jeudi 30 avril 2009

Fed : taux inchangés et amélioration "modeste" des perspectives économiques

La Tribune.fr - 29/04/2009 à 20:03 - 401 mots

Le Comité de politique monétaire de la Réserve fédérale a opté pour le statu quo ce mercredi, laissant son taux directeur dans une marge de fluctuation allant de 0 à 0,25%. Les perspectives économiques se sont "améliorées modestement".

Réserve fédérale Fed

La Réserve fédérale américaine a maintenu ce mercredi soir ses taux d'intérêts à leurs niveaux historiquement bas. Son principal taux directeur reste donc dans une marge de fluctuation allant de 0 à 0,25%. Le Comité de politique monétaire de la Fed (FOMC) a justifié cette décision en expliquant que l'économie avait "continué de se contracter depuis mars", même si "le rythme de la contraction semble ralentir quelque peu". Et dans le même temps, l'inflation devrait demeurer "pendant un moment sous le niveau le plus favorable à la croissance économique et à la stabilité des prix à long terme".

Même si les perspectives économiques des Etats-Unis se sont "améliorées modestement" depuis sa dernière réunion, l'activité économique devrait rester "faible" encore "quelque temps", a ajouté la banque centrale américaine. Il faut dire que le Produit intérieur brut s'est contracté de 6,1% au premier trimestre, après une chute de 6,3% le trimestre précédent, faisant des six derniers mois les plus mauvais pour la première économie mondiale depuis 1957-58. Les trois premiers mois de l'année ont en outre constitué le troisième trimestre consécutif de repli de l'activité outre-Atlantique, ce qui n'était plus arrivé depuis 1974-75.

"Les dépenses des ménages ont montré des signes de stabilisation, mais restent contraintes par les pertes d'emplois, la baisse de la valeur des biens immobiliers, et un crédit restreint. La perspective de ventes faibles et des difficultés à obtenir des crédit ont conduit les entreprises à réduire leurs stocks, leurs investissements, et leurs effectifs," note la Réserve fédérale dans son communiqué final.

Ce statu quo, voté à l'unanimité des membres du FOMC, devrait se prolonger dans les mois à venir, afin de "promouvoir la reprise économique", tout en préservant "la stabilité des prix". Les banquiers centraux anticipent en effet que "la conjoncture économique obligera à maintenir le taux de l'agent au jour le jour exceptionnellement bas pendant une longue période".

Ne pouvant plus agir à la baisse sur les taux du marché, la Fed va poursuivre la mise en place de mesures dites non conventionnelles, intervenant massivement sur les marchés du crédit pour faire baisser les taux. Elle "achètera au total jusqu'à 1.250 milliards de dollars de titres adossés à des créances hypothécaires émises par des organismes fédéraux", comme Freddie Mac et Fannie Mae, et "jusqu'à 200 milliards de dollars de dette d'organismes fédéraux d'ici à la fin de l'année", ainsi que "jusqu'à 300 milliards de dollars de titres du Trésor d'ici à l'automne".

latribune.fr

Le pétrole progresse malgré la hausse des stocks américains

Les stocks américains de brut ont plus forment progressé que prévu mais les réserves d'essence se sont contractés dans des proportions supérieurs aux attentes. Du coup, le baril de pétrole reste en hausse, soutenue par les Bourses.

pétrole

Le baril de pétrole repart à la hausse ce mercredi, après deux séances consécutives de baisse provoquées par les craintes que l'épidémie de grippe porcine n'handicape le trafic aérien et le commerce international. Cette hausse s'est confirmée après la publication par le département américain à l'Energie des stocks hebdomadaires en produits pétroliers. Les cours sont soutenus par le rebond des Bourses.

A la clôture du New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de "light sweet crude" a ainsi gagné 1,05 dollar à 50,97 dollars. Sur l'InterContinental Exchange (ICE), le Brent de la mer du nord a progressé de 79 cents, à 50,78 dollars le baril.

Les réserves de brut ont progressé, pour la septième semaine consécutive, de 4,1 millions de barils la semaine, à 374,7 millions de barils, soit leur plus haut niveau depuis début septembre 1990. Les analystes prévoyaient une augmentation limitée à 2,2 millions de barils.

A l'inverse, les stocks d'essence ont chuté de 4,7 millions de barils alors que les analystes ne tablaient que sur une baisse de 200.000 barils. Enfin, les stocks de produits distillés (dont le gazole et le fioul de chauffage) ont quant à eux augmenté de 1,8 million de barils. Les analystes prévoyaient une hausse de 700.000 barils.

latribune.fr

Japon : net rebond de la production industrielle en mars

La production industrielle du Japon a rebondi de 1,6% en mars par rapport à février, sa première hausse en six mois, par ailleurs trois fois plus forte que prévu.

Japon 2

Enfin une bonne nouvelle pour l'économie japonaise. Sa production industrielle a rebondi de 1,6% en mars par rapport à février, selon les statistiques communiquées ce jeudi par le ministère de l'Economie, du Commerce et de l'Industrie (Meti). Ce rebond est nettement supérieur aux prévisions des économistes, lesquels s'attendaient en moyenne à une progression de seulement 0,5%.

Selon le Meti, la hausse de mars a été surtout soutenue par la production d'automobiles, de composants électroniques et de semiconducteurs. Pas de quoi pavoiser non plus car sur le trimestre - janvier à mars - la production industrielle japonaise s'affiche en recul de 22,1% par rapport au trimestre précédent, la plus lourde chute trimestrielle jamais enregistrée.

Les statistiques publiées ce jeudi traduisent une nette diminution des stocks (-3,3%) alors que les entreprises, après avoir drastiquement réduit leur production ces derniers mois à cause de l'effondrement de la demande mondiale, commencent enfin à décongestionner leurs entrepôts de produits invendus.Les baisses de stocks les plus prononcées ont été constatées dans l'indutrie automobile, dans la chimie et dans le secteur des hautes technologies.
Les livraisons de produits industriels ont augmenté de 1,4%.


Selon le ministère, les industriels japonais s'attendent à ce que le rebond de la production s'accélère dans les mois à venir. Ils prévoient ainsi une forte hausse de 4,3% en avril et de 6,1% en mai. Frappé par la chute de ses exportations, le Japon vit actuellement sa pire récession depuis la fin de la Seconde guerre mondiale. De nombreux économistes estiment toutefois que la deuxième économie mondiale devrait amorcer un redémarrage d'ici la fin 2009 ou le début 2010.


latribune.fr

La Bourse de Paris en hausse vers les 3.200 points, Renault en vedette

La Tribune.fr - 30/04/2009 à 09:09 - 407 mots

La Bourse de Paris poursuit sa hausse pour la dernière séance de la semaine. A l'ouverture, le CAC progresse de 1,8% à 3.173 points. Renault mène les hausses avec un gain de 9,2%.

Bourse et hausse

Renault signe la meilleure performance de l'indice dans les premiers échanges. Le titre bondit de 9,26% à 24,45 euros à la faveur des très bonnes prévisions du constructeur automobile. Et ce malgré la chute de 30,8% du chiffre d'affaires au premier trimestre.Dans son sillage, Peugeot prend 3,76% à 17,95 euros et Michelin gagne 2,75% à 39,35 euros. Hors CAC 40, Faurecia, la filiale de Peugeot, prend 3,9% à 8,46 euros.

Le secteur financier est à nouveau très bien orienté. Axa s'octroie 5% à 12,15 euros. Henri de Castries, le président du Directoire de l'assureur a démenti les rumeurs d'augmentation de capital dans une interview aux Echos. BNP Paribas prend 5,13% à 41 euros. Société Générale gagne 4,6% à 37,98 euros, Crédit Agricole 2,4% à 10,90 euros. Dexia affiche une progression plus modérée (+0,9%) à 3,87 euros. Hors CAC 40, Natixis prend 1,13% à 1,78 euro. Enfin, le réassureur Scor gagne 3,7% à 15,55 euros. Scor annonce pourtant un bénéfice net en baisse de 30% au premier trimestre.

Saint-Gobain est très bien orienté: le titre s'apprécie de 4,4% à 27,56 euros. Les marchés ne sanctionnent pas la baisse de 15% du chiffre d'affaires du groupe au premier trimestre. Il ne tient pas compte non plus de ses prévisions pessimistes pour le premier semestre.

CapGemini avance de 2,2% à 27,70 euros. La SS2I a enregistré une très légère hausse de ses ventes au premier trimestre. Elle est parvenue à résister à la conjoncture difficile.

STMicroElectonics est également dans le vert: le titre prend 1,3% à 5,07 euros. Sa perte nette s'est nettement creusée au premier trimestre, mais la direction du groupe se montre confiante sur ses objectifs de réductions de coûts.

Hors CAC 40, Technip s'arroge 5% à 32 euros. La société parapétrolière a limité le repli de son chiffre d'affaires à moins de 15%, tandis que son résultat d'exploitation a progressé dans les mêmes proportions.

Du côté des valeurs en baisse, les entreprises de services aux collectivités sont encore mal orientées: Veolia subit le plus fort repli du CAC à l'ouverture: le titre lâche 1,12% à 20,70 euros. Sa rivale, Suez Environnement cède 0,5% à 11,72 euros.

Les valeurs défensives Pernod-Ricard et Danone sont également mal orientées pour la deuxième journée consécutive.

Enfin, sur les marchés pétroliers les cours du brut remontent au-dessus des 51 dollars. Le baril de WTI américain s'échange contre 51,81 dollars et celui de Brent de la mer du Nord contre 51,21 dollars. Du côté des devises l'euro remonte à 1,3375 dollar.

(également disponible en vidéo).

