vendredi 31 octobre 2008

Le Japon baisse ses taux, la croissance en berne

La Banque du Japon (BoJ) abaisse son taux directeur de 0,20 point de pourcentage, à 0,30%, pour aider l'économie japonaise à surmonter la crise financière. La croissance économique a été sérieusement révisée à la baisse. Mais le chômage a baissé à la surprise générale.

Le drapeau japonais

Une première depuis 2001: la Banque du Japon (BoJ) a annoncé vendredi qu'elle abaissait son taux directeur de 0,20 point de pourcentage, à 0,30%, pour aider l'économie japonaise à surmonter la crise financière. Les médias japonais qui avaient annoncé depuis deux jours cette éventualité avancaient plutôt une baisse d'un quart de point.

Cet abaissement des taux a une portée essentiellement symbolique, vu le faible niveau actuel du loyer de l'argent au Japon. Elle sert surtout à affirmer que la BoJ coopère avec ses homologues occidentales pour tenter de juguler la crise financière. La Réserve fédérale américaine (Fed) a pour sa part à nouveau abaissé son taux directeur d'un demi-point à 1% mercredi. La Banque centrale européenne (BCE) et la Banque d'Angleterre ont également laissé entendre qu'elles pourraient prochainement assouplir davantage leur politique monétaire.

Le comité de politique monétaire a pris cette décision par quatre voix contre quatre: la voix prépondérante du gouverneur Masaaki Shirakawa, qui a voté pour, a permis aux partisans de la baisse des taux de l'emporter. "La banque a jugé qu'une réduction du taux directeur et un accroissement de la flexibilité des opérations sur le marché monétaire était nécessaire pour maintenir des conditions financières accomodantes", a expliqué la BoJ dans un communiqué.
"L'économie mondiale est en train de corriger plusieurs déséquilibres accumulés au cours des dernières années, et cela pourrait peser sur l'activité", a-t-elle averti.


La Banque du Japon a par ailleurs décidé d'abaisser le "taux Lombard" d'un quart de point, à 0,75%. Ce taux est celui auquel la banque centrale accepte toujours de prêter de l'argent aux institutions financières, lorsque le taux au jour le jour s'envole au dessus du niveau souhaité par la banque centrale en raison d'une soudaine demande de liquidités de la part des banques. La BoJ a aussi décidé de rémunérer désormais les réserves obligatoires des banques auprès d'elle au taux de 0,1%, à l'instar des mesures déjà adoptées par les banques centrales aux Etats-Unis et dans d'autres pays.


Il s'agit de la première baisse du loyer de l'argent dans la deuxième économie mondiale depuis mars 2001, quand le taux directeur de la BoJ avait été ramené à zéro pour lutter contre la déflation qui sévissait alors.

La croissance révisée à la baisse

La Banque du Japon (BoJ) a fortement abaissé vendredi sa prévision de croissance de la deuxième économie mondiale pour l'année budgétaire 2008-2009 (avril-mars), ramenée à +0,1% au lieu de +1,2%. "L'activité économique au Japon est devenue de plus en plus faible à cause des effets des hausses des prix de l'énergie et des matières premières et le ralentissement des exportations", a noté la banque centrale dans son diagnostic semestriel sur l'activité économique et les prix. La BoJ a estimé que la reprise économique dans l'archipel ne se produirait probablement qu'après septembre 2009. La BoJ a également revu à la baisse ses prévisions de croissance pour l'année budgétaire 2009-2010, à 0,6% contre 1,5%. Pour l'année budgétaire 2010-2011, elle table par ailleurs sur une croissance de 1,7%. Quant au taux d'inflation hors produits périssables, il devrait s'élever à +1,6% en 2008-2009 (contre une prévision initiale de +1,8%) et à environ 0% l'année suivante (contre une prévision initiale de +1,1%).

Baisse surprise du chômage

Le taux de chômage au Japon est retombé à 4% en septembre contre 4,2% en août, a annoncé vendredi le ministère des Affaires intérieures, prenant par surprise la majorité des observateurs. Les économistes s'attendaient en effet en moyenne à ce que le chômage reste stable à 4,2%, selon un sondage réalisé par le quotidien Nikkei auprès de 23 d'entre eux. Aucun n'avait prévu une baisse. On comptait fin septembre au Japon 2,71 millions de chômeurs, soit 0,7% de plus qu'un an plus tôt, pour une population active en recul de 0,4% sur un an à 66,63 millions d'individus.

latribune.fr

Prises de bénéfices sur les marchés asiatiques

Après plusieurs séances de fortes hausses, les Bourses de la zone asiatique abandonnent du terrain. A Tokyo, la Bourse a lâché 5% à la clôture.

Bourse de Tokyo

Les principales Bourses d'Asie se replient ce vendredi, les investisseurs encaissant des bénéfices après plusieurs séances de hausse vertigineuse. Au Japon, tous les regards sont tournés vers la banque centrale qui a comme prévu annoncé dans la journée la première baisse des taux d'intérêt depuis sept ans dans la deuxième économie mondiale, frappée de plein fouet par l'appréciation du yen. Cet abaissement du loyer de l'argent, de 0,50% à 0,30%, complète un plan de relance de 207 milliards d'euros, dont 38 milliards de dépenses publiques directes, annoncé jeudi par le Premier ministre Taro Aso.


