes des chaînes américaines de magasins ont ainsi reculé de 1,8% la semaine dernière par rapport à 2007. Elles ont diminué de 1,5% comparé à la semaine précédente, selon l'indice ICSC-Goldman Sachs sur les ventes hebdomadaires de chaînes de magasins. L'ICSC s'attend à ce que les ventes en novembre et décembre baissent de 1,5% à 2%. Cela serait le premier recul de ces ventes de fin d'année depuis que l'ICSC les comptabilise en 1969.

De leur côté, les prix des maisons individuelles ont chuté de 18% en octobre par rapport au même mois de 2007, une baisse sans précédent, montre ce mardi l'enquête mensuelle Standard & Poor's/Case-Shiller, qui confirme que le marché immobilier américain reste engagé dans une profonde récession.

L'indice composite calculé sur la base de vingt zones métropolitaines affiche un recul de 2,2% sur un mois. "Le marché baissier continue, les prix des maisons sont revenus à leurs niveaux de mars 2004", commente dans un communiqué David M. Blitzer, président du comité des indices de Standard & Poor's.

En revanche, la contraction de l'activité économique dans la région de Chicago s'est poursuivie en décembre mais elle a été moins forte qu'attendu et elle a même ralenti pour la première fois depuis août, montre l'enquête mensuelle de l'institut ISM publiée mardi. L'indice d'activité calculé sur la base d'une enquête auprès des directeurs d'achats est remonté à 34,1 contre 33,8 en novembre, son plus bas niveau depuis 1982.

Les économistes interrogés par Reuters anticipaient en moyenne un chiffre en léger repli à 33 et leurs estimations s'échelonnaient de 28 à 42,1. Un indice inférieur à 50 traduit une contraction de l'activité. La composante des nouvelles commandes ressort à 29,4 contre 27,2 en novembre, tandis que celle de l'emploi a rebondi à 39,6 contre 33,4.

Par ailleurs, les émissions de prêts aux entreprises américaines ont chuté de 55% en 2008, à 764 milliards de dollars contre 1.690 milliards en 2007, en raison de l'asséchement généralisé du crédit, selon les statistiques établies par Reuters Loan Pricing Corp (RLPC) et publiées ce mardi.

Les prêts en catégorie "investissement" sont tombés à 319 milliards de dollars, soit une baisse de 52% par rapport à 2007, et les émissions de prêts à effet de levier sont revenus à 294 milliards, chutant de 57% sur un an.

latribune.fr

La Fed va commencer les rachats d'actifs de Fannie Mae et Freddie Mac début janvier

La Réserve fédérale américaine commencera début janvier à appliquer le plan de rachat d'actifs des deux géants du refinancement hypothécaire. Cette mesure de 600 milliards de dollars est destinée à aider le marché immobilier.

Réserve fédérale Fed

Fannie Mae et Freddie Mac, les deux géants américains du refinancement hypothécaire, tournent la page d'une année 2008 cauchemardesque et devraient connaître une année 2009 plus douce. La Réserve fédérale américaine (Fed) a en effet annoncé mardi soir qu'elle allait commencer début janvier les rachats d'actifs aux deux organismes. Cette mesure, dotée de 600 milliards de dollars, est destinée à aider le marché immobilier sinistré.

Dans un communiqué, la Fed indique qu'elle "prévoit de démarrer ces opérations début janvier" et qu'elle "a sélectionné des gérants de portefeuilles privés pour lui servir d'agents dans la mise en oeuvre de ce programme". Les gestionnaires choisis sont le plus grand fonds d'investissement américain coté, BlackRock, Goldman Sachs Asset Management, filiale de la banque d'affaires, le fonds d'investissement obligataire PIMCO (groupe Allianz), et le fonds américain Wellington Management.

L'objectif de ce programme ambitieux, dont l'annonce a été faite le 25 novembre dernier, est de "soutenir les marchés hypothécaire et immobilier et de générer des conditions améliorées pour les marchés financiers plus généralement".

Dans le détail de l'opération, la Fed va reprendre jusqu'à 100 milliards de dollars de dette de Fannie Mae et Freddie Mac, et d'autres groupes semi-publics de moindre importance (Home Loan Banks et Ginnie Mae), et jusqu'à 500 milliards de dollars de leurs actifs adossés à des créances hypothécaires.

L'institution précise que "les actifs achetés en vertu de ce programme sont pleinement garantis, dans leur principal et leurs intérêts, par Fannie Mae, Freddie Mac et Ginnie Mae, donc l'exposition de la Réserve fédérale au risque de crédit des crédit hypothécaires sous-jacents est minimal". L'opération doit être financée par "la création de réserves supplémentaires des banques".

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Les cours du pétrole terminent l'année sous les 40 dollars

Ce mercredi matin en Asie, les prix du pétrole ont terminé une année 2008 tumultueuse sous la barre des 40 dollars. Le baril de "light sweet crude" pour livraison en février est tombé à 38,28 dollars, et le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en février à 39,31 dollars. En juillet, le baril de brut américain avait atteint un record à 147 dollars.

pétrole

Qui aurait dit en juillet, lorsque le prix du baril de pétrole a atteint un record à 147 dollars, qu'il finirait finalement l'année en dessous des 40 dollars? Ce mercredi matin en Asie, les prix du pétrole ont terminé une année 2008 tumultueuse, marquée par des niveaux records avant de plonger à des planchers historiques.

Le baril de "light sweet crude" pour livraison en février est tombé à 38,28 dollars, après avoir clôturé à 39,03 dollars la veille sur le New York Mercantile Exchange. Le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en février s'échange lui contre à 39,31 dollars après avoir terminé à 40,15 dollars mardi à Londres.

Après un premier semestre de hausse vertigineuse, les prix du brut avaient atteint un niveau record de 147 dollars le baril en juillet, avant que la crise économique mondiale n'affecte sérieusement la demande et fasse dégringoler les cours. Le brut a même plongé début décembre à 33 dollars le baril, son plus bas niveau depuis environ cinq ans, avant de remonter légèrement.

Cette dégringolade des cours a obligé l'Opep à réagir. Le cartel de producteur de pétrole a ainsi abaissé le 17 décembre dernier de 2 millions de barils par jour (bpj) ses quotas de production, soit la plus forte baisse en une fois mais sans succès. Les inquiétudes sur la demande pèsent toujours, et selon les analystes les prix risquent de continuer à descendre début 2009 en raison de l'affaiblissement de la demande.

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Bilan boursier 2008 : la chute est sévère pour l'ensemble des grandes places mondiales

Les places asiatiques ont signé ce mercredi leur dernière séance de l'année 2008. La Bourse de Hong-Kong clôture cette année mouvementée sur les marchés par un plongeon de 48%.

Bourse et Cotations

L'année 2008 aura été une "annus horribilis" pour l'ensemble des places boursières mondiales. Ce mercredi matin en Asie, la bourse de Hong Kong a achevé cette année sur une chute annuelle de 48,3%, la plus forte en 34 ans. Elle a terminé la journée en faible hausse par rapport à la veille, de 1,1%, l'indice Hang Seng s'affichant à 14.387,48 points.

La Bourse de Shanghai clôture pour sa part l'année en baisse de 65,5%, la plus forte baisse de ses 18 ans d'histoire. Ce mercredi, l'indice composite a terminé en baisse de 0,66% à 1.820,81 points.

De son côté, la bourse de Sydney a terminé ce mercredi l'année 2008 sur une chute annuelle de 41,3%. Elle a fini la journée en faible hausse, l'indice S&P/ASX200 gagnant 1,9% à 3.722,3 points.

Mardi matin, c'est Tokyo qui a signé sa dernière séance de l'année avant une réouverture le 5 janvier sur une baisse annuelle de 42,1%. Soit la plus forte baisse sur un an enregistrée depuis la création de l'indice Nikkei il y a 58 ans.

Du côté de l'Europe, l'indice Dax de la Bourse de Francfort a signé sa dernière séance de l'année mardi avec une baisse annuelle de 40,4%, l'une des deux plus mauvaises performances de son histoire (il avait gagné 22% en 2007). Du côté des valeurs, la plus mauvaise performance 2008 du Dax revient au fabricant de semi-conducteurs Infineon , qui a plongé de 88,1%, devant Commerzbank (-74,7%) et Deutsche Postbank (-74,5%).

L'indice vedette de la Bourse de Milan, le SP/Mib s'est pour sa part effondré de 49,52% sur l'ensemble de l'année 2008. De son côté, l'indice Ibex-35 de la Bourse de Madrid, dont c'était aussi mardi la dernière journée de cotation en 2008, a perdu sur un an près de 40% de sa valeur, la plus forte baisse depuis sa création en 1992.

Le Swiss Market Index (SMI) des 20 valeurs vedettes de la Bourse suisse a également achevé mardi l'année 2008 sur une perte record de plus de 34,5% en douze mois. Les titres des deux géants bancaires helvétiques, UBS et Credit Suisse, ont notamment perdu respectivement 70 et 60% en un an.

Enfin, les indices vedettes des Bourses nordiques ont perdu près de la moitié de leur valeur en 2008, la pire année depuis leur création. Au terme de la dernière séance de l'année mardi, la Bourse de Stockholm a terminé sur une baisse annuelle de 38,8%, Copenhague de 46,6%, Oslo de 52,8%, Helsinki de 53,4%, et Reykjavik, amputé en octobre des valeurs bancaires, a plongé de 94,4%. La Bourse de Prague affiche quant à elle une chute record de 52,7% depuis le début de l'année.

A noter que la Bourse de Paris sera pour sa part ouverte ce mercredi 31 décembre (ainsi que le 2 janvier) mais réalisera une séance écourtée avec une clôture à 14 heures. L'indice parisien n'échappe pas à la correction sévère qu'ont subi les marchés financiers. Il devrait afficher une chute de 42% sur l'année 2008 avec un plus bas à 2.838,50 points atteint le 21 novembre dernier, contre encore plus de 5.600 points le 2 janvier 2008.

A Wall Street, le Dow Jones devrait afficher une baisse de plus de 34% depuis le début de l'année.


latribune.fr

mardi 30 décembre 2008

Plus bas historique pour le moral des patrons italiens

Inquiets du plongeon des commandes et des piètres perspectives économiques, les patrons italiens voient leur moral chuter au plus bas depuis 1991.

