La Tribune.fr - 18/02/2009 à 08:19 - 409 mots
Après le "sommet social" de ce mercredi, le chef de l'Etat va intervenir à la télévision pour préciser les "mesures de justice" dont il aura discuté dans l'après-midi avec les partenaires sociaux. Dans Le Monde, Henri Guaino, conseiller spécial du président, juge "dangereuse" la situation sociale en France.

Ce ne sont pas les sujets lourds qui manquent ! Le président Nicolas Sarkozy fera une "déclaration" ce mercredi soir à la télévision, après la tenue d'un sommet à l'Elysée avec les partenaires sociaux, vient d'annoncer l'AFP. La "déclaration" du chef de l'Etat, qui pourrait être enregistrée à l'avance, sera retransmise au journal télévisé de 20 h.
Le chef de l'Etat expliquera aux Français les "mesures de justice", selon l'un de ses proches, dont il aura discuté dans l'après-midi avec les partenaires sociaux. Ce sommet doit réunir autour du président Sarkozy, le Premier ministre François Fillon, cinq membres du gouvernement et huit syndicats.
Les ministres sont Brice Hortefeux (Affaires sociales), Christine Lagarde (Economie), Eric Woerth (Budget), le secrétaire d'Etat à l'Emploi, Laurent Wauquiez, ainsi que le Haut commissaire aux Solidarités actives Martin Hirsch (également chargé de la jeunesse). Parmi les huits syndicats, figurent les cinq centrales de salariés (CGT, CFDT, FO, CGC, CFTC) et les trois organisations patronales (CGPME, Medef, UPA).
Si le président intervient, c'est aussi parce que la situation sociale se dégrade à vue d'oeil. Justement, dans un entretien publié par Le Monde daté de mercredi, Henri Guaino, conseiller spécial de Nicolas Sarkozy, juge la situation sociale "dangereuse". "La crise économique génère beaucoup d'angoisses et de souffrances sociales, mais aussi un grand sentiment d'injustice parce que ceux qui souffrent ont le sentiment de payer à la place des responsables" de la crise, observe Henri Guaino. "C'est une situation dangereuse, qui offre un terreau favorable à tous les extrêmes. On sait où peut mener l'anticapitalisme extrémiste. C'est pourquoi le combat pour la moralisation du capitalisme est si important".
Parmi les pistes avancées par le président, le 5 février lors de son entretien télévisé avec plusieurs journalistes, figurait la suppression de la première tranche de l'impôt sur le revenu. Selon un ministre, le champ d'application de cette mesure pourrait être "plus large" que cette première tranche. Le deuxième tiers provisionnel pourrait être supprimé pour les plus modestes, selon ce ministre. Une "prime" sera "très vraisemblablement" attribuée à "ceux qui font des CDD de moins de quatre mois".
Autres "pistes", l'augmentation des allocations familiales (rien n'était décidé mardi sur ce point, selon le même ministre), ou bien encore un "chèque emploi service payé par l'Etat" pour les personnes âgées et mères de famille seules.
Le président avait également suggéré d'"aller plus loin" sur l'indemnisation du chômage partiel. Il avait dit vouloir discuter du partage des profits des entreprises, selon une règle des trois tiers: salariés, actionnaires, investissements.
latribune.fr
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire