vendredi 27 février 2009

Etats-Unis : déficit, chômage, commandes, la situation économique s'aggrave encore

Le président Barack Obama annonce une prévision de déficit budgétaire de 1.750 milliards de dollars en 2009, soit 12,3% du PIB. Du jamais vu depuis la Seconde Guerre mondiale. Les programmes d'armement vont tous être réévalués sur fond de rigueur budgétaire. Car la crise s'étend aux Etats-Unis : les inscriptions hebdomadaires au chômage atteignent un record depuis 27 ans. Et les commandes de biens durables chutent.

Barack Obama

Barack Obama présente jeudi son premier budget, transposant dans les chiffres et les projets son engagement à mener de grandes réformes comme celle de la couverture santé tout en réduisant les dépenses de l'Etat. Ce budget qui tracera seulement de grandes lignes budgétaires avant d'être détaillé plus tard dans l'année "investira dans trois domaines absolument vitaux pour l'avenir de notre économie: l'énergie, la couverture santé et l'éducation", a déjà déclaré Barack Obama. Il a fait part de son intention de diviser par deux le déficit américain d'ici à 2013 et a indiqué que son administration avait identifié 2.000 milliards d'économies sur 10 ans et cesserait de financer des programmes d'armements inutiles.

En attendant, le président Barack Obama a annoncé ce jeudi une prévision de déficit budgétaire de 1.752 milliards de dollars en 2009. Ce déficit représente 12,3% du PIB. Du jamais vu depuis la Seconde Guerre mondiale! Ces chiffres ont été établis sur l'hypothèse d'une contraction de Produit intérieur brut de 1,2% cette année. La Maison Blanche prévoit ensuite quatre années de croissance très forte: 3,2% en 2010, 4,0% en 2011, 4,6% en 2012 et 4,2% en 2013. Le déficit retomberait alors à 8% du PIB en 2010, puis à 5,9% en 2011, à 3,5% en 2012 et à et 3% en 2013.

Selon la chaîne de télévision CNN , le président américain va demander plus de 200 milliards de dollars sur les 18 mois à venir pour financer l'effort de guerre américain. CNN, citant des responsables de la défense anonymes, a précisé que la demande de Barack Obama comprenait 75,5 milliards de dollars pour 2009 pour envoyer des renforts américains en Afghanistan. Les dépenses consacrées aux guerres en Irak et en Afghanistan pour l'année fiscale 2010, qui commence en octobre, font partie du projet de budget que présente jeudi Barack Obama. Ces dépenses faisaient l'objet de lois de finances distinctes sous la présidence de George W. Bush. Le budget du Pentagone s'est établi pour l'année fiscale 2009 à 515 milliards de dollars, hors coût des guerres en Irak et en Afghanistan. En ajoutant les coûts estimés de ces deux conflits, le total des dépenses militaires s'élève à environ 650 milliards pour l'année fiscale 2009, contre 670 milliards en 2008.

Barack Obama doit préciser vendredi les modalités de son plan de retrait des troupes américaines d'Irak et d'Afghanistan. Mais à l'heure de la crise économique et financière, Washington menace de mettre le Pentagone au régime. Tous les programmes d'armement vont en effet être réévalués dans ce contexte de rigueur budgétaire, selon le secrétaire américain à la Défense Robert Gates.

Par ailleurs, le département (ministère) américain du Travail a annoncé ce jeudi que les inscriptions hebdomadaires au chômage aux Etats-Unis ont atteint la semaine dernière leur plus haut niveau depuis les 695.000 de 1982 avec 667.000, en hausse de 36.000 sur la semaine précédente. En moyenne mobile avec lissage sur quatre semaines, elles s'établissent à 639.000 contre 620.000 une semaine plus tôt, là aussi au plus haut depuis 27 ans. Le nombre de personnes indemnisées après une semaine a crû de 114.000 à 5,112 millions sur la semaine au 14 février. C'est un record absolu. Les économistes n'attendaient "que" cinq millions.

D'autre part, les Etats-Unis affichent une chute pour le sixième mois consécutif des commandes de biens durables. Elles sont tombées à leur plus bas niveau depuis six ans, chutant de 5,2% en janvier. Les économistes n'attendaient qu'un repli de 2,5%. Ce chiffre est d'autant plus mauvais que la baisse de mois de décembre a fortement été revue à la hausse, passant de -2,6% à -4,6%.

Enfin, les ventes de maisons neuves ne sont élevé qu'à 309.000 en janvier, un niveau jamais atteint depuis la création de cette statistique en 1963. Les économistes tablaient sur 330.000 ventes. Le prix médian des maisons a chuté de 13,5% en janvier par rapport à janvier 2007, à 201.100 dollars. Ce prix est le plus bas depuis décembre 2003. Le pourcentage de baisse est le plus fort depuis juillet 1970.

latribune.fr

Le pétrole prend encore plus de deux dollars

Le baril de brut a poursuivi ce jeudi sa hausse, repassant au dessus de la barre des 45 dollars à New York, alors que les stocks américains d'essence ont baissé et que la production de l'Opep diminue.

pétrole

Les cours du pétrole ont de nouveau fortement progressé ce jeudi, au lendemain de la publication des stocks américains en produits pétroliers. Mercredi, la baisse de 3,4 millions de barils des réserves d'essence outre-atlantique avait fait bondir les cours de plus de deux dollars à New York. D'autant plus que le rapport faisait également ressortir une hausse de la consommation d'essence des Américains sur les quatre dernières semaines, comparé à l'an passé.

A la clôture du New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de "light sweet crude" s'est ainsi apprécié de 2,72 dollars, repassant au dessus de la barre des 45 dollars, à 45,22 dollars. Sur l'Intercontinental Exchange, le Brent de la mer du nord prenait de son côté 1,88 dollar, à 46,17 dollars le baril.

Autre facteur haussier: la baisse des importations de pétrole brut la semaine dernière. Un signe que les membres de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) appliquent plus rigoureusement les baisses de production décidées depuis septembre dernier. Selon le cabinet suisse Petro-Logistics, le cartel a ramené sa production à 25,3 millions de barils par jour, à peine plus que son plafond officiel de 24,84 millions.

La Compagnie pétrolière nationale d'Abu Dhabi a ainsi indiqué ce jeudi qu'elle livrerait entre 10 et 15% de pétrole en moins à ses clients asiatiques. Mardi, l'Angola avait annoncé qu'il produirait en 2009 une moyenne de 1,65 million de barils par jour, contre 2 millions en 2008. Et les marchés spéculent désormais sur une nouvelle baisse de la production du cartel. Celui-ci tiendra sa conférence ministérielle le 15 mars prochain à Vienne.

latribune.fr

Inde : la croissance ralentit au troisième trimestre

La croissance indienne en glissement annuel a subi un ralentissement en raison de la crise mondiale pour s'établir à 5,3% au troisième trimestre de l'année financière (octobre-décembre) contre 8,9% un an plus tôt, selon des chiffres publiés vendredi.

Inde

La croissance indienne en glissement annuel a subi un ralentissement en raison de la crise mondiale. Néanmoins, la croissance est encore là et bien là au regard des autres pays de la planète. Au total la croissance a été de 5,3% au troisième trimestre de l'année financière (octobre-décembre) contre 8,9% un an plus tôt, selon des chiffres publiés ce vendredi.

Cette progression du produit intérieur brut (PIB) de la 3e économie asiatique est inférieure à celle du deuxième trimestre (juillet-septembre) qui avait été de 7,6% et aux prévisions de 6% de croissance. La production agricole, qui représente environ 20% du PIB, s'est contractéée de 2,2% alors qu'elle avait crû de 6,9% un an plus tôt tandis que l'industrie manufacturière a connu un recul de 0,2% contre une croissance de 8,6% l'an passé. Le secteur de la construction a enregistré une activité en croissance de 6,7% mais en ralentissement par rapport aux 9% de l'année précédente.

Pour l'année budgétaire qui se termine donc en mars, la croissance économique indienne devrait s'établir à 7,1%, contre 9% l'an passé, soit le chiffre le plus bas depuis six ans. Pour l'année prochaine, le gouvernement table sur une croissance de 7% mais les économistes sont moins optimistes: ils prévoient une croissance du PIB de 5,5%.

Cette prévision de taux de croissance serait ainsi la plus mauvaise performance depuis 2003 pour la dixième puissance mondiale frappée par la crise économique venue des Etats-Unis et d'Europe. Cela devrait accentuer la pression sur le gouvernement dirigé par le Parti du Congrès du Premier ministre Manmohan Singh, à deux mois des élections législatives.

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FMI demande 500 milliards de dollars pour renforcer ses fonds

Le Fonds monétaire international (FMI) va demander à ses membres une injection temporaire de cash pour augmenter sa capacité de prêt aux pays en difficulté financière à 500 milliards de dollars.

FMI

Le Fonds monétaire international (FMI) va demander à ses membres une injection temporaire de cash pour augmenter sa capacité de prêt aux pays en difficulté financière à 500 milliards de dollars, selon un communiqué publié dans la nuit de jeudi à vendredi. Le conseil d'administration du FMI s'est mis d'accord "pour renforcer temporairement les ressources du Fonds pour faire face à la crise actuelle", indique l'institution dans un communiqué. Selon Reza Moghadam, directeur du département stratégique du FMI, le Fonds a actuellement une capacité de 150 milliards de dollars, après avoir prêté 50 milliards de dollars ces derniers mois.

La plupart des administrateurs du FMI ont approuvé la proposition du directeur général Dominique Strauss-Kahn de porter ces fonds à 500 milliards de dollars.
Les pays européens, membres du G20, avaient déjà dit qu'ils soutiendraient cette proposition au sommet du 2 avril à Londres. Le FMI a souligné plusieurs fois ces dernières semaines que ses ressources disponibles, et donc sa capacité à prêter aux pays membres en difficulté, risquaient de s'épuiser si la crise économique perdurait.


