mardi 30 juin 2009

Le FMI interpelle la France sur ses déficits

La France devrait renouer avec une croissance économique lente début 2010, selon un rapport du Fonds monétaire international (FMI) qui invite le gouvernement français à ne pas abandonner "son programme de réformes" tout en maîtrisant les déficits.

LE FMI MET LA FRANCE EN GARDE CONTRE LA HAUSSE DE SES DÉFICITS

"La contraction de l'économie devrait ralentir sur le reste de 2009 et être suivi par un lent retour à la croissance qui commencera début 2010", écrit le Fonds monétaire international (FMI) dans un rapport publié à l'issue d'une mission de consultation en France. "Etant donné les structures de bases de l'économie et des mesures politiques d'actions prises de bonne heure, la France a surmonté la crise actuelle mieux que la plupart des autres grandes économies".

"Néanmoins, le pays reste en profonde récession, et les politiques à court terme de soutien à la reprise sont essentielles", ajoute le rapport, qui s'inquiète par ailleurs de "la hausse rapide du niveau de la dette publique".

Le FMI ne donne par d'estimation chiffrée pour l'évolution du PIB français, mais ses pronostics sont comparables à ceux du gouvernement Fillon, qui attend une reprise lente et progressive en 2010, avec une croissance économique annuelle de 0,5%.

L'institut statistique français (Insee) et le gouvernement estiment que la chute du PIB, entamée à l'automne 2008, devrait atteindre 3% en 2009, du jamais vu depuis 1949. La mission du FMI écrit que "la France a pris des actions décisives contre les effets interieurs de la crise financière et de la récession mondiale [actuelle] sans précédent".

"La gestion de la crise doit rester la pierre d'angle des politiques à court terme, mais pour minimiser les coûts de la récession actuelle à plus long terme, il sera utile de mettre de nouveau l'accent sur la viabilité budgétaire à moyen terme et une intensification du programme de réformes structurelles ambitieux du pays", ajoute le rapport. "L'amortissement des effets de la récession en France a été favorisé par la relance budgétaire et des stabilisateurs automatique forts [référence à la protection sociale publique, NDLR], mais il faut maintenant un retour à la viabilité [budgétaire] à moyen terme".

Si la mission du FMI rappelle le gouvernement à l'ordre sur la dette, elle plaide en revanche pour que la crise ne fasse "pas dérailler" "le programme de réformes structurelles" du gouvernement qu'elle qualifie de "clef pour une croissance plus forte". Pour la mission du Fonds, la "compétitivité [du pays] reste une inquiétude".

Alors que François Fillon a plaidé dimanche pour un report de l'âge légal de la retraite, fixé à 60 ans depuis 1982, le rapport du FMI écrit que "l'attention devrait se porter sur une élévation de la participation du marché du travail au niveau de la moyenne européenne, notamment par l'intermédiaire d'un changement de l'âge très précoce de départ en retraite".

Il plaide également pour qu'un "nouvel accent" soit mis "sur la concurrence dans le marché de détail et dans d'autres services" qui "aurait des bénéfices surtout en matière de pouvoir d'achat des consommateurs".

latribune.fr

Le chômage baisse en Allemagne en données brutes


Le nombre des demandeurs d'emploi en Allemagne a légèrement diminué en juin en données brutes.

VERS UNE CONTRACTION DE 6,2% DU PIB ALLEMAND EN 2009, SELON LA BUNDESBANK

Du mieux du côté du chômage en Allemagne en juin. Selon un porte-parole de l'Office fédéral du travail, le nombre des demandeurs d'emploi outre-Rhin a légèrement diminué en juin en données brutes, celles qui sont traditionnellement prises en compte dans le pays.

Le porte-parole a précisé qu'en données corrigées des variations saisonnières, le nombre de chômeurs avait toutefois augmenté en juin.

L'Office fédéral doit publier ce mardi matin les statistiques mensuelles de l'emploi en Allemagne.

latribune.fr

Le marché de l'emploi toujours déprimé au Japon


Le taux de chômage a bondi de 5,2% en mai au Japon, au plus haut depuis 2003. Le nombre d'emplois disponibles connait un plus bas historique.

TOKYO ESTIME QUE LE PIRE DE LA CRISE ÉCONOMIQUE EST PASSÉ

Alors que le Japon replonge dans la déflation, sa situation en matière d'emploi continue de se détériorer. Ainsi, le taux de chômage a bondi de 5,2% en mai au Japon, au plus haut depuis 2003.

Le nombre d'emplois disponibles connait un plus bas historique. La population active tombe de 1,36 million. Les grandes entreprises japonaises suppriment de nombreux postes en raison de la récession.


En revanche, l'indice des directeurs d'avhants dans l'industrie, le PMI manufacturier , est au plus haut depuis un an à 48,2 même si un niveau sous les 50 marque toujours une contraction d'activité.

ET le plan de relance de Tokyo commence à faire de l'effet. Les dépenses de construction ont ainsi progressé de 0,3% en mai.

latribune.fr

Le pétrole bondit après une nouvelle attaque au Nigéria


Le baril de brut a nettement progressé ce lundi, en réaction d'une nouvelle attaque au Nigeria contre des installations pétrolières. Du coup, les marchés ont ignoré la révision à la baisse des prévisions de demande de l'AIE.

LES COURS DU PÉTROLE EN HAUSSE POUR LE 3E JOUR DE SUITE

Le baril de pétrole grimpe ce lundi, malgrél'abaissement des prévisions de demande mondiale de l'Agence internationale de l'énergie (AIE). Les marchés réagissent notamment à une nouvelle attaque contre l'une des principales installations de la compagnie anglo-néerlandaise Shell au Nigeria. La perte de la production n'a pas été précisée.

A la clôture du New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de "light sweet crude" américain a ainsi progressé de 2,33 dollars à 71,49 dollars. Sur l'InterContinental Exchange (ICE), le Brent de la mer du Nord gagnait 1,77 dollar, à 70,99 dollars le baril. Les cours ont été également soutenus par la volonté de la Chine d'augmenter ses réserves stratégiques en or noir, de 60% sur les cinq prochaines années.