La Bourse de Tokyo, qui a rebondi de plus de 26% au cours des trois dernières séances après avoir touché lundi son plus bas niveau en 26 ans, recule vendredi. L'indice Nikkei cèdait à mi-séance 2,72%. Une baisse qui s'est accentuée par la suite puisque à la clôture le Nikkei a terminé en recul de 5% à 8.576 points. Sur le mois d'octobre, la Bourse de Tokyo a perdu 24%, soit son recul le plus prononcé.

Ailleurs, la situation est plus contrastée. Bombay bondit de 8,50% en début de séance, tandis que Taipei a fermé en hausse de 3,99%, la Nouvelle-Zélande de 2,10% et Sydney de 0,4%. A mi-séance, Séoul gagne 3,01%, Singapour 1,26%, mais Hong Kong perd près de 5% et Shanghai 0,77%.

A Tokyo, la Bourse sanctionne surtout les actions des entreprises qui ont abaissé la veille leurs prévisions de bénéfices, comme le constructeur automobile Mazda, le groupe d'électronique Sharp ou le spécialiste des appareils photo Nikon.

latribune.fr

jeudi 30 octobre 2008

L'euro revient au dessus de 1,30 dollar

La monnaie européenne poursuit son rétablissement face au billet vert. Elle s'apprécie également face au yen.

euro

L'euro poursuit jeudi son rétablissement face au billet vert, repassant au-dessus du seuil de 1,30 dollar pour la première fois depuis le 22 octobre, tout en s'appréciant également face au yen.

Dans les échanges matinaux en Asie, l'euro se néocie contre 1,3150 dollar. Mercredi soir à New York, l'euro se traitait contre 1,2971 dollar.


La devise européenne valait 129,42 yen, contre 126,27 yen la veille au soir. Le dollar remontait pour sa part à 98,36 yen contre 97,34 yen quelques heures plus tôt sur le marché nord-américain.

latribune.fr

Le baril de pétrole en forte hausse après les stocks américains

Le baril de brut repasse la barre des 70 dollars en Asie ce jeudi après avoir touché mardi un plus bas depuis dix-sept mois.

pétrole

Les cours du brut passent la barre des 70 dollars jeudi dans les échanges électroniques en Asie profitant de l'envolée des marchés consécutifs à la baisse des taux de la Réserve Fédérale américaine (Fed). Dans les échanges matinaux, le prix du baril de "light sweet crude" pour livraison en décembre bondit de 2,88 dollars à 70,38 dollars le baril. Le baril de pétrole Brent pour livraison en décembre prend 2,83 dollars à 68,30 dollars.

Déjà la veille mercredi, le pétrole avait été orienté à la hausse, après avoir touché mardi son plus bas niveau depuis mars 2007. A la clôture du New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de "light sweet crude" s'échangeait ainsi à 67,50 dollars, en hausse de 4,77 dollars. Sur l'Intercontinental Exchange londonien, le Brent de la mer du nord grimpait de 5,23 dollars, à 65,52 dollars le baril.

Selon une étude de l'Agence internationale de l'Energie (AIE), publiée par le quotidien britannique Financial Times, la réduction de la production pourrait compenser la baisse de la demande mondiale, conséquence du ralentissement économique. Pour l'AIE, il par ailleurs est indispensable d'"accroître de manière significative les investissements pour maintenir le niveau actuel de production". Les inquiétudes sur l'offre pourraient donc atténuer les craintes sur le niveau de la demande.

Les stocks hebdomadaires américains en produits pétroliers ont renforcé la tendance haussière observée depuis le début de la journée. Les réserves de brut ont certes progressé de 500.000 barils, à 311,9 millions, mais les analystes s'attendaient à une hausse plus importante de 1,6 million de barils. Dans le même temps, les stocks d'essence ont diminué de 1,5 millions de barils, à 195 millions. Les marchés anticipaient une progression de 1,3 million de barils.

Enfin, les stocks de produits distillés (gazole et fioul de chauffage) ont quant à eux augmenté de 2,3 millions de barils, à 126,6 millions. C'est bien plus que les prévisions des analystes, qui s'attendaient à une hausse de 700.000 barils. Ces stocks sont de plus en plus suivis alors que le froid s'installe à l'approche de l'hiver, ce qui se traduit par une augmentation de la demande en fioul de chauffage aux Etats-Unis.

latribune.fr

Légère hausse du CAC avant la publication du PIB américain

Le CAC 40 progresse de 1,16% à 3.442 points. Le marché reste prudent dans l'attente des chiffres du PIB américain cet après-midi.

hausse

Dans le sillage des places asiatiques, la Bourse de Paris ouvre en hausse ce matin. Le CAC 40 progresse de 1,16% à 3.442 points. Mais le marché devrait rester prudent dans l’attente des chiffres du PIB américain cet après-midi.

La séance est encore marquée par de nombreux résultats et chiffre d’affaires d’entreprises. On commence avec Alcatel-Lucent. Le titre bondit de 15,66% à 1,95 euro. C’est la plus forte hausse du CAC et du SRD. L’équipementier télécom a nettement réduit sa perte d’exploitation au troisième trimestre, même si le chiffre d’affaires et le résultat d’exploitation ressortent tout de même en dessous des attentes. Le groupe a néanmoins confirmé ses objectifs 2008 et annoncé qu’il comptait vendre sa participation dans Thalès. Thalès progresse pour sa part de 0,51% à 31,51 euros.