Le Japon a d'ores et déjà annoncé son intention de prêter jusqu'à 100 milliards de dollars à l'institution multilatérale.

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Fannie Mae demande une nouvelle rallonge au Trésor pour éviter la faillite

L'organisme américain de refinancement hypothécaire a publié une perte nette colossale de 58,7 milliards de dollars pour 2008. Fannie Mae réclame au Trésor une aide de 15,2 milliards de dollars pour couvrir son déficit.

Fannie Mae

L'organisme américain de refinancement hypothécaire Fannie Mae a une nouvelle fois été contraint de demander l'aide des autorités américaines. Fannie Mae a en effet annoncé dans la nuit de jeudi à vendredi avoir réalisé finalement une perte nette colossale de 58,7 milliards de dollars au titre de l'année 2008, due essentiellement à des éléments exceptionnels au second semestre. Du coup Fannie Mae qui a déjà été sauvé de la faillite en septembre dernier a réclamé au Trésor une aide de 15,2 milliards de dollars pour couvrir son déficit.

L'établissement, qui garantit ou possède avec son homologue Freddie Mac plus de 40% de l'encours des prêts immobiliers aux Etats-Unis, a averti dans un communiqué que cette somme lui permettrait d'éviter le déclenchement d'une procédure de faillite. "Nous prévoyons que les conditions de marché qui ont contribué à notre perte nette durant tous les trimestres de 2008 persistent voire s'aggravent en 2009", a souligné le groupe.

La perte sur le quatrième trimestre s'élève à 25,9 milliards, après avoir passé des provisions de 28,9 milliards de dollars, associées à des dépréciations d'actifs et à des pertes sèches sur son portefeuille d'actifs. Cette perte est légèrement réduite par rapport à celle du troisième trimestre, qui totalisait 29 milliards de dollars à la suite de 21,4 milliards de dollars de provisions.

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jeudi 26 février 2009

États-Unis : les reventes de logements au plus depuis 12 ans

Les ventes de logements anciens ont reculé de 5,5% en janvier aux États-Unis pour toucher leur bas niveau depuis juillet 1997. Le prix médian a chuté de 15%.

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Nouveau chiffre inquiétant pour le marché immobilier américain. Les ventes de logements anciens ont en effet reculé de 5,3% en janvier, à 4,49 millions d'unités en rythme annuel, selon les chiffres publiés ce mercredi par l'Association nationale des promoteurs immobiliers (NAR). Les reventes de logements touchent ainsi leur plus bas niveau depuis juillet 1997.

Cette baisse n'avait pas été anticipée par les économistes, qui s'attendaient au contraire à une légère progression. Ils tablaient sur 4,79 millions de ventes, contre 4,74 millions d'unités enregistrées en décembre.

Les stocks de logements anciens proposés à la vente ont reculé de 2,7% à 3,60 millions, contre 3,70 millions en décembre. Et le prix médian des logements a chuté de 14,8% sur un an à 170.300 dollars, son niveau le plus depuis mars 2003 où le prix des habitations atteignait 169.400 dollars.

Ce dernier chiffre confirme la tendance mise en lumière mardi par l'indice S&P/Case-Shiller, mesurant les prix dans les 20 plus grandes agglomérations américaines. Ce dernier a fait ressortir une nouvelle baisse record de 18,5% sur un an, des prix des logements. Après un recul de 18,2% en novembre, les analystes tablaient sur une baisse de 18,3%.

"En décembre, les prix moyens des logements aux Etats-Unis étaient à peu près au niveau de ce qu'ils étaient au troisième trimestre de 2003. Depuis le pic du second trimestre 2006, ils ont plongé de 26,7%", explique l'étude.

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Le pétrole grimpe après les stocks américains

Les cours du baril ont gagné deux dollars ce mercredi après la hausse moins importante que prévu des stocks américains en pétrole brut.

pétrole

Le pétrole a grimpé d'environ deux dollars ce mercredi après la publication contrastée des stocks pétroliers américains. Ces derniers font notamment ressortir une hausse plus faible qu'attendu des réserves de brut. Mais les stocks en produits distillés ont progressé, contraiment aux prévisions.

A la clôture du New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de "light sweet crude" a ainsi gagné 2,54 dollars à 42,50 dollars . A Londres, le Brent de la mer du nord a pris 1,79 dollar, à 44,29 dollars le baril.

Les stocks américains en pétrole brut ont progressé de 700.000 barils la semaine dernière, à 351,3 millions de barils. Les marchés s'attendaient à une progression plus importante de 1,4 million de barils. Les réserves d'essence ont reculé fortement de 3,4 millions de barils, contre un repli de seulement 100.000 barils attendu par les analystes.

Enfin, les stocks en produits distillés (gazole et fioul de chauffage) ont progressé de 800.000 barils alors que le consensus escomptait un repli de 1,3 million de barils. Ces stocks sont particulièrement suivis en hiver, période qui se traduit par une augmentation de la demande en fioul de chauffage aux Etats-Unis.

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Le nombre de chômeurs en France a bondi de 90.000 en janvier

Le nombre de chômeurs de catégorie 1 en France a bondi en janvier de 90.200. Du jamais vu. Le secrétaire général de l'Elysée, Claude Guéant, avait prévenu sur LCI que ces chiffres risquaient d'être encore plus mauvais que ceux de décembre.

Chômage en France 3

Attention, les chiffres du chômage de janvier en France risquaient d'être encore plus mauvais que ceux de décembre avec leurs 45.800 nouveaux inscrits à Pôle Emploi (et 215.000 sur la totalité de 2008, un plus haut depuis 1993) portant le total de demandeurs d'emplois à 2,1 millions. C'est l'avertissement lancé mercredi matin sur la chaîne télévisée d'information en continu LCI par Claude Guéant, le secrétaire général de l'Elysée, même si ce dernier indiquait qu'il ne connaissait pas encore la statistique.

Ce soir, on la connait et les chiffres confirment ceux donnés par ailleurs par LCI. Le nombre de chômeurs de catégorie 1 - à la recherche d'un emploi à temps plein et à durée indéterminée ayant travaillé au plus 78 heures dans le mois - en France a augmenté en janvier de 90.200 (+4,3%), un (triste) record mensuel absolu pour la France.

Ce sont les jeunes qui souffrent le plus de cette aggravation de la conjoncture de l'emploi avec une hausse de 6,7% pour les chômeurs masculins de moins de 25 ans, ceux de 25 à 49 ans voyant leurs chiffres augmenter de 5,3%, et ceux de plus de 50 ans de 4,9%. Les femmes dans les différentes catégories d'âge subissent un peu moins ce marasme.

"(Le président) Nicolas Sarkozy ne l'a pas caché, nous sommes au coeur de la crise, nous avons encore des mois difficiles, c'est la raison pour laquelle il a demandé au gouvernement et aux partenaires sociaux de mettre en place les moyens de venir en aide sur le plan financier à ceux qui se trouvent privés d'emploi momentanément ou au chômage partiel" avait souligné Claude Guéant .

De son côté, Laurent Wauquiez, le secrétaire d'Etat à l'Emploi a déclaré ce mercredi sur France 3 s'attendre "sur plusieurs mois" à des chiffres d'inscription au chômage comme ceux de janvier.

L'Unedic, qui s'est mariée avec les Assedic pour créer Pôle Emploi, a prévu 282.000 chômeurs de plus en 2009.

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Dans la tourmente, UBS change à nouveau de patron

Le patron du géant bancaire helvétique Marcel Rohner va être remplacé par Oswald Grübel. UBS est au coeur de plusieurs affaires dont le scandale Madoff et le bras de fer sur le secret bancaire avec les Etats-Unis.

UBS

Nouveau départ à la tête d'UBS. Le directeur général de la première banque suisse Marcel Rohner qui avait succédé à Marcel Ospel, a démissionné. Il sera remplacé par l'ancien patron de Crédit Suisse, Oswald Grübel.

Selon le communiqué de la banque helvétique, cette décision "constitue une nouvelle étape en vue de rétablir la confiance en UBS et de ramener la banque sur la voie du succès. La vaste expérience d'Oswald Grübel dans le secteur bancaire et dans le redressement d'entreprises sera indispensable pour UBS dans les conditions difficiles que traversent les marchés".

UBS, dont l'action a plongé ces derniers mois à la Bourse de Zurich, est au centre de plusieurs affaires qui la fragilisent. Elle a été impliquée dans le scandale des fonds Madoff, l'escroc financier américain et sa fraude à 50 milliards de dollars. Les autorités financières luxembourgeoises ont mis en cause la responsabilité d'UBS vis à vis de ses clients.

Touchée de plein fouet par la crise écopnomique et financière - avec les fameux prêts immobiliers à risque subprime aux Etats-Unis - qui a causé les premières pertes de son histoire, la banque suisse est aussi impliquée dans une énorme affaire de fraude fiscale aux Etats-Unis qui déclenche un bras de fer entre Washington et Berne sur la question du secret bancaire, UBS ayant été obligé de dévoiler le nom de certains de ses clients outre-Atlantique et étant sommé de continuer.

Pour ne rien arranger, son activité de courtage UBS Securities vient de commettre une gigantesque bourde à la Bourse de Tokyo avec des ordres d'achats et de ventes erronés sur une société de jeux vidéo pour la bagatelle de 31 milliards de dollars. La banque a demandé l'annulation de ces transactions comme l'y autorise la législation financière nipponne.

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Record de pertes outre-Manche pour Royal Bank of Scotland

Royal Bank of Scotland affiche une perte nette part du groupe de 24,1 milliards de livres soit 27 milliards d'euros en 2008. Jamais un groupe britannique n'avait perdu autant d'argent.

royal bank of scotland

Du jamais vu outre-Manche : Royal Bank of Scotland (RBS) affiche une perte nette part du groupe de 24,1 milliards de livres soit 27 milliards d'euros en 2008. Un an plus tôt, elle avait gagné 6,8 milliards.