Les nouvelles prévisions de l'AIE passent donc au second plan ce lundi. L'Agence ne table plus que sur une hausse de la demande de 540.000 barils par jour sur la période 2008-2014, et non plus d'un million comme pronostiqué en décembre. Cela représente une hausse annuelle de 0,6% par an.

latribune.fr

lundi 29 juin 2009

Sentence ce lundi pour Bernard Madoff


Le financier américain encourt 150 ans de prison. Le montant de sa fraude s'élève à 50 milliards de dollars. Elle a aussi touché l'Europe et notamment la France.

Bernard Madoff,

Condamné après avoir plaidé coupable, Bernard Madoff, "l'escroc du siècle", connaîtra aujourd'hui sa sentence.

Il encourt au total 150 ans de prison pour plusieurs chefs d'inculpation: diffusion de fausses informations, escroquerie dans le conseil en investissement...

Le montant de cette fraude s'élève à 50 milliards de dollars. Si elle a surtout concerné les Etats-Unis, elle a aussi touché l'Europe et notamment la France.

Japon : la production industrielle bondit, les ventes de détail chutent


La production industrielle a bondi de 5,9% en mai par rapport à avril. Toutefois les consommateurs sont plus prudents: les ventes de détail ont chuté de 2,8% en mai.

Japon 2

L'économie japonaise se dirige vers un rebond au deuxième trimestre après avoir traversé sa pire récession depuis la fin de la Seconde guerre mondiale, frappée par la chute vertigineuse de ses exportations. La production industrielle du Japon a en effet bondi de 5,9% en mai par rapport à avril, sa deuxième plus forte hausse en 56 ans, selon le ministère de l'Economie, du Commerce et de l'Industrie (Meti).

Cette hausse est toutefois inférieure au pronostic moyen des économistes, qui était de +6,9%, selon un sondage réalisé par DowJones Newswires. Le Meti, encore plus optimiste, avait prévu une hausse de 8,8%. La production industrielle japonaise connaît ainsi sa deuxième forte augmentation d'affilée. En avril, elle avait déjà progressé de 5,9%, ce qui avait constitué la plus forte hausse en pourcentage depuis mars 1953, quand la production avait connu une augmentation record de 7,9%. La production nippone avait déjà augmenté de 1,6% en mars, mettant un terme à une série de cinq dégringolades consécutives causée par la crise économique et la chute de la demande mondiale pour les produits japonais.

La hausse de la production a été essentiellement tirée, selon le Meti, par les voitures particulières, les téléphones portables et les équipements de transmission et de contrôle. Selon le Meti, les livraisons de produits industriels ont augmenté en mai de 4,5%, tandis que les stocks ont diminué de 0,6%. D'après le ministère, les industriels japonais s'attendent désormais à ce que la production augmente encore de 3,1% en juin et de 0,9% en juillet.

Des consommateurs plus prudents

Les ventes de détail au Japon ont reculé de 2,8% sur un an en mai, leur neuvième baisse mensuelle d'affilée, selon les statistiques publiées ce lundi par le Meti. Ce chiffre illustre la prudence persistante des consommateurs japonais, alors que la deuxième économie mondiale traverse sa pire récession depuis la fin de la seconde guerre mondiale, que les conditions se sont dégradées sur le marché du travail et que les entreprises licencient par milliers. En mai, les ventes dans les grandes surfaces (super et hypermarchés, grands magasins), qui constituent environ 15% du total, ont reculé de 6,5% à périmètre constant, ce qui marque leur 14e mois consécutif de baisse.

latribune.fr

jeudi 25 juin 2009

Les stocks américains de pétrole reculent encore



Les réserves américaines de brut ont diminué plus que prévu. Elles ont baissé de 3,8 millions de barils, alors que les analystes attendaient un recul d'un million de barils. En revanche, les stocks d'essence ont fortement augmenté. Le prix du baril reste sous la barre des 70 dollars.

pétrole

Les réserves américaines de pétrole brut continuent de baisser. Les statistiques publiées ce mercredi, par l’Agence américaine d’information sur l’énergie (EIA) et le département américain à l’Energie (DoE), montrent que les stocks de brut ont diminué de 3,8 millions de barils à 353,9 millions la semaine dernière. Comme la semaine précédente, cette baisse est plus forte que prévue. Les analystes tablaient sur une diminution d’un million de barils.

Les stocks d’essence affichent, comme la semaine précédente, une hausse supérieure à ce qui était prévu. L’augmentation est de 3,9 millions de barils à 208,9 millions de barils, alors que les experts attendaient une hausse limitée à 1,3 millions.

Les réserves de produits distillés (fioul domestique, gazole, …) sont en augmentation de 2,1 millions de barils à 152,1 millions de barils. Les analystes tablaient sur une progression entre 600.000 barils (DoE) et 800.000 barils (EIA).

Le taux d’utilisation des capacités des raffineries a augmenté de 1,2 point à 87,1%. Le marché tablait sur une hausse de 0,1 point seulement. La semaine précédente, le taux était de 85,9%.

Mais le pétrole finit en baisse ce mercredi. A la clôture, le baril de “light sweet crude“ américain pour livraison en août s’échange à 68,67 dollars en baisse de 57 cents par rapport à son cours de clôture de mardi. Celui de Brent de la Mer du Nord a terminé à 68,33 dollars, soit un recul de 47 cents.

latribune.fr

Les grandes fortunes ont perdu 20% de leur richesse en 2008


En 2008, la crise n'a pas épargné les grandes fortunes du monde, selon un rapport publié par Merrill Lynch et Capgemini qui signale que leur nombre a chuté de 14,9% par rapport à l'année précédente et que la population des très fortunés est en recul de 24,6%.

dollar en liasse

"Un déclin sans précédent". Le nombre de millionnaires et leur patrimoine est en baisse après deux années de croissance en 2007 et 2006, signale la treizième étude duWorld Wealth Report publié ce mercredi par Merrill LynchGlobal Wealth Management et Capgemini. En 2008, il est revenu à son niveau atteint en 2005.

Les grandes fortunes de ce monde ont perdu près de 20% de leurs avoirs en 2008 en raison de la crise financière.

Le total des richesses détenues par les particuliers disposant de plus de 1 million de dollars d'avoirs, hors résidence principale et biens de consommation, est tombé à 32.800 milliards de dollars contre 40 700 milliards de dollars en 2007.

Le nombre de personnes disposant de plus de 1 million de dollars a diminué de 14,9%, tandis que celui des particuliers ayant plus de 30 millions de dollars s'est réduit d'un quart.

