La Tribune.fr - 05/12/2008 à 07:34 - 329 mots
Le baril de pétrole est repassé sous les 43 dollars en Asie ce vendredi matin. Des niveaux qui n'avaient plus été atteints depuis presque quatre ans. Et Merrill Lynch estime que le brut pourrait tomber à 25 dollars l'an prochain.

Rien ne semble en mesure de pouvoir enrayer le repli des cours du pétrole. Une tendance baissière qui se poursuit encore ce vendredi dans les échanges électroniques en Asie. Ses prix pourraient encore chuter selon des analystes en raison de signes supplémentaires selon lesquels le retournement de l'économie risque d'être fort et prolongé. Merrill Lynch estime ainsi que le brut pourrait passer sous les 25 dollars l'an prochain si le ralentissement économique mondial venait à toucher la Chine, dont la forte demande en produits pétroliers a joué un rôle important dans l'envolée des cours jusqu'au début du mois de juillet. Le baril avait alors touché son plus haut niveau historique, au-delà des 147 dollars.
Le marché guette maintenant la barre psychologique des 40 dollars le baril. Ce matin, le contrat janvier sur le brut léger américain
gagnait 23 cents, soit 0,53%, à 43,90 dollars le baril, après avoir perdu plus de 6% jeudi pour finir à 43,67 dollars à New York.
Le Brent prenait 2 cents, soit 0,05%, à 42,30 dollars. Jeudi, ce contrat avait perdu 3,16 dollars à 42,28 dollars à Londres, pour s'établir également au plus bas depuis janvier 2005.
Mercredi, les cours du pétrole étaient temporairement repassés dans le vert après un recul inattendu des stocks américains en produits pétroliers, qui ont baissé la semaine dernière, pour la première fois depuis plus de deux mois. Un repli surprise alors que les marchés tablaient sur une dixième semaine consécutive de hausse. Mais les craintes sur la croissance économique, et donc sur la demande mondiale en produits pétroliers, avaient vite repris le dessus.
Et les analystes commencent à douter de la capacité de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) d'inverser la tendance en jouant sur ses quotas. Le cartel, qui a tenu une réunion d'urgence ce week-end, se réunira à nouveau le 17 décembre prochain à Oran. Il optera pour une nouvelle baisse de sa production. Reste en à déterminer l'ampleur. L'Opep a déjà indiqué qu'elle serait "substantielle", sans avancer de chiffre.
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