vendredi 30 janvier 2009

Les chiffres du chômage s'emballent en Allemagne

Le taux de chômage a grimpé en janvier plus fortement que redouté, en se se hissant à 8,3% contre 7,4% en décembre. Il s'agit de la plus forte progression depuis presque quatre ans.

Allemagne

La crise s'est abattue sur le marché de l'emploi en Allemagne. Le taux de chômage a grimpé en janvier plus fortement que redouté, selon des chiffres diffusés jeudi par l'Agence fédérale pour l'emploi. Le taux de chômage brut, qui fait référence dans le débat public, s'est hissé à 8,3% contre 7,4% en décembre. La première économie européenne comptait 3,49 millions de sans emploi en janvier, soit 387.000 de plus que le mois précédent.

Certes, la rigueur de l'hiver, qui gèle l'activité dans certains secteurs comme le bâtiment a joué un rôle négatif. Mais l'effondrement des exportations, et dans la foulée les mesures de chômage partiel décidées chez les géants industriels Daimler, BMW, ThyssenKrupp ou BASF commencent à laisser leur marque sur un marché du travail qui avait déjà commencé à se retourner en décembre, après avoir bien résisté à la récession. Les intentions d'embauche se sont réduites à la portion congrue, avait révélé récemment le climat des affaires Ifo. Et même SAP, le numéro un mondial du progiciel et champion des embauches depuis des décennies, a annoncé mercredi pour la première son histoire un plan mondial de suppressions d'emplois de 3.300 personnes en 2009.


"Le ralentissement économique a atteint maintenant le marché du travail", a reconnu Frank Weise. En données corrigés des variations saisonnières, jugées plus fiables par les économistes, le nombre de chômeurs a augmenté de 56.000, soit nettement plus que le consensus des économistes sondés par l'agence Dow Jones Newswires (+34.000). Il s'agit de la plus forte progression depuis presque quatre ans, souligne Jennifer McKeown, analyste chez Capital Economics. "Le marché du travail n'en est qu'au début de ses ajustements à la faiblesse conjoncturelle", rappelle Jörg Lüschow de WestLB, et la tendance négative devrait se poursuivre cette année et jusqu'en 2010.

Source AFP

Etats-Unis : la récession s'intensifie

Les commandes de biens durables ont diminué en décembre de 2,6%, ce qui est plus que prévu, après la forte baisse de novembre, désormais estimée à 3,7%. Les inscriptions hebdomadaires au chômage reste au plus haut depuis 26 ans. Et les ventes de maisons neuves ont atteint leur plus bas niveau historique.

Etats-Unis

Les commandes de biens durables ont reculé en décembre pour le cinquième mois de suite, selon les chiffres publiés jeudi par le département du Commerce, qui soulignent l'ampleur de la récession économique à l'oeuvre aux Etats-Unis.

Les commandes de biens censés durer plus de trois ans ont diminué de 2,6%, ce qui est plus que prévu, après la forte baisse de novembre, désormais estimée à 3,7% au lieu de 1,5% annoncée à l'origine. La chute de 8,5% du mois d'octobre avait été la plus forte sur un mois depuis celle de 14% enregistrée en juillet 2000. Pour décembre, le marché attendait un recul de 2%.

Sur l'ensemble de 2008, les commandes de biens durables ont baissé de 5,7%, ce qui est le deuxième plus important repli depuis 2001, contre une hausse de 1,3% en 2007. Hors matériel de transport, les commandes de décembre sont en baisse de 3,6% après avoir reculé de 1,7% en novembre mais les commandes de matériel de transport ont augmenté de 0,6%.

Hausse des inscriptions au chômage

Le nombre de nouveaux chômeurs reste au plus haut depuis plus de 26 ans aux Etats-Unis, où 588.000 nouvelles demandes d'allocations ont été enregistrées dans la semaine close le 20 janvier, selon les données officielles corrigées des variations saisonnières publiées jeudi. Ce chiffre est supérieur aux attentes des analystes, qui tablaient sur 575.000 nouvelles inscriptions au chômage. Le département du Travail américain, qui publie cette statistique, a revu en légère baisse son chiffre pour la semaine précédente, à 585.000, au lieu des 589.000 annoncés.

Chute des ventes de maisons neuves, au plus bas historique

Les ventes de logements neufs aux Etats-Unis ont atteint un plus bas historique, chutant de 14,7% en décembre par rapport au mois précédent. Elles se sont établies à 331.000 unités (en rythme annuel), à leur plus bas niveau depuis la création de cette statistique en 1963. Les analystes tablaient de leur côté sur 400.000 ventes. Le repli de près de 15% est le plus important enregistré depuis 1994. Les ventes du mois de novembre ont par ailleurs été revues en baisse, à 388.000 contre 407.000 lors de la première estimation. Sur l'ensemble de 2008, les ventes de logements neufs ont chuté de 37,8%, pour s'établir à 482.000, au plus bas depuis l'année 1982.

Le stock des logements neufs à vendre a reculé de 10,1% par rapport au mois précédent, s'établissant à 357.000 unités en décembre, au plus bas depuis septembre 2003. Par rapport à décembre 2007, il est en chute de 27,7%, un taux qui constitue lui aussi un record. Vu la faiblesse de la demande, cela représente encore 12,9 mois de commercialisation au rythme des ventes de décembre, la durée la plus élevée depuis 1963. Le prix médian de vente a continué de reculer, de 6,0% par rapport au mois précédent, pour tomber à 206.500 dollars, au plus bas depuis décembre 2003.

latribune.fr

Le plan de relance français définitivement adopté

Le parlement français a définitivement adopté jeudi soir le plan de relance économique de 26 milliards d'euros qu'avait présenté Nicolas Sarkozy le 4 décembre dernier.

assemblée nationale

Après les députés, ce mercredi après-midi, les sénateurs ont entériné à leur tour en séance de nuit les deux textes constituant le plan de relance mis au point la veille par une commission mixte paritaire (CMP) Assemblée-Sénat. Les groupes UMP et du Nouveau centre (NC) ont voté pour ces deux projets de loi. Les socialistes, les radicaux de gauche, les communistes et les Verts ont voté contre.

Ce vote est intervenu quelques heures après les diverses manifestations à travers tout le pays dans le cadre de la journée nationale d'action en faveur de l'emploi et du pouvoir d'achat. Le plan de relance de l'économie, présenté au parlement par Patrick Devedjian, ministre de la Relance, et Eric Woerth, ministre du Budget, est composé d'un projet de loi "pour l'accélération des programmes de construction et d'investissement public et privés" et d'un projet de loi de finances rectificative -"collectif budgétaire"- pour 2009.

"Nous allons disposer d'une boite à outils "plan de relance"", a expliqué Patrick Devedjian. "Ce plan permet à la France de disposer des armes nécessaires pour lutter contre la crise dans les délais les plus courts", a déclaré de son côté Eric Woerth. Le "collectif budgétaire" pour 2009 propose une avance de trésorerie aux collectivités locales, ouvre des crédits supplémentaires à hauteur de 10,5 milliards d'euros en autorisations d'engagement et de 9,8 milliards d'euros de crédits de paiement.

Il autorise l'Etat à accorder sa garantie dans le cadre de grands projets d'équipement et d'infrastructure dans la limite d'un plafond global de 10 milliards d'euros. Enfin, il tire les conséquences de ces dispositions sur l'équilibre prévisionnel du budget 2009 qui voit ainsi son déficit s'alourdir pour atteindre 86,763 milliards d'euros.

La CMP a retenu un amendement de l'Assemblée qui permet, jusqu'au 1er janvier 2011, pour les ménages gagnant jusqu'à 45.000 euros par an, de cumuler l'éco-prêt à taux zéro et le crédit d'impôt "développement durable" plus communément appelé crédit impôt "chaudière".

Le second texte propose de simplifier les procédures d'éxécution des programmes d'investissement et vise à donner plus de souplesse aux procédures d'autorisation de constructions de logements et à faciliter les programmes d'investissements publics et privés. Plusieurs amendements concernant ce texte, "pour l'accélération des programmes de construction et d'investissements", ont été retenus comme celui qui raccourcit les délais pour les fouilles archéologiques préventives en cas de chantiers.

En revanche, la CMP a écarté deux amendements concernant le secteur sportif votés par le Sénat avec le soutien du gouvernement, celui qui proposait de donner un feu vert rapide à la construction d'un circuit de Formule 1 dans les Yvelines, et celui qui visait à accélérer le projet de grand stade de l'Olympique lyonnais (OL) à Decize dans le Rhône.

Par ailleurs, dans le cadre de ce plan de relance, le parlement a également adopté définitivement le projet de loi de programmation des finances publiques pour les années 2009 à 2012.

latribune.fr

La gravité de la récession se confirme au Japon, la Bourse de Tokyo déprimée

Chute record de la production, brusque hausse du chômage, consommation en chute libre: une nouvelle série d'indicateurs catastrophiques a confirmé vendredi la gravité de la récession au Japon. A la Bourse de Tokyo, le Nikkei a abandonné plus de 3% à la clôture.

Japon 2

Selon des statistiques officielles, la production industrielle au Japon s'est effondrée de 9,6% en décembre sur un mois -un nouveau record historique-, le taux de chômage a bondi d'un demi point de pourcentage à 4,4%, la consommation des ménages a accéléré sa dégringolade entamée il y a dix mois (-4,6%) et le retour à la déflation se confirme dans la deuxième économie mondiale, les prix à la consommation n'ayant augmenté que de 0,2% sur un an. Tous ces chiffres se sont avérés bien plus mauvais que les prévisions des économistes.