Italie

Le moral des entrepreneurs italiens a plongé en décembre, pour le septième mois consécutif, au plus bas depuis janvier 1991, pénalisé par la crise économique internationale, a annoncé ce lundi l'institut d'étude économique Isae.

L'indice de confiance est tombé ce mois-ci à 66,6 (en données corrigées CVS), contre 71,6 - chiffre révisé à la baisse - en novembre, conséquence d'un plongeon des commandes et d'une forte dégradation des perspectives de production.

L'Isae précise qu'il s'agit d'un plus bas historique depuis la mise en place de ces séries statistiques en janvier 1991.

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L'euro se renforce encore, et se rapproche de la parité avec la livre sterling

La Tribune.fr - 29/12/2008 à 11:09 - 256 mots

Ce lundi, la livre sterling a touché un plus bas historique, à 97 pence pour 1 euro. Selon un sondage international du Financial Times, l'euro devrait prendre le pas sur le dollar d'ici 2014.

bce

La livre sterling a touché ce lundi un plus bas historique face à la monnaie européenne, passant la barre des 97 pence contre l'euro et prenant ainsi la direction de la parité. A 9 h 08 GMT, l'euro valait 97,10 pence, selon des données de Reuters. Plus tôt dans la séance, la monnaie britannique avait chuté à 74,7 contre un panier de devises, un plus bas absolu selon les registres que tient la Banque d'Angleterre et qui remontent à 1990.

Jusqu'où grimpera l'euro ? Une majorité d'Européens et une grande partie des Américains estiment que l'euro aura plus d'importance que le dollar dans les cinq ans à venir, selon un sondage paru ce lundi. Environ 70% des Espagnols, deux tiers des Français, 58% des Allemands et 62% des Italiens sont fortement ou en partie convaincus que l'euro peut surpasser le dollar sur la scène mondiale d'ici 2014, indique un sondage réalisé par le Financial Times et Harris. Et même 48% des Américains partagent ce point de vue, selon la même source.

Depuis son lancement le 1er janvier 1999, l'euro n'a cessé de gagner en importance, devenant la deuxième devise mondiale après le dollar. Elle représente désormais 27% des réserves de changes mondiales.

Par ailleurs, les personnes interrogées sont pessimistes sur l'évolution de la situation. Une majorité d'entre elles estiment que la récession va durer un à deux ans. Les Allemands sont les plus pessimistes, selon cette étude d'opinion. Trois des personnes interrogées sur dix pensent que leur pays ne va pas renouer avec la croissance dans "un avenir prévisible".

latribune.fr

Interrogations allemandes autour d'un nouveau plan de relance et du déficit

Angela Merkel réaffirme que l'objectif de consolidation financière demeure malgré la crise. Le ministre des Finances se déclare sceptique quant au lancement d'un deuxième plan de relance le 5 janvier.

Allemagne

La chancelière allemande Angela Merkel a déclaré ce lundi que Berlin gardait le cap sur l'objectif d'équilibre du budget fédéral, même si la crise économique va conduire à différer cet objectif au-delà de 2011. Dans une contribution au quotidien économique Handelsblatt publiée avant la réunion de dirigeants de la coalition gouvernementale, le 5 janvier, pour discuter d'un éventuel nouveau plan de relance économique, Angela Merkel a mis en garde contre le "cercle vicieux" de nouveaux emprunts.

"La nécessaire consolidation des finances publiques reste à l'ordre du jour", écrit Angela Merkel dans ce texte qui doit être publié ce mardi. "Nous ne pouvons abandonner l'objectif de la consolidation budgétaire". "Nous ne pouvons laisser un fardeau écrasant pour les générations futures", a-t-elle ajouté. "Chaque milliard d'euros d'emprunts supplémentaires maintenant va limiter notre marge de manoeuvre à l'avenir. Nous dépensons déjà un euro sur sept de notre budget pour payer des intérêts".

De son côté, le ministre allemand des Finances, Peer Steinbrück, a déclaré lundi qu'il ne pensait pas qu'un accord sur un nouveau plan de relance soit trouvé le 5 janvier et qu'il estimait que la crise économique avait certains aspects positifs. Dans un entretien accordé au journal Passauer Neue Presse, il a estimé qu'il n'y aurait pas d'accord le 5 janvier sur l'adoption d'un second plan de relance. Il a par ailleurs démenti les informations selon lesquelles ce plan se monterait à 25 milliards d'euros. "C'est le contenu du plan qui déterminera son volume et non le contraire", a-t-il dit, démentant des propos tenus vendredi par des sources proches du gouvernement.

Dans un autre entretien, Peer Steinbrück a déclaré au journal Neue Presse que la crise avait provoqué une chute des prix du pétrole et de l'inflation ce qui entraînerait une hausse du pouvoir d'achat. "Heureusement, certaines conséquences sont positives", a-t-il dit. "Les retraites augmenteront de 2,5% en juillet, ce qui est plus que les années précédentes. Il n'y pas eu de bulle immobilière chez nous. L'Allemagne est suffisamment robuste pour surmonter cette crise, même si cela signifie qu'il faudra travailler dur."

latribune.fr

Les cours du pétrole se stabilisent autour des 40 dollars

Ce mardi matin en Asie, le baril de brut s'est stabilisé autour des 40 dollars. Lundi, les cours ont bondi de plus de 5 dollars en début de journée en raison de l'intervention israélienne à Gaza.

pétrole

Après avoir nettement progressé lundi, les prix du brut se sont stabilisés ce mardi dans les échanges matinaux en Asie. Le baril de "light sweet crude" pour livraison en février recule légèrement de 0,97% à 39,62 dollars. Le Brent de la mer du Nord perd lui 0,86% à 40,08 dollars.

Lundi, les prix du brut sont repartis à la hausse, après être tombés à des plus bas en quatre ans avant la pause de Noël. A la clôture de New York Mercantile Exchange, le baril de "light sweet crude" pour livraison en février a pris 2,31 dollar à 40,02 dollars. Le Brent de la mer du Nord gagnait 2,09 dollars à 40,46 dollars.

En début d'échanges européens, le Brent s'est échangé jusqu'à 43,18 dollars le baril tandis que le "light sweet crude" a touché 42,20 dollars. Les cours ont été soutenus par les craintes liées aux attaques israéliennes contre le Hamas à Gaza. Une intervention qui fait redouter aux marchés une chute des livraisons depuis le Proche-Orient et le Golfe.

Selon les analystes, le rebond du brut s'explique également par le fait que le marché dispose d'éléments attestant que les pays de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) ont commencé à appliquer la décision de réduire leur production. L'Opep a en effet annoncé officiellement le 17 décembre une baisse de sa production de 2,2 millions de barils par jour (mbj) à l'issue d'une réunion à Oran (Algérie).

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France : nouveau recul des mises en chantier et des permis de construire

Fin novembre, les mises en chantier de logements neufs ont chuté de 12,7% sur un an, et les permis de construire de 17,1%. Le secteur non résidentiel plonge encore plus.

drapeau de la France

L'immobilier français continue de souffrir. Les mises en chantier de logements neufs ont reculé de 12,7% sur un an à fin novembre, à 379.374 unités, et de 14,4% sur trois mois à 95.303 unités, selon les données publiées ce mardi par le ministère de l'Ecologie, du développement et de l'aménagement durables. Les permis de construire s'inscrivent quant à eux en recul de 14,7% sur trois mois à fin novembre, à 112.701 unités, et de 17,1% sur un an à 461.372.

Le recul des permis de construire comme des mises en chantier est encore plus marqué dans le secteur des locaux non résidentiels. A fin novembre, les permis de construire chutent de 24,3% à 38.861.700 m2 sur un an et de 22,2% à 10.135.100 m2 sur trois mois.

Pour les mises en chantiers, le recul est de 17,6% sur un an à 34.493.400 m2 et de 23,0% sur trois mois à 8.475.600 m2.

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lundi 29 décembre 2008

Net rebond des cours du pétrole

Après être tombé largement sous les 40 dollars, le baril de pétrole amorce un rebond depuis vendredi. Ce lundi matin, dans les échanges en Asie, le baril de WTI s'échange à plus de 39 dollars.

pétrole

Après être tombés à des plus bas en quatre ans avant la pause de Noël, les prix du brut sont orientés à la hausse ce lundi pour les derniers jours d'une année 2008 agitée sur le marché pétrolier. Dans les échanges matinaux, le baril de "light sweet crude" pour livraison en février prenait 1,69 dollar à 39,40 dollars contre 37,71 dollars vendredi soir à New York. Le baril de Brent de la mer du Nord gagnait 1,64 dollar à 40,01 dollars.

Mercredi, les prix du brut ont lâché près de 10%, à la veille de Noël, jour de fermeture des marchés, avant d'amorcer leur rebond vendredi à l'issue d'une séance peu animée.

Selon les analystes, le rebond du brut s'explique par le fait que le marché dispose d'éléments attestant que les pays de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) ont commencé à appliquer la décision de réduire leur production. L'Opep a en effet annoncé officiellement le 17 décembre une baisse de sa production de 2,2 millions de barils par jour (mbj) à l'issue d'une réunion à Oran (Algérie).

Mais un autre élément s'ajoute à ce contexte haussier, les violences au Proche-Orient. Le week-end a été marqué par l'offensive israélienne sur la bande de Gaza, qui fait craindre aux marchés une chute des livraisons depuis le Proche-Orient et le Golfe.

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Plus bas historique pour le moral des patrons italiens

Inquiets du plongeon des commandes et des piètres perspectives économiques, les patrons italiens voient leur moral chuter au plus bas depuis 1991.

Italie

Le moral des entrepreneurs italiens a plongé en décembre, pour le septième mois consécutif, au plus bas depuis janvier 1991, pénalisé par la crise économique internationale, a annoncé ce lundi l'institut d'étude économique Isae.

L'indice de confiance est tombé ce mois-ci à 66,6 (en données corrigées CVS), contre 71,6 - chiffre révisé à la baisse - en novembre, conséquence d'un plongeon des commandes et d'une forte dégradation des perspectives de production.