"En France, le nombre de grandes fortunes a baissé de 12,6% en 2008, passant de 395.700 personnes en 2007 à 345.800 l'année dernière", précise Martina Weimert, directeur associé de Capgemini Consulting France.

Selon le rapport, cette population représente au plan mondial 8,6 millions de particuliers.

latribune.fr

La Fed ne perçoit pas encore de risque de reprise de l'inflation



Après deux jours de discussion, la Fed vient de décider qu'elle ne touchera pas à son taux directeur. Mais elle a surtout annoncé que l'inflation va rester encore contenue pendant "un certain temps".

FED -logo

La Banque centrale américaine vient de rendre son verdict après deux jours de discussions. Comme prévu, la Fed ne touche pas à son taux directeur. Elle a indiqué que ce dernier devrait rester "extrêmement bas", entre 0 et 0,25%, pendant une "longue période". C'est le niveau auquel il est fixé depuis décembre.

Selon elle, l'économie doit rester faible et l'inflation "contenue" encore un certain temps. "Le rythme de contraction de l'économie ralentit", mais l'activité économique devrait rester faible pendant un temps" encore, a écrit le Comité de politique monétaire (FOMC) de la banque centrale. "Bien que les prix de l'énergie et des autres matières premières aient augmenté récemment", la faiblesse de l'activité "devrait amortir les pressions sur les prix", écrit le Comité, prévoyant que "l'inflation restera contenue pendant un certain temps".

De plus, la Fed a annoncé qu'elle allait conserver en l'état sa politique anti-crise et n'évoque plus la déflation. En effet, la Banque centrale a constaté un ralentissement de la récession aux Etats-Unis et a laissé entendre que le risque de déflation avait diminué. Elle a également confirmé le calendrier et le montant de son programme de rachats d'emprunts sur les marchés financiers, une mesure non-conventionnelle destinée à favoriser le crédit. La Fed va donc continuer à agir sur les marchés comme elle le fait depuis plusieurs mois pour assurer le flux du crédit.

Pour Jim Awad, directeur exécutif chez Zephyr Management, "cela n'a aucun effet sur le marché, à la rigueur un effet légèrement défavorable parce que la Fed est un petit peu plus prudente que ne l'était le marché. Je m'attendais à ce qu'elle tienne un discours un peu plus positif sur l'économie. Le fait qu'elle souligne les faiblesses est un peu décevant pour moi, et pour le marché."

En revanche, selon Michael Woolfolk, stratege devises chez Bank of New York-Mellon "C'est exacterment ce que nous attendions. C'est certainement plus subtil que ce beaucoup de gens espéraient mais cela représente néanmoins un message clair sur le fait que l'inflation et l'économie vont rester faibles pendant un certain temps".

Marc Pado, stratege USA chez Cantor Fitzgerald & Co abonde dans le même sens : " Même si l'on assiste à un début de ventes sur la nouvelle dans l'immédiat, je pense que c'est exactement ce que le marché voulait entendre. La Fed va maintenir sa politique pour conserver des taux bas et elle attendra que la reprise soit réellement engagée avant de la modifier."

latribune.fr

mercredi 24 juin 2009

Le pétrole bondit mais reste sous la barre des 70 dollars le baril



Au lendemain de la baisse de 4%, le baril de Brent de la mer du Nord prend 1,82 dollars à 68,80 dollars, sur l'InterContinental Exchange (ICE). Le baril de "light sweet crude" gagne quant à lui 1,74 dollars, à 69,24 dollars sur le New York Mercantile Exchange (Nymex).

pétrole

Les cours du pétrole ont rebondi ce mardi, au lendemain d'une lourde chute (-2,62 dollars le baril à New York, -2,21 dollars à Londres).

A la clôture, le baril de Brent de la mer du Nord prend 1,82 dollar à 68,80 dollars, sur l'InterContinental Exchange (ICE). Le baril de "light sweet crude" gagne quant à lui 1,74 dollar, à 69,24 dollars sur le New York Mercantile Exchange (Nymex).

Les cours du brut ont doublé depuis le début de l'année, repassant les 70 dollars le baril début juin, sur la base d'espoirs de reprise et non de signes tangibles d'accélération de la demande d'hydrocarbures. La Banque mondiale a été à le déclencheur de ce regain d'inquiétudes : dans un rapport paru lundi, elle a prédit une contraction de l'économie mondiale de 2,9%, plus prononcée que dans ses prévisions de mars (1,7%).

La pression sur les prix a, de plus, été accentuée lundi par un facteur d'ordre technique: les investisseurs ont vendu le contrat pétrolier pour livraison en juillet, qui expirait lundi, afin de se reporter sur l'échéance d'août, devenue la nouvelle référence.

latribune.fr

La Fed devrait opter pour le statu quo sur les taux



Au vu de l'évolution de la conjoncture depuis sa dernière rencontre en avril, le Comité de la Banque centrale américaine ne devrait pas toucher au taux directeur de la banque centrale, quasiment à zéro depuis décembre.

FED -logo

La Banque centrale des Etats-Unis achève ce mercredi une réunion de politique monétaire de deux jours à l'issue de laquelle elle devrait confirmer sa politique de soutien à l'économie mobilisant des centaines de milliards de dollars. Au vu de l'évolution de la conjoncture depuis sa dernière rencontre en avril, le Comité ne devrait pas toucher au taux directeur de la banque centrale, quasiment à zéro depuis décembre.

La Fed, qui table sur un retour à la croissance économique d'ici à la fin de l'année, ne devrait pas non plus modifier son dispositif exceptionnel de soutien au crédit et à la liquidité institué pour permettre à l'économie des Etats-Unis de traverser la crise. Selon un grand nombre d'économistes, la reprise devrait désormais arriver dès le troisième trimestre. Toutefois, un des gouverneurs de la Banque centrale, Elizabeth Duke, a mis en garde mi-juin contre un "retrait prématuré" des "politiques de soutien au secteur financier".

Comme toujours le communiqué final sera scruté avec attention par les économistes. Les contrats à terme sur le taux de l'argent au jour le jour montrent une augmentation des paris sur une hausse du taux directeur de la Fed en fin d'année. Un scénario que la Fed semblant exclure pour l'instant. Le communiqué devrait tenter de rassurer sur la situation de l'économie, sans susciter trop d'espoirs susceptibles de provoquer une montée des attentes d'inflation, génératrices à terme de hausse des prix.

latribune.fr

La reprise semble pointer son nez au Japon



L'excédent commercial du Japon a reculé de 12,1% sur un an en mai, à 299,84 milliards de yen (2,27 milliards d'euros), une baisse moins forte que prévu.