Ils viennent s'ajouter aux résultats catastrophiques que les sociétés annoncent, notamment ce vendredi par Honda, Fujistu ou Hitachi

Selon le gouvernement, on comptait fin décembre au Japon un total de 2,7 millions de chômeurs, soit 390.000 ou 16,9% de plus qu'un an plus tôt. Et la plupart des économistes pronostiquent une aggravation de la tendance en 2009. La production industrielle, plombée par l'automobile et l'électronique, a pour sa part battu un record de baisse pour le deuxième mois d'affilée, et le gouvernement prévoit de nouvelles fortes contractions en janvier et février.

"Je n'ai jamais vu une chute de la production aussi brutale. Le problème est très sérieux", a déclaré le ministre de la Politique économique et budgétaire, Kaoru Yosano, ajoutant qu'il était impossible de dire quand la situation s'améliorera. "Ces chiffres sont très mauvais", a estimé Hiroshi Shiraishi, économiste chez BNP Paribas, cité par l'Agence France presse (AFP).

Le Japon est entré en récession depuis le troisième trimestre 2008. Les économistes prévoient pour la plupart que la chute du produit intérieur brut (PIB) dépassera les 10% en rythme annuel au quatrième trimestre 2008. La Banque du Japon a averti pour sa part que cette sévère récession durera deux ans.
Les industries japonaises sont frappées de plein fouet par l'appréciation galopante du yen face au dollar et à l'euro, qui déprime des exportations déjà affectées par l'effondrement de la demande en Amérique du Nord, en Europe et en Asie. Les exportations japonaises ont ainsi connu en décembre une chute record de 35%, selon des statistiques publiées le 22 janvier.

L'Indice Nikkei déprimé

La Bourse de Tokyo a chuté de plus de 3% vendredi, affectée par cette série d'indicateurs économiques et de nouvelles catastrophiques pour l'économie japonaise, par le recul de Wall Street et par une vague de prises de bénéfices après les fortes hausses des derniers jours. A la clôture, l'indice Nikkei cède 257,19 points (-3,12%) à 7.994,05 points. L'indice élargi Topix de tous les titres du premier tableau lâchait pour sa part au même moment 24,44 points (-2,99%) à 794,03 points.

latribune.fr

jeudi 29 janvier 2009

La Fed maintient sa fourchette de taux de 0% à 0,25%

La banque centrale américaine souligne vouloir maintenir pendant un certain temps les taux à un tel étiage afin de soutenir l'économie.

Réserve fédérale Fed

Les taux d'intérêt restent à leur niveau historiqument bas aux Etats-Unis juste après l'intronisation de leur nouveau président, le 44ème, Barack Obama. Leur banque centrale, la Fed, Réserve fédérale, vient d'annoncer mercredi le maintien de son taux directeur dans une fourchette allant de 0% à 0,25%.

La Fed souligne vouloir continuer à stimuler l'économie, y compris, s'il le faut, par des achats importants de bons du trésor à long terme.

La Réserve fédérale souligne qu'il faut s'attendre à ce que les taux restent pendant un certain temps à ce niveau très bas alors que la récession menace la planète, non seulement aux Etats-Unis et en Europe mais aussi un peu partout, le Fonds monétaire international (FMI) ayant de nouveau abaissé ses prévisions pour l'économie mondiale, proche de la croissance zéro.

Du coup, les grandes firmes, américaines notamment, ne cessent d'annoncer des licenciements massifs. Boeing vient ainsi d'afficher son projet de supprimer 10.000 postes.

latribune.fr

Le plan de relance Obama voté par la Chambre des représentants

Le plan de 819 milliards de dollars pour relancer l'économie américaine a obtenu une majorité chez les députés américains. Barack Obama appelle le Sénat à se prononcer rapidement.

etats unis

La Chambre des représentants américaine a adopté mercredi soir un gigantesque plan de relance économique de 819 milliards de dollars, activement soutenu par le président Barack Obama, mais sans les voix des républicains.
Après l'adoption du plan par 244 contre 188 voix, le président Obama a appelé le Sénat à se prononcer rapidement en faveur du projet qui vise à créer ou sauvegarder trois à quatre millions d'emplois. La Chambre haute pourrait voter la semaine prochaine.
"Le plan va à présent au Sénat, et j'espère que nous pourrons continuer à renforcer ce plan avant qu'il n'arrive sur mon bureau", a dit M. Obama dans un communiqué.
"Mais ce que nous ne pouvons pas faire, c'est traîner les pieds et permettre que les mêmes divergences partisanes se mettent en travers de notre route", a-t-il estimé après l'adoption du plan qui n'a attiré aucune voix républicaine.
"Nous devons agir avec rapidité et avec audace pour remettre les Américains au travail, et c'est précisément ce que ce plan commence à faire", a ajouté M. Obama.
Peu avant ce vote, un projet de plan de relance alternatif proposé par les républicains a été rejeté par 266 voix contre 170. Les républicains souhaitaient plus d'allégements fiscaux et moins de dépenses publiques.
M. Obama avait, avant même son investiture la semaine passée, payé de sa personne, en se rendant au Capitole pour rallier le plus grand nombre possible de républicains au plan élaboré par les démocrates.
Le refus des républicains de la Chambre de se rallier au texte, laisse présager d'un climat politique plutôt tendu à Washington alors que le calendrier législatif s'annonce chargé.
L'adoption du plan de relance dans une chambre à majorité démocrate renforcée depuis les élections du 4 novembre, ne faisait aucun doute.
Mais M. Obama avait souhaité rallier le vote républicain afin de tenir sa promesse de gouverner large, et de donner une caution politique à un plan qui devra rapidement prouver son efficacité à tous ceux qui doutent de lui.
Mercredi matin, il avait donné un dernier coup de collier en faveur de l'adoption du plan en réunissant à la Maison Blanche une douzaine de patrons de grandes entreprises, pour réaffirmer l'urgence de la situation et tenter de convaincre les républicains de la validité du plan.
Par ailleurs, M. Obama a passé plusieurs heures avec les républicains mardi au Congrès.
Le président et les siens sont intervenus auprès des démocrates pour qu'ils renoncent à certaines dispositions que les républicains qualifiaient d'argent mal employé. Ils se sont dits ouverts à la contribution des républicains.
Mais, dans l'après-midi, la présidente de la Chambre des représentants Nancy Pelosi avait déclaré que les démocrates ne feraient pas de "compromis" avec les républicains sur le plan de relance.
Le "Plan de relance et de réinvestissement américain de 2009" a été élaboré par les démocrates du Congrès en collaboration avec l'équipe économique de la Maison Blanche.
Il est constitué pour environ 275 milliards d'allègements fiscaux devant inciter à la consommation et à l'investissement, et, pour le reste, de dépenses dans des chantiers publics, des aides aux gouvernements locaux ou des mesures sociales.
Le Sénat dispose de sa propre version du texte, sur lequel plusieurs commissions de sénateurs ont commencé à plancher.
Les deux chambres devront ensuite s'entendre sur un texte de compromis.
Les leaders démocrates se sont engagés à envoyer le texte final à la Maison Blanche pour promulgation avant les vacances parlementaires qui commencent à la mi-février.

source AFP

Immobilier : fort ralentissement de la distribution de crédit en 2008

Le ralentissement économique a eu un effet direct sur la distribution de crédits immobiliers en France, qui a reculé de 17,3% l'an dernier par rapport à 2007.

immobilier France

La crise aidant, la distribution de crédits immobiliers a fortement reculé en France en 2008, selon une étude de Crédit Logement publiée ce mardi. Pour l'ensemble de l'année dernière, la production des offres acceptées de crédits immobiliers aux particuliers, avec un total de 140 milliards d'euros, marque un recul de 17,3% par rapport à 2007 (170,2 milliards), en raison de la restriction de l'offre de prêts de la part des banques, victimes de la crise financière mondiale.

La chute est plus sensible pour les logements neufs (-19,9%) que dans l'ancien (-17,8%) et que pour les travaux de rénovation (-13,8%).

Ce renversement de tendance survient après une explosion de ces crédits depuis le début du siècle qui avait contribué à la bonne tenue du marché immobilier en France: 70,8 milliards d'euros en 2001, 87,3 en 2003, 143,7 en 2005 et le record de 170,2 en 2007.

L'année 2009 devrait enregistrer une nouvelle chute avec un total compris entre 120 et 130 milliards d'euros, ce qui dans ce dernier cas ramènerait la distribution de crédits au niveau de l'année 2004, selon Michel Mouillart, professeur d'économie à l'Université Paris X-Nanterre, cité par l'AFP, l'Agence France Presse.

latribune.fr

mercredi 28 janvier 2009

Etats-Unis : la confiance des consommateurs au plus bas, recul sans précédent des prix de l'immobilier

La Tribune.fr - 27/01/2009 à 15:05 - 301 mots

L'indice de confiance des consommateurs américains a touché un plus bas sans précédent en janvier. De leur côté, les prix des logements aux Etats-Unis ont enregistré en novembre une nouvelle baisse record, chutant de 18,2% sur un an, selon l'indice S&P/Case-Shiller.

Etats-Unis

L'indice de confiance du consommateur américain a touché un plus bas sans précédent en janvier, ce qui s'explique par l'aggravation du chômage et les déboires du secteur immobilier. L'indice de la fédération patronale Conference Board ressort à 37,7 contre 38,6 (38 en première estimation) en décembre, alors que le consensus le donnait à 39.

"Les consommateurs restent pessimistes quant à l'état de l'économie", a commenté Lynn Franco, directrice du centre d'études du Conference Board, citée par Reuters. "Tant qu'il n'y aura pas une amélioration sensible des indices des anticipations, on ne pourra pas dire que le pire est passé".

L'indice des anticipations est tombé à 43 contre 44,2 (43,8) le mois précédent. Pourtant, le nombre de sondés jugeant qu'un emploi est difficile à trouver a légèrement diminué (à 41,1 contre 41,5) mais le nombre de sondés anticipant une hausse de leur revenu a pareillement fléchi, à 10 contre 12,7. Seuls 13,3% des sondés pensent que les conditions d'activité des entreprises s'amélioreront dans les six mois qui viennent, chiffre sans grand changement par rapport aux 13,4% de décembre.