Raison de cette perte historique : des charges de 6,1 milliards de livres en raison de la crise du crédit, et des dépréciations géantes de 16,2 milliards de livres notamment en raison du très coûteux rachat de la banque néerlandaise ABN Amro en 2007.

RBS va maintenant tenter de solder les comptes du passé et de repartir de l'avant. Le groupe compte se séparer de 240 milliards de livres d'actifs - une part importante de son bilan - d'ici 3 à 5 ans pour se concentrer sur le marché britannique et ne conserver à l'international que des activités réduites.

Royal bank of Scotland va également se tourner vers l'Etat britannique (qui é déjà pris près de 70% de son capital) afin qu'il assure - en prenant en charge 90% des pertes - pour 325 milliards de livres d'actifs risqués, financés à hauteur de 6,5 milliards de livres par an. Londres détaille d'ailleurs ce jeudi son nouveau mécanisme de soutien aux banques.

RBS va encore recevoir 13 milliards de livres supplémentaires de fonds publics sous forme d'actions spéciales, ne modifiant pas la participation de l'Etat. Mais la direction de la banque a prévenu que malgré ce soutien, elle n'excluait pas de devoir être totalement nationalisée par Londres.

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mercredi 25 février 2009

Déficit commercial record au Japon

En janvier, le déficit commercial nippon a dépassé les 950 milliards de yens. Du jamais vu dans l'archipel. Les économistes craignaient même un chiffre encore plus mauvais.

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Le Japon va de plus en plus mal. Sa récession s'aggrave, notamment du fait du plongeon de ses exportations, jusque là principal moteur de l'économie du pays, plombées par le ralentissement économique mondial et la hausse du yen, notamment face au dollar. Du coup, les produits "made in Japan" ont vu leur compétitivité fondre comme la neige du Fuji Yama.

Ce mercredi, un chiffre spectaculaire vient illustrer cette situation : c'est celui du déficit commercial nippon de janvier. Il a attient le record de 952,58 milliards de yens soit 7,9 milliards d'euros, selon le ministère des Finances. Du jamais vu dans l'archipel. Le précédent record remontait à janvier 1980 avec 824,8 milliards. Le plus étonnant est que les économistes s'attendaient encore à pire avec un déficit de quelque 1.150,2 milliards de yens.

Sur ce mois de janvier, les exportations japonaises ont plongé de 45,7% à 3482,58 milliards de yens (-46,7% vers la Chine, -47,4% vers l'Union européenne, -52,9% vers les Etats-Unis, - 65,5% vers la Russie). Les importations ont, elles, chuté de 31,7% à 4435,16 milliards. Cela n'empêche pas le solde de la balance commerciale d'être encore néagtif, pour le quatrième mois d'affilée.

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Obama prêt à dépenser plus pour sauver les banques et l'automobile du pays

Dans son premier discours solennel devant les deux chambres du Congrès réunies, Barack Obama a prévenu que sauver les banques américaines risquait de coûter plus cher que prévu et promis de ne pas laisser tomber le secteur automobile, en dévoilant un plan ambitieux pour épargner une récession prolongée au pays.

Barack Obama

Barack Obama a tenté dans la nuit de mardi à mercredi de convaincre les Américains du bien-fondé de ses mesures contre la crise économique, à l'occasion de son premier discours présidentiel devant le Congrès. Surfant sur une cote de popularité au plus haut, le président des États-Unis s'est adressé dans la soirée à une session conjointe du Sénat et de la Chambre des représentants. Cette allocution, passage obligé pour tout nouveau locataire de la Maison blanche, intervient au cours d'une semaine charnière pour Obama . Jeudi, le chef de l'exécutif doit présenter son premier projet de budget, alors que vont croissant les inquiétudes des Américains concernant le pire ralentissement économique depuis plusieurs décennies.

Le président Barack Obama a promis à des Américains inquiets la réforme et la rigueur en leur assurant dans son premier grand discours programme que leur pays sortirait plus fort de sa pire crise économique depuis des décennies. "Notre économie est affaiblie et notre confiance ébranlée; nous vivons des temps difficiles et incertains; mais ce soir je veux que tous les Américains sachent ceci: nous allons reconstruire, nous allons nous rétablir, et les Etats-Unis d'Amérique en sortiront plus forts qu'auparavant", a déclaré Barack Obama . Après les années passées à repousser les décisions difficiles, "l'heure de vérité a sonné, et le moment est venu de prendre en charge notre avenir", a-t-il dit dans son discours solennellement adressé aux deux chambres réunies du parlement, et au-delà aux Américains. Il a affirmé la nécessité de "sacrifices" pour réduire de moitié d'ici à la fin de son mandat en 2013 un déficit fédéral qui pourrait dépasser le chiffre faramineux de 1.500 milliards de dollars cette année.

Le plan annoncé récemment pour sauver les banques américaines "va requérir des ressources importantes du gouvernement fédéral. Oui, probablement plus que ce que nous avons déjà mis de côté", a reconnu le président américain. Des centaines de milliards de dollars ont déjà été promis au secteur financier américain, mis à genoux par des prêts immobiliers hasardeux et des placements douteux, ce qui a plongé le pays dans la pire crise économique depuis les années 30. "Mais si agir va coûter très cher, je peux vous assurer que ne pas agir coûterait encore plus cher", a ajouté Barack Obama, estimant que l'économie américaine pourrait mettre plus de dix ans à s'en remettre.

Le président américain a promis de défendre les constructeurs automobiles américains en grande difficulté. "Nous nous engageons à tenir le cap d'une industrie automobile rénovée et recréée qui puisse soutenir la concurrence et gagner", a déclaré Barack Obama. "Des millions d'emplois en dépendent. Des dizaines de villes en dépendent. Et je pense que le pays qui a inventé l'automobile ne peut pas l'abandonner", a-t-il lancé, sous les applaudissements des parlementaires des deux chambres. General Motors et Chrysler, qui ont déjà obtenu 17,4 milliards de dollars en décembre pour survivre à une chute brutale de la demande mondiale, réclament aujourd'hui des prêts de 21,6 milliards de dollars pour échapper à la faillite.

Le président américain, qui a pris ses fonctions il y a un peu plus d'un mois, a promis de veiller à ce que les grandes banques aient assez d'argent frais pour prêter aux consommateurs et aux petites entreprises. "Nous allons créer un nouveau fonds de prêts qui sera le plus important effort jamais consenti pour donner accès à des prêts automobiles, des prêts scolaires, et des prêts aux petites entreprises, (des prêts) destinés aux consommateurs et aux entrepreneurs qui sont le moteur de notre économie", a-t-il dit. Rappelant que les excès des marchés financiers ont conduit à la crise économique actuelle, il a demandé au Congrès une loi rapide pour réglementer le système financier. "Je demande à ce Congrès de se joindre à moi pour faire tout ce qui sera nécessaire", a-t-il déclaré. "Et pour nous assurer qu'une crise de cette ampleur ne se reproduira pas, je demande au Congrès d'approuver rapidement une loi qui réformera finalement notre système de régulation dépassé".

Il a aussi cherché à rassurer les ménages américains sur la solidité de leur épargne. "Vous devez savoir que l'argent que vous avez déposé dans les banques du pays est en sécurité, votre assurance est sûre, vous pouvez continuer à compter sur le système financier", a-t-il assuré. "Ce n'est pas une source d'inquiétude.

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Etats-Unis : Bernanke entrevoit une possible fin de récession en 2009

La Tribune.fr - 25/02/2009 à 06:59 - 247 mots

Dans son témoignage semestriel devant le Congrès, le président de la Fed, s'est montré plus optimiste en indiquant qu'il entrevoyait la "perspective raisonnable" d'une fin de la récession de l'économie des États-Unis cette année, avec l'aide de l'État.

bernanke

Le président de la Réserve fédérale américaine (Fed) Ben Bernanke a tenté de rassurer les parlementaires mardi en annonçant qu'il entrevoyait la "perspective raisonnable" d'une fin de la récession de l'économie des Etats-Unis cette année, avec l'aide de l'Etat. Dans son témoignage semestriel devant le Congrès, le président de la Fed est resté prudent dans son diagnostic, notant que l'économie américaine était toujours prise dans une "récession grave".

"Si les mesures prises par l'administration, le Congrès et la Réserve fédérale réussissent à faire revenir une certaine forme de stabilité financière - et dans ce seul cas, à mon avis -, il y a une perspective raisonnable que la récession d'achève en 2009 et que 2010 soit une année de reprise", a-t-il estimé.

La récession a officiellement débuté en décembre 2007, et a eu ces derniers mois des effets dévastateurs sur l'activité et l'emploi. Le chômage atteignait ainsi en janvier 7,6% (0,4 point de plus qu'en décembre), son plus haut niveau depuis septembre 1992. Et il restera élevé jusqu'en 2011, selon Ben Bernanke . La Fed prévoit "qu'un rétablissement de l'économie après la récession actuelle prenne probablement plus de deux ou trois ans", a rappelé ce dernier. "La détérioration du marché du travail, les pertes considérables de richesse en capital et biens immobiliers, et les conditions resserrées des prêts ont pesé sur la confiance des consommateurs et leurs dépenses", a-t-il constaté.

Les propos de Ben Bernanke ont rassuré les investisseurs. Wall Street a en effet signé une séance largement positive mardi.


latribune.fr

Confirmation de la très forte récession en Allemagne

Le plongeon du PIB outre-Rhin de 2,1% au quatrième trimestre est confirmé. C'est son plus fort recul depuis 1987.

Allemagne

L'Allemagne connait bien une très sévère récession, l'une des plus fortes de la zone euro.

Le plongeon du PIB outre-Rhin de 2,1% au quatrième trimestre a en effet été confirmé ce mercredi.