Belle hausse aussi pour Pernod Ricard. Le titre s'adjuge 6,26% à 50,49 euros. Le groupe de vins et spiritueux a annoncé un chiffre d’affaires en hausse de 13% pour son premier trimestre 2008-2009. Il confirme ses objectifs pour l’ensemble de son exercice.

De son côté, France Télécom ne séduit pas vraiment le marché. Le titre prend à peine 0,1% à 20,27 euros. Le groupe de télécoms a publié ce matin un chiffre d’affaires et une marge brute opérationnelle légèrement supérieures aux attentes. L’opérateur a confirmé tout ses objectifs 2008.

Autre valeur à suivre, Michelin. Le titre recule de 0,34% à 35,63 euros. Le chiffre d’affaires a baissé de 1,1% sur les neufs premiers mois. Le groupe de pneus a surtout abaissé pour la deuxième fois de son exercice son objectif de marge opérationnelle en 2008.

Parmi les autres variations sur le CAC, il faut noter ArcelorMittal. L’action gagne 5,15% à 19,01 euros. Le numéro un mondial de l’acier va arrêter la production de 13 de ses hauts fourneaux en Europe face à la baisse de la demande des constructeurs automobiles. En France, deux sites et plusieurs milliers d’emplois seraient concernés selon Le Figaro.

Du côté des baisses, EADS est pénalisé par la nette remontée de l’euro face au dollar. Le titre signe le plus fort repli du CAC avec un recul de 1,67% à 12,92 euros.

Sur le SRD, Bourbon réalise une des plus forte hausse de l’indice. Il s'apprécie de 8,61% à 21,45 euros. La société française de services maritimes a enregistré un chiffre d’affaires en hausse de 19,5% au troisième trimestre et a confirmé ses objectifs à l’horizon 2012.

Ipsen progresse également de 1,88% à 27,65 euros. Le groupe a publié un chiffre d’affaires en hausse de 6% au troisième trimestre et a confirmé ses objectifs 2008.

Pour finir, un détour par les devises et les marchés pétroliers. Sur le marché des changes, l’euro continue de reprendre du du terrain face au billet vert, repassant au dessus de 1,30 dollar. 1 euro s’échange contre 1,3170 dollar. Du côté du pétrole, les cours sont toujours orientés à la hausse. Le baril de WTI vaut 69 dollars et le baril de Brent s’échange contre 66,88 dollars.

(également disponible en vidéo sur votre site latribune.fr)

latribune.fr

Le chômage allemand au plus bas depuis seize ans

L'Allemagne compte 26.000 chômeurs en moins en octobre. Les analystes tablaient sur un repli de seulement 10.000. Le nombre de chômeurs repasse sous la barre symbolique des 3 millions, une première en 16 ans.

Le drapeau allemand

Le marché du travail semble avoir très bien résisté à la crise en Allemagne au mois d'octobre. Le pays compte 26.000 chômeurs de moins par rapport au mois précédent, alors que les analystes n'attendaient qu'une baisse de 10.000 du nombre de chômeurs.

En données corrigées des variations saisonnières, les plus fiables selon les experts, le pays compte 3,151 millions de chercheurs d'emplois, soit un taux de 7,5% de la population active selon les chiffres de l'Office du travail, contre 7,6% attendu.

Surtout, pour la première fois en 16 ans, le nombre de chômeurs outre-Rhin est passé sous la barre symbolique des 3 millions en données brutes, les plus commentées en Allemagne. De ce point de vue, le nombre de demandeurs d'emplois a diminué de 84.000 à 2,997 millions.

Si les économistes ont été surpris de cette nette baisse du chômage en Allemagne, notamment grâce au rebond traditionnel de l'emploi en automne, ils s'accordent tous pour prévenir qu'il ne s'agit que d'un sursaut. Tôt ou tard, le marché du travail allemand va être rattrapé par la crise.

En effet, les grandes entreprises allemandes multiplient les publications de résultats alarmantes et les sondages sur les intentions d'embauche des patrons vont dans le sens d'un très fort ralentissement, selon l'analyste de Capital Economics Jennifer McKeown, interrogée par l'AFP.

Les premières victimes de la crise sur le marché du travail allemand devraient être les intérimaires, qui ont justement dopé les statistiques de l'emploi ces dernières semaines. Déjà, les grandes industries, en particulier les constructeurs automobiles, commencent à se séparer de milliers de travailleurs intérimaires.

Fort de cette constatation, le gouvernement allemand a décidé de prendre d'avantage en charge le chômage technique, afin d'inciter les entreprises à "s'accrocher" à leurs salariés. Les annonces d'arrêt de la production se multiplient et Berlin compte faire passer de 6 à 18 mois la prise en charge par l'Etat des salariés au chômage technique.

latribune.fr

Plongeon des bénéfices de la Deutsche Bank

Les bénéfices de la grande banque allemande ont plongé au troisième trimestre. Cela aurait été encore pire sans une révision des règles de provisionnement.

Deutsche Bank

Les profits de la Deutsche Bank ont plongé de 75% au troisième trimestre à 414 millions d’euros. Tendance encore plus lourde pour le bénéfice imposable qui chute de 94% à 93 millions. A cause de la crise financière, la grande banque allemande a dû passer de nouvelles dépréciations sur actifs de 1,2 milliard d'euros.