De leur côté, les prix des maisons individuelles aux Etats-Unis ont chuté de 18,2% en novembre par rapport au même mois de 2007, une baisse sans précédent comme c'était déjà le cas en octobre, montre ce mardi l'enquête mensuelle Standard & Poor's/Case-Shiller, qui confirme que le marché immobilier américain traverse une profonde récession.

L'indice composite calculé sur la base de vingt zones métropolitaines affiche un recul de 2,2% sur un mois. La baisse enregistrée sur un an est légèrement plus faible que celle anticipée par les économistes qui attendaient un recul de 18,4 à 18,9%.

"La chute libre des prix dans l'immobilier résidentiel a continué tout au long du mois de novembre 2008", a commenté dans un communiqué David M. Blitzer, président du comité des indices de Standard & Poor's.

latribune.fr

Le pétrole repart fortement à la baisse avant les stocks américains

Les cours du brut ont perdu plus de 4 dollars à New York, an attendant la publication des stocks américains. Les mauvais chiffres américains ont ravivé les inquiétudes sur le niveau de la demande

pétrole

Les cours du pétrole ont nettement reculé ce mardi, après avoir frôlé lundi la barre des 50 dollars en raison du respect strict des quotas de production des membres de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep). A la clôture du New York Mercantile Exchange, le baril de "light sweet crude" chutait ainsi 4,15 dollars, à 41,58 dollars. Sur l'Intercontinental Exchange, le Brent de la mer du Nord reculait de 2,95 dollars, à 44,01 dollars le baril.

Les marchés réagissent notamment au repli du moral des consommateurs américains. L'indice de l'institut de conjoncture privé du Conference Board a touché son plus bas niveau depuis sa création en 1967, à 37 en janvier. Les marchés tablaient sur un chiffre de 39, en légère hausse par rapport au mois précédent. Cet indicateur ravive les craintes sur la demande, à la veille de la publication des stocks pétroliers américains, qui avaient progressé plus fortement que prévu lors de la semaine achevée le 18 janvier.

Les investisseurs estiment ainsi que la demande pourrait rester supérieure à l'offre malgré les efforts entrepris par les pays membres de l'Opep pour appliquer rigoureusement leurs quotas de production. Un respect des quotas qui a surpris les marchés, provoquant un rebond des cours ces derniers jours. D'autant que le nouveau président du cartel a indiqué qu'une nouvelle baisse de la production pourrait être décidée le 15 mars lors de la prochaine réunion de l'organisation.


L'Institut français du pétrole table sur un baril à 30/40 dollars en 2009
L'institut français du pétrole (IFP) estime que le prix du pétrole brut devrait s'établir entre 30 et 40 dollars le baril en 2009. Il pourrait monter à 60 dollars en fin d'année. L'IFP s'attend à un recul de 0,3% de la demande mondiale de pétrole (après une baisse de 0,6% en 2008) sous l'effet de la crise économique. "Cela serait la première fois depuis 1982-83 que la demande mondiale baisserait deux années de suite", a expliqué Olivier Appert, président de l'IFP. De leur côté, "les prix à la pompe ne devraient pas connaître d'évolution significative", car les mouvements de prix sont amortis par la fiscalité (les taxes représentent 74% du prix de l'essence sans plomb 95 et 62% du prix du gazole en France).

latribune.fr

Stabilité du moral des consommateurs allemands pour février

Malgré la récession, le moral des consommateurs allemands reste stable, soutenu par le repli de l'inflation et les espoirs liés au deuxième plan de relance conjoncturel de Berlin, selon l'institut GfK.

Allemagne

Le sentiment du consommateur allemand est demeuré stable en février, grâce surtout à la baisse des coûts de l'énergie et même si la conjoncture économique inquiète, a annoncé le consultant GfK ce mercredi.

L'indice de l'institut de Nuremberg, calculé sur un échantillon de 2.000 consommateurs, ressort inchangé à 2,2 en février, contre un consensus annoncé par Reuters de 2.

L'inclination à acheter donne une composante de 15,5 en janvier contre -6,3 en décembre. La composante des anticipations de revenu a, à l'inverse, reculé à -20,5 en janvier, contre -15,4 le mois précédent, et la composante des anticipations sur l'activité des entreprises a diminué à -32,9 contre -32,4.

Cet indice GfK est publié après le regain inattendu de confiance des entrepreneurs du pays pour les six prochains mois, mesuré par l'indice Ifo, et une nette remontée du moral des milieux financiers allemands, selon l'indice ZEW. L'effet positif de la consommation sur l'économie "va dépendre de l'impact de la crise sur le marché du travail", rappelle l'institut.

Par ailleurs, le nouveau plan allemand de relance de l'économie, d'un volume de 50 milliards d'euros, voté mardi par le gouvernement d'Angela Merkel, devrait aussi jouer en faveur de la consommation cette année, selon lui.

Enfin, les chiffres préliminaires de l'inflation outre-Rhin, publiés par plusieurs Länder ce mercredi, sont venus confirmer la tendance à la baisse de la hausse des prix. En Hesse, les prix ont augmenté de 0,8% en janvier sur un an, soit le plus faible taux d'inflation de la région depuis mai 2005. Sans tenir compte des prix de l'énergie domestique, l'inflation aurait seulement augmenté de 0,2%, a calculé l'Office régional des statistiques. A l'Est du pays, les prix ont également faiblement augmenté de 0,9% en janvier sur un an dans le Brandebourg, et de 1,2% en Saxe.

Sur le mois, les prix ont reculé de 0,3% en Hesse, de 0,5% dans le Brandebourg et en Saxe, notamment en raison des soldes après les fêtes.

latribune.fr

France : le moral des ménages toujours bas, perspectives sombres pour l'industrie

La Tribune.fr - 28/01/2009 à 08:49 - 374 mots

Tout en restant très bas, le moral des ménages français s'est très légèrement amélioré en janvier, selon l'Insee. Par ailleurs, les demandes globale et étrangère adressées à l'industrie française ont encore nettement chuté au quatrième trimestre et un nouveau recul est anticipé par les entreprises en janvier-mars.

drapeau France

Le moral des ménages a remonté de 3 points en janvier mais reste à "un niveau très bas", l'indicateur qui le mesure s'établissant à -41 en données corrigées (CVS), a annoncé l'Insee mercredi. Le moral des ménages avait touché en octobre un plancher historique à -47 points. En janvier, quatre des cinq composantes de cet indicateur ont évolué favorablement, relève l'Insee.

Les ménages français sont plus nombreux à penser que le niveau de vie en France s'est amélioré au cours des mois précédents même si leur sentiment sur les perspectives d'évolution du niveau de vie en France "reste stable à un niveau faible", indique l'institut. Leur opinion sur la situation financière passée continue de s'améliorer tandis que celle sur la situation financière future des ménages progresse un peu. Et ils sont plus nombreux à juger opportune la possibilité faire des achats importants.

En revanche, l'opinion des ménages concernant l'évolution du chômage se détériore de nouveau en décembre, de même que leur situation financière actuelle, en léger repli. Tout en étant plus nombreux à estimer que le moment est favorable pour épargner, les ménages sont ainsi un peu plus pessimistes sur leur capacité future à épargner.

Par ailleurs, selon l'enquête trimestrielle de conjoncture dans l'industrie publiée ce mercredi aussi par l'Insee, l'indicateur qui mesure l'évolution prévue de la demande globale pour l'industrie manufacturière a chuté à -42 contre -30 dans la précédente enquête d'octobre, et -9 en juillet. Pour la demande étrangère, il tombe à -44 contre -24 en octobre et -4 en juillet.

La proportion d'entreprises manufacturières mentionnant des goulots de production a continué de reculer et le taux d'utilisation des capacités a diminué à 75,8% contre 82,2% dans l'enquête d'octobre.

Selon les chefs d'entreprise interrogés (environ 4.000), la baisse des effectifs industriels s'est de nouveau accentuée au cours du quatrième trimestre et, au vu de leurs anticipations, "elle s'intensifierait encore au cours des trois prochains mois".

L'enquête trimestrielle de l'Insee complète, notamment sur la demande et les facteurs de production, l'enquête mensuelle publiée le 23 janvier et qui faisait état d'une stabilisation de la confiance des industriels à un niveau bas. L'indicateur du climat des affaires s'est ainsi maintenu à 73, un chiffre meilleur qu'attendu mais qui reste le plus bas depuis la création de cette enquête en 1976.

latribune.fr

mardi 27 janvier 2009

Le FMI va réduire drastiquement ses prévisions de croissance

Le Fonds monétaire international (FMI) devrait annoncer en milieu de semaine que la croissance mondiale, cette année, ne devrait pas dépasser 0,5%, avant de remonter à 3% en 2010.

FMI

Le Fonds monétaire international (FMI) a revu à la baisse sa prévision de croissance mondiale pour 2009 à 0,5% contre 2,2% estimé en novembre, annonce ce lundi l'agence Reuters, citant un responsable financier du G20 (forum des vingt pays les plus développés). L'institution internationale prévoit 3% de croissance mondiale en 2010, a dit ce responsable sous le sceau de l'anonymat.

Dans le détail, le FMI anticipe une contraction de l'économie américaine de 1,6% cette année alors qu'il anticipait précédemment une contraction de 0,7% seulement, a déclaré ce responsable qui a pu prendre connaissance en avance des prévisions. Puis, le FMI prévoit 1,6% de croissance aux Etats-Unis en 2010.

Le FMI a également revu à la baisse sa prévision 2009 pour la zone euro où la contraction de l'économie devrait atteindre 2% contre un recul de 0,5% selon l'estimation de novembre. Pour 2010, il prévoit 0,2% de croissance dans la zone euro.