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Récession record de près de 12% attendue pour l'économie irlandaise

La Tribune.fr - 29/04/2009 à 06:55 - 301 mots

La récession de l'économie irlandaise pour la période 2008-2010 pourrait être la pire connue par un pays industrialisé depuis les années 30, estime le principal institut de recherche du pays.

Irlande

Les chiffres sont effrayants: l'Institut de recherche économique et sociale (Esri) - principal institut de recherche du pays - prédit une chute du Produit intérieur brut (PIB) irlandais de 11,6% pour la période (2008/2010). "Selon les normes historiques et internationales, c'est une évolution réellement dramatique", écrit l'Esri dans un communiqué. "Le précédent pire plongeon pour un pays industrialisé depuis les années 30 s'était produit en Finlande, où le PIB (bien PIB) réel avait chuté de 11% entre 1990 et 1993", poursuit-il.

Dans son dernier bulletin trimestriel, l'Economic and social research institute a revu en forte baisse ses prévisions de conjoncture 2009 pour l' Irlande, par rapport à son précédent bulletin publié en décembre. L'Esri estime que le PIB devrait dévisser cette année de 8,3% - alors qu'il ne prévoyait que -3,9% auparavant - et que le PNB devrait dégringoler de 9,2% - alors qu'il tablait sur une baisse de 4,6% auparavant. Il prévoit un ralentissement de la baisse en 2010, avec des contractions du PIB et du PNB de 1,1% et 1,2% respectivement. Au total, le PIB pourrait se replier de 11,6% de 2008 à 2010, et le PNB de 14% sur la même période, ce qui pourrait constituer la pire contraction observée au sein des pays industrialisés.

L' Irlande a été le premier pays de l'eurozone à entrer en récession dès la première moitié de 2008, victime de la crise financière internationale, de la chute du marché immobilier intérieur et d'un chômage croissant. L'Esri prévoit également une aggravation importante du niveau de l'emploi en irlande, estimant que le taux de chômage pourrait grimper à 13,2% de moyenne en 2009 et de 16,8% en 2010.

Selon l'institut, le déficit budgétaire, que le gouvernement a estimé à 10,75% du PIB en 2009 et 2010, devrait en fait atteindre 12% en 2009 et 11,5% en 2010.

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France : petit rebond du moral des ménages, chute des mises en chantier

La Tribune.fr - 28/04/2009 à 08:48 - 161 mots

Le moral des ménages français a regagné un petit point en avril. Les mises en chantier de logement neuf et les permis de construire sont en fort recul au premier trimestre.

drapo français

L'Insee, l'institut national de la statistique et des études économiques, annonce ce mardi que le moral des ménages français est légèrement remonté en avril passant de -42 à - 41 points. Mais il souligne qu'il reste "à un niveau très bas", pas très loin de son étiage historique établi en juillet à -47 points.

Cela ne les incite pas pour autant à acheter des biens immobiliers neufs. Le ministère de l'Ecologie révèle en effet également ce mardi que les mises en chantier de logement s en France ont chuté de 32,6% à 58.321 entre janvier et mars 2009, comparé à un an plus tôt, et de 18,3% sur un an à 330.666 unités.

Sur le trimestre, le nombre de permis de construire a reculé de 19,1% à 92.304 unités et sur un an de 13,4% à 423.159.

Le ministère de l'Ecologie signale toutefois qu'un "nouveau dispositif" statistique a "fortement affecté les données de mars 2009 et plus particulièrement les ouvertures de chantiers".

latribune.fr

ArcelorMittal enregistre une perte de plus d'un millard de dollars

Le leader mondial de l'acier annonce des pertes deux fois plus importantes que prévu à fin mars. Son chiffre d'affaire a été divisé par deux à 15,12 milliards de dollars.

Arcelor Mittal

C'est une véritable douche froide que devraient recevoir les investisseurs ce mercredi. ArcelorMittal publie ce mercredi ses comptes trimestriels qui font apparaitre une dégradation plus importante que prévu : l'excédent brut d'exploitation (Ebitda) ressort à 900 millions de dollars à fin mars, inférieur au consensus de 1 milliard.

Plus loin encore des estimations attendues : la perte nette ressort à 1,1 milliard de dollars, deux fois plus importante que prévu (consensus : 558 millions). Quant au chiffre d'affaires, il atteint seulement 15,1 milliards dollars (consensus : 17,5 milliards dollars). Comme cela avait déjà été le cas au dernier trimestre 2008, qui avait enregistré la première perte du groupe depuis la fusion d' arcelor et Mittal Steel en 2006, Arcelor Mittal explique, dans un communiqué, que sa perte nette est due à des provisions exceptionnelles. Le groupe a inscrit dans ses comptes 1,2 milliard de dollars de dépréciations sur les stocks.

Le sidérugiste confirme son objectif de réduction de la dette nette de 10 milliards de dollars d'ici fin 2009 et son objectif d'économies de gestion de deux milliards de dollars sur l'année. Pour le deuxième trimestre, le sidérurgiste table sur un résultat brut d'exploitation (EBITDA) entre 1,2 et 1,5 milliard de dollars, ce qui marquerait donc une amélioration par rapport au 900 millions enregistrés au premier trimestre. "Même si les conditions du marché restent difficiles, un rebond technique est inévitable et arcelor Mittal en bénéficiera", a assuré le PDG, Lakshmi Mittal, cité dans le communiqué. Arcelor Mittal, qui fait actuellement tourner ses usines à seulement moitié de leurs capacités, ne donne pas de prévisions pour l'ensemble de l'exercice.

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Société Générale : Daniel Bouton démissionne de la présidence

Daniel Bouton, président de la Société Générale, annonce sa démission, pour "protéger" le groupe bancaire. La Tribune publie ce mercredi une enquête très complète sur le désarroi en interne des salariés de la Société Générale.

Daniel Bouton

C'est dans un entretien accordé ce mercredi au Figaro que Daniel Bouton a choisi de faire savoir qu'il avait décidé d'abandonner ses fonctions de président de la Société Générale. "J'ai en effet remis ma démission. Le conseil d'administration élira le 6 mai prochain un nouveau président", déclare Daniel Bouton.

Jean-Martin Folz, administrateur de la Société Générale et ex président du directoire de PSA Peugeot Citroën, est fortement pressenti pour le remplacer à la présidence du conseil d'administration de la banque, Frédéric Oudéa, devant rester directeur général et patron opérationnel.

Dans une longue enquête publiée ce mercredi par la Tribune, retrouvez, par ailleurs, l'analyse du divorce de Daniel Bouton avec les salariés de la banque. Si les employés et cadres ont pendant longtemps soutenu leurs dirigeants, et notamment Daniel Bouton, le malaise s'est fait de plus en plus fort depuis plusieurs mois; la rupture étant très nette avec la décision le 18 mars dernier d'un plan de stocks-options accordés à 4.800 cadres, mais surtout à quatre cadres dirigeants dont Daniel Bouton.

Pour justifier son départ, Daniel Bouton affirme: "je fais le choix de m'en aller maintenant pour protéger la banque". "Je suis devenu la cible d'attaques incessantes qui finissent par nuire à cette entreprise à laquelle je suis très attaché", poursuit-il. "Comme tout dirigeant, j'ai certainement commis des erreurs et j'ai pu être maladroit, je le reconnais", concède M. bOUTON . "Mais les critiques dont je suis la cible me sont devenues insupportables et il faut pour la banque ramener la sérénité. Si mon départ peut y contribuer, tant mieux", déclare-t-il. Le président de la Société Générale assure par ailleurs quitter le groupe avec "zéro" indemnité de départ.

Scandale des stocks-options

La Société Générale a été au coeur de plusieurs polémiques et scandales ces derniers mois : de la perte de 5 milliards d'euros provoquée par les activités de Jérôme Kerviel au montant des retraites de ses dirigeants. Par ailleurs, le quotidien Libération révélait en début de semaine que le groupe bancaire pourrait perdre encore 5 milliards d'euros à cause d'investissements hasardeux dans son activité de gestion d'actifs. Des informations "formellement" démenties par la Société Générale.

Mais Daniel Bouton reconnaît une autre erreur: "celle ne ne pas avoir refusé" le récent plan de stocks-options pour les dirigeants de son groupe. "Le comble étant que les options sont à mon sens les instruments les mieux adaptés à la situation actuelle", nuance-t-il cependant. "D'autres banques de la place avaient d'ailleurs fait ce même choix", dit-il.

Daniel Bouton estime par ailleurs que les critiques contre les banques, qui se multiplient depuis le déclenchement de la crise financière, sont "malvenues". "Même si nous avons commis des erreurs", déclare-t-il, "et même si je comprends combien la tentation du bouc émissaire peut être forte en période de crise aiguë, comme celle que nous traversons".

Daniel Bouton affirme d'autre part qu'il s'était "régulièrement" posé la question de son départ "depuis l'affaire Kerviel, en janvier 2008". "A l'époque, j'avais présenté ma démission au conseil, qui l'avait refusée", souligne-t-il. A la suite de l'affaire Kerviel, la direction générale du groupe avait néanmoins été confiée à Frédéric Oudéa, qui "s'avère être un directeur général de grande qualité", estime ce dernier. Et de conclure:"Je suis donc aujourd'hui certain que je peux partir en laissant la Société Générale entre de très bonnes mains".

(Retrouvez le message de Daniel Bouton publié ce mercredi 29 avril sur le site du Groupe Société Générale).

latribune.fr

mardi 28 avril 2009

Le pétrole recule à cause de la grippe porcine

Les cours du pétrole s'affichent en nette baisse ce lundi, alors que l'épidémie risque d'affecter le trafic aérien et le commerce mondial. Ils perdent environ 2 dollars.

pétrole

Les marchés pétroliers réagissent ce lundi à l'épidémie de grippe porcine, dont le potentiel est "pandémique" selon l'Organisation mondiale de la Santé (OMS). Le baril de pétrole repart ainsi en nette baisse, après avoir pris près de deux dollars la semaine passée, pour terminer au-dessus de la barre symbolique des 50 dollars.

A la clôture du New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de "light sweet crude" a perdu 1,41 dollar, à 50,14 dollars. Sur l'InterContinental Exchange (ICE), le Brent de la mer du nord a reculé de 13,5 dollar, à 50,32 dollars. Une partie du repli de la matinée a été effacée alors que les Bourses mondiales comblaient leurs pertes initiales voire repartaient à la hausse.

Le virus aurait déjà fait plus d'une centaine de morts au Mexique et des cas ont été signalés aux Etats-Unis et en Europe. De nombreux pays à travers le monde ont pris des mesures pour contenir l'épidémie, suspendant pour certains leurs importations de porcs. L'épidémie risque ainsi d'affecter le trafic aérien et le commerce mondial.

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63.400 chômeurs de plus en France en mars

Le nombre de chômeurs en catégorie A a crû en France de 2,7% en mars pour atteindre 2,448 millions. Une progression importante mais moins élevée qu'en janvier et février.

Chômage en France 3

Le nombre de chômeurs inscrits à Pôle emploi en catégorie A (demandeurs d'emploi à la recherche d'un emploi, quel que soit le contrat de travail, et n'ayant pas travaillé dans le mois) a crû en mars de 2,7% soit 63.400 demandeurs de plus à 2,448 200 millions. Sur un an, la hausse atteint 22,1%.

En février, il avait augmenté de 79.900 en métropole à 2,38 millions, le chiffre d'inscrits atteignant 3,4 millions (80.800 en plus) en comptant ceux exerçant une activité réduite.

Les données sur les demandeurs d'emploi sont désormais présentées en cinq nouvelles catégories statistiques (A, B, C, D, E), qui remplacent les huit anciennes catégories (1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8) sans recouvrir les mêmes réalités.

En janvier, le nombre de chômeurs avait augmenté de 90.200, un chiffre record, en hausse de 4,3%, pour le nombre de chômeurs de catégorie 1, c'est-à-dire des personnes à la recherche d'un emploi à temps plein et à durée indéterminée ayant travaillé au plus 78 heures dans le mois

En décembre, il avait déjà augmenté de 45.800 nouveaux inscrits à Pôle Emploi (et 215.000 sur la totalité de 2008, un plus haut depuis 1993) portant le total de demandeurs d'emplois à 2,1 millions.

En mars, ce sont les hommes qui ont le plus souffert avec une hausse de 3,1% et 31,5% sur un an ainsi que les jeunes de moins de 25 ans avec une augmentation de 4% et de 35,8% sur un an. De quoi justifier encore plus le plan pour l'emploi des jeunes que vient d'annoncer Nicolas Sarkozy.

(retrouvez le communiqué du Ministère de l'économie de l'industrie et de l'emploi)

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France : petit rebond du moral des ménages, chute des mises en chantier

Le moral des ménages français a regagné un petit point en avril. Les mises en chantier de logement neuf et les permis de construire sont en fort recul au premier trimestre.

drapo français

L'Insee, l'institut national de la statistique et des études économiques, annonce ce mardi que le moral des ménages français est légèrement remonté en avril passant de -42 à - 41 points. Mais il souligne qu'il reste "à un niveau très bas", pas très loin de son étiage historique établi en juillet à -47 points.

Cela ne les incite pas pour autant à acheter des biens immobiliers neufs. Le ministère de l'Ecologie révèle en effet également ce mardi que les mises en chantier de logement s en France ont chuté de 32,6% à 58.321 entre janvier et mars 2009, comparé à un an plus tôt, et de 18,3% sur un an à 330.666 unités.

Sur le trimestre, le nombre de permis de construire a reculé de 19,1% à 92.304 unités et sur un an de 13,4% à 423.159.

Le ministère de l'Ecologie signale toutefois qu'un "nouveau dispositif" statistique a "fortement affecté les données de mars 2009 et plus particulièrement les ouvertures de chantiers".

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Chrysler obtient de son ex-maison mère, Daimler, des derniers sacrifices

Le constructeur allemand, ex-maison mère de Chrysler, a renoncé à sa participation de 19,9% au capital du constructeur américain et au remboursement de la dette que son ancienne filiale lui devait encore. Selon le Wall Street Journal, le syndicat américain de l'automobile UAW raflerait 55% du capital du groupe issu d'une fusion entre Chrysler et l'italien Fiat, si l'accord conclu avec la direction du constructeur américain aboutit.

Chrysler au centre des spéculations

Tout comme General Motors lundi, Chrysler, l'autre constructeur américain d'automobile en grandes difficultés, joue son va tout. Après avoir bouclé dimanche deux accords clés avec les syndicats, c'est au tour de son ex-maison mère, le constructeur allemand Daimler, de faire un geste. Ce dernier a renoncé à sa part de 19,9% qu'il détenait encore dans le capital de Chrysler et au remboursement de la dette que son ancienne filiale lui devait encore. Cet accord a été conclu entre Daimler, Chrysler , et le fonds d'investissement Cerberus, qui a racheté au constructeur allemand 80,1% de la firme américaine en août 2007.

Il solde "les questions qui étaient encore en suspens entre les parties", a indiqué Daimler dans un communiqué. Les relations entre Daimler et son ancienne filiale seront désormais réduites à de simples relations de fournisseur à acheteur, a assuré le groupe allemand dans un communiqué. Daimler et Cerberus négociaient depuis septembre la cession de la participation résiduelle du groupe allemand, mais les négociations s'étaient embourbées en raison des exigences soulevées par le fonds d'investissement. L'accord règle tous les contentieux entre les deux partis et notamment l'accusation lancée par Cerberus que le groupe allemand n'avait pas correctement géré la phase de transition entre la signature de l'accord de cession et la prise de pouvoir de Cerberus chez Chrysler .

L'accord prévoit en outre que Daimler verse 600 millions de dollars sur 3 ans à Chrysler pour alimenter le fonds retraite maison et ainsi "assurer le paiement des retraites des anciens employés de l'ensemble Daimler- Chrysler " précise encore le communiqué. La garantie de 1 milliard de dollars apportée par Daimler à ce fonds est réduite à 200 millions et s'éteindra en août 2012. Pour Daimler, cet accord se traduira par un manque à gagner de 700 millions de dollars sur son résultat opérationnel (EBIT) du deuxième trimestre.


Fiat pourrait obtenir 35% de Chrysler selon le Wall Street Journal

Le syndicat américain de l'automobile UAW raflerait 55% du capital du groupe issu d'une fusion entre Chrysler et l'italien Fiat, si l'accord conclu avec la direction du constructeur américain aboutit, rapportait lundi soir le Wall Street Journal (WSJ). Aux termes de l'accord, que le quotidien américain des affaires a pu consulter, Fiat détiendrait "au final" 35% de l'ensemble tandis que les pouvoirs publics américains et les créanciers obtiendraient les 10% restant. Un accord avec l'UAW et un accord avec les créanciers de Chrysler sont des conditions sine qua non de la confirmation d'un partenariat avec Fiat, exigé par le gouvernement américain. Selon le Wall Street Journal, l'accord prévoit une suspension des ajustements de salaires suivant l'inflation et que les heures supplémentaires ne seront plus qu'à partir de 40 heures par semaine. Le jour férié dont les ouvriers bénéficient pour Pâques sera supprimé en 2010 et 2011.
Le syndicat prendrait en charge l'assurance maladie des ouvriers à la retraite de Chrysler via un fonds, appelé VEBA, qui sera doté de 4,6 milliards de dollars. Le constructeur y versera 300 millions en 2O10 et 2011, et les versements pourront atteindre 823 millions entre 2019 et 2023, est-il précisé. Ce fonds devrait disposer d'une part du capital de Chrysler suffisante pour qu'il soit représenté au conseil d'administration du groupe, détaille l'accord.

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La Bourse de Paris en repli vers les 3.000 points

La Bourse de Paris ouvre à nouveau en baisse. Les risques de pandémie de grippe porcine inquiètent les marchés. Dans les premiers échanges, le CAC recule de 2,5% à 3.025 points.

Bourse baisse

Dans un marché parisien en recul de 2,5%, ArcelorMittal subit la plus forte baisse de l'indice à l'ouverture. Le titre perd 6,2% à 18,65 euros. Nippon Steel, le numéro deux mondial de l'acier a vu son bénéfice net divisé par deux en 2008/2009.

Air Liquide abandonne 4,6% à 62,73 euros. Le groupe a lancé un avertissement sur ses résultats annuels. Au premier trimestre, son chiffre d'affaires a reculé de 3%.

Vallourec cède 4,8% à 80,30 euros. Le titre souffre du recul du baril de brut sous les 50 dollars.

Renault cale à l'ouverture: -5,45% à 21,70 euros.

Le secteur de la construction est à la peine : Saint-Gobain perd 3,7% à 26,65 euros, Lafarge 3,44% à 40,27 euros et Vinci affiche une baisse de 3,5% à 32,80 euros.

Alcatel-Lucent limite son repli: -0,5% à 1,83 euro. L'équipementier de téléphonie a signé des contrats avec China Telecom et China Mobile pour un montant de 1,7 milliard de dollars.