L'Isae précise qu'il s'agit d'un plus bas historique depuis la mise en place de ces séries statistiques en janvier 1991.

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Paris a bien échappé à la récession au troisième trimestre, mais la dette s'alourdit

La Tribune.fr - 29/12/2008 à 08:51 - 426 mots

L'Insee confirme ce lundi que la croissance française a été tout juste positive (0,1%) au troisième trimestre. La dette publique grimpe en revanche à plus de 66% du PIB.

drapeau de la France

La France a bien échappé à la récession de justesse au troisième trimestre. L'Insee a confirmé ce lundi son estimation d'une croissance de 0,1% du PIB (le produit intérieur brut) , annoncée initialement le 14 novembre. Ce chiffre positif, après une contraction de 0,3% du PIB au deuxième trimestre, permet au pays d'échapper à une récession technique (deux trimestres consécutifs de croissance négative) et contraste avec la situation de ses voisins. Dans l'ensemble de la zone euro, le PIB a reculé de 0,2%.

L'acquis de croissance pour 2008 à la fin du troisième trimestre s'établissait ainsi à 1%, selon l'Insee. Ce chiffre correspond à ce que serait la croissance de la France sur l'ensemble de l'année dans l'hypothèse d'une croissance zéro au quatrième trimestre, mais on sait que l'Insee, dans sa note de conjoncture publiée le 19 décembre, anticipe une contraction de 0,8% du PIB sur les trois derniers mois de l'année.

Les résultats détaillés des comptes nationaux publiés par l'Insee montrent que, au troisième trimestre, les dépenses de consommation des ménages ont légèrement accéléré (+0,2% après 0 au deuxième trimestre). La formation brute de capital fixe (FBCF) totale a diminué mais moins fortement qu'au deuxième trimestre (-0,2% après -1,5%). La baisse de l'investissement des ménages (-1,6% après -2,7%) a été partiellement compensée par le léger redressement de la FBCF des entreprises non financières (+0,4% après -1,1%).

Les exportations se sont redressées (+1,4% après -1,9% au deuxième trimestre), ainsi que les importations (+1,7% après -0,3%). Au total, le solde extérieur contribue pour -0,1 point à l'évolution du PIB ce trimestre (après une contribution de -0,4 point au trimestre précédent), tandis que les variations de stocks contribuent pour +0,1 point, après +0,3 point au deuxième trimestre, selon les calculs de l'Insee.

Le taux de marge des entreprises non financières (ENF) a baissé de 0,2 point à 37,2%. Le pouvoir d'achat du revenu disponible brut des ménages a diminué légèrement (-0,1% après -0,3%), ajoute l'Institut national de la statistique.

Le ralentissement économique a bien sûr des conséquences sur les finances publiques. La dette publique du pays (Etat, sécurité sociale et collectivités locales) a augmenté de 15,6 milliards au troisième trimestre par rapport au trimestre précédent, s'établissant à 1.284,8 milliards d'euros, soit "approximativement" 66,1% du PIB, a annoncé ce lundi aussi l'Insee. Un niveau nettement supérieur aux préconisations du traité de Maastricht (60% du PIB).

"L'état des conditions de marché ne permet pas actuellement de procéder à des cessions d'actifs non stratégiques dans des conditions satisfaisantes", ce qui a pesé sur la dette publique, déclare ce lundi matin Christine Lagarde, ministre de l'Economie, dans un communiqué.

latribune.fr

vendredi 26 décembre 2008

Japon : la production industrielle s'est effondrée en novembre

La production industrielle du Japon s'est effondrée de 8,1% en novembre par rapport à octobre. Il s'agit de la plus lourde chute jamais enregistrée. Par ailleurs, la consommation des ménages à diminué de 0,5% et le taux de chômage a augmenté de 3,9%. En revanche, l'inflation ralentit.

Japon 2

Les mauvaises statistiques se suivent pour l'économie japonaise. Sa production industrielle s'est effondrée de 8,1% en novembre par rapport à octobre. Il s'agit de la plus lourde chute jamais enregistrée depuis 1953 date de la première statistique, illustrant la dégringolade des exportations nippones pour cause de crise économique mondiale, a annoncé vendredi le gouvernement.

Certes les économistes attendaient une nette dégradation de la production industrielle. Surtout après la publication lundi de la plus sévère contraction des exportations de l'histoire économique du Japon (-26,7% en novembre sur un an). Néanmoins, les économistes ne prédisaient en moyenne pour novembre qu'une baisse de 6,7%, selon un sondage réalisé par le quotidien économique Nikkei auprès de 23 d'entre eux. Encore plus "optimiste", le gouvernement avait pronostiqué un recul de seulement 6,4%.


Il s'agit de la deuxième forte baisse d'affilée de la production industrielle, qui avait déjà reculé de 3,1% en octobre. Sur un an, la production japonaise s'affiche en repli de 16,2%, a précisé le ministère de l'Economie, du Commerce et de l'Industrie (Meti).

La baisse de la production est essentiellement le fait de l'industrie automobile et des composants électroniques, en raison de la dégradation brutale de la demande aux Etats-Unis. Tous les constructeurs automobiles du pays ont annoncé ces dernières semaines des réductions de cadence, des jours de fermeture de leurs usines et des centaines de suppressions d'emplois.

Le mois de décembre ne devrait guère marquer d'amélioration. Selon le Meti, la production industrielle japonaise devrait encore chuter de 8% en décembre et de 2,1% en janvier. Le Japon, qui dépend fortement de ses exportations, est entré en récession depuis le troisième trimestre 2008. La plupart des économistes et des organisations internationales prédisent qu'il le restera tout au long de 2009.

Neuvième mois de baisse d'affilée pour la consommation des ménages

La consommation moyenne d'un ménage au Japon a chuté de 0,5% sur un an en novembre, à 284.762 yens (environ 2.315 euros), soit le neuvième mois de baisse d'affilée, selon le ministère des Affaires intérieures. Les économistes s'attendaient à ce qu'elle diminue de 3,7%, selon un sondage réalisé par le quotidien Nikkei auprès de 22 d'entre eux. La consommation moyenne des ménages salariés, qui compte pour environ 60% du total, a augmenté de 1,2% à 310.146 yens. Le revenu moyen de ces ménages a dans le même temps reculé de 0,3%, a précisé le ministère dans un communiqué.

Hausse du taux de chômage

Le taux de chômage au Japon a augmenté de deux dixièmes de point en novembre, à 3,9% contre 3,7% en octobre. Les économistes s'attendaient en moyenne à un taux de 4,0% selon un sondage réalisé par le quotidien Nikkei auprès de 23 d'entre eux. On comptait fin novembre au Japon 2,56 millions de chômeurs, soit 4,1% de plus qu'un an plus tôt, pour une population active en repli de 0,5% à 66,46 millions d'individus. Toujours fin novembre, on recensait dans l'archipel seulement 76 offres d'emplois pour 100 demandes, contre 80 offres un mois plus tôt, confirmant la rapide détérioration du marché du travail, selon le ministère de la Santé, du Travail et des Affaires sociales. Un an plus tôt, on comptait encore 99 offres d'emploi pour 100 demandes.

Le ralentissement de l'inflation se confirme

Les prix à la consommation au Japon, hors aliments frais, ont augmenté de 1% sur un an en novembre, confirmant leur accalmie. Les économistes s'attendaient en moyenne à une hausse de 1,9%, selon un sondage réalisé par le quotidien Nikkei auprès de 23 d'entre eux. Le chiffre de novembre confirme le ralentissement de l'inflation, qui était de 1,9% en octobre, de 2,3% en septembre et de 2,4% en juillet et en août. La plupart des organisations économiques internationales prédisent que l'évolution des prix deviendra négative en 2009, replongeant le Japon dans la déflation. L'accalmie des prix s'explique, comme lors des mois précédents, par la nette baisse des prix de l'essence (-10,7% sur un an). En excluant non seulement les prix de l'alimentation mais aussi ceux de l'énergie, l'inflation au Japon a ainsi été de zéro en novembre, précise le ministère dans un communiqué. Les prix des produits électroniques, soumis à une concurrence féroce, ont continué à s'effondrer. Les prix des appareils photo ont chuté de 29,9%, ceux des ordinateurs portables de 42,8% et ceux des téléviseurs de 22%. A l'inverse, les prix de l'électricité ont augmenté de 4,6%, ceux de l'alimentation de 3,7% et ceux de l'habillement de 0,5%.

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Russie : nouvelle dévaluation du rouble, aides aux entreprises stratégiques

La Banque centrale russe a dévalué le rouble pour la troisième fois cette semaine. Par ailleurs, le gouvernement russe a publié une liste de 295 entreprises considérées comme stratégiques dont les géants de l'énergie Gazprom, Rosneft ou Loukoïl.

DMITRI MEDVEDEV INTERPELLÉ PAR UN OPPOSANT AU KREMLIN

La Russie représente le R des fameuses BRIC, Brésil, Russie, Inde et Chine, les grands pays en plein développement qui devaient assurer la croissance mondiale pour les prochaines année. Mais aujourd'hui, la Russie est elle aussi rattrapée par la crise économique et financière qui a vu longer ses Bourses et fondre le prix des matières premières sur lequel elle avait assis le plus gros de sa croissance.

Du coup, le Kremlin a annoné mercredi que la Russie va connaître en 2009 son premier déficit budgétaire en dix ans. Elle pourrait même être amenée à emprunter sur le marché financier international alors que ces dernières années, elle a au contraire remboursé sa dette. Moscou a précisé jeudi que ce déficit selon les hypothèses pourrait atteindre 3% à 5% du PIB (produit intérieur brut).

Moscou met en garde contre une possible montée des contestations en raison de salaires non payés et de menaces de licenciement. Avec une inquiétude particulière concernant les travailleurs étrangers et plus encore les immigrés clandestins.

Le gouvernement russe a en revanche publié une liste de 295 entreprises considérées comme stratégiques dont les géants de l'énergie Gazprom, Rosneft ou Loukoïl. Cette liste pourrait être élargie. Ces entreprises pourraient bénéficier d'aides du Kremlin face à la crise économique et financière actuelle.