Le Japon devrait voir son activité économique reculer de 2,6% cette année, contre une baisse de 0,2% dans la précédente estimation. En 2010, la croissance nippone devrait s'élever à 0,6%.

Selon le responsable financier, le FMI justifie ces révisions à la baisse en expliquant que la crise financière demeure aigüe.

latribune.fr

Le Japon élargit son plan de sauvetage, la Bourse de Tokyo apprécie

Le gouvernement japonais va injecter des capitaux publics dans les entreprises en difficulté pour cause de crise économique, élargissant un plan de sauvetage jusqu'ici réservé au secteur bancaire. La Bourse de Tokyo gagne 4,9% à la clôture.

Japon 2

Le gouvernement japonais envisage d'entrer au capital de certaines entreprises dans le cadre d'un plan de financement pour les firmes durement affectées par la crise financière, a annoncé mardi le ministère de l'Economie, du Commerce et de l'Industrie (Meti). Toutefois, les modalités de cette prise de participation ne sont pas encore décidées. "Nous ne visons aucun secteur en particulier. Notre ministère s'occupe des industries manufacturières et les entreprises du service des secteurs, mais les compagnies qui entrent dans le plan ne se limitent pas à celles que notre ministère supervise souligne-t-on au Meti.

"Ce plan permettrait aux entreprises de fonctionner normalement. Nous sommes en train de réfléchir à quelles entreprises seraient qualifiées pour recevoir les fonds", poursuit encore le Meti. Selon les médias japonais, le gouvernement a l'intention d'acheter des actions d'entreprises en difficulté via la Banque japonaise de développement et d'autres organismes. Toujours selon la presse, les entreprises qui recevront de l'aide publique devront, en contrepartie, adopter un plan de redressement sur quatre ans.


La crise économique mondiale frappe durement l'économie japonaise, entrée en récession depuis le troisième trimestre 2008. Le parlement japonais avait approuvé en décembre une nouvelle loi autorisant le gouvernement à injecter des fonds publics dans les banques en difficulté, à hauteur de 2.000 milliards de yens (16,7 milliards d'euros).

Les investisseurs ont été soulagés par cette annonce. La Bourse de Tokyo s'est appréciée de 4,9% à la clôture de la séance de ce mardi.

latribune.fr

Crédit : "les banques jouent le jeu", estime le médiateur René Ricol

argent

Quelque "1.198 entreprises sont confortées dans la poursuite de leurs activités, soit 300 entreprises de plus depuis le début de l'année", précise la médiation du crédit dans son rapport d'activité, arrêté au 19 janvier, qui affirme que cela continue à préserver quelque 30.000 emplois. Depuis le lancement de ce dispositif fin octobre, 4.439 entreprises ont saisi les services du médiateur du crédit, chargé de s'assurer que les entreprises bénéficient bien de l'argent public prêté aux banques.

Lors d'une conférence de presse, René Ricol, médiateur du crédit, a tenu à réaffirmer le soutien des banques, qui se sont engagées, en temps de crise, à ne plus avoir recours à la notion de "soutien abusif", souvent utilisée pour ne pas accéder à la demande de crédit d'une entreprise. La loi prévoit en effet qu'une banque puisse être rendue responsable d'avoir soutenu une entreprise défaillante.

"Sauf cas exceptionnel qui impliquerait un risque anormal pour l'établissement, les banques n'utiliseront pas, dans cette période (de crise), et dans leurs discussions avec la médiation du crédit, la notion de soutien abusif pour refuser de financer une entreprise", indique précisément la FBF (Fédération bancaire française) dans un communiqué. "Nous avons décidé ensemble qu'en période de crise, nous devions tous prendre plus de risques", a déclaré Georges Pauget, président de la FBF, présent lundi aux côtés de René Ricol.

"Les banques jouent le jeu", a répété René Ricol, même s'il a fait état d'"îlots" et de "poches" de résistance. "Il y a des collaborateurs qui ont du mal à rentrer complètement dans le système". Il a toutefois appelé à ne pas "jeter l'opprobre" sur les banquiers. "Nous avons des tensions du côté des entreprises qui ont du mal à comprendre que, certes il y a eu des pertes liées à la crise financière, mais que ça n'ouvre pas un droit absolu à crédit", a ajouté René Ricol.

Le rapport précise que 95% des entreprises en médiation ont moins de cinquante salariés et 77% ont au plus dix salariés. Elles relèvent principalement des secteurs des services (28%), du commerce (31%), du BTP (22%), de l'industrie (16%) et de l'agriculture et de la pêche (3%).

Les encours de crédit traités en médiation sont inférieurs à 50.000 euros dans 61% des cas. Dans 13% des cas, ils sont compris entre 50.000 et 100.000 euros et, dans 7% des cas, ils sont supérieurs à 500.000 euros.

latribune.fr

Fannie Mae va demander jusqu'à 16 milliards de dollars au Trésor américain

Le spécialiste américain du refinancement hypothécaire va devoir faire appel au Trésor, pour un montant compris entre 11 et 16 milliards de dollars, pour rééquilibrer son bilan. Son concurrent Freddie Mac a redemandé 30 à 35 milliards de dollars au Trésor après avoir déjà obtenu une première tranche de 13,8 milliards.

Fannie Mae

Le spécialiste américain du refinancement hypothécaire Fannie Mae, placé sous tutelle publique l'an dernier, a annoncé après la clôture de Wall Street son intention de faire appel au Trésor, pour un montant de 11 à 16 milliards de dollars, afin de ramener ses comptes en situation nette positive. Cette somme sera puisée dans la ligne de crédit de 100 milliards de dollars qu'avaient précisément prévu les pouvoirs publics pour faire en sorte que les actifs du groupe restent toujours au moins égaux à son passif. Le montant nécessaire sera déterminé une fois finalisés les comptes de l'organisme pour le quatrième trimestre et pour l'ensemble de l'exercice 2008, a indiqué Fannie Mae dans un communiqué.

Fannie Mae explique son appel au Trésor par les pertes réalisées au quatrième trimestre - et qui n'ont pas été encore rendues publque-, du fait de l'augmentation de ses provisions et des dépréciations de la valeur de certains actifs dans ses comptes. C'est la première fois que Fannie Mae annonce son intention de faire appel à cette facilité, créée en septembre lorsque ce groupe, et son concurrent Freddie Mac, avaient été placés sous la tutelle des pouvoirs publics.

Freddie Mac, dont la santé financière est considérée comme plus fragile, a en revanche déjà obtenu 13,8 milliards de dollars après la publication de ses résultats du troisième trimestre. Il avait indiqué vendredi qu'il pourrait lui falloir 30 à 35 milliards de dollars supplémentaires pour rééquilibrer son bilan après la publication de ses résultats pour le quatrième trimestre. Freddie Mac a subi au troisième trimestre une perte nette de 25,3 milliards de dollars, multiplié par plus de vingt en un an. Fannie Mae a fait pire encore, avec un déficit de 28,9 milliards de dollars.

latribune.fr

Nomura : les comptes s'enfoncent dans le rouge

Le groupe japonais de services financiers a subi une perte nette record de 342,9 milliards de yen (2,9 milliards d'euros) au troisième trimestre de l'exercice 2008-2009. Le coût du rachat de certains actifs de Lehman Brothers continue à peser sur ses comptes.

Nomura Holdings, la première maison de courtage japonaise, a annoncé ce mardi sa quatrième perte trimestrielle consécutive. Il faut dire que le coût du rachat de certains actifs de Lehman Brothers continue à peser lourdement sur ses comptes.

L'établissement, qui a repris les activités asiatiques et européennes de la banque d'investissement américaine en faillite, a annoncé une perte nette de 342,9 milliards de yen (2,9 milliards d'euros) sur la période octobre-décembre. Son produit net bancaire (équivalent du chiffre d'affaires) a été négatif de 49,7 milliards de yens (420 millions d'euros). Lors de la même période de l'exercice précédent, il avait réalisé un bénéfice net de 22,6 milliards de yens, et des produits nets positifs de 276,1 milliards. Nomura a dit avoir également été affecté par son exposition à l'Islande, pays dont le système bancaire s'est effondré en raison de la crise et au financier américain Bernard Madoff, soupçonné d'avoir mis sur pied une fraude de 50 milliards de dollars. Sur les neuf premiers mois de l'exercice, qui s'étend du 1er avril au 31 mars, la perte nette de Nomura atteint 492,4 milliards de yen (4,2 milliards d'euros)

Nomura a déclaré qu'il ne verserait pas de dividende au titre du quatrième trimestre de l'exercice fiscal 2008-2009, qu'il envisageait de lever des capitaux pour se développer à moyen et long terme et qu'il réduirait les bonus versés aux membres du conseil.

latribune.fr

Etats-Unis : nouvelle vague d'énormes plans sociaux

Près de 60.000 suppressions de postes ont été annoncées outre-Atlantique pour la seule journée de lundi. De Caterpillar, à Pfizer, en passant par Home Depot et Texas Instruments, latribune.fr passe en revue les annonces faites par les entreprises américaines.

Etats-Unis

Nouvelle série de plans sociaux au sein des grandes entreprises américaines. Touchées par le ralentissement de l'activité, ces dernières ont vu leurs bénéfices chuter sur les derniers mois 2008 et tablent sur un nouvel exercice difficile avec une croissance mondiale en berne, aussi bien dans les pays occidentaux que dans les pays émergents. Si l'on additionne toutes les annonces faites lundi soir, on arrive à un total de près de 60.000 postes supprimés. Revue de détail.

Ce lundi, Caterpillar a ainsi annoncé pas moins de 20.000 suppressions d'emplois dans le monde alors que 2009 s'annonce "très dure". Le spécialiste américain des engins de chantiers s'attend en effet à un repli de 20% de son activité cette année. L'essentiel de ces réductions d'emploi devrait être réalisé d'ici au 31 mars. Le groupe table sur le départ volontaire ou contraint de 4.000 ouvriers et 7.500 employés administratifs. En outre, 8.000 CDD et intérimaires ne seront pas renouvelés. Ces mesures s'accompagnent par ailleurs d'importantes réductions des heures supplémentaires et d'un gel des embauches et des salaires pour les employés administratifs.