Hors CAC 40, Faurecia affiche un recul de 1 et demi% à 9,82 euros. La filiale de Peugeot a annoncé que son augmentation de capital s'élève à 455 millions d'euros. Elle en a précisé les modalités.

Seb accuse une baisse beaucoup plus marquée: -6% à 25,80 euros. Le fabricant d'électroménager a vu ses ventes reculer de 5,5% au premier trimestre. Sa rentabilité s'est également dégradée.

Quant à EuroDisney, il plonge de 8% à 3,67 euros. La perte du parc d'attraction s'est creusée de près de 50% au premier trimestre. L'absence des clientèles britannique et espagnole se fait durement ressentir.

Du côté des hausses, Carrefour signe la meilleure des deux progressions du CAC à l'ouverture: +0,7% à 29,87 euros. Le groupe tient son assemblée générale ce matin et selon des informations de la Tribune, il cherche des investisseurs pour sa filiale immobilière.

Il est suivi de GDF Suez: +0,45% à 25,63 euros.

Sur le SBF 120, Thomson gagne 4,12% à 1,09 euro. Le groupe a obtenu un sursis jusqu'au 16 juin pour négocier la restructuration de sa dette.

Ipsen prend 2,5% à 28,40 euros. Le laboratoire pharmaceutique a enregistré des performances trimestrielles en hausse et maintenu ses prévisions annuelles.

De plus, le titre bénéficie d'un "effet grippe porcine". Tout comme le fabricant de masque de protection Sperian, très bien orienté depuis deux jours. L'action gagne 5,5% à 36,40 euros.

Sur les marchés pétroliers, les cours du brut évoluent toujours sous les 50 dollars. Le baril de WTI américain s'échange contre 48,77 dollars et celui de Brent de la Mer du Nord contre 49,10 dollars.

Du côté des devises, l'euro redescend à 1,3030 dollar.

(Compte rendu boursier également disponible en vidéo).

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lundi 27 avril 2009

Japon : le gouvernement moins pessimiste que le FMI sur la récession -

La Tribune.fr - 27/04/2009 à 06:38 - 374 mots

Le gouvernement japonais s'attend désormais à une contraction de 3,3% du produit intérieur brut (PIB) lors de l'année budgétaire 2009-2010, qui a commencé le 1er avril. Le FMI a évoqué la semaine dernière une contraction de plus de 6%.

Japon 2

Le gouvernement japonais révise très fortement à la baisse ses estimations de croissance pour l'année budgétaire 2009/2010, qui a commencé le 1er avril. Tokyo s'attend désormais à une contraction de 3,3% du produit intérieur brut (PIB) contre une croissance zéro dans ses dernières estimations. S'il se confirme, ce recul annuel du PIB sera le pire depuis que le gouvernement a commencé à calculer ces statistiques en 1955. Le gouvernement a, en outre, révisé à la baisse son estimation de croissance économique pour 2008-2009, la portant à -3,1% au lieu de -0,8%. Les chiffres du PIB pour l'année budgétaire écoulée doivent être publiés le 20 mai.

La révision de ces prévisions officielles de croissance était largement attendue, alors que le Japon traverse actuellement sa pire récession depuis la fin de la Seconde guerre mondiale, la crise économique ayant provoqué l'effondrement de ses exportations et de ses investissements.

Le gouvernement japonais reste plus optimiste que le Fonds monétaire international (FMI), qui avait indiqué le 22 avril qu'il prévoyait une dégringolade du PIB nippon de 6,2% lors de l'année calendaire 2009. La Banque du japon (BoJ) doit de son côté publier vendredi ses prévisions de croissance économiques révisées pour 2009-2010.


Le gouvernement japonais a, par ailleurs, estimé que la deuxième économie mondiale replongerait dans la déflation en 2009-2010 avec une chute des prix à la consommation attendue à 1,3%, qui serait également la plus forte de son histoire. Pour tenter de vaincre cette profonde récession, Tokyo a adopté ces derniers mois une série de mesures de relance massives d'un montant total de 132.000 milliards de yens (environ 1.040 milliards d'euros), dont 27.400 milliards (216 milliards d'euros) de dépenses publiques. Le conseil des ministres a approuvé lundi une rallonge budgétaire de 14.700 milliards de yens destinée à financer une partie de ces mesures. Cette rallonge, qui doit encore être adoptée par le Parlement, prévoit de nouvelles émissions de bons du Trésor de 10.800 milliards de yens, ce qui porte à 44.000 milliards de yen (347 milliards d'euros), le montant le plus élevé de l'histoire du japon , le total des émissions d'obligations d'Etat en 2009-2010 au japon. Le gouvernement a estimé que, sans ces mesures de relance, l'économie japon aise pourrait se contracter de jusqu'à 5,2% en 2008-2009

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UBS : démission du patron de la banque d'investissement

Jerker Johansson, directeur général, a démissionné un an après son arrivée et a été remplacé par deux dirigeants, Alex Wilmot-Sitwell et Carlston Kengeter.

UBS

Un petit tour et puis s'en va. Nommé en mars 2008 à la tête de la banque d'investissement chez UBS, Jerker Johansson vient de démissionner de ses fonctions. Il a été remplacé par deux dirigeants, Alex Wilmot-Sitwell et Carlston Kengeter, annonce la banque suisse dans un communiqué. Jerker Johansson avait rejoint UBS en mars 2008 et faisait partie du directoire du groupe. Son remplacement par deux dirigeants est à "effet immédiat", précise UBS dans le communiqué, sans préciser si Jerker Johansson garde des fonctions dans le groupe.

"Je tiens à remercier Jerker Johansson de l'activité qu'il a déployée et pour sa contribution au repositionnement de notre Investment Bank", déclare dans le communiqué le directeur général du groupe Oswald J. Grübel. Evoquant les deux nouveaux dirigeants, le directeur égénéral indique que "sous leur direction commune, nous continuerons de développer les activités clés de notre Investment Bank et d'éliminer les risques hérités du passé".


La banque d'investissement, affirme Oswald Grübel, est "indispensable pour une entreprise mondiale comme la nôtre et pour notre modèle d'affaires intégré".
Alex Wilmot-Sitwell est entré à UBS en 1996. Il est membre du directoire du groupe et occupait jusqu'ici les fonctions de "joint global head" du département banque d'investissement depuis novembre 2005 et de PDG de UBS Group Europe, Moyen Orient et Afrique depuis janvier 2008. Pour sa part Carlston Kengeter est entré chez UBS récemment, en septembre 2008, et occupe les fonctions de "joint global head" du département revenus fixes, devises et matières premières au sein de la banque d'investissement.

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Société Générale dément des nouvelles pertes dans des placements hasardeux -

La banque a démenti "formellement" les pertes évoquées par Libération. Selon le quotidien, Société Générale aurait enregistré entre 5 et 10 milliards d'euros de nouvelles pertes à cause d'investissements hasardeux.

Société Générale - Logo

La Société Générale, ébranlée l'an dernier par l'affaire Kerviel, pourrait enregistrer entre 5 et 10 milliards d'euros de nouvelles pertes à cause d'investissements hasardeux, affirme ce lundi le quotidien Libération, ce que la banque française a démenti "formellement".

"Responsable cette fois-ci, non pas un trader, mais les responsables du département de la filiale de gestion alternative d'actifs, Société Générale Asset Management Alternative Investments (Sgam AI)", écrit encore le journal. La banque française a "formellement" démenti ces informations dans un communiqué.
"Société Générale dément formellement les affirmations de Libération publiées ce jour", a réagi la banque dans une déclaration écrite envoyée à l'AFP (Agence France Presse) .

Le quotidien ajoute que "même si, jusqu'à aujourd'hui, la banque n'a enregistré +que+ 1,2 milliard d'euros de pertes, la facture finale pourrait atteindre les 10 milliards". De son côté, la banque affirme que le quotidien "fait la confusion entre des pertes et le montant d'actifs transférés en 2008 des OPCVM de SGAM (sa filiale de gestion d'actifs, ndlr) vers Société Générale ". Elle ajoute que "les pertes de SGAM au titre de l'exercice 2008 se sont élevées à 258 millions d'euros après impôt", comme indiqué lors de la publication de ces résultats en février, et sont "sans aucun rapport avec ce que prétend" le journal.

Libération indique néanmoins avoir interrogé la banque, qui "ne dément aucun de ces faits édifiants", écrit le quotidien, ajoutant que depuis, "elle s'est empressée de demander le départ de nouveaux responsables". Libération explique que cette "perte colossale" est le fait d'"un département tout entier de la filiale en charge de la gestion d'actifs", appelé SGAM Alternative Investments (AI). Ce département "a été laissé libre de spéculer" et a multiplié "par le passé les investissements hasardeux dans ce qu'on appelle des +produits structurés+", des produits financiers complexes. Si "à ce jour, personne n'est accusé d'un quelconque délit", les patrons de la Société Générale , Daniel Bouton, le président, et Frédéric Oudéa, le directeur général, ont "donné des ordres pour faire le ménage" dans cette filiale, dont "les principaux responsables ont été poussés discrètement au départ ou sont sur le point de l'être".

Profitant "de sa large indépendance" au sein de la banque, "deux personnes avaient la mainmise sur le département: Philippe Collas, un proche de Daniel Bouton, directeur général adjoint de la société générale et patron de l'ensemble de la gestion d'actifs, ainsi que Philippe Brosse, le dirigeant opérationnel de Sgam AI", affirme Libération. "L'entité Sgam va être démantelée et une partie vendue au Crédit Agricole. Plusieurs centaines de personnes pourraient être licenciées lors d'un plan social qui sera lancé d'ici quelques mois", poursuit le journal.