Japon 2

La balance commerciale Japonaise est restée en mai dans le vert pour le quatrième mois consécutif, après avoir subi une série sans précédent de quatre déficits en raison de la crise économique et financière mondiale.

L'excédent commercial du Japon a certes reculé de 12,1% sur un an en mai, à 299,84 milliards de yen (2,27 milliards d'euros). Néanmoins, les économistes attendaient un recul nettement plus prononcé , avec un excédent de seulement 214,6 milliards. L'excédent de mai est par ailleurs le plus élevé enregistré par le Japon en douze mois.

En mai, les exportations ont encore fortement chuté (-40,9% sur un an à 4.020,93 milliards de yen), traduisant la dégringolade de la demande en produits japo nais partout dans le monde et notamment aux Etats-Unis (-45,4%) et en Chine (-29,7%), les deux principaux partenaires commerciaux du Japon. Une fois de plus, les produits les plus affectés par ce recul des exportations ont été les automobiles (-60,2% sur un an), les produits de haute technologie tels que les ordinateurs (-43,5%) et les semiconducteurs (-33,5%), ou encore les engins de chantier (-70,9%) et l'acier (-49,5%). Les importations se sont également fortement contractées en mai (-42,4% à 3.721,09 milliards de yens), illustrant à la fois la baisse des prix du pétrole brut et le ralentissement généralisé de la consommation au Japon.

Fortement dépendante des exportations, l'économie Japon aise vit actuellement sa pire récession depuis la fin de la Seconde guerre mondiale. Le produit intérieur brut (PIB) nippon a subi au premier trimestre 2009 une contraction record (-14,2% en rythme annualisé).

latribune.fr

Le FMI est bénéficiaire



Le Fonds monétaire international est bénéficiaire en 2008-2009 avec 126 millions de dollars. Pour l'année prochaine, il prévoit de tripler ses bénéfices.

FMI

Le Fonds monétaire international (FMI) est redevenu bénéficiaire. Il a annoncé, ce lundi, être redevenu bénéficiaire au cours de son exercice 2008-2009 (clos fin avril), avec une position nette de revenus de 126 millions de dollars, alors qu'il prévoyait des pertes. L’année précédente, le FMI avait perdu 89 millions de dollars, son troisième exercice déficitaire consécutif.

Selon le Fonds, le bénéfice réalisé "provient essentiellement de revenus plus importants que prévu tirés du portefeuille d'investissements du Fonds, qui est surtout composé de titres à revenus fixes, et de la croissance de ceux de l'activité de prêts, reflétant la hausse de la demande de financement de la part des membres du Fonds, à la lumière de la conjoncture économique mondiale".

Depuis sa création, dans les années 1940, le Fonds tire en effet l'essentiel de ses bénéfices des prêts qu'il consent aux Etats en difficulté. Avec la crise, le FMI prévoie de tripler, voir plus, ses bénéfices pour 2009-2010, avec une position nette de revenus projetée de 446 millions de dollars "dans une hypothèse moyenne".

latribune.fr

Le taux de chômage américain va atteindre 10%



Dans quelques mois, le taux de chômage aux Etats-Unis devrait atteindre les 10% de la population active. Il est actuellement de 9,4%.

Etats-Unis

10% de la population active américaine devrait bientôt être au chômage. La Maison blanche a estimé, ce lundi, que le taux de chômage devrait atteindre les 10% d’ici quelques mois. Actuellement, il est à 9,4% en mai. Selon les analystes, il devrait monter à 9,6% en juin.

latribune.fr

Les consommateurs allemands retrouvent un peu le moral



Le moral des consommateurs allemands devrait atteindre en juillet son meilleur niveau depuis un an, les ménages se montrant moins préoccupés par les perspectives économiques et plus enclins à dépenser, selon l'enquête mensuelle de l'institut GfK.

Allemagne

L'indicateur avancé du sentiment des consommateurs calculé par le spécialiste des études de marché GfK, fondé sur une enquête auprès de 2.000 personnes, remonte à 2,9 pour juillet contre 2,6 en juin, au plus haut depuis juillet 2008, annonce ce mardi l'institut allemand. GfK a révisé en outre à la hausse le chiffre de juin initialement annoncé à 2,5.

"Les espoirs des consommateurs d'une stabilisation de l'économie ont augmenté", constate GfK dans un communiqué, cité par Reuters, qui explique cette évolution, entre autres, par la bonne tenue relative du marché du travail et le ralentissement de l'inflation. Le sous-indice de la propension des ménages à consommer est remonté à 14,5 contre 12,5 le mois dernier et celui des perspectives économiques a atteint son meilleur niveau en neuf mois, à -22,6.

Le gouvernement d'Angela Merkel anticipe une contraction de 6% environ du produit intérieur brut (PIB) de l'Allemagne cette année. GfK rappelle que de nombreux experts anticipent une forte augmentation du chômage au cours des prochains mois. "On peut donc s'interroger sur la réalité du début d'une amélioration durable du sentiment des consommateurs", ajoute-t-il.

latribune.fr

Jean-Claude Trichet veut des efforts sur les déficits en 2010



Le président de la BCE estime que les pays européens devaient pour cela faire des efforts de discipline budgétaire à partir de l'an prochain

JEAN-CLAUDE TRICHET RÉAFFIRME L'OBJECTIF DE LA STABILITÉ DES PRIX DE LA BCE

Le président de la Banque centrale européenne (BCE) Jean-Claude trichet a répété dimanche que la reprise de l'activité dans le monde devrait intervenir dans le courant de 2010 et souhaite que les pays de la zone euro amorcent des efforts sur les déficits publics l'an prochain.

"Nous assistons en ce moment à un ralentissement dans la baisse de l'activité", a-t-il déclaré lors du "Grand rendez-vous" Europe 1/Le Parisien/Aujourd'hui en France. "Le premier trimestre a été très mauvais, les trimestres suivants seront moins mauvais, jusqu'à une fin d'année qui devrait nous conduire à peu près à la stabilité en termes d'activité", a-t-il indiqué. "Nous devrions enregistrer la reprise de l'activité positive dans le courant de l'année prochaine", a-t-il ajouté, précisant: "c'est ce que dit tout le monde".