La Deutsche Bank a pourtant modifié en partie la valorisation de certains de ses actifs, usant d'un amendement aux règles comptables internationales IAS (International Accounting Standards) décidé par Bruxelles à la mi-octobre et applicable pour le bilan du troisième trimestre. Cela lui a permis de réduire ses dépréciations de 845 millions d'euros et d’éviter ainsi de voir ses résultats basculer dans le rouge.

Le président du directoire du groupe, le suisse Josef Ackermann souligne dans le communiqué que "le troisième trimestre a été marqué par une considérable intensification de la crise du crédit en septembre. Malgré ces conditions extraordinaires, Deutsche Bank a dégagé un bénéfice sur le trimestre. Nous avons aussi continué à renforcer notre solide capitalisation et notre forte base de refinancement, deux éléments vitaux dans un contexte de tensions aiguës des marchés".

La banque allemande précise que son ratio de couverture des risques sur fonds propres s'élève à 10,3%, contre 9,3% à la fin du deuxième trimestre

Il ajoute que "notre accord pour acquérir une part de Postbank souligne notre détermination à croître dans nos activités clé ». Deutsche Bank doit en acquérir 29,75% avec une option pour monter encore au capital.

Face à l'environnement qualifié de "hautement incertain", la direction se refuse à donner des prévisions pour les mois à venir. Mais elle prévient que la dégradation des conditions du marché se poursuit au quatrième trimestre

latribune.fr

mercredi 29 octobre 2008

Fed: nouvelle baisse des taux en perspective

Les marchés parient globalement sur une baisse de 0,5 point, qui ramènerait le taux directeur à 1%, un niveau historiquement bas.

Réserve fédérale Fed

La Réserve fédérale américaine (Fed) devrait très probablement abaisser son taux directeur, actuellement fixé à 1,5%, pour aider l'économie américaine à sortir de la crise et stabiliser les marchés. A l'issue de sa réunion - qui a débuté mardi - le Comité de politique monétaire (FOMC) de la Banque centrale devrait rendre sa décision en début de soirée.

La question est donc de savoir quelle sera l'ampleur de la baisse. Le marché parie globalement sur une baisse de 0,5 point, qui ramènerait le taux directeur à 1%, un niveau historiquement bas expérimenté de juin 2003 à juin 2004.

La Fed a abaissé son taux directeur de 0,5 point, à 1,5%, le 7 octobre dans le cadre d'une action concertée de six banques centrales. Cette baisse décidée en dehors des réunions ordinaires du FOMC est la huitième aux Etats-Unis depuis le début de la crise déclenchée par l'effondrement du marché des crédits immobiliers à risque pendant l'été 2007. Depuis dix ans, la Fed a toujours confirmé une baisse des taux décidée de manière extraordinaire en la prolongeant au cours de sa réunion ordinaire suivante. Le dernier exemple en date remonte à janvier 2008: le FOMC avait abaissé son taux de 0,75 point le 22 janvier, puis de nouveau de 0,50 point le 30.


La décision de la Fed pourrait être influencée par la première estimation du taux de croissance pour le troisième trimestre, qui doit être publiée jeudi, mais dont les membres du FOMC devraient avoir connaissance au moment de leur réunion. Les analystes tablent en moyenne sur un recul du PIB de 0,5% en rythme annuel entre juillet et septembre.

latribune.fr

Aide internationale massive pour la Hongrie

La Hongrie va recevoir un total de 20 milliards d'euros sous forme de prêts d'urgence de la part du Fonds monétaire international, de l'Union européenne et de la Banque Mondiale.

Le Fonds monétaire international, l'Union européenne (UE) et la Banque mondiale volent au secours de la Hongrie, fragilisée par la crise financière et économique avec une chute de sa devise, le forint, obligeant la banque centrale à brutalement relever son taux directeur, de 8,5% à 11,5%,

Ces différentes instituions vont lui apporter un montant total de 20 milliards d'euros : 12,5 milliards promis par le FMI via un prêt de 17 mois, 6,5 milliards d'euros par l'UE, et un milliard par la Banque mondiale.


C'est la première aide européenne à un Etat membre ddepuis le soutien à l'Italie au début des années 1990. Budapest ne l'a pas attendu pour lancer un plan de rigueur et ramener son déficit budgétaire de 9,2% du PIB (produit intérieur brut) à 5% en 2007.

La Hongrie est le troisième pays à obtenir un prêt d'urgence du FMI face à la crise financière, après l'Islande pour 2,1 milliards de dollars (1,65 milliard d'euros) et l'Ukraine pour 16,5 milliards de dollars (13 milliards d'euros).

Le Fonds monétaire international discute avec d'autres pays, le Pakistan et le Belarus. Mais il a démenti négocier avec la Roumanie.

latribune.fr

Signes de ralentissement de l'inflation outre-Rhin

Les prix commencent à baisser dans certains Lander, les Etats-régions allemands, après la forte inflation de ces derniers mois.