Signe de cette moindre richesse, la presse russe rapportait ces derniers jours que les fameux oligarques, milliardaires enrichis avec la privatisation des fleurons de l'industrie russe, notamment dans l'énergie, et qui se sont illustrés ces dernières années en achetant les plus beaux yachts et les plus belles villas du monde, voire des clubs de football britanniques, ont vu fondre leurs fortunes, souvent assises sur la valeur des actions de leurs sociétés, avec la crise boursière.

Nouvelle dévaluation du rouble

La Banque centrale de Russie (BCR) a encore élargi vendredi la marge de fluctuation dans laquelle elle fait évoluer le rouble par rapport au panier dollar-euro qui lui sert de référence, ce qui correspond de fait à une nouvelle dévaluation. Il s'agit de la onzième dévaluation de ce type depuis le 11 novembre, et la troisième cette semaine. L'agence russe Ria Novosti avait auparavant rapporté que le panier (composé à 55% de dollars et 45% d'euros) avait atteint vendredi matin la valeur de 34,15 roubles, soit 30 kopecks de plus que jeudi.
Les autorités russes se sont engagées à ce que le rouble ne subisse pas de mouvement brusque et interviennent régulièrement sur les marchés des changes pour maîtriser au mieux sa baisse, de façon à ce qu'elle soit graduée. Des analystes s'attendent à ce que la devise russe continue de se déprécier dans les semaines à venir. Pour sa part, le Premier ministre russe, Vladimir Poutine, a assuré que le gouvernement ferait le nécessaire pour éviter une chute drastique du rouble, comme ce fut le cas pendant la crise financière de 1998

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La Chine touchée elle aussi par la crise, un plan de sauvetage du secteur automobile évoqué

L'ensemble du pays est désormais affecté par la crise économique, plus seulement les zones côtières développés et les grandes entreprises exportatrices. Pékin prend des mesures pour encourager les exportations. Un plan de sauvetage du secteur automobile serait en préparation.

Chine

La Chine n'est pas épargnée par la crise économique et financière actuelle qui secoue la planète. Les baisses taux consécutives de la banque centrale chinoise témoignent de la volonté de Pékin de tenter de soutenir son économie après des mois à avoir au contraire remonté les taux pour tenter d'endiguer la surchauffe. Mais désormais, la croissance chinoise est passée bien en dessous des 10%. Une quasi récession pour un pays en plein développement avec des zones rurales encore d'une très grande pauvreté.

Ce mercredi, Zhang Ping, qui dirige la Commission nationale pour la réforme et le développement (CNRD) a déclaré que tout le pays était touché, plus seulement les zones côtières très industrialisées mais aussi les régions intérieures, plus seulement les grandes entreprises mais aussi les petites et moyennes, plus seulement les firmes exportatrices mais toutes les entreprises chinoises. Il affiche ses craintes de remous sociaux, ce qui a déjà commencé dans certains endroits.

Le secteur automobile est notamment touché par la moincre croissance de l'économie nationale. Les experts ne s'attendent pas à son rebond en Chine avant 2010 voire plus tard. Selon la presse chinoise, l'agence chinoise de planification économique préparerait un plan de sauvetage du secteur automobile avec notamment une réduction de 10% de la taxe sur les achats de voitures afin de les relancer.

Cependant, les économistes misent sur un redémarrage de l'économie chinoise au deuxième semestre 2009 après un trou d'air sur les six premiers mois de l'année prochaine. Pékin pourrait décider d'aides à certains secteurs en difficulté, par exemple le transport aérien. Le marché spécule notamment sur des soutiens qui seraient apportés aux acteurs de ce secteur, notamment à China Eastern, troisième compagnie aérienne chinoise. La Chine vient déjà ce mercredi d'annoncer des réductions accrues d'impôts sur les exportations pour les machines outils ou les produits électroniques.

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Japon : le gouvement adopte un budget record

Le gouvernement japonais vient d'approuver le plus gros budget de l'Etat de l'histoire du pays, dans le but de financer des "mesures sans précédent" pour combattre une récession qui devrait s'aggraver.

Japon 2

C'est un budget d'un montant astronomique qui vient d'être approuvé par le gouverment japonais. A situation exceptionnelle, moyen exceptionnel donc. Ce budget de 88.548 milliards de yen (720 milliards d'euros) pour l'exercice 2009-2010, qui démarre le 1er avril, a été adopté mercredi en conseil des ministres et sera débattu au parlement en janvier.

Il marque une hausse de 6,6% par rapport à 2008-2009. Il prévoit réductions d'impôts et aides directes en numéraire pour les ménages, tout en diminuant les crédits de la défense et de l'aide au développement et en alourdissant la dette publique.

Ces derniers mois, le Premier ministre, Taro Aso, fervent partisant de la relance par la dépense publique, a annoncé une série de plans totalisant 44.000 milliards de yen (350 milliards d'euros), alors que la deuxième économie mondiale est entrée en récession au troisième trimestre.

"Il faut s'attendre à ce que la situation mondiale empire l'an prochain", a assuré Taro Aso. "Le Japon ne peut échapper au tsunami de la récession mondiale. Mais en prenant des mesures radicales, nous avons l'ambition d'être les premiers à en sortir", a-t-il promis. Les émissions de bons du Trésor pour financer ce budget record vont bondir de 31,3% à 33.290 milliards de yens. Le Japon alourdira ainsi considérablement sa dette publique, déjà la plus élevée de tous les pays développés. Le montant des bons du Trésor en circulation atteindra, fin mars 2010, un record de 581.000 milliards de yen. Parallèlement, les crédits de l'aide au développement chuteront de 4%, et ceux de la défense de 0,1%. Les recettes fiscales devraient, quant à elles, dégringoler de 13,9% par rapport à 2008-2009, à 46.103 milliards de yen, en raison d'une chute des impôts sur les sociétés du fait du ralentissement économique.


Officiellement, le gouvernement table sur une croissance économique zéro en 2009-2010. Les institutions internationales sont beaucoup plus pessimistes: tant le Fonds monétaire international (FMI) que l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) prévoient une contraction de l'économie japonaise, frappée de plein fouet par le recul des exportations.

Pas d'élections législatives anticipées
Le Premier ministre japonais a exclu de convoquer dans l'immédiat des élections législatives anticipées, soulignant que son gouvernement devait se concentrer sur la crise économique. "Je suis bien conscient des discussions à propos d'élections ou d'un remaniement politique", a déclaré Taro Aso lors de la conférence de presse consacrée à la présentation du budget. "Mais alors que nous sommes au centre d'une crise comme il n'y en a qu'une par siècle, nous ne sommes pas en position de parler de ces choses-là. Je pense que c'est impossible", a-t-il ajouté.

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L'Allemagne préparerait un nouveau plan de relance

Le gouvernement pourrait prendre de nouvelles mesures de soutien à l'économie représentant quelque 25 milliards d'euros, rapportent ce mercredi des journaux allemands. Le projet aurait été défini lors d'une rencontre entre le directeur du cabinet de la chancelière Angela Merkel et des représentants des 16 Länder allemands.

Allemagne

Berlin pourrait annoncer de nouvelles mesures de soutien à l'économie représentant quelque 25 milliards d'euros, rapportent mercredi des journaux allemands. Selon le Süddeutsche Zeitung et le Frankfurter Rundschau, le projet a été défini lors d'une rencontre entre le directeur du cabinet de la chancelière Angela Merkel et des représentants des 16 Länder allemands.


Début décembre, Berlin a adopté un premier train de mesures de relance, évaluées à 31 milliards d'euros par le gouvernement, qui doit entrer en vigueur en janvier. Mais, après de nombreuses critiques disant que ce dispositif serait insuffisant pour sortir la première économie de la zone euro de la récession, Angela Merkel a annoncé que le gouvernement prendrait une nouvelle initiative de soutien à l'économie en janvier.

Certains économistes pensent que l'Allemagne va être confrontée à la plus sévère récession qu'a jamais connu le pays depuis la fin de la Deuxième Guerre mondiale. On évoque dans les milieux économiques un recul de 3% du PIB en 2009.


Selon le Süddeutsche Zeitung, une dizaine de milliards d'euros proviendrait de l'allègement de charges sociales. Parmi les mesures envisagées figurent également des baisses d'impôts et une "prime à la casse" des voitures anciennes. "Plusieurs milliards d'euros seront dégagés pour des investissements", poursuit le quotidien.


Un porte-parole du ministre des Finances a déclaré qu'aucune décision n'avait encore éte prise au sujet d'éventuelles nouvelles initiatives de relance, tout en ajoutant que plusieurs options étaient envisagées.


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Les chefs d'entreprises doutent de l'efficacité du plan de relance gouvernemental

Selon le baromètre TPE-PME des experts-comptables, seule l'exonération de la taxe professionnelle sur les investissements est réellement jugée «utile» par les dirigeants de TPE et de PME. La création d'un fonds d'investissement souverain ne séduit que 31% des personnes interrogées.

argent

seule mesure saluée : l'exonération de la taxe porfessionnelle sur les investissements.

A la lecture des résultats du baromètre des PME, des très petites entreprises (TPE) du Conseil supérieur de l'ordre des experts-comptables, réalisé par TNS Sofres, et daté de décembre, les principales mesures contenues dans le plan de relance gouvernemental pour atténuer les effets de la propagation de la tourmente financière à l'économie réelle ne séduisent guère les chefs d'entreprises. Ce baromètre consultable en cliquant ici montre bien que seule l'exonération de la taxe professionnelle sur les investissements jusqu'au 1er janvier 2010 est jugée «utile» par 67% des personnes interrogées.

En revanche, moins d'un dirigeant sur deux (49%) estime que le plan de financement bancaire des PME de 22 milliards d'euros stimulera leur activité. Le renforcement des moyens d'Oseo, établissement public dédié au financement et à l'accompagnement des PME ne séduit guère davantage (44%), tout comme la désignation d'un médiateur du crédit (44%) et la création d'un fonds d'investissement souverain (31%).