En officialisant ce lundi le rachat de son concurrent Wyeth pour 68 milliards de dollars, Pfizer a également annoncé qu'il allait supprimer environ 10% de ses effectifs d'ici à 2010, notamment en fermant 5 de ses 46 usines. Le numéro un mondial de la pharmacie emploie actuellement près de 90.000 personnes et Wyeth compte 50.000 salariés. Pfizer n'ayant pas précisé si ce plan de restructuration ne concernait que ses seuls effectifs ou la totalité des employés de la nouvelle entité, ce sont près de 14.000 postes qui pourraient ainsi être détruits dans les deux prochaine années.

Le secteur des télécoms n'échappe pas lui aussi au ralentissement de l'activité. Après AT&T, le premier opérateur américain de téléphonie mobile qui a annoncé début décembre la suppression de 12.000 emplois, c'est au tour de Sprint Nextel, le numéro trois du secteur, de tailler dans ses effectifs. Le groupe va ainsi détruire 8.000 postes dans les prochains mois, soit 14% de ses effectifs mondiaux. Ce plan doit permettre de dégager 1,2 milliard de dollars d'économies alors que les marchés s'attendant à ce que l'opérateur publie une perte au quatrième trimestre.

Le fabricant américain de composants électroniques Texas Instruments a annoncé pour sa part qu'il allait supprimer 3.400 postes, soit 12% de ses effectifs, après avoir enregistré une chute de ses résultats en 2008, particulièrement marquée en fin d'année. Le groupe texan prévoit 1.800 licenciements "secs" et 1.600 départs volontaires ou à la retraite, selon son communiqué. Texas Instruments a vu son bénéfice net reculer de 27% sur l'ensemble de l'année écoulée, à 1,92 milliard de dollars.

Quant au groupe informatique américain IBM, il aurait engagé un plan social visant à supprimer plus de 2.800 emplois, selon une source syndicale. Selon le syndicat Alliance@IBM, membre d'AFL-CIO, la première confédération syndicale américaine, IBM compte supprimer 1.419 emplois dans la division logiciels, et 1.449 emplois dans la vente et la distribution. "Des suppressions dans d'autres divisions sont prévues", a ajouté Alliance. Contrairement aux autres annonces, IBM a surpris agréablement la semaine dernière en publiant un bénéfice net meilleur que prévu par le marché en 2008. IBM avait par ailleurs indiqué qu'il prévoyait une nouvelle progression de ses résultats en 2009.

Home Depot a également fait savoir ce lundi qu'il allait réduire de 7.000 postes ses effectifs après avoir acté la fermeture d'EXPO, sa chaîne de magasins haut de gamme d'aménagement de la maison. Le numéro américain de la distribution de produits de bricolage va également restructurer sa logistique. Le groupe a par ailleurs annoncé un gel des salaires chez ses cadres dirigeants. Touchée par la morosité de la consommation, l'enseigne table sur une baisse de 24% de son bénéfice net au titre de son exercice 2008, avant une année 2009 marquée par "une faiblesse continue des ventes en raison de l'aggravation du ralentissement économique".

General Motors va supprimer 2.000 emplois dans deux de ses usines aux Etats-Unis, en raison de la chute de la demande qui le contraint à réduire fortement sa production. Le premier constructeur automobile américain doit présenter avant la mi-février un plan de retour durable à la rentabilité, sous peine de devoir rembourser le prêt relais de 13,4 milliards de dollars accordés par le Trésor américain.

Ces annonces pourraient être suivies cette semaine par d'autres plans sociaux alors que de nombreuses grandes sociétés américaines vont publier leurs résultats au titre du quatrième trimestre 2008. Elles interviennent alors que le taux de chômage américain a atteint son plus niveau depuis janvier 1993, à 7,2% de la population active. L'an passé, 2,6 millions d'emplois ont été supprimés, dont 1,9 million sur les quatre derniers mois. Du jamais vu depuis 1945. Et la situation du marché de l'emploi devrait poursuivre sa dégradation outre-Atlantique alors que l'activité est attendue en forte baisse.

La Réserve fédérale estime en effet que le Produit intérieur brut (PIB) américain devrait reculer cette année, sans toutefois fournir d'indication chiffrées. Le Fonds monétaire international (FMI) pourrait de son côté abaisser sa prévision de croissance à -1,6%, contre -0,7% précédemment. Il s'agirait alors de la plus forte contraction de l'activité américaine depuis 1982. Le FMI devrait par ailleurs revoir à la baisse ses prévisions pour la croissance mondiale en 2009, ne tablant plus que sur une progression de 0,5% de l'activité, contre 2,2% en novembre.

latribune.fr

Trou d'air pour l'immobilier français en 2008

Les mises en chantier de logements neufs ont chuté de 15,7% l'an dernier, et les permis de construire de 16,7%. Près de 55.000 logements ont été annulés en 2008.

immobilier

Mauvaise année 2008 pour les mises en chantier de logements neufs en France. Elles ont chuté de 15,7% à près de 369.000, selon les données publiées ce mardi par le ministère de l'Ecologie, du Développement et de l'Aménagement durables. Près de 456.000 logements ont été autorisés à construire, un chiffre inférieur de 16,7% à celui de 2007 mais qui se situe à un niveau proche de celui constaté fin 2004, précise le ministère dans un communiqué.

Le recul est plus marqué pour les logements collectifs (-20%) que pour les logements individuels (-15,7%). "Le nombre de programmes autorisés ayant fait l'objet d'une annulation a fortement augmenté l'année dernière", ajoute le communiqué ministériel. Près de 55.000 logements ont été annulés en 2008 après 37.400 en 2007 et 32.400 en 2006.

Le recul des permis de construire comme des mises en chantier est encore plus marqué dans le secteur des locaux non résidentiels. A fin décembre, les permis de construire de locaux chutent de 21,9%, à 39.119.000 m2 sur un an et de 10,5% à 10.247.700 m2 sur trois mois. Pour les mises en chantier, le recul est de 18,8% sur un an, à 33.704.500 m2, et de 19,5% sur trois mois à 7.810.200 m2.

latribune.fr

lundi 26 janvier 2009

Zone euro : amélioration surprise de l'indice composite d'activité des directeurs d'achat

L'indice composite des directeurs d'achat (PMI) dans la zone euro (qui synthétise l'activité des secteurs manufacturier et des services) s'est redressé en janvier pour la première fois en cinq mois, à 38,5 points, contre 38,2 en décembre. Ce léger mieux ne traduit pas pour autant un début de reprise et la situation de l'emploi s'annonce très difficile pour les mois à venir.

Union européenne

L'indice composite des directeurs d'achat (PMI) dans la zone euro, synthétisant l'activité des secteurs manufacturier et des services, s'est redressé en janvier pour la première fois en cinq mois, à 38,5 points, contre 38,2 en décembre, selon des chiffres publiés vendredi.

Le niveau atteint le mois dernier avait constitué un plancher historique et les économistes interrogés par l'agence d'information financière Dow Jones pariaient encore sur une baisse, à 37,4 points.

Dans le détail, l'indice PMI mesurant la seule activité dans le secteur de l'industrie manufacturière a progressé à 34,5 points, contre 33,9 points en décembre, selon une première estimation publiée par la société Markit. Celui mesurant l'activité dans les services a également augmenté, à 42,5 points, contre 42,1 points en décembre.

Cette amélioration surprise intervient dans un contexte de forte baisse des taux d'intérêt par la Banque centrale européenne, de nature à soutenir l'activité, et de plans de relance économique initiés par les gouvernements. Le même jour, l'indicateur mesurant le moral des industriels français a arrêté de se détériorer en janvier, tout en restant à un niveau très faible.

Toutefois, selon Markit, le léger mieux observé dans la zone euro ne traduit nullement un début de reprise mais seulement un ralentissement du rythme de repli de l'activité, qui ralentit depuis maintenant huit mois dans le secteur manufacturier comme dans celui des services. "Les données correspondent toujours à un fort repli du PIB", relativise ainsi Chris Williamson, économiste de la société Markit. "La baisse trimestrielle se situe aux alentours de 0,7% et les pertes d'emploi continuent d'augmenter, les entreprises réduisant leur capacité à un rythme jamais encore observé depuis le début de l'enquête", a-t-il ajouté.

L'enquête PMI augure également de mois à venir très douloureux pour l'emploi, qui connaît sa plus forte diminution jamais enregistrée depuis le début de l'enquête. Un nouveau niveau record de pertes d'emploi dans le secteur manufacturier s'accompagne d'une baisse plus modérée, mais soutenue, dans le secteur des services.

latribune.fr

Le FMI revoit sa prévision de croissance mondiale à la baisse

Fonds monétaire international (FMI) va de nouveau réduire sa prévision de croissance mondiale pour 2009 et la ramener de 2,2% (prévision de novembre) à 1%-1,5%, a déclaré dimanche l'un des responsables de l'organisation.

Le Fonds monétaire international (FMI) va de nouveau réduire sa prévision de croissance mondiale pour 2009 et la ramener entre 1% et 1,5% afin de prendre en compte la détérioration continue du climat économique, a déclaré dimanche Axel Bertuch-Samuels, directeur adjoint du département monétaire et des marchés de capitaux en marge d'une conférence aux Emirats arabes unis.

"Les perspectives économiques mondiales se sont détériorées ces derniers mois, la confiance des consommateurs et des entreprises est tombée à des niveaux sans précédent depuis des décennies et l'activité a elle aussi fortement baissé", a expliqué Axel Bertuch-Samuels.