Deux Etats régionaux allemands de l'est, la Saxe et le Brandebourg, ont fait état mercredi d'un ralentissement de l'inflation au mois d'octobre, confirmant une tendance générale à toute l'Allemagne.
En Saxe, les prix ont baissé de 0,1% en octobre par rapport à septembre, selon des statistiques régionales. Le taux d'inflation annuel (d'octobre à octobre) est ainsi tombé à 2,7%, passant pour la première fois depuis avril dernier sous la barre des 3% d'inflation.
Dans le Brandebourg, région limitrophe de Berlin, le recul a été de 0,2% sur un mois, amenant le taux d'inflation annuel à 2,2%.
La veille le Land le plus peuplé d'Allemagne, la Rhénanie du Nord-Westphalie, avait déjà publié des chiffres allant dans la même direction.
Dans cet Etat régional, les prix ont reculé de 0,2% entre septembre et octobre, la troisième baisse consécutive sur un mois, et l'inflation, qui culminait en juillet à 3,3%, est du coup passée à 2,3% seulement ce mois-ci, selon ces statistiques régionales.
La Saxe, le Brandebourg et la Rhénanie du Nord-Westphalie sont trois des six Etats sur lesquels l'Office fédéral des statistiques se base pour compiler chaque mois le chiffre de l'inflation provisoire. Les données des autres Etats et le chiffre national sont attendus mercredi.
Ce mois-ci, comme déjà en septembre, le recul marqué des cours du pétrole a nettement allégé la facture énergétique des ménages.
Cette pause de l'inflation soutient jusqu'ici à peu près le moral des ménages allemands, et donne un argument supplémentaire à la Banque centrale européenne pour baisser davantage ses taux, comme elle en a d'ores et déjà l'intention.

source AFP

Sarkozy souhaite que l'UE augmente à 20 milliards d'euros sa réponse à la crise

Le président français va proposer aux pays de l'Union européenne de porter à 20 milliards d'euros sa "capacité de réponse à la crise".

Nicolas Sarkozy a souhaité ce mardi à Versailles que l'Union européenne revoit à la hausse l'enveloppe destinée à soutenir les économies européennes en période de crise. "Je proposerai le 7 novembre", date du sommet européen de Bruxelles, "et j'en parlerai avec Gordon Brown, que l'Union européenne elle-même, qui dispose de 12 milliards pour soutenir un certain nombre d'Etats, qu'on passe au moins à 20 milliards pour augmenter notre capacité de réponse à la crise", a déclaré-t-il, au côté du Premier ministre britannique.

Un règlement européen datant de 1988, et amendé en 2002, établit "un mécanisme communautaire de soutien financier à moyen terme" des balances de paiements des Etats membres. "L'encours des prêts pouvant être accordés aux Etats membres au titre de ce mécanisme est limité à 12 milliards d'euros", selon ce règlement.

Ce montant peut être augmenté sur proposition de la Commission, et après vote du Conseil des ministres des Finances (Ecofin), selon l'Elysée. La possibilité de prêt est en principe réservée aux pays de la zone euro, mais le règlement prévoit qu'un pays membre de l'UE hors zone euro peut en profiter s'il fait appel "à des sources de financement comportant des conditions de politique économique". C'est le cas de la Hongrie, qui a fait appel au FMI, et pour laquelle la Commission européenne est en train de finaliser ses propositions d'aide.

latribune.fr

mardi 28 octobre 2008

Iceland central bank raises interest rate to 18%

LONDON (AP) -- Iceland's central bank raised its key interest rate Tuesday by 6 percentage points to 18%.

Iceland has seen its currency plunge in recent weeks after the country's banking sector collapsed in October. An increase in interest rates will make its currency more attractive to foreign investors, thereby helping its value.

"It is of overarching importance to restore stability in the foreign exchange market and support the exchange rate of the krona," the country's central bank, or Sedlabanki, said in a statement.

Sedlabanki also revealed that the rate increase was one of the conditions the International Monetary Fund had insisted on in exchange for giving Iceland a $2 billion loan, which was agreed to last week.

Prime minister Geir Haarde said separately on Tuesday that Iceland will need $4 billion in financial support on top of the $2 billion loan package announced by the IMF. Icelandic officials are in talks with Nordic governments to secure such aid. To top of page

Will the Fed go below 1%

By Chris Isidore, CNNMoney.com senior writer

Ben Bernanke & Co. are likely to cut interest rates again on Oct. 29. And some experts think rates could soon fall below 1% for the first time.


NEW YORK (CNNMoney.com) -- The Federal Reserve is widely expected to cut interest rates again this week. But could the Fed soon go where it has never gone before and bring them below 1%?

The Fed lowered its federal funds rate, the benchmark overnight lending rate at which banks lend to one another, by a half-percentage point to 1.5% in an emergency announcement Oct. 8.

Many investors believe the central bank will cut rates by at least another half-percentage point following the end of a two-day meeting on Oct. 29.

In fact, the fed funds futures on the Chicago Board of Trade are now pricing in a 26% chance that the Fed will cut rates by three-quarters of a percentage point to 0.75% by that meeting.

Fed Chairman Ben Bernanke has said in recent weeks that economic weakness is likely to continue into next year, despite rate cuts and other recent moves taken by the Fed and Treasury Department to try and fix the credit crisis.

Last week, Bernanke pushed Congress to consider a new stimulus plan to spur the economy.

"Everyone at the Fed has pretty much told you they're going to cut," said Rich Yamarone, director of economic research at Argus Research. "They're in a kitchen sink mode right now. Rate cuts, fiscal stimulus, bailouts - they're throwing everything they can at this right now."