Cette remise en cause de l'efficacité du plan de relance laisse songeur sachant que 57% des dirigeants des TPE-PME estiment que le ralentissement actuel de l'économie aura des conséquences « importantes » sur l'activité de leur société, amplifiées en partie par le durcissement des conditions de financement . Un durcissement constaté par près d'une entreprise sur quatre (24%). Malgré les efforts du médiateur national du crédit et la volonté des banques de respecter un « pacte moral » avec la Nation, comme elles s'y sont engagées auprès de Nicolas Sarkozy, la fluidité des circuits de financements de l'économie n'est pas rétabli.

Dans ce contexte, il n'est guère étonnant de constater une nouvelle dégradation de la confiance des dirigeants d'entreprises, dans le sillage de la chute du moral des industriels en décembre mesuré par l'Insee. Seuls 48% des dirigeants de PME entrevoient avec optimisme les douze prochains mois selon le baromètre des experts-comptables. Ils étaient 88% en mai 2007, date de l'arrivée de Nicolas Sarkozy à la présidence de la République. Dans les TPE, le doute est également de mise. Seuls 44% des chefs d'entreprises ont une vision optimiste de leurs perspectives à un an, contre 67% en mai 2007.

Fabien Piliu

Etats- Unis : consommation en berne, chômage en hausse en novembre

Les dépenses de consommation des ménages américains ont baissé pour le cinquième mois consécutifs. Par ailleurs, les demandes d'allocations chômage ont augmenté plus fortement que prévu. Enfin, les commandes de biens durables ont mieux résisté et reculé que de 1% après avoir chuté de 8,4% en octobre.

Etats-Unis

La conjoncture aux Etats-Unis ne s'arrange guère. Pour le cinquième mois consécutif, les dépenses de consommation des ménages - qui assurent 70% de la croissance outre-Atlantique - ont baissé en novembre, reculant de 0,6% par rapport à octobre, selon les chiffres officiels corrigés des variations saisonnières publiés ce mercredi. Il s'agit d'une première dans les annales de cette statistique publiée depuis 1959 par le département du Commerce. La baisse est néanmoins inférieure aux prévisions des analystes (qui escomptaient un repli de 0,8%). Elle marque aussi un ralentissement du recul de la consommation après la baisse de 1% observée le mois précédent.

Les revenus des ménages ont reculé pour leur part pour la première fois depuis le mois de juillet, cédant 0,2% en novembre, après une hausse de 0,1% en octobre, indique le ministère. Les analystes attendaient une stabilité des revenus par rapport au mois précédent. Les foyers font preuve de prudence face à la crise, préférant mettre de l'argent de coté en prévision de jours plus sombres. De fait, le taux d'épargne a fortement augmenté, passant à 2,8% de leur revenu disponible (contre 2,4% en octobre), soit son plus haut niveau depuis mai 2008. La nouvelle baisse des dépenses de consommation en novembre tend à confirmer les prévisions de nombre d'économistes, qui s'attendent à une accentuation du recul du PIB au quatrième trimestre.

Nouvelle hausse des inscriptions au chômage

Les inscriptions hebdomadaires au chômage ont augmenté de 30.000 la semaine dernière aux Etats-Unis pour atteindre 586.000, selon le département du Travail. Les économistes attendaient en moyenne des inscriptions en hausse moindre, à 560.000 par rapport au chiffre publié en première estimation à 554.000 pour la semaine au 13 décembre. La moyenne mobile sur quatre semaines, considérée comme un baromètre plus fiable car elle lisse les variations hebdomadaires, est elle aussi en hausse à 558.000 la semaine dernière contre 544.250 la semaine précédente. Le nombre d'inscriptions hebdomadaires est au plus haut depuis 26 ans, tant selon les chiffres à la semaine qu'en moyenne mobile. Pour les inscriptions de la semaine écoulée, elles sont les plus élevées depuis celles de la semaine au 27 novembre 1982. Le nombre de chômeurs indemnisés est en revanche à la baisse. Il s'est élevé à 4,370 millions lors de la semaine au 13 décembre (dernière semaine pour laquelle ces chiffres sont disponibles) contre 4,387 millions la semaine précédente.

Les commandes de biens durables se reprennent légèrement

Après la catastrophe du mois d'octobre, les commandes de biens durables ont mieux résisté en novembre. Certes elles ont encore reculé mais de façon plus modérée. La baisse ressort à 1%, ce qui est moins que prévu, après le vif recul d'octobre, désormais estimée à 8,4% au lieu de 6,9% annoncée à l'origine. La chute d'octobre est la plus forte sur un mois depuis celle de 14% enregistrée en juillet 2000. Pour novembre, le marché attendait un recul de 3%. L'essentiel de la baisse de novembre est due au recul des commandes de biens dans les transports qui ont chuté de 7,4%. Hors matériel de transport, les commandes de novembre sont en hausse de 1,2% après avoir reculé de 6,8% en octobre. En novembre, les commandes d'ordinateurs ont notamment augmenté.

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Le prix du baril de pétrole au plus bas depuis quatre ans

Le baril de Brent de la mer du nord passe sous les 38 dollars pour la première fois en quatre ans. Le pétrole américain descend nettement sous les 36 dollars le baril.

pétrole

Noel 2008 rimera avec baril de pétrole pas cher. Ce mercredi 24 septembre voit en effet tomber un record vieux de quatre ans. Le prix du baril de Brent de la mer du nord passe sous les 38 dollars.

Le baril coté à New York, Light sweet crude ou West texas intermediate (WTI) ne fait pas mieux puisqu'il descend sous les 36 dollars et finit à 35,35, en recul de 3,63 dollars. Il avait atteint le record absolu de plus de 147 dollars en juillet dernier.

Les stocks américains de produits pétroliers sont attendus en hausse en raison du ralentissement de la demande lié à la récession. Et ce même si le froid et la neige viennent de s'installer sur le nord des Etats-Unis.

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La Fed distribue les cadeaux : GMAC obtient le statut de banque

GMAC, l'ex filiale de crédit automobile de General Motors (GM), aujourd'hui contrôlée par le fonds Cerberus, lui-même en difficulté, va pouvoir bénéficier des milliards du plan Paulson.

GMAC-logo

Après CIT et American Express, un autre groupe financier américain vient d'obtenir le statut de banque et va ainsi pouvoir bénéficier de milliards de dollars d'aides du Trésor américain via le fameux plan Paulson dit TARP, trouble asset relief program.

Cet heureux bénéficiaire du cadeau de Noël de la Fed n'est autre que GMAC, l'ex filiale de crédit automobile de General Motors (GM), aujourd'hui détenue à 51% par le fonds Cerberus (lui-même en difficulté) et encore à 49% par GM qui a annoncé qu'il va ramener sa participation à moins de 10%. Cerberus, lui, va devoir descendre à 33% du capital au maximum et à 14,9% des droits de vote. Aucun actionnaire individuel ne pourra à l'avenir posséder plus de 5% des droits de vote et 7,5% du capital.

"Cette annonce est un tournant dans l'histoire de GMAC" a d'ailleurs estimé son patron, Alvaro de Molina. la Fed a justifié sa décision par "les circonstances inhabituelleset exigeantes qui affectent les marchés financiers".

Les sociétés américaines de crédit automobile, généralement liées aux trois grands du secteur, GM, Ford et Chrysler, ont accumulé des dizaines de milliards de dollars de créances, fragilisées par la crise financière et économique.

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mercredi 24 décembre 2008

Les signes de récession se multiplient aux Etats-Unis et en Europe, le FMI appelle à la mobilisation

Des Etats-Unis au Royaume-Uni, de l'Espagne au Danemark, des Pays-Bas à la Pologne, les chiffres sur le recul ou au moins la stagnation de l'activité et la remontée du chômage se multiplient. Le Fonds monétaire international souligne l'ampleur de la crise et prône des mesures de soutien.

Etats-Unis

Les mauvais chiffres sur la conjoncture occidentale se mulitplient en cette fin d'année. D'abord en Europe et notamment au Royaume-Uni qui annonce son pire chiffre de PIB (produit intérieur brut) depuis 1990. L'activité outre-Manche a en effet reculé de 0,6% au troisième trimestre. Sur un an, la hausse ne ressort plus qu'à 0,3%. Les prévisions initiales avaient donné une baisse de 0,5% La production industrielle est déjà en récession (deux trimestres consécutifs de recul d'activité) avec une baisse de 1,4% au troisième trimestre après un recul de 0,9% au deuxième. Mais tous les voyants (services, investissements, dépenses des ménages) sont passés dans le rouge. D'ailleurs, le chiffre des prêts immobiliers acceptés au Royaume-Uni en novembre a plongé à son plus bas niveau en 14 ans, en chute sur un an de 61% à 17.773 dossiers positifs.

Il en va de même en Espagne, les deux pays étant très touchés (comme aux Etats-Unis) par la crise immobilière après avoir connu de longues années la flambée des prix de la pierre. D'ailleurs, ce mardi, Le ministère espagnol de l'Economie annonce que selon son indice ISA, l'activité a plongé dans le pays de 1,5% au quatrième trimestre. Du coup, après le - 0,2% du troisième trimestre, ce serait le deuxième trimestre consécutif de recul du PIB et donc la récession. Elle pourrait se prolonger en 2009 (les experts attendent -1% sur l'année) voire aussi en 2010 sur fond d'envolée du chômage qui monte vers les 15% voire les 20% pour les prochains mois.

Presque tous les membres de l'Union européenne sont touchés de plein fouet par le ralentissement économique. Même la Pologne qui connait en novembre sa première hausse du chômage en neuf mois à 9,1% contre 8,8% en octobre et 3,199 millions de chômeurs pour un nombre d'habitants de 38 millions. La banque centrale a réagi en tentant de soutenir l'activité via une nouvelle baisse des taux de 0,75 point ce mardi pour ramener le taux minimal d'intervention, son principal taux, à 5%, après déjà un recul de 0,25 point un mois plus tôt.

Aux Pays-Bas, la stagnation de l'économie se confirme avec un PIB stable au troisième trimestre par rapport au deuxième. Au Danemark, la situation est encore plus mauvaise avec un recul de l'activité de 0,4% au troisième trimestre et de 1,2% sur un an.