En janvier 2008, la banque dirigée par Frédéric Oudéa avait déjà accusé une perte de trading de 4,9 milliards d'euros, la plus importante de l'histoire de la finance mondiale, en raison de positions prises sur les marchés financiers et imputées au trader Jérôme Kerviel.


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dimanche 26 avril 2009

Zone euro : les déficits et la dette publics se creusent

Le déficit public a grimpé à 1,9% du Produit intérieur brut (PIB) dans les 16 pays de la zone euro en 2008 contre 0,6% en 2007. Les mauvais élèves sont l'Irlande et la Grèce.

BCE

L'office statistique européen Eurostat annonce ce mercredi que le déficit public a grimpé à 1,9% du Produit intérieur brut (PIB) dans les 16 pays de la zone euro en 2008 contre 0,6% en 2007. En janvier, Bruxelles ne tablait "que" sur un déficit de 1,7%.

Les mauvais élèves sont l'Irlande et la Grèce avec des déficits respectifs de 7,1% (contre un excédent de 0,2% en 2007) et de 5% (contre -3,6% en 2007). Le Pacte de stabilité et de croissance européen a fixé une limité à 3%. Mais depuis, la crise économique est passée par là. Elle a nécessité des plans de relance nationaux qui sont venus creuser les déficits.

Ce phénomène touche aussi la dette publique, passée en zone euro de 66% à 69,3% du PIB. La Commission européenne ne prévoyait "que" 68,7%

Au delà de la zone euro, pour les 27 pays de l'Union européenne, le déficit est passé en un an de 0,8% à 2,3% du PIB et la dette de 58,7% à 61,5% du PIB.

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Le FMI prévoit une contraction de 3% du PIB en France en 2009

Le produit intérieur brut (PIB) de la France devrait se contracter de 3% cette année, selon les dernières estimations du Fonds monétaire international (FMI), alors qu'il tablait jusqu'ici sur un recul de 1,9%. Le FMI prévoit toutefois un rebond du PIB français de 0,4% l'an prochain. Pour les autres pays, les révisions à la baisse sont également sensibles.

FMI

Le FMI vient de livrer ses dernières estimations concernant les prévisions économiques dans le monde entier. Le moins que l'on puisse dire c'est que la révision - à la baisse bien évidemment - est très sévère. Le produit intérieur brut (PIB) de la France devrait se contracter de 3% cette année, indique ce mercredi le Fonds monétaire international (FMI) dans ses dernières prévisions économiques. Le FMI prévoit toutefois un rebond du PIB français de 0,4% l'an prochain.

Dans une précédente estimation publiée fin janvier, le FMI prévoyait un recul du PIB français de seulement 1,9% en 2009, suivi d'une hausse de 0,7% en 2010.

Interrogé ce marcredi sur France Inter, le Premier ministre François Fillon a, de son côté, répété que l'année 2009 serait "une année de récession forte", jugeant "probable" une baisse du PIB de 2,5%, déjà évoquée par le gouverneur de la Banque de France, Christian Noyer. Le Premier ministre a également indiqué qu'il envisageait une reprise "lente" en 2010. Dans ses dernières prévisions, publiées début mars, le gouvernement tablait sur un recul du PIB de 1,5% en 2009 avant un rebond de l'ordre de 1% l'année suivante.

"Nous prenons note des prévisions du FMI", a-t-on commenté dans l'entourage de la ministre de l'Economie, Christine Lagarde. "Il est clair que la sortie de crise sera progressive". A Bercy, on souligne aussi attendre les chiffres de la croissance du premier trimestre, qui seront publiés par l'Insee mi-mai, "pour y voir plus clair". "Par rapport aux dernières prévisions du gouvernement, il peut y avoir un aléa à la baisse", a-t-on reconnu dans l'entourage de Christine Lagarde, sans toutefois avancer de chiffre.

La France s'en sort mieux que ses voisins

Selon le FMI , la France s'en sortirait toutefois mieux que l'Allemagne (-5,6% prévu pour 2009, le ministre des Finances Peer Steinbrück venant d'annoncer un recul du PIB d'environ 3,3% au premier trimestre), l'Italie (-4,4%) ou encore le Royaume-Uni (-4,1%). La zone euro devrait connaître un recul sans précédent de son Produit intérieur brut de 4,2% cette année et être à nouveau en récession l'an prochain (-0,4%), selon le Fonds monétaire international ( FMI ), revoyant largement en baisse ses précédents pronostics. Il y a seulement un mois, le FMI prévoyait encore une contraction de l'économie de 3,2% dans les seize pays de la zone euro en 2009, et une légère croissance en 2010, de 0,1%. La récession devrait être "particulièrement sévère" en Irlande et, hors zone euro, "assez sévère" au Royaume-Uni, a commenté le FMI dans un rapport. Il table par ailleurs sur une forte augmentation du taux de chômage dans les 16 pays partageant l'euro, à 10,1% en 2009 et 11,5% en 2010.

La Chine en croissance de plus de 6%

S'agissant du Japon, le FMI devrait voir son PIB reculer de 6,2% cette année (-5,8% prévu auparavant). "L'économie japonaise devrait se contracter d'environ six points et quart en 2009, le yen fort et, en général, les conditions de crédit plus tendues ayant aggravé les problèmes du secteur exportateur", écrit le FMI dans ses perspectives économiques de printemps. Toujours en Asie, l'économie chinoise, qui donne des signes de reprise, devrait croître de 6,5% en glissement annuel en 2009, après 9% en 2008.

Forte récession de la Russie

La Russie et les pays de l'ex-bloc soviétique, qui ont connu des rythmes de croissance très porteurs avant la crise, vont devoir affronter en 2009 la plus importante récession de toutes les régions émergentes, estime le Fonds monétaire international ( FMI ). L'économie de la zone devrait ainsi se contracter de 5,1% en 2009, avant de rebondir de 1,2% en 2010. Elle avait connu des taux de croissance de +8,6% en 2007 et 5,5% en 2008. La zone a été durement affectée par "trois chocs majeurs: les turbulences financières qui ont nettement restreint l'accès aux financements extérieurs, l'effondrement de la demande des économies avancées, et en lien avec ceci la chute des cours des matières premières, notamment dans l'énergie", explique le Fonds. "Bien que de nombreuses économies de la CEI soient mieux armées pour surmonter une crise qu'elles ne l'étaient après le défaut sur la dette de la Russie en 1998, la retombée sera sévère", prédit le FMI . L'Ukraine sera la plus affectée par cette récession, avec -8% prévus pour 2009. Pour la Russie, le Fonds anticipe un recul de 6% en 2009, avant une légère reprise de +0,5% en 2010. Les autorités russes tablent de leur côté officiellement sur une baisse du PIB de 2,2% cette année.

Statgnation de l'économie américaine en 2010

L'économie américaine va stagner en 2010 et sa reprise sera poussive, après une forte contraction de 2,8% cette année, selon le Fonds monétaire international, qui a une nouvelle fois revu en baisse ses prévisions pour la première économie mondiale. "L'économie américaine devrait se contracter de 2,8% en 2009, même si le rythme de sa dégradation devrait ralentir au deuxième trimestre et après", écrit mercredi le FMI dans ses "Perspectives économiques mondiales". Elle ne devrait recommencer à croître qu'en 2010, "avant le milieu" de l'année. Le Fonds estime ainsi que la croissance devrait être nulle en moyenne sur l'ensemble de l'année, même si elle est susceptible d'atteindre un rythme un peu plus soutenu de 1,5% en glissement annuel au quatrième trimestre.

Le FMI abaisse ainsi une nouvelle fois ses prévisions: en mars, il prévoyait un recul de 2,6% du produit intérieur brut américain en 2009 et une reprise de 0,2% en 2010. En janvier, il avait pronostiqué un recul du PIB de 1,6% en 2009 et une reprise d'autant l'année suivante. Octobre paraît loin: le Fonds voyait encore 2009 comme une longue année de rétablissement avec une croissance de 0,1% pour l'économie américaine et estimait que celle-ci retrouverait son "potentiel de croissance" en 2010. L'institution internationale est plus pessimiste que la Réserve fédérale des Etats-Unis, qui a revu ses prévisions en baisse début avril, et que la plupart des économistes de banques. La banque centrale avait alors dit s'attendre à ce que "le PIB ralentisse sa chute progressivement jusqu'à se stabiliser au second semestre de cette année et (qu'il) progresse lentement" en 2010.

Le prix des maisons aux Etats-Unis a en tout cas regagné 0,7% en janvier et février selon la FHFA (Federal Housing Finance Agency) après une hausse de 1% le mois précédent. Le recul atteint encore 6,5% sur douze mois.

(retrouvez les perspectives de l'économie mondiale du FMI pour avril 2009)

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samedi 25 avril 2009

Le pétrole en légère hausse malgré la progression des stocks américains

La Tribune.fr - 22/04/2009 à 20:58 - 228 mots

Les réserves américaines en produits pétroliers ont progressé plus fortement que prévu la semaine dernière. Mais, les cours du baril de brut ont légèrement progressé.

pétrole

Les cours du pétrole ont navigué autour de l'équilibre ce mercredi, hésitant entre publication de stocks américains nettement supérieurs aux attentes des marchés et la bonne tenue des Bourses mondiales. Ils terminent finalement en légère hausse. A la clôture du New York Mercantile Exchange, le baril de "light sweet crude" a ainsi gagné 30 cents à 48,85 dollars. Sur l'Intercontinental Exchange (ICE), le Brent de la mer du nord prennait 8 cents, à 49,90 dollars le baril.