C'est le plus fort recul depuis 1987. Sur l'ensemble de l'année, l'activité en Allemagne a reculé de 1,7%.

Le pays, champion du monde des exportations, est victime du ralentissement économique mondial qui pèse sur la vente de ses produits hors de ses frontières.

Les experts d'ING n'anticipent un rebond en Allemagne qu'en 2010.

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L'Elysée attend de mauvais chiffres du chômage

Le secrétaire général de l'Elysée, Claude Guéant, prévient que les chiffres du chômage de janvier qui doivent être annoncés jeudi risquent d'être encore plus mauvais que ceux de décembre.

Chômage en France 3

Attention, les chiffres du chômage de janvier en France qui doivent être publiés jeudi risquent d'être encore plus mauvais que ceux de décembre avec leurs 45.800 nouveaux inscrits à Pôle Emploi (et 215.000 sur la totalité de 2008, un plus haut depuis 1993) portant le total de demandeurs d'emplois à 2,1 millions.

C'est l'avertissement lancé ce mercredi sur la chaîne télévisée d'information en continu LCI par Claude Guéant, le secrétaire général de l'Elysée, même si ce dernier indique qu'il ne connaît pas encore la statistique.

"(Le président) Nicolas Sarkozy ne l'a pas caché, nous sommes au coeur de la crise, nous avons encore des mois difficiles, c'est la raison pour laquelle il a demandé au gouvernement et aux partenaires sociaux de mettre en place les moyens de venir en aide sur le plan financier à ceux qui se trouvent privés d'emploi momentanément ou au chômage partiel" a souligné Claude Guéant .

L'Unedic, qui s'est mariée avec les Assedic pour créer Pôle Emploi, a prévu 282.000 chômeurs de plus en 2009.

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mardi 24 février 2009

Trichet alerte sur l'offre de crédit en Europe

Le président de la Banque Centrale Européenne souligne avoir observé de premiers signes d'une baisse de l'offre de crédit. Pas seulement en raison d'une baisse de la demande.

Jean-Claude Trichet

L'offre de crédit baisse-t-elle en Europe ? C'est ce qu'a indiqué ce lundi le président de la BCE, la Banque centrale européenne, Jean-Claude Trichet. Lors d'une conférence sur la régulation européenne, il a signalé avoir observé "au cours des dernières semaines" "les premiers signes d'une baisse de l'offre de crédit" même si "les flux nets de crédit en zone euro sont restés positifs".

A ses yeux, une grosse partie de cette baisse est "certainement liée à une baisse de la demande" à la fois de la part des entreprises qui retardent leurs investissements - comme l'a montré la récente enquête latribune.fr - Michael Page - et des ménages confrontés à la crise économique, financière et sociale.

"Mais il y a aussi des signes montrant que la baisse du crédit est liée à des facteurs d'offre et à des conditions de financement plus restrictives associées au phénomène de deleveraging, c'est-à-dire de la réduction du recours à l'endettement a souligné le patron de la BCE.

Par ailleurs, réagissant aux déclarations des pays européens ce week-end en vue du G20 face à la crise, Jean-Claude Trichet s'est dit en faveur d'une importante régulation de "toutes les institutions financières importantes", notammment des hedge funds (fonds spéculatifs) et des agences de notation, ainsi que de tous "les marchés importants", notamment ceux des dérivés. Il s'est dit en faveur d'une responsabilité accrue de la BCE dans la supervision bancaire européenne pour "contribuer à la stabilité financière".

latribune.fr

Trichet alerte sur l'offre de crédit en Europe

Le président de la Banque Centrale Européenne souligne avoir observé de premiers signes d'une baisse de l'offre de crédit. Pas seulement en raison d'une baisse de la demande.

Jean-Claude Trichet

L'offre de crédit baisse-t-elle en Europe ? C'est ce qu'a indiqué ce lundi le président de la BCE, la Banque centrale européenne, Jean-Claude Trichet. Lors d'une conférence sur la régulation européenne, il a signalé avoir observé "au cours des dernières semaines" "les premiers signes d'une baisse de l'offre de crédit" même si "les flux nets de crédit en zone euro sont restés positifs".

A ses yeux, une grosse partie de cette baisse est "certainement liée à une baisse de la demande" à la fois de la part des entreprises qui retardent leurs investissements - comme l'a montré la récente enquête latribune.fr - Michael Page - et des ménages confrontés à la crise économique, financière et sociale.

"Mais il y a aussi des signes montrant que la baisse du crédit est liée à des facteurs d'offre et à des conditions de financement plus restrictives associées au phénomène de deleveraging, c'est-à-dire de la réduction du recours à l'endettement a souligné le patron de la BCE.

Par ailleurs, réagissant aux déclarations des pays européens ce week-end en vue du G20 face à la crise, Jean-Claude Trichet s'est dit en faveur d'une importante régulation de "toutes les institutions financières importantes", notammment des hedge funds (fonds spéculatifs) et des agences de notation, ainsi que de tous "les marchés importants", notamment ceux des dérivés. Il s'est dit en faveur d'une responsabilité accrue de la BCE dans la supervision bancaire européenne pour "contribuer à la stabilité financière".

latribune.fr

Banques américaines: l'aide de l'Etat sous formes d'actions préférentielles

Le Trésor américain a dévoilé les modalités de son aide aux banques. En cas de défaut de prêteurs privés, il recapitalisera les groupes, mais se donnera également la possibilité d'intervenir dans leur gestion.

Wall Street Bourse

Pour la deuxième fois en quelques mois, l'Etat américain a mis en place un plan de soutien au secteur financier. Mais pas question de signer un chèque en blanc aux colosses de Wall Street. Le Trésor entend bien se laisser l'opportunité de contrôler l'utilisation de ses fonds.

Dans un premier temps, le plan va consister à "évaluer les besoins en capitaux des grands établissements bancaires américains", explique le Trésor. La priorité sera ensuite donnée aux sources de financement privées, mais si celles-ci n'existent pas, les finances publiques entreront en jeu.

Et dans cette optique, le Trésor ne laisse pas le choix aux banques: "tout capital de l'Etat sera sous forme d'actions préférentielles obligatoirement convertible", prévoit l'institution. Et cette conversion se ferait sous forme d'actions communes avec droit de vote. Une manière pour le gouvernement américain de contrôler la restructuration de Wall Street.

L'un de ses principaux dossiers sera le soutien à l'ex géant mondial bancaire Citigroup dont l'Etat pourrait prendre de 25% à 40% selon le Wall Street Journal (voir notre article en lien).

latribune.fr

Le pétrole repart fortement à la baisse

Les marchés s'inquiètent d'une forte baisse de la consommation chinoise et doutent des capacités de l'Opep de maintenir des cours élevés.

pétrole

Les prix du pétrole repartaient à la baisse ce lundi 23 février tant sur les marchés européens qu’américains. A 18 heures, le Brent de la mer du Nord pour livraison en avril perdait 32 cents à Londres par rapport à la clôture de la veille, à 41,57 dollars le baril. A New York, la baisse est encore plus prononcée. A la clôture, le baril de "light sweet crude" pour livraison en avril, la nouvelle référence, plonge de 1,59 dollar à 38,44 dollars le baril. Le marché est inquiet d'une offre qui puisse être trop abondante en pleine crise économique aigüe.

Les marchés s’inquiètent de la demande dans les économies émergentes, et singulièrement chinoises. Les statistiques douanières de ce pays ont révélé un net fléchissement des importations de brut sur un an au mois de janvier. « Les chiffres des douanes chinoises ont prouvé que la faiblesse de l'activité industrielle et de la consommation des particuliers en Chine continuent à peser sur la demande pétrolière », observent les analystes de Barclays Capital.

De plus, les analystes doutent des capacités de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) de conduire la remontée des cours de l’or noir vers le niveau qu’elle souhaite, fixé à 75 dollars le baril. Pourtant, le ministre algérien de l'Energie et des Mines Chakib Khelil a estimé dimanche à Alger qu'il était « fort probable » que le cartel pétrolier décide d'une nouvelle baisse de sa production au cours de sa prochaine réunion le 15 mars, à Vienne.

L'Opep s'était engagée à trois reprises à tailler dans sa production à la fin de l'année 2008, décidant de la réduire de 4,2 millions de barils par jour au total par rapport au niveau où elle produisait en septembre.

latribune.fr

Les Français consomment mais n'ont pas le moral

Les dépenses de consommation des ménages français en produits manufacturés ont rebondi de 1,8% en janvier, après avoir baissé de de 0,9% en décembre, en données corrigées des variations saisonnières, annonce l'Insee. A l'inverse, leur moral diminue encore d'un point en février.

drapo français

Vive les soldes! Les dépenses de consommation des ménages français en produits manufacturés ont rebondi de 1,8% en janvier, après avoir baissé de de 0,9% en décembre, en données corrigées des variations saisonnières, annonce ce mardi l'Insee. Dans le seul champ "commerce" (commerce de détail), les dépenses progressent de 2% (après -1,8 % en décembre, révisé de -0,3 point), selon l'Insee. Au mois de janvier, les dépenses de consommation en biens durables progressent nettement (+2,7% après -0,8 % au mois de décembre) sous l'effet conjoint de la hausse des dépenses en biens d'équipement du logement (+3% en janvier après -3,1 %) et du dynamisme des achats des ménages en automobiles (+2,8% après +1,9%), explique l'Institut national de la statistique. Sur le mois, les dépenses de consommation en textile-cuir rebondissent aussi fortement (+4,7% après -1,1%). C'est l'effet immédiat des soldes. Enfin, les dépenses de consommation en autres produits manufacturés restent stables en janvier (après -0,9% en décembre).