La dernière prévision publiée par le FMI, en novembre, annonçait une croissance mondiale de 2,2% en 2009. Ce chiffre correspondait déjà à une révision à la baisse de 0,8 point par rapport à celle d'octobre. Le Fonds avait alors expliqué que les pays industrialisés étaient en passe de subir leur première année complète de contraction depuis la Seconde Guerre mondiale.

Les nouvelles prévisions officielles du FMI sont attendues mercredi, a précisé Axel Bertuch-Samuels. Il a ajouté que les prévisions concernant la Chine et l'Inde pourraient elles aussi être révisées à la baisse.

Source : AFP

latribune.fr

Philips : 6.000 suppressions d'emplois après de lourdes pertes

Philips a annoncé 6.000 suppressions d'emplois et une perte nette de 1,5 milliard d'euros au quatrième trimestre, frappé de plein fouet par la crise économique, comme ses concurrents du secteur de l'électronique grand public.

Philips

Philips a annoncé ce lundi 6.000 suppressions d'emplois et une perte nette de 1,47 milliard d'euros au quatrième trimestre, frappé de plein fouet par la crise économique, comme ses concurrents du secteur de l'électronique grand public. Pour le groupe néerlandais, il s'agit de son premier trimestre dans le rouge depuis 2003.

En raison de la crise, des participations et des acquisitions ont dû être dépréciées. Notamment à hauteur de 1,3 milliard sur la valeur de sa filiale spécialisée dans les diodes électroluminescentes (LED) Lumileds.

Ses pertes sont supérieures à celles attendues pas le marché qui tablait sur un déficit net trimestriel de 1,2 milliard d'euros. Sur l'ensemble de l'exercice 2008, Philips affiche une perte nette de 186 millions d'euros contre un profit de 4,16 milliards. Le chiffre d'affaires annuel s'est érodé de 1,5% à 26,39 milliards d'euros.

"Nos résultats trimestriels reflètent la vitesse et l'intensité sans précédent du ralentissement économique en 2008", a déclaré le directeur général de Philips Gerard Kleisterlee cité dans le communiqué. Le résultat brut (Ebita) du trimestre s'est établi à 141 millions d'euros. Il comprend notamment une charge de 390 millions pour restructuration. Le marché attendait un résultat de 230 millions. Le groupe d'électronique grand public estime que les mesures de restructuration lui permettront d'économiser 400 millions d'euros par an à partir du second semestre 2009.

Le groupe annonce aussi mettre fin à son programme de rachat d'actions jusqu'à nouvel avis et propose, au titre de 2008, de distribuer un dividende de 70 centimes par action, inchangé par rapport au coupon versé l'an dernier au titre de 2007. Les résultats de Philips font écho aux difficultés de ses concurrents. Le japonais Sony a prévenu qu'il pourrait accuser une perte d'exploitation de plus de deux milliards d'euros au titre de l'exercice 2008-2009 qui sera clos fin mars.
Le sud-coréen Samsung Electronics a annoncé vendredi sa première perte trimestrielle de son histoire.

latribune.fr

ING, en perte, supprime 7000 postes

Le grand groupe néerlandais de banque et d'assurance annonce ce lundi avoir subi en 2008 une perte d'un milliard d'euros. Il reçoit l'aide de l'Etat.

ING

La finance du Bénélux continue d'afficher ses problèmes face à la crise financière. Ce lundi, c'est le groupe de banque et d'assurance néerlandais ING - bien connu en France pour son Livret Epargne Orange - qui annonce des pertes, des suppressions d'effectifs et le soutien de l'Etat.

Dans le détail, ING révèle que selon ses résultats provisoires, il a fini l'exercice 2008 dans le rouge avec une perte totale estimée à un milliard d'euros.

Face à ce déficit, il a reçu le soutien de l'Etat néerlandais. Ce dernier va prendre à sa charge 80% des risques d'un portefeuille d'actifs bancaires et d'assurances d'ING aux Etats-Unis, d'une valeur de 27,7 milliards d'euros, et recevra en échange 80% des revenus générés par ce portefeuille.

Cet accord doit permettre au groupe financier de réduire l'enveloppe de ses actifs risqués de quinze milliards d'euros. Du coup, son ratio de solidité financière Tier 1 va regagner quarante points de base et remonter à 9,5%.

Pour combler les pertes, ING lance également un plan d'économies d'un milliard d'euros qui va se traduire par la suppression de 7000 emplois dans le monde. Au passage, ING arrêtera de sponsoriser la Formule Un.

Le patron du groupe Michel Tilmant va quitter ses fonctions. Il sera remplacé par le président du conseil de surveillance Jan Hommen si l'assemblée générale des actionnaires valide ce choix le 27 avril prochain. (Retrouvez le communiqué d'ING).

latribune.fr

BNP Paribas a perdu 1,4 milliard d'euros au quatrième trimestre, renforce son capital

Sur l'ensemble de l'exercice, BNP Paribas devrait dégager un bénéfice net part du groupe d'environ 3 milliards d'euros. Par ailleurs, dans le cadre de la deuxième tranche du plan français de recapitalisation, la banque va émettre des actions de préférence sans droit de vote pour un montant de 5,1 milliards d'euros, ce qui devrait porter son ratio de solvabilité ("Tier One") aux environs de 8%.

BNP Paribas logo

Le conseil d'administration de BNP Paribas s'est réuni le 25 janvier 2009 pour prendre connaissance des premières estimations de résultats 2008 et examiner les modalités de la participation du groupe à la deuxième tranche du plan français de soutien au financement de l'économie. Pour l'exercice 2008, BNP Paribas devrait dégager un bénéfice net part du groupe d'environ 3 milliards d'euros.

Mais la banque a souffert au quatrième trimestre. Les revenus du pôle "Corporate and Investment Banking" ont été négatifs en octobre et en novembre avant de redevenir positifs en décembre. Le résultat avant impôt trimestriel négatif est estimé à environ 2 milliards d'euros pour ce pôle. Par ailleurs, la forte baisse des marchés d'actions (de l'ordre de - 45% en 2008 dont - 20% au quatrième trimestre) devrait conduire à des dépréciations du portefeuille de participations du groupe d'environ 400 millions d'euros après impôt. Au total, le résultat net part du groupe devrait être négatif d'environ 1,4 milliard d'euros au quatrième trimestre indique le groupe dans un communiqué. La première depuis dix ans.

Dans le cadre de la deuxième tranche du plan français, le conseil d'administration de BNP Paribas a décidé de convoquer une assemblée générale extraordinaire pour lui proposer d'émettre des actions de préférence sans droit de vote, pour un montant de 5,1 milliards d'euros et de rembourser simultanément les titres super-subordonnés émis en décembre pour un montant de 2,55 milliards d'euros. Il en résultera un renforcement net du capital «tier one» de 2,55 milliards d'euros, soit environ 50 points de base de ratio, ce qui devrait porter celui-ci aux environs de 8% pro forma.

Au niveau global, le groupe a engagé les actions nécessaires pour réduire significativement les actifs pondérés en 2009. Cette réduction s'opèrera surtout dans le pôle CIB , dans le cadre des mesures mises en œuvre, notamment pour abaisser l'exposition aux risques de marché.

Le conseil d'administration se réunira le 18 février 2009 pour arrêter les comptes définitifs de l'exercice 2008, la proposition de dividende à l'assemblée générale ordinaire et la date de l'assemblée générale extraordinaire.

latribune.fr

La Bourse de Paris ouvre sur une note hésitante, BNP Paribas se reprend

Paris ouvre sur une note hésitante, dans la même tendance que les marchés américains vendredi. Le CAC est quasi stable: +0,08% à 2.853 points. Les banques évoluent dans le vert à l'ouverture.

Bourse et Cotations

Après avoir perdu 5,5% la semaine dernière, les marchés parisiens marquent une pause. Les banques évoluent dans le vert à l'ouverture. BNP Paribas s'affiche en hausse de 3,84% à 21,20. L'établissement anticipe un bénéfice net de 3 milliards d'euros en 2008 malgré une perte de 1,4 milliard d'euros au quatrième trimestre en raison des difficultés de sa filiale banque d'investissement. Il envisage une émission d'actions de préférence sans droit de vote, mais exclut une augmentation de capital au sens classique du terme. Dans son sillage, Société Générale marque une hausse de 1,6% à 27,60 euros et Crédit Agricole progresse de 1% à 7,66 euros. Les deux groupes ont confirmé qu'ils allaient rapprocher leurs entités de gestion d'actifs dans une société commune.


Mais c'est Dexia qui signe la meilleure performance du CAC à l'ouverture avec un gain de 3,96% à 2,59 euros. Sur le SRD, Natixis prend 0,5% à 1,09 euro.Dans l'assurance, Axa prend 2,2% à 11,65 euros. Le groupe va être très surveillé après la tempête qui a frappé le Sud-Ouest de la France ce week-end. En revanche, sur le reste du SRD, CNP Assurance recule de 2,6% à 45,68 euros. Enfin, Scor enregistre un repli de 3,25% à 14,50 euros.

On revient sur les hausses avec un bon début de journée pour STMicroElectonics: le titre s'adjuge 1,75% à 4,09 euros.

Les valeurs pétrolières sont également bien orientées: Total, la première capitalisation du CAC, prend 0,9% à 36,40 euros. Vallourec est stable à 73,52 euros. Sur le reste du SRD, Technip est en hausse de 2% à 22,44 euros. Quant à CGG Veritas, l'action prend 0,9% à 8,98 euros tandis que Maurel et Prom progresse de 0,7% à 7,30 euros.

Sur le reste du SRD, Havas prend 3,5% à 1,50 euro tandis que Publicis gagne 0,88% à 17,23 euros. Le groupe présidé par Maurice Levy a remporté le budget publicitaire de Carrefour, le deuxième annonceur de France. Auparavant, ce budget était confié à Havas.