Les réserves américaines en pétrole brut se sont donc de nouveau étoffées la semaine dernière, à leur niveau le plus élevé depuis 1990. Elles ont ainsi grimpé de 3,9 millions de barils, à 370,6 millions. Les marchés s'attendaient à une hausse bien moins importante de 2,8 millions de barils. Les stocks d'essence ont augmenté de 800.000 barils, contre un repli de 400.000 barils anticipé par les analystes. Enfin, les stocks en produits distillés (gazole et fioul de chauffage) ont bondi de 2,7 millions de barils alors que le consensus escomptait un recul de 700.000 barils.

Côté demande, sur les quatre dernières semaines, les Américains ont consommé en moyenne 18,5 millions de barils par jour (mbj) de produits pétroliers, soit une baisse de 6,5% comparé à un an plus tôt. La consommation d'essence était encore en recul de 0,4% et la consommation de produits distillés en chute de 9,4% par rapport à l'an dernier.

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Etats-Unis : nouvelle baisse des reventes de logements anciens

Les ventes de logements anciens aux Etats-Unis ont baissé plus que prévu en mars, revenant 4,57 millions d'unités en rythme annuel. Par ailleurs, les demandes d'allocations chômage ont progressé la semaine dernière.

Etats-Unis

Les ventes de logements anciens se sont élevées en mars à 4,57 millions d'unités en rythme annualisé. Un chiffre inférieur aux attentes, qui confirme que les difficultés rencontrées par le secteur de l'immobilier américain sont toujours tenaces. Les économistes tablaient en effet sur 4,7 millions de reventes, après 4,71 millions en février (contre 4,72 millions lors de la première estimation)."

"La part dans les ventes des logements les moins chers a augmenté, indiquant un retour sur le marché des ménages achetant pour la première fois", a estimé l'Association nationale des agents immobiliers (NAR). Néanmoins, ajoute-t-elle, "les ventes de logements aux prix les plus élevés continuent d'être au point mort du fait d'une remontée des taux d'intérêts pour les gros emprunts."

Par ailleurs, les demandes hebdomadaires d'allocation chômage se sont élevées à 640.000 la semaine passé aux Etats-Unis, contre 639.000 dossiers attendus par les économistes. Le département du Travail a par ailleurs revu légèrement à la hausse le chiffre de la semaine précédente, de 610.000 à 613.000 demandes. En moyenne sur quatre semaines, chiffre considéré comme plus représentatif de la tendance, le nombre des nouveaux inscrits au chômage atteint 646.750, en légère baisse par rapport aux 651.000 de la semaine précédente.

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La conjoncture se dégrade à nouveau dans le bâtiment en avril

Les entrepreneurs du bâtiment affirment que la conjoncture se dégrade à nouveau dans leur secteur et va se poursuivre au cours des trois prochains mois, selon l'enquête mensuelle de l'Insee publiée ce jeudi.

bâtiment

Le climat des affaires a rechuté dans le secteur français du bâtiment en avril après s'être amélioré le mois précédent, a annoncé l'Insee jeudi. L'indicateur synthétique du climat des affaires a baissé de quatre points à 91, celui de mars ayant été révisé en hausse de deux points à 95. L'indice se situe depuis novembre sous sa moyenne de long terme qui est 100.

"La contraction de l'activité s'est accentuée sur la période récente et, au vu des perspectives d'activité, ce mouvement se poursuivrait au cours des trois prochains mois," indique l'Insee dans son enquête mensuelle de conjoncture.

Les entrepreneurs sont plus nombreux qu'en mars à juger leur carnet de commandes inférieur à la normale, tandis que le taux d'utilisation des capacités de production est retombé à 85,2% contre 86,9% (révisé de 85,4%) en mars.

Les effectifs ont encore diminué en avril et cette diminution "s'intensifierait au cours des trois prochains mois," ajoute l'Insee.

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Rebond de la consommation des Français en mars

Les dépenses de consommation des ménages français en produits manufacturés ont rebondi en mars de 1,1%, après avoir reculé de 1,8% en février, selon l'Insee. Sur l'ensemble du premier trimestre 2009, les dépenses de consommation des ménages en produits manufacturés sont positives (+0,4% après -0,6% au quatrième trimestre 2008).

drapo français

Nouvel indicateur qui montre - peut être - la fin de la déprime: les dépenses de consommation des ménages français en produits manufacturés ont rebondi en mars de 1,1%, après avoir reculé de 1,8% en février, a annoncé ce vendredi l'Insee, laissant espérer au gouvernement "une reprise de l'activité à moyen terme". Après les industriels, les consommateurs retrouvent également un peu le moral.


Dans le seul champ "commerce" (commerce de détail), les dépenses ont augmenté de O,9% (après -2,8% en février, révisé de +0,4 point), selon l'Insee.
Sur l'ensemble du premier trimestre 2009, les dépenses de consommation des ménages en produits manufacturés ont légèrement rebondi (+0,4% après -0,6% au quatrième trimestre 2008). "Cet indicateur confirme la résistance de la consommation des ménages", a réagi Bercy dans un communiqué. "Le bon fonctionnement de ce moteur essentiel de la demande permet d'espérer une reprise de l'activité à moyen terme dans de bonnes conditions", ajoute le ministère de l'Economie.

En mars, les dépenses de consommation en biens durables se sont redressées (+1,2% après -0,3% au mois de février) sous l'effet de la forte progression des achats d'automobiles (+2,9% en mars après +0,3% en février), souligne l'Insee. En revanche, les dépenses en biens d'équipement du logement ont de nouveau diminué, mais à un rythme plus modéré qu'au mois de février (-0,5% après -1,1%). Les dépenses de consommation en textile-cuir ont, elles, rebondi, après avoir fortement diminué en février (+3,5% après -8,0%). Enfin, les dépenses de consommation en autres produits manufacturés ont légèrement augmenté (+0,1% après -0,1%).


"Le chiffre du mois de mars est un peu meilleur que ce à quoi on s'attendait", commente-t-on dans l'entourage de la ministre de l'Economie, Christine Lagarde. "Il conforte l'analyse du gouvernement sur son plan de relance", a-t-on ajouté de même source. "Le chiffre de la consommation est bon mais cela ne veut pas dire que le contexte redevient favorable; la convalescence de l'économie devrait durer plusieurs trimestres", souligne-t-on à Bercy.

François Fillon, Premier ministre a jugé mercredi "probable" une baisse de 2,5% du PIB cette année, mais table toujours sur une reprise "lente" en 2010.

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Nicolas Sarkozy présente un "plan d'urgence" contre le chômage des jeunes

Nicolas Sarkozy détaille ce vendredi dans le Val d'Oise un "plan d'urgence" en faveur des jeunes, particulièrement frappés par la crise. Ce plan comprendra plus d'un milliard d'euros d'aides de l'État aux entreprises recrutant des moins de 26 ans.

Nicolas Sarkozy veut connaître les conséquences ce la crise financière.

Avant son élection Nicolas Sarkozy avait promis un "grand plan Marshall de la formation", en faveur des jeunes. Quasiment deux ans après son arrivée à la tête de l'Etat, le président de la République détaille ce vendredi dans le Val d'Oise un "plan d'urgence" en faveur des jeunes, particulièrement frappés par la crise, qui comprendra plus d'un milliard d'euros d'aides de l'Etat aux entreprises recrutant des moins de 26 ans. Nicolas Sarkozy effectue ainsi une opération de séduction politique à destination d'une clientèle, les jeunes, qui ne lui est guère favorable.

Clé de son plan, les entreprises recrutant des apprentis (285.000 contrats en 2008) ou embauchant un jeune en contrat de professionnalisation (145.000 contrats en 2008) bénéficieront de meilleurs avantages financiers. Selon l'Elysée, toute entreprise recrutant un apprenti sera exonérée de cotisation jusqu'en juin 2010 et percevra une prime d'Etat plus élevée.

Les finances publiques seront aussi mises à contribution pour verser une prime exceptionnelle aux entreprises recrutant sur un contrat "pro" et une aide exceptionnelle à toute entreprise embauchant en CDI avant fin septembre un jeune déjà en stage. Nicolas Sarkozy devrait aussi annoncer le doublement à 100.000 du nombre de Contrats initiative emploi (CIE) subventionnés par l'Etat, malgré une défiance de principe envers les contrats aidés. Parallèlement, les collectivités locales seront incitées à embaucher un contingent significatif de jeunes en "contrats passerelle" (informatique, petite enfance...) censé leur permettre ensuite de s'insérer dans le privé. Le chômage des jeunes et la difficulté à passer le cap des stages et petits boulots pour accrocher un CDI vers 27 ou 30 ans ne sont pas des phénomènes nouveaux mais ils ont été aggravés par la crise. La remontée du chômage des jeunes est deux fois plus rapide que pour les autres salariés. Jusqu'à 650.000 jeunes pourraient pointer au chômage cette année, selon le Haut commissaire, Martin Hirsch, en charge de la jeunesse.