Si les Français ont choisi d'être un peu des cigales en janvier, question moral cela ne va pas très fort. Le moral des ménages "se dégrade légèrement" en février, l'indicateur qui le mesure, en recul d'un point, s'établissant à -43 en données corrigées des variations saisonnières, a annoncé l'Insee mardi. On est encore loin du plancher historique à -47 points, touché l'an dernier. Toutefois ce chiffre de -43 est un peu supérieur à celui attendu par les analystes (-42 en moyenne selon Reuters).

En février, toutes les composantes de cet indicateur "se replient, mais de façon modérée", relève l'institut national de la statistique. Les ménages français sont désormais plus nombreux à penser que le niveau de vie en France s'est détérioré au cours des mois précédents et qu'il va se dégrader dans les mois à venir, indique l'Insee. Les Français sont "plus pessimistes" en ce qui concerne leur situation financière tant passée que future. Enfin, le solde sur l'opportunité de faire des achats importants présente la baisse la plus notable.

L'opinion des ménages concernant l'évolution du chômage "s'améliore légèrement" en revanche en février, de même que le solde sur leur situation financière actuelle.Tout en étant plus nombreux à estimer être capable d'épargner, les ménages sont moins nombreux à "estimer que le moment est favorable" pour cela. Enfin, en février, les ménages sont plus nombreux à penser que les prix ont fortement augmenté. Leur opinion sur l'inflation future se dégrade également quelque peu.

latribune.fr

lundi 23 février 2009

Une semaine marquée par la chute des Bourses mondiales

A la Une de l'actualité de la semaine, le retour du pessimisme sur les marchés mondiaux, le CAC 40 et le Dow Jones tombant à leur plus bas niveaux depuis six ans. Les mesures sociales annoncées par Nicolas Sarkozy, les résultats de BNP Paribas et de Société Générale, l'année 2008 record du Livret A et le plongeon de l'activité japonaise ont également fait les gros titres.

Agenda

LES BOURSES MONDIALES CHUTENT, PARIS ET NEW YORK AU PLUS BAS DEPUIS SIX ANS

Semaine noire sur les places boursières mondiales alors que les incertitudes sur l'économie ont repris de plus belle. Les investisseurs doutent notamment de l'efficacité du plan de relance américain de 787 milliards de dollars promulgué ce lundi par Barack Obama. La première économie mondiale n'est pas la seule à connaître des difficultés, comme en témoigne l'effondrement de l'activité japonaise sur les trois derniers mois de l'année dernière. Et la croissance mondiale pourrait même être nulle en 2009, selon le Fonds monétaire international (FMI) qui envisage d'abaisser sa prévision de croissance, pour l'instant fixée à 0,5%. Sans compter que la Réserve fédérale américaine a revu à la baisse ses estimations de croissance, tout comme le gouvernement français. Les difficultés persistantes du secteur financier et certains résultats d'entreprises très en deça des attentes des investisseurs ont encore renforcé le pessimisme ambiant. Si bien que la rebond attendu de l'activité semble s'éloigner de plus en plus. Du coup, le Dow Jones a touché son plus bas niveau depuis octobre 2002, largement sous la barre des 7.500 points. Même chose pour le CAC 40, qui termine la semaine à 2.750 points. A Francfort, le Dax est au plus bas depuis le début de l'année alors que le Footsie londonien est revenu à son niveau de novembre. A Tokyo, le Nikkei est passé également sous les 7.500 points, un point bas depuis fin octobre.

2,6 MILLIARDS D'EUROS DE MESURES SOCIALES

Lors du "sommet social"de l'Elysée ce mercredi, le chef de l'Etat a annoncé un ensemble de mesures sociales dont le coût pour l'Etat se montera à 2,6 milliards d'euros. Devant les partenaires sociaux, il a fixé quatre objectifs: l'emploi, la justice sociale, la protection des plus modestes au sein de la classe moyenne et le dialogue social. La principale mesure concerne l'impôt sur le revenu, avec la suppression des deux derniers tiers provisionnels pour quatre millions de foyers fiscaux modestes. Cela représente un gain moyen par ménage de 200 euros, a précisé le chef de l'Etat. Un dispositif de crédit d'impôt sera également prévu pour éviter tout effet de seuil. Il devrait permettre de réduire l'impôt de deux millions de ménages supplémentaires. "A titre exceptionnel", une prime de 500 euros pour tous les chômeurs pouvant justifier entre deux et quatre mois de travail sera versée, le droit normal à l'indemnisation n'étant ouvert qu'à partir de quatre mois de cotisations à l'assurance chômage. Une prime "exceptionnelle" de 150 euros sera versée aux trois millions de "familles modestes" bénéficiant de l'allocation de rentrée scolaire et des bons d'achat de services à la personne, équivalents à 200 euros par foyer, seront versés à des ménages ciblés. Un "fonds d'investissement social", pouvant atteindre 2,5 à 3 milliards d'euros, va par ailleurs être créé, conformément à la proposition de la CFDT. Enfin, Nicolas Sarkozy a proposé aux partenaires sociaux de porter à 75% du salaire brut (au lieu de 60%) l'indemnisation des salariés au chômage partiel. L'ensemble des annonces a été accueilli froidement par les syndicats, qui ont maintenu pour l'instant leur appel à la mobilisation le 19 mars prochain.

PERTES POUR BNP PARIBAS AU QUATRIEME TRIMESTRE, LEGER BENEFICE POUR SOCIETE GENERALE

Les deux grandes banques françaises ont publié leurs résultats au titre de 2008, une année marquée par la crise financière mondiale et par l'intervention de l'Etat français pour venir en aide au secteur. BNP Paribas a dégagé un bénéfice net part du groupe de 3 milliards d'euros en 2008, un chiffre en très forte baisse par rapport aux 7,82 milliards d'euros de profits réalisés en 2007. L'intensification de la crise financière s'est traduite sur les comptes du quatrième trimestre, avec une perte nette de 1,37 milliard d'euros. La première banque française en termes de capitalisation boursière a notamment souffert des grandes difficultés rencontrées par sa banque de financement et d'investissement, dont le déficit atteint 1,19 milliard d'euros sur l'ensemble de l'année. De son côté, la Société Générale a également terminé l'année dans le vert, après le déficit de 3,35 milliards d'euros subie en 2007 en raison des pertes liées à l'affaire Kerviel, avec deux milliards d'euros de profits. Lors des trois derniers mois de 2008, la banque a dégagé un bénéfice net de 87 millions d'euros. Et le directeur général du groupe, Frédéric Oudéa, s'est montré plutôt confiant pour l'année à venir, malgré une hausse probable du coût du risque.

2008, ANNEE RECORD POUR LE LIVRET A

Le placement préféré des Français ne connaît pas la crise. Porté par des taux d'intérêt élevés et par l'aversion au risque lié à la crise financière, le Livret A a connu l'an passé une année record. Avec 18,7 milliards d'euros, la collecte nette a en effet pulvérisé l'ancien record, qui datait de 1995. Cette année là, "seulement" 7,05 milliards d'euros avaient été collectés. Sur le seul mois de décembre, ce sont 5,8 milliards d'euros qui ont été déposés sur le Livret A, soit plus que sur l'ensemble de l'année 2007! Fin décembre, l'encours total atteignait le montant de 139,2 milliards d'euros, avec 46 millions de livrets ouverts. Sur l'ensemble de l'année, 2 millions de livrets supplémentaires ont été souscrits. Considéré comme une valeur refuge en cette période d'instabilité financière et d'incertitudes sur l'état de santé des banques, le Livret A a en outre bénéficié d'un taux rémunérateur avantageux de 4% entre le 1er août 2008 et février 2009. Depuis, ce taux a été ramené à 2,5%, en raison du ralentissement de l'inflation sur le second semestre de l'année. Et 2009 s'annonce encore plus prolifique pour le Livret A, qui peut désormais être distribué par l'ensemble des banques depuis le 1er janvier. Pas moins de 5 millions de livrets auraient ainsi été ouverts sur les deux premiers mois de 2009.

L'ECONOMIE JAPONAISE S'ENFONCE DANS LA CRISE

Le soleil se couche sur l'économie japonaise. Le PIB (produit intérieur brut) nippon pour le quatrième trimestre 2008 a plongé de 12,7% en rytme annuel c'est à dire par rapport à la même période en 2007. Un record depuis 1974! Si on le compare à celui du troisième trimestre 2008, le PIB a reculé de 3,3%, contre une baisse de 3,1% anticipée par les analystes. Face à cette situation économique catastrophique, le gouvernement préparerait un nouveau plan de relance, le troisième depuis octobre, dont le montant irait d'une fourchette allant de 20.000 à 30.000 milliards de yen soit de 170 à 255 milliards d'euros. Il comprendrait un programme de grands travaux (aéroports, ports, routes et autoroutes, écoles...). Le Premier ministre Taro Aso joue son va-tout alors que sa cote de popularité a chuté à 9,7%, selon une chaîne de télévision privée nippone. Il fait face en outre à un parlement divisé et à la dissidence d'une aile du parti au pouvoir et doit convoquer des élections législatives d'ici au mois d'octobre. Et le début de l'année ne s'annonce pas meilleur. Le trimestre allant de janvier à mars devrait, lui aussi, se solder par un recul à deux chiffres du PIB. Les exportations continuent de baisser pour l'économie nipponne et la demande intérieure s'affaiblit de jour en jour. Les entreprises, comme le géant Toyota, continuent de réduire drastiquement leur production et de supprimer des emplois.

latribune.fr

Les Européens veulent superviser la finance dans son ensemble

Les dirigeants européens réunis dimanche à Berlin se sont accordés sur la nécessité de superviser l'ensemble des marchés et des produits financiers, en particulier les fonds spéculatifs (hedge funds). Ils se sont prononcés pour des sanctions à l'encontre des paradis fiscaux.

sommet international

Les Européens du G20 réunis dimanche à Berlin sont d'accords pour une régulation et une surveillance de l'ensemble des acteurs des marchés, y compris des fonds d'investissement spéculatifs (hedge funds),selon un communiqué publié. Les Européens sont tous d'accords sur le fait que "aucun marché financier, aucun produit financier, aucun acteur des marchés ne peut agir sans régulation ou surveillance", ont indiqué des sources aux agences de presse.