Still, would the Fed really consider lowering interest rates below 1%? The last time rates were at 1% was between June 2003 and June 2004.

Rate cuts have been a key tool the central bank has used in the past to boost a weak economy. A variety of lending rates, including credit cards and home equity lines, as well as the prime rate used to set many business loan rates, are pegged to the fed funds rate.

So lower rates usually lead to cheaper credit, thus spurring businesses and consumers to spend money more freely.

But in the current credit crisis, with banks afraid to make loans due to worries about their firms' own need for cash in the near term, already relatively low short-term rates have done little to get credit flowing. (The Fed cut rates seven times between September 2007 and April before holding them at 2% for several months.)

Some economists argue that another rate cut may be the least important step the Fed can take in its effort to solve the crisis.

"It's window dressing, only a psychological weapon," said Sung Won Sohn, economics professor at Cal State University Channel Islands. "Right now, the problem isn't the cost of the Fed's money, it's that the existing money supply is not circulating. The pipelines are clogged."

Even Fed Vice Chairman Donald Kohn seemed to acknowledge that rate cuts aren't as important as they once were. In an Oct. 15 speech, Kohn said the coordinated global cut the previous week had already been "overwhelmed ... by the further erosion in confidence."

Still, many economists say that fear and uncertainty in the markets is so great right now that the Fed can't risk leaving rates unchanged. And they say anything that can be done to spur lending is a positive.

"It's not irrelevant, even if it's not as important as usual," said David Wyss, chief economist with Standard & Poor's.

Wyss said that if the U.S. credit and financial markets remain in crisis, a cut below 1% could come later this year or early next year.

To be sure, some have pointed to rates being at 1% for as long as they were as a factor in the housing bubble earlier this decade. It was the plunge from those inflated home values that sparked the credit crisis now dogging markets.

Low rates can also feed inflation. But that might be a sacrifice the Fed has to make.

"Inflating our way out of this mess is the Fed's only option at this point," said Peter Boockvar, market analyst of Miller Tabak, in a note Friday morning.

With the global economy slowing down, there are few economists talking about the threat of inflation. And the continued decline in home prices has negated most fears of low rates leading to another housing bubble.

So even a cut to nearly 0%, a rate where the Bank of Japan left rates for much of the 1990's, is not out of the question, given the unprecedented nature of credit problems.

"There's a hesitation to do it because it looks like desperation. But they're getting desperate," said Wyss. To top of page

Oil retreats as demand falls

By Kenneth Musante, CNNMoney.com staff writer

Crude prices fall slightly after credit card survey shows reduced demand for gasoline.


NEW YORK (CNNMoney.com) -- Crude oil prices fell Tuesday, after a report on consumer spending showed a decline in gasoline use last week, fanning fears of a drop in demand.

U.S. crude for December delivery traded down 97 cents to $62.25 a barrel. A day earlier, oil ended the trading session down 93 cents at $63.22, the lowest close since May 2007.

A weekly report on gas station credit card swipes from MasterCard showed that in the week ended Oct. 24, U.S. gas consumption fell 1% from the previous week, and was down 6.4% from the same week a year ago.

"Sentiment about gasoline demand is bearish, perhaps excessively bearish," said Antoine Halff, deputy head of research with brokerage firm Newedge USA.

Demand: Concern about falling demand has driven oil down more than 57% from a record high of $147.27 in July. Retail gas prices averaged $2.629 a gallon overnight Tuesday, according to a daily survey from motorist group AAA, down 36% from a record $4.114 a gallon in July.

In the U.S., the world's largest oil consumer, consumers have been cutting back on fuel use, according to several government reports.

American drivers reduced the number of miles they drove by 5.6%, or 15 billion miles, during the month of August compared to the same month last year, according to the Transportation Department. That was the largest monthly drop in miles traveled since the department began reporting data in 1942.

The Energy Department reports weekly supply numbers Wednesday, which analysts expect will show an increase in U.S. crude stockpiles - a sign that refineries may not need to purchase as much crude in the subsequent week.

Global stocks: But concerns about future demand abated somewhat, Tuesday as the Dow Jones industrial average rebounded about 2.8%, keeping oil market losses in check.

Stocks in Hong Kong, Japan, Europe and London also saw broad advances as investors anticipated an unprecedented rate cut by the U.S. Federal Reserve when it meets on Wednesday.

For the past several weeks, oil prices have been taking their queues from the global stock markets as commodity investors sought to gauge the depth of the current economic slump. Investors are worried that a protracted decline in the global economy could spell lower demand for petroleum-based fuel.

"[Oil] seems to be looking at the stock market as an indicator of where demand is going to be in the future," said Peter Beutel, oil analyst with Cameron Hanover.

OPEC: Plummeting oil prices have raised eyebrows at the Organization of Petroleum Exporting Countries. The oil cartel, whose members control about 40% of the world's oil production were deeply concerned that the high prices in July, followed by the current economic downturn may have permanently eroded demand for crude.

The organization held an emergency meeting last week to cut production in an attempt to hold back the decline in crude prices. But prices continued to fall as investors largely ignored a pledge to cut production by 1.5 million barrels a day.

At a conference in London, OPEC Secretary General Abdalla el-Badri hinted that the organization could meet again if needed, according to reports.

"That's something that we're likely to see at some point," said Beutel, but he added that a further OPEC supply cut may already be priced into the market.