Aux Etats-Unis, le chiffre définitif et très attendu du PIB au troisième trimestre a été confirmé avec un recul comme prévu de 0,5%, marqué par un fort recul des dépenses de consommation des ménages américains et des investissements des entreprises. Ce recul de l'activité, le plus important depuis 2001 (mais ce n'est pas encore la récession, l'activité ayant progressé de 2,8% au deuxième trimestre), s'accompagne d'une nette réduction de l'inflation avec un indice "core" également au troisième trimestre revu en baisse à 2,4% contre 2,6% précédemment annoncé.

Le FMI, fonds monétaire international, souligne d'ailleurs, par la voix de son chef économiste Olivier Blanchard, interviewé dans Le Monde, qu'il s'agit d'une "crise d'une amplitude exceptionnelle dont la principale composante est un effondrement de la demande". Il souligne le risque qu'elle se transforme en "grande dépression" notamment si les banques ne rouvrent pas au plus vite le robinet du crédit et si les Etats ne donnent pas plus d'ampleur à leurs plans de relance, en les portant si besoin de 2% à 3% du PIB alors que l'Union européenne par exemple n'en est qu'à 1,4%.


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Etats-Unis: l'évolution du PIB et du marché immobilier montre l'ampleur de la crise

Avec une baisse de 0,5%, c'est la plus forte baisse du PIB depuis 2001 que vient de confirmer ce mardi le département du Commerce américain, même si elle était attendue. Les ventes de logements neufs sont tombées un niveau jamais atteint depuis 1991 et plus bas que ce qui était attendu par les analystes. En revanche l'indice de confiance des consommateurs de l'université de Michigan s'améliore.

Etats-Unis

Les indices américains, publié ce mardi 23 décembre, concernant le PIB et les ventes de logements, montrent l'ampleur de la crise outre-Atlantique. Seule note optimiste, l'indice de confiance des consommateurs calculé par l'université du Michigan reprend un peu de couleur. Le chiffre définitif concernant le produit intérieur brut, publié ce mardi par le département du Commerce américain, est conforme à sa précédente estimation. Il ressort en effet au troisième trimestre en repli de 0,5% (en rythme annuel ) sur un an. Un chiffre également conforme aux attentes des analystes. "La plupart des composants principaux du PIB ont contribué au recul de la croissance au troisième trimestre", écrit le ministère dans un communiqué. Et d'ajouter qu'il s'agit de la plus forte contraction du PIB depuis le troisième trimestre 2001, période post-attentats du 11 septembre.

Ce dernier a revu en hausse de 0,1 point le recul des dépenses de consommation des ménages; lesquelles ont reculé de 3,8% en rythme annuel au troisième trimestre, faisant perdre 2,75 points (au lieu des 2,69 estimés précédemment) de croissance à la première économie mondiale. C'est leur plus fort recul depuis le deuxième trimestre de 1980. Ces dépenses assurent en temps normal près de 70% de la croissance de l'économie américaine.

La baisse découle d'une chute des achats de biens durables de 14,8%, (un peu moins forte que dans l'estimation précédente), et d'un recul un peu plus marqué des achats de biens non durables (-7,1%), qui ont enregistré leur baisse la plus forte depuis 1950. Première baisse depuis fin 2006, les dépenses d'investissements hors logement ont reculé plus lourdement que prévu: de 1,7% au lieu de 1,5%.Le commerce extérieur n'a pour sa part rapporté que 1,05 point de croissance (et non 1,07 point comme estimé précédemment) et la hausse des exportations a été revue à 3,0% (contre 3,4%) et le recul des importations s'est établi à 3,5% (au lieu de 3,2%). Le ministère a également revu en baisse de 1,6 point le plongeon des investissements privés dans le logement, à 16,0%. Ces investissements qui baissent depuis le début de l'année 2006, ont fait perdre 0,6 point de croissance aux Etats-Unis au troisième trimestre.

Deuxième indice attendu ce mardi, le marché de l'immobilier. Les ventes de logements neufs ont ralenti en novembre aux Etats-Unis, à des niveaux que l'on n'avait plus vus depuis 1991, suivant les statistiques publiées mardi par le département du Commerce. Le volume annuel corrigé des variations saisonnières de 407.000 logements est en baisse de 2,9% sur octobre et est le plus bas depuis janvier 1991. Les économistes interrogés par Reuters anticipaient un volume de 420.000 après 419.000 (433.000 en première estimation) en octobre. Le prix de vente médian a augmenté à 220.400 dollars contre 214.600 dollars en octobre. La moitié des maisons vendues l'ont été au-dessus de ce prix et la moitié au-dessous.

Le chiffre des ventes d'octobre a en outre été revu à la baisse, à 4,91 millions d'unités (en rythme annuel) contre 4,98 millions précédemment annoncés. Sur un an, les ventes ont fortement accéléré leur recul, avec une baisse de 10,6% par rapport à novembre 2007. Le prix médian des transactions a continué sa chute, reculant cette fois de 13,2% sur un an, pour tomber à 181.300 dollars. Du côté des stocks, le nombre de logements anciens disponibles sur le marché a augmenté de 0,1% à 4,20 millions. Etant donné la baisse des ventes, cela représente 11,2 mois de commercialisation au rythme des ventes de novembre, contre 10,3 mois en octobre.

Les reventes de logements anciens aux Etats-Unis ont très fortement baissé en novembre, reculant de 8,6% par rapport à octobre, pour s'établir à 4,49 millions (en rythme annuel), a indiqué lundi l'Association nationale des agents immobiliers. Les analystes tablaient sur un nombre de transactions bien plus élevé, à 4,93 millions. Le chiffre des ventes de octobre a en outre été revu à la baisse, à 4,91 millions d'unités (en rythme annuel) contre 4,98 millions précédemment annoncés. Les analystes tablaient sur un nombre de transactions bien plus élevé, à 4,93 millions. Le chiffre des ventes de octobre a en outre été revu à la baisse, à 4,91 millions d'unités (en rythme annuel) contre 4,98 millions précédemment annoncés.

Seule bonne nouvelle de cette journée des indices bien grise, l’indice de confiance des consommateurs américains mesuré par l'Université du Michigan a progressé en décembre pour s'établir à 60,1 points, contre 55,3 points en novembre, selon les chiffres définitifs publiés mardi. Ce chiffre est supérieur aux attentes des analystes, qui tablaient en moyenne sur 58,6 points, ainsi qu'à l'estimation initiale de 59,1 points publiée le 12 décembre.

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Trichet: il existe des "risques systémiques de liquidité et de solvabilité"

Le président de la Banque centrale européenne dresse un bilan de la crise au cours de laquelle le système financier dans son ensemble à mal fonctionné. Il rappelle les fondamentaux du pacte de stabilité européen que doivent respecter tous les gouvernements de l'Union.

Jean-Claude Trichet

"La période est marquée par des tensions très fortes, des risques systémiques de liquidité", affirme Jean-Claude Trichet, ce mardi 23 décembre, ajoutant que "début septembre, nous nous sommes trouvés en présence d'un risque systémique de solvabilité". Au cours de cette crise, "c'est le système [financier] tout entier qui a mal fonctionné", a-t-il ajouté. Absolument "tout doit être amélioré", Il demande de ne "protéger personne, aucune entité publique ou privée" et à "tout corriger". Dans deux déclarations, l'une à l'Institut Montaigne à Paris, l'institut de recherche proche de Claude Bébéar, l'autre dans une interview au Frankfurter Allgemeine Zeitung à publier vendredi, le président de la Banque centrale européenne dresse en quelque sorte un bilan provisoire de la crise actuelle et liste les pistes pour en sortir.

"Il faut se méfier" d'abord, dit Jean-Claude Trichet, du danger de vouloir "identifier des boucs émissaires", que ce soit les agences de crédit, les banques commerciales ou d'investissemnt ou les autorités qui n'auraient "pas été suffisamment vigilantes", souligne le président de la Banque centrale européenne (BCE). "Il nous faut prendre nos responsabilités et rendre l'économie de marché beaucoup plus résiliente", souligne-t-il.

Jean-Claude Trichet relève la "crise de méfiance" des marchés, échaudés par "l'onde de méfiance" de la mi-septembre. Ils ont sous-estimé les mesures prises par les banques centrales et gouvernements pour remédier à la crise financière. Il fait état cependant d'une lente amélioration sur le marché monétaire. "Il y a un mouvement de reprise de confiance qui va dans le bon sens," indique Jean-Claude Trichet qui ajoute que la redescente des cours du pétrole avait un effet désinflationniste et expansionniste.

Il souligne le rôle salutaire de l'euro a permis de maintenir la stabilité dans les 15 pays de la zone euro durant la crise de l'année écoulée. "Nous avons une monnaie qui est aussi crédible et inspire autant confiance, les taux d'intérêt le prouvent, que le franc ou le mark autrefois," dit-il. Et il ajoute: "Imaginez ce qui se serait passé si au cours de l'année écoulée nous avions été avec 15 ou 16 monnaies différentes. Nous en avons fait l'expérience en 1992-1993 dans un environnement beaucoup moins exigeant". Et il insiste: "l'euro, l'instrument qui nous permet d'achever le marché unique, nous permet aussi de maintenir la stabilité."

Le patron de la BCE a également expliqué sa politique des derniers mois, rappelant que la banque centrale avait réduit son taux directeur de 175 points de base lors des trois derniers mois. La BCE a réduit son taux de financement de 50 points de base en octobre puis en novembre et encore de 75 pdb le 4 décembre, une baisse sans précédent, pour le ramener à 2,5%. Il a souligné que les baisses de taux opérées par la BCE étaient "sans équivalent depuis la Deuxième Guerre mondiale en rapidité et ampleur des décisions." Quant à la prochaine période, il a repris son antienne, soulignant que l'institution n'est "jamais préengagée" mais a une aiguille dans sa boussole qui est la stabilité des prix, "proche mais en-dessous de 2%". "Je répète proche de 2%", a-t-il insisté, une manière de souligner que la BCE ne voulait pas d'une inflation trop basse.