Du côté des baisses: EADS recule de 0,6% à 12,52 euros. Le gouvernement français va venir en aide à Airbus, la filiale du groupe européen. Les Echos affirme que l'Etat va débloquer 5 milliards d'euros pour aider au financement des compagnies aériennes clientes d'Airbus.

Renault perd 0,6% également à 14 euros. Nissan, qui fait partie du groupe français, devrait publier une perte d'exploitation de 872 millions d'euros pour son exercice 2008/2009 selon la presse japonaise. Le reste du secteur automobile est dans le rouge. Peugeot cède 0,5% à 11,70 euros. Et Michelin abandonne 2,2% à 30,25 euros.

Mais le plus fort repli du CAC ce matin est signé Alstom: -2,3% à 35,08 euros.

Pour finir, un détour par les marchés pétroliers et les devises: les cours du brut se replient. Le baril de WTI américain s'échange contre 45,30 dollars et celui de Brent de la mer du Nord contre 46,87 dollars. Du côté des devises: l'euro vaut 1,2936 dollar.

(également disponible en vidéo)

latribune.fr

jeudi 22 janvier 2009

La note de la dette du Portugal abaissée à son tour

Après l'Espagne et la Grèce, Standard & Poor's vient d'abaisser la notation de la dette à long terme du Portugal. Cette dernière avait était mise sous surveillance avec implication négative la semaine dernière.

Portugal

La série de dégradation des notations des dettes à long terme des pays européens se poursuit. Après l'Espagne et la Grèce, c'est au tour du Portugal de voir sa note abaissée par Standard & Poor's. La première agence de notation internationale est ainsi passée de "AA-" à "A+" sur la dette à long terme portugaise, estimant que les réformes structurelles concernant l'économie et les finances publiques se sont avérées insuffisantes. Le Portugal avait été placé sous surveillance avec implication négative la semaine dernière.

En début de semaine, l'Espagne a perdu son Triple A, la note maximale. Placée lundi dernier sous surveillance avec perspective négative par Standard & Poor's, la note de la dette à long terme du pays a été abaissée par l'agence de notation. Elle passe ainsi de "AAA" à "AA+". "Nous jugeons que les conditions économiques et financières actuelles ont mis en lumière la faiblesse structurelle de l'économie espagnole, qui est incompatible avec la note AAA", a expliqué S&P.

La semaine dernière, l'agence de notation avait dégradé la note de la Grèce de "A/A-1" à "A/A-2". L'Irlande s'était également vue gratifiée d'une perspective négative. Il ne reste plus que six pays membres de la zone euro à disposer du fameux Triple A et à ne pas être placés sous surveillance, ne risquant donc pas de la perdre dans l'immédiat : l'Allemagne, l'Autriche, la Finlande, la France, le Luxembourg et les Pays-Bas.

latribune.fr

Le baril de pétrole repart à la hausse

Le baril du pétrole ont progressé ce mercredi, au-dessus de la barre des 40 dollars. Les marchés estiment notamment que l'offre pourrait s'équilibrer avec la demande en raison des réductions de productions de l'Opep.

pétrole

Les cours du pétrole ont terminé en hausse ce mercredi à New York, réduisant l'écart entre le prix du contrat de référence et celui des contrats suivants qui fausse le marché depuis plusieurs jours. Sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de "light sweet crude" pour livraison en mars, nouveau contrat de référence, a fini à 43,55 dollars, en progrès de 2,71 dollars par rapport à son cours de clôture de mardi. "Le décalage des prix était devenu intenable", a estimé John Kilduff, de MF Global.

Tombé brièvement en séance mardi à 32,70 dollars, tout près d'un plus bas depuis 4 ans touché mi-décembre (à 32,60 dollars), le contrat pour livraison en février avait finalement terminé à plus de 38 dollars, mais toujours loin des prix affichés sur les contrats à échéance plus longue.

Les distorsions du marché tiennent notamment à la saturation du dépôt de Cushing dans l'Oklohama (sud des Etats-Unis), où les acheteurs américains de brut doivent prendre livraison de leur pétrole à l'expiration des contrats à terme. Faute de pouvoir le stocker, les opérateurs ont été contraints à brader le pétrole qui leur revenait.

Les analystes s'inquiétaient de ce décalage grandissant, qui avait mis une pression à la baisse sur les prix de février, avec un fossé record entre les échéances du début de la courbe et celles qui suivaient. Le passage au contrat pour livraison en mars a réduit le décalage, non seulement avec les contrats suivants (avril a clôturé à 45,60 dollars, décembre à 53,66 dollars) mais aussi avec le prix du Brent à Londres.

Le marché s'accrochait aussi à l'éclaircie observée sur les marchés boursiers, qui se reprenaient après la chute causée par les valeurs financières, a noté M. Kilduff. Des propos du président de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) ont par ailleurs entretenu l'espoir de voir l'offre et la demande pétrolières s'équilibrer peu à peu, à la faveur des réductions appliquées par le cartel depuis septembre -- 4,2 millions de barils en tout.

Source AFP

Chine : ralentissement de la croissance à 9% en 2008

La croissance économique chinoise a marqué le pas en cette année de crise. En 2008, elle a touché son plus "bas" niveau depuis sept ans, avec une hausse de 9% de son PIB. La situation s'est particulièrement dégradée en fin d'année.

Chine

Pour la première fois depuis trois ans, la croissance chinoise est passée sous la barre des 10% annuel. En 2008, elle n'a progressé "que" de 9%, plombée par le ralentissement économique mondial.

Le quatrième trimestre a marqué un sérieux coup de frein. Le PIB n'a progressé que de 6,8% sur les trois derniers mois de l'année, signe que l'intensification de la crise en occident n'a pas épargné la République populaire.

Les perspectives pour l'année 2009 ne sont pas meilleures. De nombreux analystes tablent sur un fort coup de frein: seulement 5 à 6% de croissance sur l'année. Si cette prévision s'avère correcte, le pays enregistrera sa plus faible performance économique depuis 1990.

Les optimistes, eux, espèrent que le plan de relance de Pékin, doté de 600 milliards de dollars, suffira à atteindre l'objectif de croissance de 8% fixé par le gouvernement.

latribune.fr

Japon : les exportations s'effondrent en décembre, deux ans de récession attendus

La Tribune.fr - 22/01/2009 à 06:05 - 342 mots

Les chiffres économiques japonais sont de plus en plus désastreux et laissent craindre une récession pour les deux prochaines années, d'après la Banque du Japon. En décembre, ses exportations ont plongé de 35% et l'Archipel a enregistré son troisième déficit commercial mensuel d'affilée.

Japon 2

La deuxième économie mondiale vacille. En décembre, ses exportations ont chuté de 35% en rythme annuel, à 4.833 milliards de yens (38,7 milliards d'euros). Moteur de la croissance du pays, elles ont enregistré la chute la plus violente de leur histoire en raison de l'effondrement de la demande partout dans le monde.

Les exportations à destination des Etats-Unis ont plongé de 36% le mois dernier, tandis que celles en direction de l'Union européenne ont dévissé de 41,8%. Le secteur de l'automobile est particulièrement concerné. En décembre, ses exportations ont fondu de 52,6%.

Dans le même temps, les importations japonaises ont également reculé, mais dans une moindre mesure: -21,5% à 5.154 milliards de yens. Cette baisse est d'une part la conséquence de la forte baisse des prix du pétrole, mais elle reflète surtout le recul de la consommation des Japonais en fin d'année.

En conséquence, le Japon a subi un déficit commercial de 320,7 milliards de yens (2,6 milliards d'euros) en décembre, son troisième d'affilée. Toutefois, les analystes étaient encore plus pessimistes et craignaient un déficit de 321,2 milliards de yens.

En 2008, l'excédent commercial japonais a fondu de 80% par rapport à 2007, à 2.157,5 milliards de yens (17,3 milliards d'euros), en raison de la crise économique. Sur l'année, les exportations ont chuté de 3,4% et les importations augmenté de 7,9%, notamment en raison de la forte hausse des cours du brut tout au long du premier semestre.

Face à ces chiffres calamiteux, les analystes ne se montrent guère encourageants. Pour le quatrième trimestre, ils tablent sur une récession de l'économie japonaise supérieure à 10% en rythme annuel. Certains vont même jusqu'à affirmer que la contraction du PIB dépassera les 13,1%, son plus triste record, enregistré au premier trimestre 1974, en plein choc pétrolier.

La Banque du Japon (BoJ), elle, a revu ses prévisions économiques radicalement à la baisse. Elle table sur une récession de 1,8% pour l'année budgétaire 2008/2009 et de 2% pour l'exercice en cours 2009/2010. Sa précédente anticipation était une croissance du PIB de 0,1% pour l'année budgétaire en cours et de 0,6% pour 2009/2010.

latribune.fr

Sony lance un avertissement sur ses résultats

Le géant japonais de l'électronique s'attend désormais à une perte nette de 150 milliards de yens pour son exercice 2008/2009. Le groupe a souffert du violent ralentissement de ses ventes, mais aussi du renchérissement du yen et des forts coûts de restructuration.

Sony

Sony annonce qu'il craint une perte nette de 150 milliards de yens (1,25 milliard d'euros) pour son exercice 2008/2009, qui terminera en mars. Auparavant, le géant japonais de l'électronique anticipait au contraire un bénéfice de 150 milliards de yens, après avoir déjà sabré dans ses prévisions initiales à l'automne.

La chute de ses ventes est évidemment une des principales responsables de cette contre performance. Sony prévoit désormais un chiffre d'affaires de 7.700 milliards de yens (66,2 milliards d'euros), un montant inférieur de 14,5% à la précédente prévision de 9.000 milliards de yens.

L'appréciation du yen face au dollar et à l'euro est également préjudiciable au groupe, qui réalise une grosse part de son activité à l'international. Le yen fort dégrade la compétitivité du groupe et dévore ses marges.