Soulignant l'importance de ramener la confiance pour relancer la croissance, il a estimé que les pays européens devaient pour cela faire des efforts de discipline budgétaire à partir de l'an prochain."Dès 2010 (...), on va voir à nouveau la croissance arriver, il faut commencer l'opération qui consiste à aller progressivement vers l'équilibre" des comptes publics", a déclaré Jean-Claude Trichet. "Il n'y a pas de contradiction entre l'orthodoxie budgétaire et le but qui est de faciliter la reprise de l'économie", a souligné le président de la BCE. "A un moment, vous ne pouvez pas augmenter plus, vous ne pouvez plus accumuler de dette. Je crois qu'on en est (arrivé) à ce point là", a encore indiqué Jean-Claude Trichet.

latribune.fr

La Chine et l'Inde vont soutenir la croissance mondiale en 2009



La Banque mondiale prévoit une croissance de 1,2% dans les pays en développement cette année et, en excluant la Chine et l'Inde, un produit intérieur brut en recul de 1,6%.

Globe terrestre

La Banque mondiale vient d'indiquer ce lundi qu'elle prévoyait une croissance de 1,2% dans les pays en développement cette année, et, en excluant la Chine et l'Inde, un produit intérieur brut en recul de 1,6%. L'institution multilatérale avait publié huit jours plus tôt une prévision pour l'économie mondiale , montrant une chute de 3% du PIB de la planète cette année. Elle a légèrement revu ce chiffre lundi, à 2,9%.

La dernière prévision, publiée fin mars, faisait état d'une croissance annuelle de 2,1% dans les pays en développement, et nulle en excluant la Chine et l'Inde. En 2010, la croissance mondiale devrait être de 2%, et celle des pays en développement de 4,4% (+2,5% en excluant la Chine et l'Inde), selon la banque.

Dans son rapport, la banque mondiale s'y inquiète du tarissement des flux de capitaux privés vers les pays en développement, qui devraient chuter de près de moitié cette année (49%), à 363 milliards de dollars contre 707 milliards en 2008, après un record à 1.200 milliards en 2007. L'institution prévoit également un recul de 9,7% du volume du commerce mondial cette année, avant une reprise de 3,8% l'année prochaine. "La nécessité de restructurer le système bancaire, s'ajoutant aux limites des politiques expansionnistes des pays à revenus élevés qui se font jour, empêchera un rebond mondial de grande ampleur", a affirmé dans un communiqué l'économiste en chef de la banque mondiale, Justin Lin.

L'institution recommande "une attention toute particulière" pour "les risques de crise de balance de paiements et de restructuration de la dette dans bon nombre de pays", voulant "éviter une autre crise de l'endettement comme celles vécues dans les années 1970 et 1980". C'est particulièrement le cas pour les pays en développement d'Europe et d'Asie centrale, où le PIB devrait chuter de 4,7% cette année, avant de rebondir légèrement en 2010 (+1,6%).
L'autre région où le PIB reculerait en 2009 (de 2,2%) avant de repartir en 2010 (+2%) serait l'Amérique latine et les Caraïbes.

En revanche, l'Asie de l'Est et Pacifique (+5% en 2009, puis +6,6% en 2010), l'Asie du sud (+4,6% puis +7,0%), le Moyen-Orient et Afrique du Nord (+3,1% puis +3,8%) et l'Afrique subsaharienne (+1,0% puis +3,7%) maintiendraient une croissance. Face à cette croissance relativement faible, "pour prévenir une deuxième vague d'instabilité, les politiques doivent être rapidement axées sur une réforme du secteur financier et sur l'aide accordée aux pays les plus pauvres", a souligné le directeur du groupe des perspectives de la banque , Hans Timmer.

latribune.fr

vendredi 19 juin 2009

Après les Etats-Unis, l'Europe renforce la régulation financière



Un nouveau mécanisme de régulation financière européen a été adopté vendredi par les dirigeants de l'Union européenne en application des décisions du sommet du G20 le 2 avril dernier à Londres.

Union européenne

Les Vingt-Sept se sont accordés sur la création en 2010 d'autorités de supervision dotées de pouvoirs contraignants et sur un Conseil du risque systémique dont le président sera élu par le conseil des gouverneurs de la Banque centrale européenne (BCE). Les dernières réticences de la Grande-Bretagne ont été levées jeudi lors de discussions entre le président Nicolas Sarkozy, la chancelière allemande Angela Merkel et le Premier ministre britannique, Gordon Brown.

Dans le projet de déclaration finale négocié jusque tard dans la nuit de jeudi à vendredi, le Conseil européen dit avoir pris "un certain nombre de décisions (...) dans le but de protéger le système financier européen des risques futurs et de s'assurer que les erreurs du passé ne soient jamais répétées". "Ces propositions doivent être adoptées rapidement afin que le nouveau dispositif soit totalement en place dans le courant de l'année 2010", ajoutent les chefs d'Etat et de gouvernement des Vingt-Sept dans ce texte, que Reuters s'est procuré.

Le nouveau système de régulation comptera trois autorités chargées de superviser les marchés financiers, bancaires et de l'assurance, ainsi que les agences de notation. Le futur Conseil européen du risque systémique (CERS) sera chargé d'évaluer les menaces pesant sur la stabilité financière dans l'UE et d'émettre des alertes et des recommandations. Londres, qui a misé depuis des années sur une dérégulation maximum pour permettre à la City de tailler des croupières à Wall Street, redoutait que ces organismes n'empiètent sur ses prérogatives souveraines en matière de régulation. Les Britanniques refusaient en outre que l'activité de ses autorités puissent avoir un impact budgétaire. "Au sommet des ministres européens de l'Economie et des Finances du 9 juin, il n'apparaissait pas du tout possible que le Royaume-Uni accepte des pouvoirs contraignants pour les futures autorités européennes de surveillance", admet l'entourage de Nicolas Sarkozy.