Retrouvez le dossier complet sur la mobilisation du gouvernement contre le chômage des jeunes dans votre quotidien "La Tribune"

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mercredi 22 avril 2009

L'indice américain des indicateurs avancés recule encore

La baisse de 0,3% de cet indice est légèrement supérieure aux attentes des analystes, qui tablaient sur un recul de 0,2%, et à son repli du mois précédent, qui n'a finalement été que de 0,2% (chiffre corrigé en baisse de 0,2 point).

etats unis

L'indice composite des indicateurs économiques américains, censé préfigurer l'évolution de la conjoncture dans les six mois à venir, a continué de baisser en mars, avec un recul de 0,3% par rapport au mois précédent, a indiqué lundi le Conference Board.
La baisse de cet indice est légèrement supérieure aux attentes des analystes, qui tablaient sur un recul de 0,2%, et à son repli du mois précédent, qui n'a finalement été que de 0,2% (chiffre corrigé en baisse de 0,2 point).
L'indice n'a pas progressé une seule fois au cours des neuf derniers mois, note le Conference Board, estimant qu'il a finalement baissé de 0,2% en janvier, alors qu'il calculait jusque-là une hausse de 0,1%.
"La récession pourrait continuer tout au long de l'été, mais son intensité va baisser", écrit cet institut de conjoncture privé.
"Il y a quelques signes épars d'amélioration de l'économie en avril, mais l'indice composite et la plupart de ses composantes sont toujours orientés à la baisse", ajoute-t-il.
Parmi celles-ci, seules celles mesurant la masse monétaire, l'écart de taux entre les obligations du Trésor américain à 10 ans et le taux interbancaire au jour le jour, et la confiance des consommateurs, ont eu un effet positif, alors que la Bourse et le nombre de permis de construire délivrés ont été les deux causes principales de sa baisse.
L'indice composite du Conference Board "prouve le bien-fondé de l'opinion selon laquelle la récession ne se renforce plus", estime Michael Bratus, économiste de Moody's Economy.com.
M. Bratus prévient néanmoins que le temps "peut être long" entre le moment où cet indice atteint son plus bas et le retour de la croissance.
L'appréciation du Conference Board concorde avec les conclusions des 54 économistes participant à l'enquête mensuelle de conjoncture publiée par le Wall Street Journal. Selon la dernière livraison de cette étude, ceux-ci estiment que la récession entamée aux Etats-Unis en décembre 2007 prendra fin en septembre.
Dennis Lockhart, un des dirigeants de la Réserve fédérale, a émis un avis assez semblable la semaine dernière en déclarant s'attendre à une reprise "lente et timide" de l'économie américaine "dès le troisième trimestre".

source AFP

L'Australie va entrer à son tour en récession

Au dernier trimestre 2008, l'activité a reculé en Australie, une première depuis huit ans. Les chiffres du premier trimestre 2009 devraient eux aussi afficher un PIB en baisse.

australie

Le gouverneur de la Banque centrale australienne, Glenn Stevens, a lancé ce mardi : "je pense qu'une personne raisonnable, examinant toutes les informations disponibles actuellement, arriverait à la conclusion que l'économie australienne, elle aussi, est en récession".

La veille, le Premier ministre du pays Kevin Rudd, avait jugé inévitable que la crise mondiale ne pousse l' Australie dans la récession, ce qui n'était pas arrivé depuis ledébut des années 1990. M

Au dernier trimestre 2008, l'activité a reculé en Australie, une première depuis huit ans. Les chiffres du premier trimestre 2009 devraient eux aussi afficher un PIB (produit intérieur brut) en baisse. Or, une récession est techniquement avérée dans le cas de deux trimestres consécutives de recul de l'activité.

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La Colombie envisage de demander plus de 10 milliards de dollars au FMI

La Tribune.fr - 21/04/2009 à 07:12 - 108 mots

Après le Mexique et la Pologne, c'est au tour de la Colombie de prévoir d'utiliser la nouvelle ligne de crédit modulable (LCM) mise en place par le Fonds monétaire international.

Colombie

Le directeur général du FMI, le Fonds monétaire international, le français Dominique Strauss-Kahn, a indiqué lundi dans un communiqué que la Colombie envisageait de recourir par "précaution" à sa toute nouvelle ligne de crédit modulable (LCM), à hauteur de 10,4 milliards de dollars.

"Je suis très content de cette réponse positive à l'invitation que j'ai faite aux économies (émergentes) à recourir à ce nouvel instrument destiné à soutenir la confiance (des investisseurs) internationaux dans la force et la viabilité" de leur politique économique face à la crise, a souligné le patron du FMI.

Deux pays ont déjà utilisé ce nouveau système de soutien financier : le Mexique et la Pologne.

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Retour au calme à la Bourse de Paris

Après sa forte baisse d'hier, la Bourse de Paris reprend quelques couleurs ce matin. A 10 heures, le CAC 40 progresse de 0,57% à 2.986 points.

Bourse et PalaisBrongniart

Pernod Ricard tient la tête de l’indice dans les premiers échanges avec un gain de 4,58% à 42,66 euros. Le titre profite d’un relèvement de recommandation à l’achat de Bank of America.

ST Microelectronics est bien orienté, en hausse de 1,73% à 4,77 euros. L’action est portée par les résultats supérieurs aux attentes de l’américain Texas Instrument.

Hors CAC 40, Soitec s’envole de 11,77% à 4,16 euros. Le fabricant de plaques de silicium pour l’industrie des semi-conducteurs a enregistré une forte baisse de son activité en 2008-2009, mais il s’attend à réduire sa perte opérationnelle pour l’exercice.

Le secteur automobile se reprend après avoir subi de nombreux dégagements hier. Renault rebondit de 2,27% à 22,10 euros et Peugeot de 3,14% à 17,30 euros. En revanche hors CAC 40 sa filiale Faurecia perd encore 2,49% à 10,78 euros. Le chiffre d’affaires de l’équipementier automobile a chuté de 38,1% au premier trimestre.

Air France-KLM progresse de 1,04% à 8,75 euros. Le groupe est toujours en lice pour racheter la compagnie Czech Airlines.

Les banques évoluent en ordre dispersé après leur forte baisse hier. Crédit Agricole est dans le vert en hausse de 1,1% à 10,06 euros et Natixis bondit de 5,14% à 1,78 euro. En revanche, Société Générale recule encore de 2,11% à 37,17 euros, Dexia abandonne 0,57% à 3,64 euros et BNP Paribas cède 0,26% à 37,70 euros.

Unibail-Rodamco signe la plus forte baisse du CAC. Le titre recule de 2,42% à 112,68 euros. Les marchés ne semblent pas goûter l'émission obligataire de 500 millions d'euros annoncée par la foncière. D'autre part, le numéro un du secteur en Europe a publié un chiffre d'affaires en hausse de 3,4% au premier trimestre.

Les cours du pétrole poursuivent leur repli sur un rythme moins soutenu ce matin. Le baril de WTI s’échange contre 48,25 dollars et celui de Brent de la mer du Nord contre 49,76 dollars. Sur le marché des devises, l'euro vaut 1,2937 dollar.

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lundi 20 avril 2009

La France soutient un système de stockage mondial des denrées alimentaires

La Tribune.fr - 19/04/2009 à 17:18 - 146 mots

Au cours du G8 de l'agriculture, Michel Barnier a soutenu l'instauration d'un système de stockage mondial afin de "lutter contre la spéculation" sur les denrées.

Michel Barnier

"J'ai soutenu (au cours des discussions) la proposition de créer un système de stockage mondial pour lutter contre la spéculation sur les matières premières qui est scandaleuse", a déclaré Michel Barnier, le ministre de l'Agriculture en marge du G8 de l'Agriculture. Il a ajouté qu'il faut "avoir des outils de stabilisation des marchés comme nous en avons en Europe".

Selon lui, il faut affirmer une nouvelle gouvernance mondiale pour l'agriculture. Celle-ci devra "avoir deux piliers: le pilier politique qui devrait être le comité de sécurité alimentaire (de l'ONU) rénové et puis un deuxième pilier d'experts, un peu sur le modèle du GIEC (Groupe d'Experts Intergouvernemental sur l'Evolution du Climat)" sur le changement climatique.

Michel Barnier affirme que les problèmes de l'agriculture et de la faim passeront aussi par le soutien à "des projets régionaux de mutualisation", notamment en Afrique, comme par exemple la gestion des ressources en eau.

latribune.fr

Dominique Strauss-Kahn juge les Etats trop lents à assainir les banques

La Tribune.fr - 19/04/2009 à 18:47 - 134 mots

Les gouvernements occidentaux devraient donner la priorité à l'assainissement de leur système financier avant de se concentrer sur leur plan de relance, selon le directeur général du FMI.

dominique strauss khan

Les débats sur les plans de relance seront une impasse tant que le système financier n'aura pas été assaini, selon les déclarations de Dominique Strauss-Kahn, le directeur général du Fonds monétaire international (FMI), dans une interview au quotidien allemand "Handelsblatt".

"Que ce soit en Allemagne, dans d'autres pays d'Europe ou aux Etats-Unis, on est partout trop lent (pour agir) sur cette question, a déclaré le Français. "Regardez le Japon, avant que les problèmes des banques n'y soient réglé, tout l'argent dépensé pour la relance n'a produit aucun effet", a-t-il ajouté.

Il estime que pour le moment, le danger qui guette les économies occidentales est la baisse continue des prix. "A court terme, le risque inflationniste est nul, nous avons plutôt un problème de déflation". Dominique Strauss-Kahn estime qu'au mieux, la reprise devrait intervenir au printemps 2010.

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La Grande-Bretagne devrait renouer avec la croissance au second semestre 2010

La Tribune.fr - 20/04/2009 à 05:48 - 346 mots

Le pire de la récession est passé pour l'économie britannique, qui retrouvera une légère croissance au second semestre 2010, estime la Confederation of British Industry (CBI), l'une des principales fédérations patronales, dans ses dernières prévisions publiées ce lundi.

grande-bretagne

Le pire de la récession pour l'économie britannique serait passé. La Grande-Bretagne devrait retrouver une légère croissance au second semestre 2010, estime la Confederation of British Industry (CBI), l'une des principales fédérations patronales, dans ses dernières prévisions publiées ce lundi. La CBI précise que la récession devrait s'atténuer au deuxième trimestre de cette année. Elle précise néanmoins que la reprise sera "lente et fragile".