Jean-Claude Trichet a longuement salué la coopération des banques centrales et des gouvernements du monde entier face à la crise. Face aux "tensions très fortes et risques systémiques de liquidité", les banques centrales ont érigé des "lignes de défense" des deux côtés de l'Atlantique, souligne le patron de la BCE. Et face au risque systémique de solvabilité, les gouvernements ont agi en apportant garanties et capitaux aux banques. "Dans un monde difficile l'ensemble des responsables ont su prendre les problèmes à bras le corps", se félicite-t-il.

Dans ce contexte, évoidement, il plaide pour une poursuite de la politique conduite jusqu'à présent par la BCE. Les pays de la zone euro doivent réfléchir soigneusement aux niveaux de nouvelles dettes qu'ils contractent pour soutenir leurs économies, a prévenu lJean-Claude Trichet. "Je répète que tous les pays de la zone euro doivent faire un usage approprié de l'importante marge de manoeuvre que le Pacte (de Stabilité et de Croissance) donne actuellement à plusieurs pays en terme de politique budgétaire".

Les règles du Pacte - un budget à l'équilibre sur le moyen terme et un déficit public théoriquement inférieur à 3% du produit intérieur brut - sont "très importantes" pour la zone euro, a ajouté Jean-Claude Trichet, selon lequel "les pays qui ont une marge de manoeuvre modeste, ou pas de marge du tout, devraient respecter le Pacte tel qu'il est rédigé." Jean-Claude Trichet a également souligné que la BCE devait atteindre son objectif de stabilité sur les prix quelles que soient les circonstances, même en cas de crise. Les plans de relance devraient donc se conduire encore et toujours sous contrainte.

Jean-Claude Trichet souligne le large consensus à l'échelon international sur le besoin d'une plus grande transparence sur les marchés financiers. Il existe un "accord sur les grandes directions vers lesquelles il faut aller" et un "large consensus sur un niveau beaucoup plus élevé de transparence des institutions financières, des marchés et beaucoup plus de transparence des institutions financières", indique-t-il Comme un point d'orgue à ce salut à la coopération mondiale, le patron de la BCE jette: "l'Angleterre sait qu'elle est la bienvenue dans l'euro, ceci a toujours été dit par tous les gouvernements et la BCE, et comme vous le savez c'est une décision qui apprtient au peuple britannique lui-même"

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La Russie va basculer dans le déficit budgétaire, le rouble encore dévalué

Le Kremlin annonce ce mercredi matin que la Russie va connaître en 2009 son premier déficit budgétaire en dix ans. Par ailleurs, la Banque centrale russe a pour la dixième fois depuis le mois de novembre dévalué le rouble.

DMITRI MEDVEDEV INTERPELLÉ PAR UN OPPOSANT AU KREMLIN

La Russie représente le R des fameuses BRIC, Brésil, Russie, Inde et Chine, les grands pays en plein développement qui devaient assurer la croissance mondiale pour les prochaines année. Mais aujourd'hui, la Russie est elle aussi rattrapée par la crise économique et financière qui a vu longer ses Bourses et fondre le prix des matières premières sur lequel elle avait assis le plus gros de sa croissance.

Du coup, le Kremlin annonce ce mercredi matin que la Russie va connaître en 2009 son premier déficit budgétaire en dix ans. Elle pourrait même être amenée à emprunter sur le marché financier international alors que ces dernières années, elle a au contraire remboursé sa dette.

Moscou met en garde contre une possible montée des contestations en raison de salaires non payés et de menaces de licenciement. Avec une inquiétude particulière concernant les travailleurs étrangers et plus encore les immigrés clandestins.

Signe de cette moindre richesse, la presse russe rapportait ces derniers jours que les fameux oligarques, milliardaires enrichis avec la privatisation des fleurons de l'industrie russe, notamment dans l'énergie, et qui se sont illustrés ces dernières années en achetant les plus beaux yachts et les plus belles villas du monde, voire des clubs de football britanniques, ont vu fondre leurs fortunes, souvent assises sur la valeur des actions de leurs sociétés, avec la crise boursière.

Nouvelle dévaluation du rouble

La Banque centrale de Russie (BCR) a élargi la marge de fluctuation dans laquelle elle fait évoluer le rouble par rapport au panier dollar-euro qui lui sert de référence, ce qui correspond de fait à une nouvelle dévaluation. Il s'agit de la dixième dévaluation de ce type depuis le 11 novembre, et la deuxième cette semaine. Les agences de presse russes avaient auparavant rapporté que le panier (composé à 55% de dollars et 45% d'euros) avait atteint mercredi matin la valeur de 33,81 roubles, soit 35 kopecks de plus que mardi. Les valeurs de la marge utilisée par la BCR ne sont jamais communiquées officiellement.
Les autorités russes se sont engagées à ce que le rouble ne subisse pas de mouvement brusque et interviennent régulièrement sur les marchés des changes pour maîtriser au mieux sa baisse, de façon à ce qu'elle soit graduée. Des analystes s'attendent à ce que la devise russe continue de se déprécier dans les semaines à venir. Pour sa part, le Premier ministre russe, Vladimir Poutine, a assuré que le gouvernement ferait le nécessaire pour éviter une chute drastique du rouble, comme ce fut le cas pendant la crise financière de 1998

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mardi 23 décembre 2008

Chute des commandes industrielles dans la zone euro

La Tribune.fr - 22/12/2008 à 14:00 - 107 mots

Les commandes à l'industrie ont chuté de plus de 4,5% au mois d'octobre par rapport à septembre.

Union européenne

Nouveau signe du ralentissement économique qui frappe la zone euro, touchée par la récession, les commandes industrielles continuent à plonger en Europe.

Au mois d'octobre, elles ont chuté de 4,7% par rapport au mois précédent, selon les données de l'office européen des statistiques Eurostat. Le recul atteint 15,1% sur douze mois.

Dans l'ensemble de l'Union européenne (U.E.), les commandes dans l'industrie ont reculé de 6,3% en octobre et de 17,9% sur un an.

Tous les pays sont touchés, l'Allemagne notamment mais aussi la France qui avait mieux résisté en septembre. Et tous les secteurs sont victimes de cette baisse : équipements de transports, machines, acier mais aussi textile ou électronique.

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La Chine baisse une nouvelle fois ses taux

Les taux chinois retombent à leur plus bas historique, niveau qu'ils avaient pendant la période 2002-2004 avant le fort décollage de l'économie chinoise.

Chine

La Chine n'échappe pas au ralentissement économique international, dépendante qu'elle est des exportations vers des Etats-Unis en récession. Sa croissance est repassée nettement sous la barre des 10%. Du coup, Pékin qui avait monté rapidement ses taux ces derniers mois pour éviter la surchauffe de son économie fait aujourd'hui le contraire.

La banque centrale chinoise a en effet annoncé ce lundi qu'elle réduisait ses taux d'intérêt, et ce pour la ciinquième fois consécutive. Elle les ramène à 5,31%, en baisse de 0,27 point, pour les prêts à un an et à 2,25% pour les dépôts. Les taux chinois retombent ainsi à leur plus bas historique, niveau qu'ils avaient pendant la période 2002-2004 avant le fort décollage de l'économie chinoise.

Pékin espère maintenant que la consommation intérieure va prendre le relais des exportations pour redonner du tonus à la croissance chinoise. Le ministère du commerce a ainsi annoncé ce lundi que les ventes de détail devraient avoir progressé de 21% cette année (elles étaient en hausse de 21,9% sur la période de janvier à fin novembre) avec un léger ralentissement prévu en décembre.

latribune.fr

Jouets, énergie : les dépôts de bilan se multiplient aux Etats-Unis

Ce lundi, deux grandes entreprises, le distributeur de jouets KB Toys et celui de produits pétroliers Flying J, se sont placés sous la protection du chapitre onze de la loi américaine sur les faillites.

etats unis

Dans ces derniers jours de 2008, les dépôts de bilan se multiplient aux Etats-Unis, traduits par le placement des entreprises sous le chapitre onze ("chapter eleven") de la loi fédérale sur les faillites qui leur permet de voir gelées leurs dettes mais les obligent à se restructurer.

Ce lundi et à quelques jours de Noël, c'est d'abord le distributeur de jouets KB Toys qui a déposé son bilan et avec lui ses 560 magasins. Le groupe croûlait sous plus de 500 millions de dollars de dettes, notamment à l'égard du groupe de jouets chinois Toy Island Manufacturing mais aussi peut-être de l'américain Mattel.

Mais cette journée a aussi vu le distributeur américain de produits pétroliers Flying J annoncer son dépôt de bilan en raison d'une crise de trésorerie. Le groupe avait réalisé en 2007 un chiffre d'affaires de plus de 16 milliards de dollars. Il est considéré comme l'une des vingt plus grosses entreprises américaines non cotées en Bourse.

Sans en être là, le groupe Catrepillar a annoncé à ses salariés la mise en place d'un plan de départs volontaires. Il viendra s'ajouter à la longue liste de suprressions d'effectifs déjà dévoilés aux Etats-Unis depuis plusieurs semaines.

latribune.fr

Les prix à la production en chute libre en novembre en France


Le mouvement de baisse des prix producteurs s'est amplifié en novembre en France avec un recul de 1,9%. C'est du jamais vu depuis près de dix ans.

drapo France 2

Le mouvement de baisse des prix producteurs s'est amplifié en novembre en France avec un recul de 1,9%, qui ramène à 1,6% la hausse sur un an. Le recul en novembre est sans précédent depuis que l'indice a commencé à être publié sur l'ensemble de l'industrie en janvier 1999, souligne l'Insee dans un communiqué.

La baisse des prix est surprenante par son ampleur puisque quatorze économistes interrogés par Reuters s'attendaient en moyenne à une baisse de 0,9% de l'indice des prix à la production (PPI) le mois dernier, comme en octobre. Du coup, sur un an, la hausse du PPI n'est plus que de 1,6% contre +4,3% en octobre. Les prix à la production avaient augmenté de façon continue entre décembre 2006 et août 2008 et ils baissent depuis en variation mensuelle.