France, Allemagne et Grande-Bretagne se sont accordées jeudi pour que ces autorités ne puissent pas prendre de décisions créant une obligation financière pour des Etats membres, comme dans le cas d'une recapitalisation bancaire en cas de crise. "L'application cohérente et uniforme de la réglementation financière européenne n'est pas quelque chose qui a des implications sur les budgets des Etats membres", pas plus que la supervision des agences de notation, explique un membre de la délégation française. Les relations entre pays du siège et pays d'accueil (des groupes européens et de leurs filiales) n'implique pas nécessairement d'impact budgétaire", ajoute-t-il. Les Britanniques voyaient aussi d'un mauvais oeil la perspective d'une désignation pratiquement automatique du président de la BCE à la présidence du CERS.

La formule trouvée par la France, l'Allemagne et la Grande-Bretagne et approuvée par leurs partenaires ménage à la fois Londres, qui ne fait pas partie de la zone euro, et les 16 pays qui en font partie et sont majoritaires au sein de l'UE. "Dès lors qu'il y avait une élection, que cette élection laissait la porte ouverte à des solutions qui ne seraient pas toujours le président de la BCE, le Royaume-Uni s'estimait satisfait", explique l'entourage de Nicolas Sarkozy.

La décision du président américain de s'attaquer à une profonde réforme du système de régulation financière américaine est tombée à point nommé. "On a été un peu servi par le calendrier de l'annonce de Barack Obama", admet un conseiller de Nicolas Sarkozy. "Cela a permis au président de la république de dire : "on a entrainé le monde entier dans tout cet exercice (de régulation), ne nous laissons pas maintenant dépasser dans la mise en oeuvre."

Les Vingt-Sept se sont enfin accordés sur la nécessité de se concentrer sur la consolidation des budgets lorsque l'économie montrera des signes de reprise.

source Reuters

Forte baisse annuelle des prix producteurs allemands



Stables au cours du mois de mai, les prix à la production outre-Rhin affichent un recul de 3,6% sur un an, du jamais vu depuis vingt-deux ans.

Allemagne

Les prix à la production en Allemagne sont restés stables en mai par rapport au mois précédent mais ils enregistrent sur un an une baisse sans précédent depuis avril 1987, il y a 22 ans, a annoncé l'Office fédéral de la statistique ce vendredi.

Sur un an, les prix ont reculé de 3,6%, après une baisse de 2,7% en avril.

Hors énergie, les prix à la production reculent de 0,3% sur un mois et de 2,5% sur un an.

Les économistes interrogés par Reuters tablaient sur un recul des prix à la production de 0,1% sur un mois après une diminution de 1,4% en avril.

latribune.fr

700.000 destructions d'emplois en France cette année, selon l'Insee



Comme le gouvernement, l'Institut table sur une chute de 3% de l'activité. Tous les clignotants sont dans le rouge. Seule la consommation résiste timidement. De son côté, Hervé Novelli prévoit la création d'un demi-million d'entreprises en France en 2009, essentiellement grâce au nouveau statut d'auto-entrepreneur.

Chômage en France 3

Ce n'est qu'avec les premiers frimas de l'hiver que l'économie tricolore pourrait enfin sortir de l'état de congélation avancé qu'elle connaît aujourd'hui estime l'Insee, l'Institut national de la statistique et des études économiques, qui, comme le gouvernement, anticipe une chute de 3% de l'activité en 2009. Après avoir chuté lourdement au premier trimestre (-1,2%), le PIB remonterait lentement la pente au fil des mois. Il ne reculerait "que" de 0,6%, et de 0,2% aux deuxième et troisième trimestres avant d'afficher une croissance nulle au quatrième. "A la fin de l'année, le niveau de l'activité sera tombé au niveau atteint en 2006", précise Eric Dubois, le chef du département de conjoncture de l'Insee.

Cette chute de l'activité entraîne déjà et continuera à entraîner une forte dégradation du marché du travail. Le scénario central de l'Insee envisage la destruction de 700.000 postes cette année dans le secteur marchand non agricole, portant le taux de chômage à 10,1% à la fin de l'année, en hausse de 2,5% en un an. "A la fin du quatrième trimestre, le taux de chômage retrouverait alors son niveau de 1999", détaille Benoît Heitz à l'Insee. Fait notable, l'industrie et la construction ne seraient pas les seuls secteurs à voir leurs effectifs se réduire. Traditionnellement protégés lorsque la conjoncture se dégrade, le tertiaire marchand hors intérim souffrirait également. "Le repli de l'emploi total serait notamment atténué par l'augmentation des emplois aidés, après deux années consécutives de baisse", estime Eric Dubois.

"Les causes de cette panne sont désormais bien connues", estime-t-on dans l'entourage de Christine Lagarde. Conséquence directe du ralentissement économique mondial déclenché par la crise bancaire et financière, tous les clignotants de l'économie sont passés au rouge ou presque, seule la consommation des ménages offrant quelques signes de résistance dans le sillage de la chute des prix de l'énergie. Selon les estimations de l'Institut, l'investissement des entreprises dégringolerait cette année de 8,9% et celui des ménages de 6,9%. En chute libre, les exportations plongeraient de 13,5%.

Quant aux mouvements de destockage, on ne sait s'ils s'achèveront au cours du second semestre comme espéré.

Dans ce contexte perturbé, dater la sortie de crise est-il raisonnable ? Eric Dubois préfère évoquer une "sortie de récession". Interrogé par La Tribune, Christine Lagarde reconnaît qu'il est encore trop tôt pour se le permettre. "Les signes positifs témoignant d'un redressement même timide de l'activité sont encore trop rares", admet la ministre de l'Economie tout en précisant que la France, moins dépendante des fluctuations du commerce mondial que la plupart de ses voisins, ferait un peu mieux qu'eux en 2009. Un avantage qui deviendra vite un inconvénient une fois la crise passée.

Cette conjoncture plus que morose n'empêche pas le secrétaire d'Etat au Commerce et à l'Artisanat, Hervé Novelli, de faire preuve de volontarisme et d'optimisme. Il prévoit la création d'un demi-million d'entreprises en France en 2009, essentiellement grâce au nouveau statut d'auto-entrepreneur. "J'escompte pour cette année plus de 500.000 créations d'entreprises, tout confondu, contre 327.000 en 2008", déclare-t-il dans le Parisien de ce vendredi. "Et sur ces 500.000, il y a aura plus de 300.000 auto-entreprises. J'en espérais 200.000 au départ".

Lancé au début de l'année, le statut d'auto-entrepreneur permet de compléter ses revenus grâce à une procédure administrative simplifiée et des cotisations minimales.