Strait of Hormuz: Upward pressure also came from OPEC member, Iran, which established a military base on the Strait of Hormuz, a vital Middle Eastern waterway that carries about 20% of the world's oil, primarily to Asia, the United States and Western Europe, according to the Energy Department.

Oil shot up in July, partially due to fears that Iran could blockade or mine the strait if it came into conflict with Israel or the United States. To top of page


Etats-Unis: les fonds pour la recapitalisation des banques bientôt débloqués

Les plus grandes banques américaines vont rapidement recevoir les 125 milliards de dollars promis par l'Etat. Plusieurs banques régionales ont également conclu des accords par le Trésor américain.

JPMorgan Chase continue à afficher des bénéfices

Les 125 milliards de dollars promis par l'administration américain aux plus grandes banques du pays seront débloqués "au début de cette semaine", a indiqué ce lundi David Nason, le secrétaire au Trésor adjoint chargé des institutions financières. Les neuf établissements concernés sont Citigroup, JPMorgan Chase, Bank of America, Wells Fargo, Goldman Sachs, Morgan Stanley, Merrill Lynch, Bank of New York Mellon et State Street.

Selon le Wall Street Journal, JPMorgan, Bank of America, avec Merrill Lynch que la Banque de Caroline du Nord va racheter, Wells Fargo et Citigroup recevront chacune 25 milliards. Goldman Sachs et Morgan Stanley, les deux dernières banques d'investissements indépendantes de Wall Street, toucheront 10 milliards. State Street et Bank of New York Mellon se partageront les 5 milliards restants.

Ces neufs banques vont ainsi absorber la moitié des 250 milliards de dollars que l'Etat américain compte utiliser pour entrer au capital des banques qui le souhaitent. Annoncée le 14 octobre, cette mesure consiste à des participations minoritaires, sans droit de vote, en échange des bons de souscriptions d'actions valables dix ans, pour un montant égal à 15% de son investissement initial.

Par ailleurs, le Trésor a donné son "accord préliminaire pour une série d'institutions", qui souhaitent participer à ce programme. Sont notamment concernées les grandes banques régionales américaines. Quinze d'entre elles, dont SunTrust, Capital One, KeyCorp et PNC, ont ainsi accepté plus de 34 milliards de dollars de la part de l'Etat.

latribune.fr

Le pétrole descend vers les 60 dollars, les prix à la pompe reculent

Les cours du pétrole poursuivent leur déclin, toujours en raison des inquiétudes sur l'activité économique. Un déclin que la baisse de la production de l'Opep n'a pas endigué. Du coup, les prix à la pompe ont encore baissé en France.

Recul des prix du baril.

Conséquence du fort repli des cours du pétrole, les prix à la pompe reculent, selon l'Union française des industries pétrolières.

Les cours de brut continuent de baisser ce mardi, malgré la décision de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) de réduire sa production.

Dans les échanges matinaux, le prix du baril de "light sweet crude" pour livraison en décembre tombe de 89 cents à 62,33 dollars le baril. Le baril de pétrole Brent de la mer du nord pour livraison en décembre cède 1,28 dollar à 60,13 dollars.

A la clôture du New York Mercantile Exchange (Nymex) lundi soir, le baril de "light sweet crude" a perdu 93 cents, à 63,22 dollars. Sur l'Intercontinental Exchange, le Brent de la mer du nord a cédé 1,39 dollar, à 60,66 dollars le baril. Ce dernier est même temporairement passé sous la barre des 60 dollars, une première depuis le 16 mars 2007.

Vendredi, l'Opep a opté pour une baisse plus importante qu'attendu de sa production, de 1,5 million de barils par jour. Le cartel, qui représente environ 40% de l'offre mondiale, tenait une réunion d'urgence alors que les cours du pétrole ont plus qu'étaient divisés par deux depuis leur pic atteint début juillet, à près de 150 dollars le baril.

Mais cette décision n'a pas suffi à renverser la tendance, alors que les marchés tablent toujours sur un baisse de la demande mondiale en produits pétroliers en raison du ralentissement de l'activité économique aux Etats-Unis, le premier consommateur mondial, en Europe et même dans les pays émergents. Le PIB (Produit intérieur brut) chinois est ainsi repassé sous la barre des 10% au troisième trimestre, au plus bas depuis cinq ans.

Conséquence du fort repli des cours du pétrole, les prix à la pompe reculent, selon l'Union française des industries pétrolières (Ufip). Le litre de gazole, carburant le plus consommé en France, s'est ainsi vendu en moyenne 1,1650 euro la semaine dernière contre 1,1872 euro la semaine précédente, soit 1,9% de moins. Le prix du litre de super sans plomb 95 a quant à lui baissé de 2,7% à 1,2425 euro contre 1,2769 euro précédemment. Celui du fioul domestique a reculé de 3,1% à 0,7413 euro contre 0,7647 euro précédemment.

La forte appréciation du dollar face au l'euro, qui a touché ce lundi son plus haut niveau depuis deux ans et demi, "freine un peu la baisse des prix à la pompe", estime Jean-Louis Schilansky, président de l'Ufip. L'impact de la variation du taux de change serait ainsi de 4 ou 5 centimes sur les prix du gasole.