Selon l'Insee, la baisse de novembre résulte principalement du recul des prix de l'énergie (-7,1% sur un mois), mais les prix ont aussi baissé dans les biens intermédiaires (-1,3%) et les industries agroalimentaires (-0,6%). Ils sont quasi stables dans les biens de consommation (-0,1%) et les biens d'équipement (-0,1%). Hors énergie et industries agroalimentaires, les prix baissent de 0,5% après un recul de 0,4% en octobre. En un an, ils ont progressé de 2,4%.

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Toyota devrait changer de patron prochainement

Akio Toyoda, petit-fils du fondateur du constructeur et actuel vice-président exécutif, devrait devenir directeur général de la compagnie au mois d'avril, croit savoir le quotidien nippon Asahi. Ce changement interviendrait alors que Toyota a annoncé qu'il allait enregistrer une perte d'exploitation de 150 milliards de yen (1,22 milliard d'euros) en 2008/2009.

Toyota

Akio Toyoda, petit-fils du fondateur de Toyota et actuel vice-président exécutif du constructeur automobile japonais, devrait prendre la direction générale de la compagnie au mois d'avril, rapporte ce mardi le quotidien nippon Asahi. Akio Toyoda connait bien le groupe puisqu'il a déjà en charge les activités de Toyota à l'étranger. Pour le quotidien nippon Asahi - qui ne cite pas ses sources - ce changement vise à améliorer les performances financières du constructeur. L'actuel patrondu groupe, Katsuaki Watanabe, dirige Toyota depuis juin 2005. Il ne devrait pas quiter le groupe pour autant puisqu'il deviendrait vice-président. Interrogé sur ce changement à la tête du constructeur, un porte-parole de Toyota a déclaré que "rien n'avait été décidé pour l'instant".

Cette annonce pas Asahi intervient au lendemain de la publication par Toyota d'un communiqué indiquant que le groupe allait enregistrer une perte d'exploitation en 2008/2009, exercice clos fin mars. Une première!. Et pour couronner le tout, le PDG du constructeur estime que Toyota connait une "situation d'urgence sans précédent".

Pour l'exercice qui se terminera fin mars prochain, Toyota prévoit donc désormais une perte d'exploitation de 150 milliards de yen (soit l'équivalent de 1,22 milliard d'euros), a annoncé son patron Katsuaki Watanabe lors d'une conférence de presse à Nagoya. Le groupe avait déjà ébranlé les marchés financiers le mois dernier en réduisant sa projection de résultat d'exploitation de 1.000 milliards de yen à 600 milliards, le résultat devant rester toutefois positif.

Si les nouvelles prévisions de Toyota se réalisent, ce sera la première fois que son compte d'exploitation tombe dans le rouge depuis qu'il a commencé à publier des résultats financiers, en 1940.

"L'environnement qui nous entoure est de plus en plus difficile. C'est une situation d'urgence sans précédent", a déclaré Katsuaki Watanabe. Toyota a en outre divisé par plus de dix sa précédente prévision de bénéfice net, qui ne datait que de fin octobre. Il ne prévoit plus pour cette année que 50 milliards de yen, au lieu de 550 milliards.

En raison de la chute du marché automobile aux Etats-Unis, en Europe et au Japon, les ventes de Toyota ne devraient s'élever lors de cet exercice qu'à 7,54 millions de véhicules dans le monde, contre 8,913 millions en 2007-2008.

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lundi 22 décembre 2008

La confiance des consommateurs allemands deux fois plus basse qu'il y a un an

La Tribune.fr - 22/12/2008 à 10:33 - 115 mots

L'indice de l'institut Gfk qui mesure le moral des consommateurs allemand a stagné. Il s'établit à 2,1 pour janvier, mettant fin à trois mois de hausse.

Allemagne

Menacés par la récession, les consommateurs allemands n'ont pas vraiment la "pêche". Leur moral, calculé chaque mois en vue du mois suivant par l'institut Gfk, a stagné pour janvier à 2,1, son niveau révisé de décembre.

Les trois mois précédents, il avait connu une légère reprise, portée par le coup de frein à la hausse des prix, notamment outre-Rhin, qui redonnait un peu d'oxygène au pouvoir d'achat des Allemands.

A ce niveau de 2,1, il est plus de deux fois inférieur à son score de décembre 2007, à savoir 4,7. En outre, le niveau des perspectives de revenus des consommateurs germaniques et de leurs attentes vis à vis de la conjoncture est au plus bas depuis 1991.

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vendredi 19 décembre 2008

Le PIB américain pourrait reculer de 4% à 5% au quatrième trimestre

Selon le président de la Réserve fédérale de Dallas, Richard Fisher, le Produit intérieur brut (PIB) américain pourrait se contracter de 4 à 5% en rythme annuel au quatrième trimestre.

Etats-Unis

Habitué des déclarations alarmistes, Richard Fisher a estimé ce jeudi que l'économie américaine pourrait se contracter de 4 à 5% en rythme annuel au quatrième trimestre. Le Produit intérieur brut (PIB) américain avait déjà reculé de 0,5% au troisième trimestre, son plus fort repli depuis le troisième trimestre 2001, marqué par les attentats du 11 septembre.

L'activité "devrait se contracter encore au moins pendant la première moitié de l'année prochaine", a rajouté le président de la Réserve fédérale de Dallas. Dans ce contexte, il a plaidé pour un plan de relance budgétaire afin de compléter la politique d'assouplissement monétaire de la Fed. Cette dernière a abaissé ce mardi son taux directeur à son plus bas niveau historique, au sein d'une marge de fluctuation allant de 0 à 0,25%.

Ce plan de relance devrait être lancé dès l'investiture de Barack Obama, le 20 janvier prochain. Le futur président américain et son équipe travaillent actuellement avec le Congrès sur les modalités de ce plan, déjà annoncé comme sans précédent depuis la crise des années 30. Selon Bloomberg, il pourrait s'élever à 850 milliards de dollars, soit 6% du PIB américain, dépassant ainsi les préconisations de Fonds monétaire international.

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Le baril tombe à 36 dollars malgré la baisse historique de la production de l'Opep

Le baril de pétrole poursuit sa chute à New York, passant brièvement sous les 36 dollars, au plus bas depuis quatre ans. La baisse de la production de l'Opep n'a donc pas inversé la tendance baissière.

pétrole

Les analystes doutaient de la capacité de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) d'inverser la tendance baissière observée sur les cours du brut depuis leurs sommets atteints le 11 juillet à 147 dollars le baril. Il ne s'était pas trompés. Alors que le cartel a décidé mercredi d'abaisser sa production journalière de 2,2 millions de barils (la plus forte baisse depuis l'introduction du système des quotas de production en 1982), le prix du baril est tombé à New York à son plus bas niveau depuis quatre ans, repassant temporairement sous la barre des 36 dollars.

A la clôture du New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de "light sweet crude" pour livraison en janvier perdait ainsi 3,84 dollars à 36,22 dollars. Il a touché en séance 35,98 dollars, son plus bas depuis juin 2004. Le mouvement baissier est accentué par le fait qu'il s'agit de l'avant dernier jour de cotation de ce contrat. Le baril pour livraison en février perdant de son côté moins de 2 dollars. A Londres, le Brent de la mer du Nord a reculé de 2,17 dollar à 43,36 dollars le baril.

Si la baisse des quotas de l'Opep était acquise, les marchés spéculaient sur son ampleur. Globalement, les marchés anticipaient un abaissement de 2 millions de barils par jour. Mais mercredi matin, plusieurs rumeurs de marché faisaient état d'une baisse de 2,5 millions de barils par jour de la production du cartel, qui représente environ 40% de l'offre mondiale en pétrole. Les analystes doutent cependant que cette décision puisse inverser durablement la tendance.

D'autant que l'Opep estime que la demande mondiale de pétrole devrait reculer cette année et l'an prochain. Pour 2008, "la demande de pétrole a été réduite d'une estimation initiale de hausse de 1,3 million de barils par jour (mbj) à un recul de 0,1 mbj" pour s'établir à 85,83 mbj, table le cartel dans son rapport mensuel de décembre. Et "la dégradation de l'économie dans les pays de l'OCDE réduira selon les estimations la demande mondiale totale de pétrole en 2009 de 0,15 mbj, soit 0,2%, à 85,7 mbj".

Dans son estimation publiée la semaine dernière, l'Agence internationale de l'énergie (AIE) avait elle aussi pronostiqué une baisse de la demande de pétrole en 2008, la première depuis 25 ans. L'AIE tablait sur une baisse de 0,2 million de barils par jour de la consommation cette année, estimant en revanche que la demande se redressera de 0,5 million de barils par jour l'an prochain.

Par ailleurs, l'Opep souhaite une baisse comprise entre 500.000 et 600.000 barils par jour de la production des pays non membres. Quatre pays producteurs non membres de l'Opep ont été invités à la réunion convoquée mercredi à Oran: la Syrie, Oman, l'Azerbaïdjan et surtout la Russie, au coude à coude avec l'Arabie Saoudite pour la place de premier producteur mondial. Le vice-Premier ministre russe Igor Setchine a indiqué que son pays pourrait réduire son offre de 320.000 barils par jour.

Autre nouvelle sur les marchés: les stocks américains en produits pétroliers. Ces derniers ont progressé plus fortement qu'attendu. Les réserves de pétrole brut ont ainsi augmenté de 500.000 barils la semaine dernière, à 321,3 millions. Les analystes ne tablaient que sur une hausse de 300.000 barils. Les stocks d'essence ont grimpé de 1,3 million de barils, contre une progression de 1,4 million escomptée par le marché.

Surtout, les stocks en produits distillés (gazole et fioul de chauffage) ont progressé de 2,9 millions de barils alors que le consensus attendait une hausse de 1,4 millions. Ces stocks sont de plus en plus suivis à l'approche de l'hiver, qui se traduit par une augmentation de la demande en fioul de chauffage aux Etats-Unis.

Côté demande, les Américains ont consommé 19,6 millions de barils par jour de produits pétroliers en moyenne sur les quatre dernières semaines, soit une baisse de 4,9% comparé à un an plus tôt. La consommation d'essence a notamment fléchi de 2,7% et celle de produits distillés de 4,5%. Enfin, les raffineries américaines ont ralenti leur cadence, fonctionnant à 84,1% de leurs capacités contre 87,4% la semaine précédente.

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