Salaire mensuel de base en hausse de 2,4% sur un an hors inflation
L'indice du salaire mensuel de base (SMB) a progressé de 0,8% au premier trimestre 2009 et de 2,7% sur un an, une hausse ramenée à 2,4% si l'on tient compte de l'inflation, selon des chiffres définitifs diffusés ce vendredi par le ministère de l'Emploi, qui confirment ceux diffusés mi-mai. L'évolution du salaire mensuel de base reflète la variation moyenne des salaires (hors primes et heures supplémentaires) dans les entreprises de dix salariés ou plus.

Fabien Piliu

jeudi 18 juin 2009

S & P maintient la note des Etats-Unis au plus haut


L'agence d'évaluation financière Standard & Poor's maintient la note des Etats-Unis à "AAA", malgré la récession du pays et sa dette publique de 1.845 milliards de dollars.

etats unis

La note de dette des Etats-Unis ne bouge pas. L’agence d’évaluation financière Standard and Poor’s (S&P) a annoncé, ce mercredi, qu’elle la maintenait à “AAA“, triple A, qui est la meilleure possible.

“En dépit d’un affaiblissement considérable des perspectives économiques à court terme, des déficits budgétaires projetés, et du coût élevé du soutien de l'Etat au secteur financier américain, nous pensons toujours que les forces de l'Etat américain en matière de crédit surpassent ses faiblesses" a déclaré S&P.

La note à court terme reste à “A-1“ avec une perspective “stable“.

Une menace pesait sur la perte possible de cette note pour les Etats-Unis. En effet, le pays a connu un an et demi de récession et un déficit public de 1.845 milliards de dollars pour l’exercice fiscal en cours.

latribune.fr

Les stocks américains de pétrole brut baissent plus que prévu


Les réserves de brut américaines ont reculé de 3,9 millions de barils, alors que les stocks d'essence ont fortement augmenté de 3,4 millions de barils. A la clôture, le baril de "light sweet crude" pour livraison en juillet a terminé à 71,03 dollars en hausse de 56 cents, celui de Brent de la Mer du Nord à 70,85 dollars en hausse de 61 cents.

pétrole

Les réserves américaines de pétrole brut continuent leur baisse, comme le montrent les statistiques hebdomadaires de l’Agence américaine d’information sur l’énergie (EIA) et du département américain à l’Energie (DoE).

Les stocks des Etats-Unis ont diminué plus fortement que prévu, de 3,9 millions de barils, à 357,7 millions, la semaine dernière. Les économistes attendaient un recul de 1,7 million de barils. La semaine d’avant, ils avaient déjà chuté de 4,4 millions de barils, à 361,6 millions de barils, alors que les économistes attendaient en moyenne une diminution limitée à 400.000 barils.

En revanche, les stocks américains d’essence ont fortement augmenté. Ils sont en hausse de 3,4 millions de barils à 205 millions. Pour l’EIA, le marché anticipait un recul de 100.000 barils, et pour le DoE, la hausse aurait dû être limitée à 300.000 barils.

Les réserves de produits distillés (gazole, fioul, …) ont progressé de 300.000 barils à 150 millions, légèrement en dessous des prévisions. Les analystes tablaient sur une hausse de 800.000 barils.

Ces réserves sont très observées en ce moment car les Etats-Unis entrent dans la saison des grands déplacements estivaux en voiture dits "driving season".

Le taux d’utilisation des capacités des raffineries est inchangé à 85,9%, comme attendu

A la clôture, le baril de "light sweet crude" pour livraison en juillet a terminé à 71,03 dollars en hausse de 56 cents, celui de Brent de la Mer du Nord à 70,85 dollars en hausse de 61 cents.

latribune.fr

La Banque mondiale revoit à la hausse la croissance chinoise


La Banque mondiale a relevé ce jeudi sa prévision de croissance pour la Chine cette année, à 7,2% contre 6,5% auparavant, estimant que la République populaire devrait bénéficier du plan de relance massif engagé par les autorités, même si elle subit l'impact du ralentissement mondial et de la baisse des investissements privés.

Chine

Dans son rapport trimestriel sur la troisième économie mondiale, la Banque mondiale précise que la croissance du produit intérieur brut (PIB) chinois devrait atteindre 7,7% l'année prochain, après 7,2% cette année. La prévision pour 2009 est en amélioration par rapport à celle admise jusqu'alors, à 6,5%.

La hausse des prêts bancaires au cours des cinq premiers mois de cette année devrait soutenir l'activité économique au cours des trimestres à venir, explique la banque. Et même si la croissance n'atteint pas l'objectif officiel de 8% sur l'ensemble de l'année, elle n'en sera pas moins "très respectable" au regard de la situation mondiale.

La Banque mondiale salue l'augmentation marquée des investissements publics, favorisée par le plan de relance de 4.000 milliards de yuans (422 milliards d'euros) mis en oeuvre par Pékin. Elle ajoute que la bonne tenue de la demande intérieure soutient l'économie mondiale. "Cependant, cela ne devrait pas conduire à une reprise rapide et généralisée en Chine en raison de la situation mondiale actuelle et des perspectives limitées à court terme en terme d'investissements. La croissance économique chinoise ne devrait pas retrouver le haut de la fourchette à un chiffre avant que l'économie mondiale ait renoué avec une croissance solide", explique-t-elle.

Elle précise que les exportations nettes devraient peser sur la croissance en 2009 alors qu'elles avaient représenté en 2008 une contribution positive de 0,8 point à la croissance globale de 9% du PIB. Le déficit budgétaire chinois devrait atteindre 4,9% du PIB cette année, contre 0,4% en 2008. L'excédent courant, lui, devrait revenir à 8,0% du PIB contre 9,8% l'an dernier.

La Banque mondiale ajoute que la croissance des réserves de change chinoises devrait ralentir nettement, leur augmentation tombant à 218 milliards de dollars cette année contre 419 milliards en 2008 et 462 milliards en 2007.

latribune.fr

mercredi 17 juin 2009

ConocoPhilips prévoit une possible crise pétrolière


Le groupe pétrolier américain a annoncé que si les réserves de pétrole ne sont pas maintenues à un niveau élevé, une crise est à prévoir. Le gouvernement américain, de son coté, tente de lutter contre le réchauffement climatique.