Le déficit d'exploitation du groupe devrait atteindre 260 milliards de yens (2,16 milliards d'euros), alors qu'il tablait encore sur un bénéfice de 200 milliards il y a quelques semaines.

latribune.fr

La consommation des ménages a souffert en 2008

En décembre, la consommation a reculé de 0,9%, plus forte baisse depuis mars dernier. Et, sur l'ensemble de l'année, elle affiche une hausse limitée à 1,2%, après 4,4% en 2007. La Banque de France juge "improbable" une spirale déflationniste dans le pays.

drapo France 2

La consommation des ménages français en produits manufacturés a chuté de 0,9% en décembre, sous le coup des dépenses en bien d'équipement du logement et en textile-cuir, selon des données corrigées (CVS/CJO) publiées ce jeudi par l'Insee. Cette baisse est la plus forte depuis mars 2008 quand les dépenses des ménages en produits manufacturés avaient baissé de 0,8%.

Sur l'ensemble du quatrième trimestre, elles ont diminué de 0,5% après une hausse de 0,4% au troisième trimestre, un chiffre de mauvais augure pour le PIB qui sera publié le 13 février. Sur l'ensemble de 2008, elles ont nettement ralenti pour s'afficher en hausse de 1,2%, après 4,4% en 2007, indique l'Insee.

En novembre, les dépenses avaient augmenté de 0,3%, chiffre confirmé par l'Insee. La consommation en produits manufacturés représente le quart de la consommation totale des ménages en biens et en services.

Dans le champ "commerce" (ventes au détail hors automobile, pièces détachées et produits médicaux), les dépenses ont baissé de 0,5% après une hausse de 0,6% en novembre. Une nette réduction des dépenses en biens d'équipement du logement (-1,8% en décembre après une hausse de 3,1%) l'a emporté sur la légère reprise des achats des ménages en automobiles (+0,9 % après -1,9%), explique l'Insee.

Sur l'ensemble du quatrième trimestre, les dépenses de consommation en biens durables ont fléchi de 0,5 % après une hausse de 0,5%. Les dépenses en textile-cuir se sont, quant à elles, contractées en décembre pour le troisième mois consécutif, de 1,2% après un recul de 1% en novembre. Sur l'ensemble du quatrième trimestre 2008, elles baissent de 0,4% après une hausse de 0,9%.

Le ministre du Budget Eric Woerth a assuré jeudi, en réponse au PS qui reproche au gouvernement de ne rien prévoir pour le pouvoir d'achat des ménages, que les mesures de relance actuelles ne négligeaient pas la consommation. "La relance, c'est toutes les initiatives que prend le gouvernement. Par exemple, lorsqu'on augmente les prestations sociales bien plus vite que l'inflation, c'est bien un soutien à la consommation", a-t-il affirmé.

Possible déflation

Par ailleurs, alors que les inquiétudes grandissent sur une possible déflation, ce qui serait très mauvais pour la consommation, la Banque de France a mis les choses au point ce jeudi. Une spirale déflationniste est improbable en France et dans la zone euro même si l'inflation risque d'être temporairement négative en milieu d'année, écrit la Banque de France (BdF) dans une étude. "Plusieurs mois d'inflation négative ne suffisent pas à produire une déflation. Pour cela, il faudrait que se développe un processus continu et auto-entretenu de baisse du niveau général des prix. Il existe actuellement plusieurs freins et obstacles puissants à l'apparition d'un tel processus," explique la BdF dans ce "Focus".

En substance, la dynamique des prix et des salaires reste très positive, les mesures de soutien à l'économie et au secteur financier réduisent la probabilité d'un choc négatif sur les prix et, surtout, les anticipations d'inflation "restent fortement positives", fait-elle valoir. Pour la Banque de France, les facteurs actuellement à l'oeuvre en France et dans la zone euro sont caractéristiques d'un mouvement de désinflation, lié notamment à la baisse des prix du pétrole, mais l'apparition d'une spirale déflationniste - avec baisse des prix durable et paralysie de l'activité - "apparaît aujourd'hui improbable."

latribune.fr

mercredi 21 janvier 2009

Allemagne : nette baisse des prix à la production en décembre

Les prix à la production ont enregistré une baisse de 1% en décembre par rapport à novembre. Un recul qui s'explique par la forte baisse des prix du pétrole.

Allemagne

Après une baisse mensuelle record de 1,5% en novembre, les prix à la production allemands ont encore enregistré un recul en décembre. Ils ont chuté de 1% par rapport au mois précédent, selon l'office fédéral de statistique. En revanche, par rapport à décembre 2007, ils ont progressé de 4,3%.

Ce recul mensuel s'explique par le fort repli des cours des matières premières, en particulier le pétrole, depuis cet été. Après un record historique à 147 dollars le baril en juillet, les prix du brut sont retombés en flèche au cours de l'automne pour évoluer désormais autour des 40 dollars.

En 2008 cependant, les prix à la production allemand progressent toujours de 6% par rapport à 2007.

latribune.fr

Sévère révision à la hausse du déficit public français

Le déficit public français se creuserait à hauteur de 4,4% du PIB cette année, contre 3,9% prévu initialement, avec une hypothèse de croissance de 0,2% à 0,5%, jugée non tenable par les économistes.

drapo français

Le gouvernement a nettement révisé à la hausse le déficit public de la France pour 2009, à 4,4% du PIB, confirmant les informations publiées ce mardi après-midi par le quotidien Le Monde daté de mercredi. Le ministre du Budget et des Comptes publics, Eric Woerth, a en effet communiqué les nouvelles prévisions gouvernementales à la Commission des Finances de l'Assemblée nationale.

Le déficit budgétaire pour 2008 grimperait à 56,2 milliards d'euros (+14,5 milliards par rapport à la Loi de finances initiale), le déficit public étant revu en hausse de 0,3 point à 3,2% du PIB. Pour 2009, le déficit budgétaire est revu à 86,5 milliards d'euros et le déficit public révisé en hausse de 0,5 point a 4,4% du PIB.

Pour 2010, les prévisions de déficit sont portées à 3,1%, puis 2,3% pour 2011 et 1,5% pour 2012.

De son côté, le ministère du Budget a indiqué lundi que le ralentissement économique affectait également les cotisations perçues par la Sécurité sociale, qui accuserait un déficit de 10,5 milliards d'euros en 2008, au lieu des 9,3 milliards annoncés en novembre, et de 12,6 milliards en 2009 (au lieu de 10,5 milliards).
Ceci est dû à une baisse des recettes encore plus forte qu'initialement prévu découlant d'une moindre hausse de la masse salariale (de 3,7% en 2008 au lieu de 4,25% annoncés en novembre) liée au ralentissement de l'activité économique, mais aussi du report de l'augmentation des cotisations retraite, annoncé début janvier par le gouvernement.

La nouvelle révision du déficit public par le gouvernement "ne sera pas la dernière car elle est calée" sur une prévision de croissance "intenable" de 0,2% à 0,5%, juge Le Monde. La plupart des économistes prévoient en effet une récession en France cette année.

Ce lundi, encore, la Commission européenne a annoncé prévoir une chute du PIB français de 1,8% en 2009. Sur cette base, le déficit public de la France exploserait à 5,4% du PIB à la fin de l'année, selon les calculs de Bruxelles.

Le rapporteur général du Budget au Sénat, le sénateur UMP Philippe Marini, a toutefois estimé mardi que toutes ces prévisions étaient "relatives" et que "personne n'est capable" de prévoir avec exactitude quelle sera l'ampleur du déficit de la France à la fin de l'année.

latribune.fr

France : faillites en hausse de 10,3% en 2008

En 2008, les entreprises françaises affectées par la crise économique mondiale ont enregistré une augmentation de 10,3% du nombre des faillites, contre une hausse de 5,5% en 2007, selon l'analyse du cabinet Altares. Retrouvez ci-dessous l'étude complète.

drapo français

En France en 2008, le nombre de faillites d' entreprises a enregistré la plus forte hausse depuis celle de 1991, selon l'étude du cabinet Altares. Ce dernier a comptabilisé 55.514 procédures collectives. Ce nombre totale de faillites est composé de 54.820 jugements de défaillances auxquels s'ajoutent 694 procédures de sauvegardes. Ce nombre de défaillances des entreprises en France s'affiche en augmentation de 10,3% en 2008 contre une hausse de 5,5% en 2007 alors que ce nombre s'établissait en baisse de 4,5% en 2006.

Le nombre de défaillances d'entreprises s'est accéléré au deuxième semestre et notamment en décembre, selon les statistiques publiées par le cabinet. "La dégradation a été trois fois plus rapide sur la seconde partie de l'année (15%). Sur le seul mois de décembre, les défaillances ont crû de 24%", a indiqué le spécialiste de la gestion du risque financier dans son bilan 2008 des défaillances et sauvegardes d'entreprises en France.

Pour les PME, la dégradation a été la plus forte, les entreprises "les plus jeunes sont les plus vulnérables". Les entreprises de moins de cinq ans ont enregistré une hausse de faillites de 15% mais les autres ne sont pas épargnées. Quant aux entreprises de plus de vingt salariés, elles ont enregistré une hausse de 50% de défaillances lors des trois derniers mois.

Si l'ensemble des secteurs d'activités s'est détérioré, les sociétés du bâtiment (+12%) et de l'immobilier (+ 42%) ont particulièrement été affectées par la hausse des faillites. "Plus d'une procédure collective sur quatre (26%) est ouverte sur une entreprise du Bâtiment" selon l'étude.

Au niveau régional, le Limousin a été le plus touché avec plus de 29,6% des défaillances d'entreprises en 2008, devant les Pays-de-Loire (18,9%) la Haute-Normandie (18%) et la Lorraine (17,2%). En Ile-de-France, le nombre de défaillances a quant à lui augmenté de 4,7% avec 11.805.

latribune.fr