L'économie britannique a connu sa première récession depuis le début des années 1990 lors du dernier trimestre 2008, entraînant une hausse du chômage, une baisse des prix de l'immobilier et une diminution de la production industrielle.

Le directeur général de la CBI, Richard Lambert, affirme que la forte diminution des taux, la chute de la livre sterling, la faiblesse de l'inflation et les plans de relance vont permettre d'atténuer les difficultés économiques cette année. "Il y a quelques signes timides laissant penser que la phase la plus forte de la récession est maintenant derrière nous", déclare-t-il dans un communiqué. "La récession n'est en aucun cas terminée mais nous voyons un retour à une croissance très faible d'ici le printemps 2010."

La récession a été plus forte que prévue au premier trimestre 2009 selon la CBI, qui table sur une contraction cumulée de l'économie de 5,1% d'ici la fin de la crise, soit moins que la contraction de 5,9% constatée au début des années 1980. L'inflation des prix à la consommation devrait descendre sous l'objectif de 2% fixé par la Banque d'Angleterre au deuxième trimestre et devrait rester sous ce seuil en 2010, ajoute la rapport de l'organisation.

Le chômage devrait continuer de grimper l'année prochaine, dépassant la barre des 10% au premier trimestre 2010 pour atteindre un pic de 3,25 millions de demandeurs d'emploi au second trimestre 2010.

Lambert exhorte le ministre des Finances, Alistair Darling, à profiter de la présentation du budget annuel, mercredi, pour annoncer des mesures d'aide en matière d'emploi et des investissements plutôt que des aides fiscales. Alistair Darling a reconnu au début du mois s'être trompé dans ses prévisions économiques en affirmant que l'économie britannique commencerait à se redresser au second semestre 2009.

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L'euro tombe sous 1,30 dollar

Les marchés n'apprécient pas les désaccords des Banques centrales européennes sur les mesures à prendre face à la récession. La monnaie européenne est tombée à son plus bas niveau depuis un mois face au billet vert.

Euro liasse de billets .

L'euro s'échange contre 1,2965 dollar et contre 128 yen vers 11 heures. La monnaie européenne se déprécie depuis plusieurs semaines, elle est tombée à son plus bas niveau depuis un mois face au billet vert.

Le désaccords des différentes Banques centrales d'Europe sur la politique monétaire à adopter pour sortir le "Vieux continent" de la crise économique inquiètent les investisseurs. Ces divergences se retrouvent principalement sur le sujet des taux d'intérêt.

La Bank of England (BoE) a choisi d'adopter une stratégie "à l'américaine", de baisse massive du coût de l'argent. Le principal taux directeur a été ramené en quelques mois à 0,5%, à coups de réductions massives. Les autorités britanniques ont en cela suivi les exemples de la Réserve fédérale américaine (Fed) et de la Banque du Japon qui ont presque abaissé leur taux à zéro.

La Banque centrale européenne (BCE), elle, a adopté une stratégie beaucoup plus conservatrice. Pour l'instant, son principal taux directeur est encore de 1,25% et hier, Jean-Claude Trichet, le président de l'institution monétaire, a fait savoir qu'une nouvelle baisse de 25 points de base était possible en mai, mais que ce serait la dernière. Les taux ne devraient pas reculer sous la barre de 1%.

Pour les investisseurs, les autorités de la zone euro ne font pas assez pour soutenir leur économie. Par conséquent, tous les indicateurs macroéconomiques négatifs en provenance des pays de l'Eurogroupe sont particulièrement mal reçus. Dans les autres pays occidentaux, Etats-Unis et Royaume-Uni en tête, les devises résistent mieux à un mauvais chiffre macroéconomique et elles réagissent mieux aux bonnes nouvelles.

Depuis sa création, la BCE place la lutte contre l'inflation au centre de ses préoccupations. La rigueur monétaire est ancrée au cœur de l'institution, qui se refuse à "faire marcher la planche à billets". Mais beaucoup d'observateurs estiment désormais que l'inflation ne menace pas l'Europe, bien au contraire. Dans une interview au "Handelsblatt", Dominique Strauss-Kahn, le directeur générale du Fonds monétaire international, a même estimé que la déflation menace même les pays de la zone euro, c'est-à-dire une baisse des prix.

latribune.fr

France : nouvelle baisse des commandes à l'industrie

La valeur des commandes à l'industrie française a reculé de 1,9% en février sur un mois. Le secteur de la métallurgie a été particulièrement touché mais la chimie résiste.

drapo français

Entre janvier et février, les commandes à l'industrie ont baissé de 1,9% en valeur en France. Ce nouveau repli reste cependant moins lourd que la baisse de 4,2% enregistrée le mois précédent.

La chute a été particulièrement marquée dans la métallurgie, les commandes ayant plongé de 9,5% Cette baisse s'explique notamment par les difficultés de l'industrie automobile. Ces trois derniers mois, celle-ci a vu la valeur de ses commandes tomber de 13,1% par rapport au dernier trimestre 2008, contre -11,1% pour le reste de l'industrie.

En revanche, en février, l'industrie chimique a bien résisté à la mauvaise conjoncture. La valeur de ses commandes a progressé de 4,1% par rapport à janvier.

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Washington maintient la pression sur les banques américaines

La Maison Blanche n'autoriserait les banques américaines à rembourser les prêts publics que sous certaines conditions. Les autorités pourraient convertir en actions une partie des prêts consentis et ainsi devenir un actionnaire important des établissements financiers dont Citigroup.

Etats-Unis

Alors que le marché attend avec impatience les premiers remboursements par les banques américaines des prêts consentis par les pouvoirs publics afin de faire face à la crise, une telle opération ne se fera qu'avec l'aval de Washington et sous conditions, selon le site Internet du Financial Times. Les autorités des Etats-Unis veulent en effet vérifier si de tels remboursements ne sont pas contraires à "l'intérêt économique national", notamment à la capacité de prêts aux entreprises et aux particuliers ou entrainant une fragilité financière accrue de ces établissements.

Barack Obama a indiqué dimanche que le "test de résistance", dit "stress test" auquel ont été soumis les 19 plus grandes banques américaines pour mesurer leur solidité financière et leurs besoins éventuels en capitaux face à divers scénarios de crise économique, était en passe d'être terminé.

Ce lundi, le New York Times a révélé que les conseillers économiques de la Maison Blanche travaillaient sur un plan de renflouement des banques sans demander davantage d'argent au Congrès, 565 des 700 milliards dollars du plan TARP (troubled assets relief program") dit plan Paulson ayant déjà été dépensés . L'opération se ferait dès lors en convertissant les prêts du gouvernement aux banques en actions. L'Etat américain deviendrait ainsi un actionnaire important de certaines banques. Washington aurait déjà négocié un tel processus avec Citigroup. Le projet de budget de Barack Obama pour 2009-2010 prévoit 250 milliards de dollars supplémentaires pour soutenir le secteur bancaire.

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Le taux des crédits immobiliers continue de chuter en France

Le baromètre Empruntis affiche des taux en baisse de -0,05% à -0,35% sur un mois selon les régions

Finances

La tendance amorcée fin 2008 se confirme: les taux du crédit immobiliers continuent leur descente. Au 15 avril, le courtier en ligne Empruntis a relevé une baisse moyenne de 0,15% sur un mois. Les prêts à 15 ans s'établissent à présent à 4,30% et ceux sur 20 ans atteignent 4,45%.

Ainsi, pour un montant de 200.000 euros emprunté sur 20 ans, l'économie atteint 25.103 euros entre octobre 2008 et aujourd'hui (4,45% au lieu de 5,40%). Rapporté à la mensualité, le gain est de 104 euros.

Toutes les régions n'ont toutefois pas baissé de manière identique. Les plus fortes chutes, jusqu'à 0,35%, sont localisées dans l'Ouest et le Nord de la France ainsi qu'en Rhône-Alpes. L'écart entre les régions les plus chères (Nord et Est) et les moins chères (Sud-Ouest et Rhône-Alpes) est à présent de 0,15%.

Pour accéder au détail des taux, région par région, selon la durée de l'emprunt, cliquez ici.

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Bank of America : le bénéfice trimestriel dopé par les performances de Merrill Lynch

La première banque américaine a dégagé un bénéfice supérieur aux attentes de 4,25 milliards de dollars au premier trimestre. Ses récentes acquisitions, Merrill Lynch et Countrywide Financial ont nettement compté dans ces bonnes performances, ce qui conforte la position du PDG.

Bank of America

Avec un bénéfice net de 4,25 milliards de dollars dégagé entre janvier de mars, Bank of America a nettement créé la surprise. Il s'agit d'un chiffre trois fois plus important que le 1,2 milliard de dollars de profit engrangé un an auparavant. Son bénéfice par action s'établit à 44 cents, contre 23 cents par action en 2008 à la même période.

Bank of America précise bien que la comparaison entre les deux années est faussée, car l'établissement n'a racheté Countrywide Financial qu'en juillet dernier et Merrill Lynch le 1er janvier 2009.

Cette remarque est moins anodine qu'il n'y paraît: d'après le groupe, ses deux récentes acquisitions ont compté pour 3 milliards de dollars dans son résultat net du premier trimestre. Il s'agit là d'un camouflet pour les actionnaires qui menaient une fronde contre Ken Lewis, le PDG du groupe, à qui ils reprochaient violemment ces achats. Il est vrai que Bank of America a dépensé 30 milliards de dollars en rachats au cours de la seule année 2008.

Pendant le trimestre, la banque a pris plusieurs dispositions pour renforcer son capital et son niveau de liquidité. Elle a notamment passé pour 6,4 milliards de dollars de provisions pour dépréciations de crédit.

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