ConocoPhillips logo

ConocoPhilips avertit d’une possible crise pétrolière. Le groupe pétrolier américain a déclaré, ce mardi, que les efforts du gouvernement américain pour lutter contre le changement climatique pourraient engendrer une crise pétrolière, encore plus grave que celles connues dans le passé.

Jim Mulva, directeur général du groupe, a annoncé "Nous sommes vraiment inquiets du fait que si nous ne maintenons pas les réserves à un niveau élevé, nous allons assister à une autre crise". L’envolée et la volatilité des prix risquent de devenir très importantes.

La demande en énergie devrait augmenter de manière significative au cours des prochaines décennies en raison du développement économique et de la croissance de la population mondiale.

latribune.fr

L'OCDE affirme que l'économie de ses pays membres va reculer de 4,6%


Le secrétaire général de l'Organisation de coopération et de développement économiques a déclaré, ce mardi, l'économie des pays membres devrait chuter de 4,6% en moyenne en 2009. Mais une reprise est à prévoir fin 2009-début 2010.

OCDE

L’économie des pays de l’OCDE devrait reculer de plus de 4% en 2009. Le secrétaire général de l’organisation, Angel Gurria, a estimé que l’économie des pays membres devrait chuter de 4,6% en moyenne en 2009, et repartir à la fin 2009 ou début 2010.

Pour Angel Gurria, la reprise américaine devrait avoir un effet positif sur toute une série de pays dépendants de la première économie mondiale, comme le Mexique. La Chine, le Japon et des pays européens pourront eux aussi améliorer leurs prévisions, a annoncé le secrétaire général.

L’Organisation de coopération et de développement économiques, qui regroupe les 30 pays les plus industrialisés, a vu son produit intérieur brut se rétracter de 4,2% au premier trimestre 2009, du fait de la chute des PIB japonais (-9,1% en glissement annuel) et allemand (-6,9%).

latribune.fr

La note de la Californie placée sous surveillance négative, l'Etat refuse d'intervenir


L'ex plus riche état des Etats-Unis, très endetté, affronte un déficit public abyssal, que l'Etat refuse de combler. Pour l'instant, les réformes budgétaires nécessaires n'ont pas été adoptées. Une cause sérieuse d'inquiétudes pour l'agence de notation, qui estime que la Californie pourrait être prochainement en défaut de paiements.

californie

Rien ne va plus sous le soleil de la Californie. Au bord de la faillite, cet Etat ne recevra pas d'aide fédérale. La Maison Blanche vient d'annoncer que les problèmes doivent être réglés par les Californiens eux-mêmes.

Robert Gibbs, porte-parole de la Maison blanche, a déclaré : "Nous surveillerons de près les épreuves qu'ils doivent affronter, mais malheureusement, ce sont eux qui devront régler ces difficultés budgétaires."

L'agence de notation financière Standard and Poor's (S & P) a annoncé ce mardi qu'elle plaçait la note sur la dette de l'Etat sous surveillance négative en raison de tensions de trésorerie. Elle pourrait même la dégrader si la Californie n'adopte pas de nouvelles mesures budgétaires. Il faut dire que l'ex plus riche état des Etats-Unis, très endetté, est parti pour afficher un déficit public de plus de 25 milliards de dollars en 2010.

Si Standard & Poor's se montre plutôt confiant sur la dette californienne elle-même, qu'elle continue de noter A, l'agence estime que "l'insuffisance ou le retard dans l'adoption de réformes budgétaires contribue selon nous à accroître le risque de défauts de paiements". "A la fois la durée et l'ampleur du manque de liquidités auquel fait face la Californie suscitent d'importantes inquiétudes, de notre point de vue, particulièrement si l'Etat commence son exercice fiscal 2010 sans avoir mis en oeuvre une révision significative de son budget", poursuit S&P.

Or pour l'instant, toutes les mesures semblent être bloquées. Le budget californien constitue en effet un casse-tête en période de crise: la structure des dépenses et recettes est très vulnérable aux soubresauts de la croissance, alors que les augmentations d'impôts ne peuvent être décidées qu'à la majorité des deux tiers du Parlement de l'Etat.

Malgré les appels de leur gouverneur républicain Arnold Schwarzenegger, les électeurs californiens ont rejeté les propositions d'augmentation des impôts. Le gouverneur s'est donc tourné vendredi vers les élus californiens pour leur demander d'adopter de nouvelles coupes budgétaires drastiques.

Et Arnold Schwarzenegger n'hésite pas à mettre la pression. Le gouverneur a prévenu que l'Etat risquait d'être à court de liquidités dès cette semaine, faisant peser une sérieuse menace sur le fonctionnement des services publics. un état de faillite dans une cinquantaine de jours est à prévoir. Selon Standard & Poor's, la Californie devrait également se trouver contrainte de reporter le paiement de certaines de ses obligations.

latribune.fr

L'Association américaine des banques prévoit un retour à la croissance très nuancé


L'Association américaine des banques, dont le comité économique regroupe douze économistes de grandes banques des Etats-Unis, prévoit une hausse du PIB au troisième trimestre 2009. Mais les estimations sur le chômage et dans le secteur bancaire restent mauvaises.

etats unis

L’Association américaine des banques (ABA) prévoit une reprise prochaine de l’économie des Etats-Unis. Le comité économique de l’ABA, qui regroupe douze économistes de grandes banques du pays, table sur une évolution positive du produit intérieur brut au troisième trimestre de cette année (+0,5%), avant une montée de la croissance (+1,8% au quatrième trimestre, +2,2% au premier trimestre 2010).

Mais l’ABA nuance ses propos. "Même si nos prévisions portent sur une économie qui va connaître la reprise, nous continuerons à avoir des problèmes persistants», a souligné Bruce Kasman, directeur de ce comité et économiste en chef de JPMorgan Chase.

L'ABA prévoit que le chômage, actuellement à 9,4%, monte jusqu'à 10,0% au premier trimestre 2010, puis ne redescende que lentement (9,5% fin 2010).

Le taux d'impayés sur les crédits aux particuliers, ne redescendrait qu'à 4,9% l'année prochaine, après un pic à 5,2% cette année. Dans le crédit aux entreprises, il monterait de 3,3% en 2009 à 3,6% en 2010.

Le taux d'abandon des créances grimperait de 5,2% en 2009 à 5,6% dans le crédit aux particuliers, et redescendrait de 2,1% en 2009 à 2,0% dans le crédit aux entreprises.

latribune.fr