"La demande d'une régulation directe des hedge funds n'a plus été mise en cause par aucun des participants", selon les mêmes sources. Les fonds spéculatifs sont régulièrement accusés d'avoir, par leur volatilité et leur opacité, contribué à la crise financière internationale. Jusqu'à présent les Britanniques semblaient réticents à les réguler. "Au final des progrès clairs et importants sont apparus dans la mise au point d'une position commune des participants européens au sommet de Londres", selon ces sources gouvernementales allemandes, qui impliquent donc qu'il n'y a pas accord sur tout. "Les ministres des Finances réunis aujourd'hui pour préparer le G20 ne publierons pas de texte commun à l'issue de la rencontre. Ils y renoncent avant tout pour laisser aux pays de l'Union européenne absents la possibilité de se joindre à une position commune pour le sommet financier international de Londres", ont-elles ajouté.

La chancelière Angela Merkel et son ministre des Finances Peer Steinbrück, hôtes de ce mini-sommet informel, ont accueilli leurs homologues européen du G7 (Royaume-Uni, Italie, France) pour une réunion de travail de quelques heures. L'Espagne et les Pays-Bas ont aussi été conviés, de même que les présidents de la Commission européenne Manuel José Barroso, de la Banque centrale européenne Jean-Claude Trichet et de l'Eurogroupe, Jean-Claude Juncker. Le Premier ministre Tchèque Mirek Topolanek, dont le pays préside l'Union européenne, assiste aussi aux discussions. Il a rencontré à part la chancelière et le président de la BCE.

La rencontre doit permettre "de prendre des décisions sur des mesures envisagées" pour réformer la finance internationale, avait indiqué la chancelière conservatrice, "afin d'arriver unis et pleins d'ambitions à Londres" où le président américain Barack Obama fera ses premiers pas sur la scène internationale. La dégradation vertigineuse des banques en Europe de l'Est, et les menaces qu'elle fait peser sur le secteur financier de l'ouest, sera aussi au menu des discussions.

A la mi-novembre à Washington, les Etats du G20 (G7, Russie, 12 pays émergents dont la Chine, le Brésil ou l'Arabie saoudite) s'étaient mis d'accord sur un catalogue de 47 points, visant globalement à instaurer plus de transparence et de régulation. A charge pour le sommet de Londres de passer au concret. L'Europe a besoin de resserrer les rangs. Les aides à l'industrie automobile lancées par Paris, Madrid et Rome ont fait grincer des dents à Berlin et Bruxelles. Le plan de relance géant de 787 milliards de dollars mis en oeuvre par Barack Obama a aussi alimenté les craintes des Européens sur une résurgence du protectionnisme.

latribune.fr

Strauss-Kahn favorable au lancement d'un emprunt européen

Le directeur général du Fonds monétaire international (FMI) soutient sans réserve le principe d'un grand emprunt européen.

Le directeur général du Fonds monétaire international (FMI), Dominique Strauss-Kahn, a déclaré qu'il soutenait sans réserve le principe d'un grand emprunt européen pour faire face à la crise économique dont il a prévenu qu'elle risquait d'empirer dans les prochains mois.

Le soutien politique en faveur d'un emprunt de cette nature va croissant, a déclaré pour sa part le ministre italien des Finances, Giulio Tremonti, lors d'une conférence de presse .

Dominique Strauss-Kahn, qui s'exprimait au cours de cette même conférence de presse, a dit que de "nombreux risques baissiers" entouraient la prévision du FMI d'une contraction de 2% du Produit intérieur brut de la zone euro en 2009.

Il a par ailleurs estimé que la capacité de pays émergents à financer les déficits de leurs comptes courants faisait peser un risque de crise à court terme et qu'une "grande vigilance" serait nécessaire dans les prochaines semaines.

latribune.fr

Le G20 propose un fonds de 500 milliards de dollars pour le FMI

Les pays européens du G20 ont décidé qu'il fallait "500 milliards de dollars" au Fonds monétaire international (FMI) pour lui permettre de gérer les crises.

FMI

Les pays européens du G20 ont décidé qu'il fallait "500 milliards de dollars" au Fonds monétaire international, a déclaré dimanche à Berlin le Premier ministre britannique Gordon Brown lors d'une conférence de presse à l'issue d'un sommet à Berlin. "Nous proposons aujourd'hui (...) un fonds de 500 milliards de dollars qui permettra au FMI non seulement de gérer les crises quand elles se produisent mais aussi de les éviter", a déclaré Gordon Brown.

"Nous avons besoin d'une action internationale pour aider par exemple l'Europe centrale et orientale d'où un certain nombre de banques étrangères se sont repliées" sur leur marché intérieur et où les établissements rencontrent de grandes difficultés de refinancement, a-t-il expliqué. La chancelière allemande Angela Merkel a précisé que les Européens du G20 s'étaient "mis d'accord pour soutenir un doublement des ressources du Fonds monétaire international" (FMI). "Les ressources du FMI doivent être doublées pour lui permettre d'aider ses membres rapidement et de manière flexible quand ils ont des difficultés", selon un "résumé" des travaux des chefs d'Etat.

Un expert gouvernemental européen a toutefois indiqué à l'AFP (Agence France Presse) qu'au-delà de cette promesse, des divergences existaient encore entre Européens sur "comment on renforce (les) moyens" du Fonds. Le FMI a souligné plusieurs fois ces dernières semaines que ses ressources disponibles, et donc sa capacité à prêter aux pays membres en difficulté, risquaient de s'épuiser si la crise économique perdurait. Le Japon a d'ores et déjà annoncé son intention de prêter jusqu'à 100 milliards de dollars à l'institution multilatérale.

latribune.fr

Citigroup : Washington envisagerait de prendre jusqu'à 40% du capital

Les autorités américaines envisageraient une nationalisation partielle du groupe bancaire Citigroup, au terme de laquelle elles s'empareraient de 25 à 40% du capital, rapporte le Wall Street Journal.

Citigroup

La grande banque américaine Citigroup bientôt nationalisée ? La rumeur qui a couru tout au long de la semaine dernière à Wall Street pourrait être confirmée assez rapidement.

Les autorités américaines envisageraient une nationalisation partielle du groupe bancaire Citigroup, au terme de laquelle elles s'empareraient de 25 à 40% du capital, rapporte le Wall Street Journal sur son site internet. Le journal évoque une proposition de responsables de la banque aux autorités de régulation. "Il est possible que les pourparlers échouent, mais le gouvernement pourrait se retrouver en possession d'actions ordinaires de Citigroup jusqu'à hauteur de 40%. Les dirigeants de la banque espèrent que la part (du gouvernement) sera plus proche de 25%", écrit le quotidien, citant des personnes proches du dossier.

Ces informations sont publiées alors que les rumeurs de nationalisation se sont multipliées tout au long de la semaine dernière, à propos de Citigroup, mais également pour Bank of America, toutes deux recapitalisées à hauteur de 45 milliards de dollars chacune ces derniers mois. Sur la semaine, l'action Citigroup a dévissé de 41% à 1,95 dollar, et Bank of America de 31% à 3,79 dollars.

Le quotidien américain des affaires cite cependant un porte-parole de Bank of America selon lequel la banque de Charlotte (Caroline du Nord) n'est pas engagée dans des discussions de ce type. "Nous ne voyons pas de raison de faire cela", a déclaré un porte-parole de Bank of America cité par le Wall Street Journal.

Le quotidien a précisé que les discussions en cours ne prévoient pas que les autorités injectent des fonds supplémentaires dans Citigroup. Mais qu'une large partie de leurs actions préférentielles, qui ne leur donnent pas de droit de vote mais leur rapportent un dividende, pourraient être transformées en actions ordinaires, ce qui réduirait d'autant l'importance des autres actionnaires - selon de nombreux analystes, c'est précisément cette perspective qui a précipité la chute du titre la semaine dernière.

Le journal a précisé que les discussions se déroulaient jusqu'à présent avec des responsables de la Réserve fédérale et d'une autre autorité de régulation, le Bureau de la devise, avant que l'administration du président Barack Obama se saisisse du dossier. Vendredi, tant la Maison Blanche que le Trésor avaient protesté de leur foi un système bancaire privé. "L'administration continue à croire fermement qu'un système bancaire privé correspond à la voie à suivre", avait dit le porte-parole présidentiel Robert Gibbs.
Le quotidien indique que le rôle que pourrait jouer le gouvernement dans la gestion de la banque n'est pas clair, pas plus que l'avenir du directeur général Vikram Pandit et du conseil d'administration. Il explique qu'avec cette initiative les responsables de Citigroup espèrent persuader d'autres titulaires d'actions préférentielles, comme des investisseurs singapouriens, koweïtiens ou émiratis, d'également transformer ces parts en actions ordinaires.

latribune.fr

vendredi 20 février 2009

Allemagne : les chambres de commerce voient des signes d'espoir malgré les perspectives moroses

Selon les chambres de commerce et d'industrie allemandes (DIHK), les prévisions de l'activité économique outre-Rhin ont notablement baissé depuis septembre. La chute des prix des matières premières et les différents plans de relance devraient cependant redonner de l'espoir face à ces perspectives pessimistes.

Allemagne

Une étude réalisée trois fois par an par les chambres de commerce et d'industrie allemandes (DIHK) a montré que les perspectives d'activité outre-Rhin ont atteint leur niveau le plus bas depuis plus de trente ans.

Pour les 25.000 entrepreneurs interrogés, les perspectives en matière d'exportations se sont nettement dégradées à partir de septembre. Mais l'organisme rappelle que si "les perspectives d'activité touchent le fond, il est à noter que les prévisions concernant l'emploi et l'investissement ne se sont pas dégradées avec la même intensité".

La fédération DIHK a aussi estimé que certains facteurs positifs n'ont pas été pris en compte comme la baisse des prix des matières premières et de l'énergie, les plans de relance économique et les baisses de taux d'intérêt qui sont, pour l'organisme "de vrais motifs d'espoir".

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Indicateurs en demi-teinte aux Etats-Unis

Si l'indice composite du Conference Board est en hausse en janvier, celui de la Réserve fédérale de Philadelphie est en net recul en février. Les prix à la production ont augmenté de 0,8% en janvier, enregistrant leur première hausse depuis juillet. Le nombre d'inscriptions hebdomadaires au chômage est resté inchangé mi-février, à 627.000.

Etats-Unis

Indicateurs en demi-teinte ce jeudi aux Etats-Unis. L'indice composite des indicateurs économiques, censé préfigurer l'évolution de la conjoncture dans les six mois à venir, est monté pour le deuxième mois consécutif en janvier, avec une hausse de 0,4%, a indiqué ce jeudi l'institut privé Conference Board.

En revanche, l'activité industrielle dans la région de Philadelphie a nettement accentué son recul en février, tombant à son niveau le plus bas depuis 1990, selon l'indice de la Réserve fédérale de Philadelphie publié jeudi, qui est ressorti à -41,3 après -24,3 le mois dernier. Les économistes tablaient sur une légère poursuite de la contraction à -25 seulement.

L'indice Philly Fed est considéré comme un indicateur avancé de l'activité industrielle de l'ensemble des Etats-Unis. Un indice inférieur à zéro atteste d'une contraction de l'activité manufacturière dans la région. La composante de l'emploi, est tombée à -45,8 après -39 en janvier et se situe à son niveau le plus bas depuis le lancement de cet indicateur en 1968. La composante des prises de commandes est ressortie à -30,3 après -22,3 en janvier.

De leur côté, les prix à la production ont augmenté de 0,8% en janvier, une hausse plus forte que ce qu'attendaient les analystes, après cinq mois consécutifs de recul, en raison d'un rebond des prix de l'énergie, selon le département du Travail. En décembre, les prix producteurs avaient enregistré une baisse de 1,9%, qui est confirmée. C'est la première hausse des prix à la production depuis celle de juillet.

Sur un an, les prix à la production reculent de 1%, ce qui constitue leur recul le plus fort depuis octobre 2006. Hors éléments volatils, ce qui exclut les prix de l'alimentation et de l'énergie, l'indice affiche une hausse de 0,4% en janvier, alors que le marché attendait 0,1% seulement, et après une hausse de 0,2% en décembre. Sur un an, les prix producteurs hors éléments volatils sont en hausse de 4,2%.

Les prix de l'énergie ont augmenté de 3,7% en janvier, après cinq mois consécutifs de repli, notamment une chute de 9,1% en décembre. Les prix de l'essence ont fait un bond de 15%, leur hausse la plus forte depuis novembre 2007.

Par ailleurs, sur le front de l'emploi, le nombre d'inscriptions hebdomadaires au chômage est resté inchangé lors de la semaine au 14 février, à 627.000, selon le département du Travail. C'est légèrement plus qu'attendu par les experts (620.000 nouvelles inscriptions). Les inscriptions de la semaine au 7 février ont été révisées en hausse par rapport à une estimation initiale de 623.000. La moyenne mobile sur quatre semaines s'établit à 619.000, un chiffre inédit depuis la semaine au 6 novembre 1982, contre 608.500 (révisé de 607.500) la semaine précédente.

Le nombre de personnes percevant régulièrement des indemnités s'est élevé au niveau record de 4,987 millions lors de la semaine au 7 février (dernière semaine pour laquelle ces chiffres sont disponibles) contre 4,817 millions la semaine précédente.

latribune.fr

Le pétrole rebondit après la baisse inattendue des stocks américains

Contrairement aux attentes, les réserves américaines en pétrole brut ont progressé la semaine dernière, pour la première fois après sept semaines de baisse. Du coup, le baril a bondit de près de 5 dollars.

pétrole

Les cours du brut ont nettement rebondi ce jeudi après la publication des stocks hebdomadaires américains en produits pétroliers. Les réserves de pétrole brut ont baissé la semaine dernière, mettant ainsi un terme à sept semaines consécutives de baisse. Sur les vingt dernières semaines, elles avaient progressé à dix-huit reprises, se rapprochant de leur plus haut niveau en dix ans.

A la clôture du New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de "light sweet crude" a pris 4,86 dollars à 39,48 dollars. Sur l'Intercontinental Exchange, le Brent de la mer du nord gagnait de son côté 2,44 dollars, à 41,99 dollars le baril.

Les stocks américains en pétrole brut ont donc reculé de 200.000 barils la semaine dernière, à 350,6 millions de barils. Les marchés s'attendaient au contraire à une progression de 3,2 millions de barils. Les réserves d'essence ont progressé de 1,1 million de barils, contre un repli de 500.000 barils attendu par les analystes.

Enfin, les stocks en produits distillés (gazole et fioul de chauffage) ont pour leur part reculé de 800.000 barils alors que le consensus escomptait un repli de 1,5 million de barils. Ces stocks sont particulièrement suivis en hiver, période qui se traduit par une augmentation de la demande en fioul de chauffage aux Etats-Unis.

Autre facteur haussier: sur les quatre dernières semaines, les Américains ont consommé en moyenne 20 millions de barils par jour de produits pétroliers, une demande stable par rapport à l'an passé. Et surtout, la consommation d'essence a augmenté de 0,8%, inversant une tendance de long terme.

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France : le moral des industriels au plus bas, l'inflation fléchit

Le moral des industriels français tombe en février à un plus bas historique, tandis que la dégradation de l'activité du secteur privé s'aggrave. L'inflation retombe à 0,7%.

drapeau français

Mauvais mois de février pour le moral des industriels qui a chuté de 5 points en février par rapport à janvier, tombant à -68 points, son plus bas niveau depuis la création de cet indicateur par l'Insee, annonce ce vendredi l'Institut national de la statistique. Selon les chefs d'entreprise interrogés en février, "la conjoncture industrielle s'est à nouveau dégradée: l'indicateur synthétique du climat des affaires diminue de 5 points et descend à son minimum historique", souligne l'Insee.

Les entrepreneurs de l'industrie manufacturière estiment notamment que leurs carnets de commandes se sont sensiblement dégarnis. Et ils s'attendent à ce que leur activité continue à reculer au cours des prochains mois, indique l'Insee.

L'indice des commandes en valeur dans l'industrie française a cependant légèrement augmenté de 1,5% en décembre après avoir nettement reculé en novembre (-7,7%) en données corrigés des variations saisonnières, a aussi annoncé vendredi l'Insee. En excluant les matériels de transport autres qu'automobiles, dont les commandes sont "très fluctuantes", les commandes de l'industrie ont cru de 0,7% en décembre, après une baisse de 5,7% le mois précédent, précise l'Insee.

Mais, au cours des trois derniers mois, les commandes de l'ensemble de l'industrie accusent une baisse de 17,3% par rapport aux trois mois précédents. Sur trois mois, les commandes ont baissé dans tous les secteurs, en particulier les biens d'investissement (-27,4%) et les biens intermédiaires (-14,2%). La baisse était plus modérée dans les biens de consommation durables (-5,1%), les biens d'investissement (-5,3%) et dans les biens de consommation non durables (-1,3%).

Par ailleurs, la dégradation de l'activité dans le secteur privé français s'est aggravée en février après la rémission enregistrée en janvier qui constituait le huitième mois consécutif de contraction, selon les indices PMI provisoires Markit/Cdaf publiés vendredi, d'après une enquête menée auprès de 750 entreprises. L'indice flash composite est retombé à un plus bas record de 37,3 en février après 40,4 en janvier, s'éloignant encore de la barre de 50 qui marque la frontière entre développement et contraction de l'activité.

L'indice flash des services ressort à 40,1 contre 42,6 en janvier et l'indice manufacturier à 35,4 contre 37,9.

"La chute de l'indice composite à un nouveau plus bas, qui remet en cause le faible rebond de janvier, est très décevante et suggère que l'affaiblissement du secteur privé français est solidement ancré", a estimé Jack Kennedy, économiste chez Markit, cité par Reuters. "Alors que la composante sur les nouvelles affaires ne montre aucun signe d'amélioration par rapport à ses niveaux très bas et que celle sur l'emploi continue de se détériorer, les perspectives économiques apparaissent de plus en sombres", ajoute-t-il.

"Les chutes record des composantes sur les prix des achats et les prix facturés montrent que les pressions déflationnistes se renforcent plaidant pour un nouvel assouplissement de la politique monétaire par la BCE de manière conventionnelle et non conventionnelle", poursuit Jack Kennedy.

En revanche, la décélération de l'inflation en France s'est poursuivie en janvier et les prix de détail ont diminué de 0,4% le mois dernier, soit une hausse de 0,7% seulement en glissement annuel, selon les données publiées vendredi par l'Insee. L'indice des prix IPCH, qui permet une comparaison au niveau européen, a également diminué de 0,4% sur un mois en janvier et ressort en hausse de 0,8% sur un an, conformément aux attentes des économistes.

Dans la grande distribution, les prix des produits de grande consommation ont diminué de 0,1% en janvier par rapport au mois précédent et sont en hausse de 2,4% sur un an contre 3,6% un an plus tôt, selon l'Insee. En décembre 2008, l'indice était en progression de 0,2%.

Dans les hypermarchés, les prix des produits de grande consommation sont stables alors que dans les supermarchés, ils augmentent de 0,1%. En décembre 2008, les prix étaient en hausse de 0,1% dans les hypermarchés et de 0,2% dans les supermarchés.

Sur les douze derniers mois, la hausse des prix des produits de grande consommation est de 1,7% dans les hypermarchés et de 3,2% dans les supermarchés, contre des hausses de 4,2% et de 3,1% un an auparavant. Dans les autres formes de vente, l'indice des prix des produits de grande consommation est stable en janvier 2009 (+1,1% en janvier 2008). Sur un an, l'augmentation est de 3,6%. Elle était de 4,7% un an plus tôt.

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La Bourse de Paris ouvre en forte baisse sous les 2.800 points

Dans le sillage de Wall Street et des marchés asiatiques, la Bourse de Paris entame la séance en très forte baisse. Le CAC 40 tombe sous les 2.800 points, en baisse de 3,04% à 2.785 points.

Bourse baisse

Saint-Gobain plonge après la publication de résultats 2008 en baisse et l'annonce d'une augmentation de capital de 1,5 milliard d'euros. Le titre chute de 17,47% à 22,94 euros, après avoir été réservé à la baisse dans les premiers échanges. C’est le plus fort repli de l'indice parisien à l'ouverture.Dans son sillage, son actionnaire de référence, la société d’investissement Wendel, chute également de 10,17% à 28,70 euros.

Axa décroche aussi ce matin de 14,66% à 8,63 euros, alors que l’agence de notation Standard and Poor’s a dégradé sa perspective sur le groupe. Hier, le titre a déjà perdu plus de 9% à la suite de la publication de ses résultats 2008.

Le secteur bancaire évolue également en nette baisse, dans le sillage des banques américaines hier soir à Wall Street. Société Générale perd 5,63% à 22,79 euros, BNP Paribas abandonne 5,14% à 23,22 euros, Crédit Agricole recule de 4,99% à 7,62 euros et Dexia de 2,8% à 2,04 euros.

Le secteur automobile fait également les frais de nombreux dégagements. Michelin recule de 4,17% à 26,66 euros, Peugeot cède 3,84% à 14,03 euros et Renault -4,04% à 12,95 euros.

Après avoir pris jusqu’à 4%, Lafarge est retombé dans le rouge et perd 1,47% à 36,22 euros vers 10 heures. Le groupe de matériaux de construction a publié des résultats 2008 solides et fait appel au marché pour 1,5 milliard d'euros. L'augmentation de capital est garantie.

Seule valeur dans le vert sur le CAC 40, Essilor profite de son caractère défensif et gagne 0,3% à 28,65 euros.

Sur le reste du SRD, Meetic bondit de 12,72% à 15,51 euros. Le site de rencontres en ligne a conclu un accord avec son grand rival américain Match. Il va lui racheter ses activités en Europe. Club Méditerranée s’affiche en baisse de 4,36% à 11,19 euros. Le chiffre d’affaires du groupe n’a progressé que de 1,9% au premier trimestre de son exercice décalé clos fin janvier.

Sur les marchés pétroliers, les cours du brut sont en baisse après leur nette hausse hier. Le baril de WTI s’échange contre 39,75 dollars et celui de Brent vaut 41,96 dollars. Du côté des devises, l’euro repasse en dessous de 1,26 dollar à 1,2592 dollar.

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jeudi 19 février 2009

Budapest plaide pour un fonds d'aide de 100 milliards d'euros pour les banques d'Europe centrale

Les gouvernements des pays européens de la zone euro et à l'extérieur de la zone devraient obtenir ensemble le soutien de l'UE pour débloquer 100 milliards d'euros pour sauver les banques d'Europe de l'Est, a estimé ce mercredi le Premier ministre hongrois, Ferenc Gyurcsany.

euros

"Nous devrions rassembler un cercle large des pays (membres de l'UE) pour constituer un fonds de soutien aux banques de 100 milliards d'euros", a plaidé ce mercredi le Premier ministre hongrois, Ferenc Gyurcsany, devant la presse étrangère à Budapest. Il a expliqué qu'il était nécessaire de faire du lobbying et de "forger une alliance forte" d'ici le Conseil européen de mi-mars.

Ferenc Gyurcsany a précisé qu'il avait déjà mené des consultations avec des responsables autrichiens. Avec 280 milliards d'euros de créances, les banques autrichiennes sont les établissements occidentaux les plus exposés en Europe de l'Est, fortement touchée par la récession mondiale.

"Les gouvernement étrangers sont responsables pour la situation des filiales de leurs banques (dans les pays touchés fortement par la crise)", a-t-il précisé en ajoutant que l'intérêt de ce plan n'était pas seulement celui du gouvernement autrichien mais également celui de tous les gouvernements de la région.

L'Autriche souhaite le lancement d'un plan européen de stabilisation des systèmes financiers d'Europe de l'Est afin de limiter les effets de la crise mondiale.

"Il y a un intérêt partagé en Europe à ce que les pays qui nécessitent un soutien approprié l'obtiennent de la part de l'Union européenne (UE) ou du Fonds monétaire international (FMI)", a récemment déclaré le chancelier autrichien Werner Faymann. Le chancelier social-démocrate et son ministre des Finances conservateur, Josef Pröll, souhaitent par ailleurs former avec l'Allemagne, la France, l'Italie et la Belgique une "alliance des principaux investisseurs" en Europe de l'Est.

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Etats-Unis : la Réserve fédérale abaisse fortement sa prévision de croissance pour 2009

La banque centrale américaine a fortement abaissé ses prévisions de croissance pour l'année en cours. Mais l'institution a revu à la hausse ses prévisions pour 2010 et 2011. Le chômage devrait dépasser les 8,5%.

Etats-Unis

L'année 2009 devrait bien être noire pour l'économie américaine. La Réserve fédérale a ainsi revu à la baisse sa prévision de croissance, tablant désormais sur un repli de l'activité compris entre 0,5% et 1,5% cette année. Sa précédente fourchette allait de -0,2% à 1,1%. Le taux de chômage devrait se situer entre 8,5% et 8,8% en 2009, contre une estimation précédente comprise entre 7,1% et 7,6%.

En revanche, la Fed a revu à la hausse ses prévisions pour 2010 et 2011, attendant donc un rebond plus important de l'économie américaine. L'année prochaine, la croissance devrait ainsi atteindre entre 2,5% et 3,3% (contre 2,3% à 3,2%) puis entre 3,8% et 5% l'année suivante (contre 2,8% à 3,6%).

Cependant, la repercussion de ce rebond sur l'emploi ne sera pas immédiat et sera moins important qu'initiallement escompté. Le chômage pourrait ainsi encore être compris entre 8 et 8,3% en 2010, au lieu d'une fourchette précédente allant de 6,5% à 7,3%. En 2011, il touchera entre 6,7% et 7,5% de la population active, au lieu de 5,5% à 6,6%.

Ses prévisions ont été publiées ce mercredi dans le cadre des minutes de dernière réunion du Comité de politique monétaire de la Fed des 27 et 28 février. Y figurant également l'idée d'un objectif en matière de taux d'inflation (à l'instar de son homologue européenne qui s'est fixée pour objectif un taux d'inflation en dessous et proche des 2%) mais rien n'a encore été décidé.

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La Fed adopte des objectifs chiffrés de politique monétaire

Pour la première fois de l'histoire, la Réserve fédérale se dote d'objectifs de long terme pour sa politique monétaire. Ces derniers visent notamment une inflation compris entre 1,7% et 2%

Réserve fédérale Fed

La Réserve fédérale américaine a annoncé mercredi un tournant historique dans la conduite de sa politique monétaire avec l'apparition d'objectifs économiques chiffrés, qui s'avèrent ambitieux par rapport à ce qu'elle prévoit pour une économie américaine en pleine crise. Dans un communiqué, la Fed a annoncé avoir pris lors de la réunion de son comité de politique monétaire des 27 et 28 janvier, dont les minutes ont été publiées mercredi, la décision d'avoir désormais des objectifs chiffrés de croissance, d'inflation et d'emploi à long terme.

Ces objectifs sont une croissance annuelle du produit intérieur brut de 2,5% à 2,7%, une hausse annuelle des prix de 1,7% à 2%, et un niveau de chômage limité entre 4,8% et 5,0%. Les objectifs de long terme énoncés sont donc ambitieux, au moment la première économie mondiale traverse une longue récession, officiellement commencée en décembre 2007.

Ce choix d'objectifs chiffrés est une rupture historique dans la politique monétaire de la Fed, qui avait jusque-là suivi une ligne flexible lui permettant de s'adapter rapidement aux conditions économiques, sans s'engager sur une performance économique définie.

Créée en 1913, la banque centrale américaine a pour objectifs généraux, dans ses statuts, d'avoir une politique monétaire compatible avec la stabilité des prix et un niveau d'emploi maximal. Contrairement à elle, la Banque centrale européenne, qui a dans ses statuts depuis sa création en 1998 l'unique mission d'assurer de la stabilité des prix, s'était toujours fixé un objectif chiffré d'inflation. Il est actuellement fixé à un niveau "sous mais proche des 2% à moyen terme".

Le président de la Fed Ben Bernanke reconnu avant son entrée en fonction comme l'un des plus éminents spécialistes mondiaux de la politique monétaire, a toujours défendu des principes inflexibles sur ce que devait être celle de la Fed. Pour lui, le rôle d'une banque centrale est de fournir à l'économie les liquidités et les crédits nécessaires pour maintenir des conditions économiques favorables.

Ben Bernanke a de nouveau défendu cette idée mercredi lors d'un discours à Washington, répondant aux économistes qui ont estimé ces dernières semaines que la Fed avait créé trop de monnaie et ainsi couru le risque d'une inflation incontrôlable. "Nous voyons peu de risque d'une inflation à des niveaux plus élevés que ce qui est acceptable, à court terme", a-t-il affirmé. "La Réserve fédérale a fait, et continuera à faire tout son possible dans les limites de ses pouvoirs pour redonner à notre pays la stabilité financière et la prospérité économique aussi vite que possible", a-t-il souligné.

Source AFP