De son côté, Christine Lagarde, a estimé dimanche que les compagnies pétrolières ne répercutaient pas à 100% la baisse du prix du baril. "Ils répercutent à 87% ou 92% parce qu'il y a des problèmes de prix, en particulier de transport, difficiles à répercuter", a expliqué la ministre de l'Economie. L'Ufip assure du contraire, expliquant que la baisse des prix du brut met une dizaine de jours avant de se répercuter sur les prix à la pompe.

latribune.fr

Les Pays-Bas apportent trois milliards d'euros à Aegon

La Tribune.fr - 28/10/2008 à 10:13 - 136 mots

La banque centrale néerlandaise va aider à renforcer les fonds propres du groupe d'assurances.

Aegon - logo

Nouvelles aides publiques au Bénélux pour un établissement financier. Après Fortis, Dexia, ING, KBC, c'est au tour d'Aegon d'obtenir des subsides de l'Etat. Les Pays-Bas via leur banque centrale vont en effet apporter trois milliards d'euros à l'assureur Aegon. (Le communiqué d'Aegon sur l'apport de l'Etat).

"Avec cette injection de capitaux, Aegon reste un groupe d'assurance sain et bien dirigé, avec une réserve de fonds propres qui en fait un des plus solides assureurs de la planète" souligne le communiqué du ministère.

Le gouvernement néerlandais a annoncé il y a quelques semaines qu'il dégageait une enveloppe de 20 milliards d'euros afin d'augmenter les capitaux et les liquidités des établissements financiers face à la crise actuelle.

Aegon était considéré comme un des établissements susceptibles d'être fragilisés en raison de son exposition importante aux Etats-Unis où la tempête financière est particulièrement violente.

latribune.fr

The Widening Gyre

Published: October 26, 2008 - New York Times

Economic data rarely inspire poetic thoughts. But as I was contemplating the latest set of numbers, I realized that I had William Butler Yeats running through my head: “Turning and turning in the widening gyre / The falcon cannot hear the falconer; / Things fall apart; the center cannot hold.”



The widening gyre, in this case, would be the feedback loops (so much for poetry) causing the financial crisis to spin ever further out of control. The hapless falconer would, I guess, be Henry Paulson, the Treasury secretary.

And the gyre continues to widen in new and scary ways. Even as Mr. Paulson and his counterparts in other countries moved to rescue the banks, fresh disasters mounted on other fronts.

Some of these disasters were more or less anticipated. Economists have wondered for some time why hedge funds weren’t suffering more amid the financial carnage. They need wonder no longer: investors are pulling their money out of these funds, forcing fund managers to raise cash with fire sales of stocks and other assets.

The really shocking thing, however, is the way the crisis is spreading to emerging markets — countries like Russia, Korea and Brazil.

These countries were at the core of the last global financial crisis, in the late 1990s (which seemed like a big deal at the time, but was a day at the beach compared with what we’re going through now). They responded to that experience by building up huge war chests of dollars and euros, which were supposed to protect them in the event of any future emergency. And not long ago everyone was talking about “decoupling,” the supposed ability of emerging market economies to keep growing even if the United States fell into recession. “Decoupling is no myth,” The Economist assured its readers back in March. “Indeed, it may yet save the world economy.”

That was then. Now the emerging markets are in big trouble. In fact, says Stephen Jen, the chief currency economist at Morgan Stanley, the “hard landing” in emerging markets may become the “second epicenter” of the global crisis. (U.S. financial markets were the first.)

What happened? In the 1990s, emerging market governments were vulnerable because they had made a habit of borrowing abroad; when the inflow of dollars dried up, they were pushed to the brink. Since then they have been careful to borrow mainly in domestic markets, while building up lots of dollar reserves. But all their caution was undone by the private sector’s obliviousness to risk.

In Russia, for example, banks and corporations rushed to borrow abroad, because dollar interest rates were lower than ruble rates. So while the Russian government was accumulating an impressive hoard of foreign exchange, Russian corporations and banks were running up equally impressive foreign debts. Now their credit lines have been cut off, and they’re in desperate straits.

Needless to say, the existing troubles in the banking system, plus the new troubles at hedge funds and in emerging markets, are all mutually reinforcing. Bad news begets bad news, and the circle of pain just keeps getting wider.

Meanwhile, U.S. policy makers are still balking when it comes to doing what’s necessary to contain the crisis.

It was good news when Mr. Paulson finally agreed to funnel capital into the banking system in return for partial ownership. But last week Joe Nocera of The Times pointed out a key weakness in the U.S. Treasury’s bank rescue plan: it contains no safeguards against the possibility that banks will simply sit on the money. “Unlike the British government, which is mandating lending requirements in return for capital injections, our government seems afraid to do anything except plead.” And sure enough, the banks seem to be hoarding the cash.

There’s also bizarre stuff going on with regard to the mortgage market. I thought that the whole point of the federal takeover of Fannie Mae and Freddie Mac, the lending agencies, was to remove fears about their solvency and thereby lower mortgage rates. But top officials have made a point of denying that Fannie and Freddie debt is backed by the “full faith and credit” of the U.S. government — and as a result, markets are still treating the agencies’ debt as a risky asset, driving mortgage rates up at a time when they should be going down.

What’s happening, I suspect, is that the Bush administration’s anti-government ideology still stands in the way of effective action. Events have forced Mr. Paulson into a partial nationalization of the financial system — but he refuses to use the power that comes with ownership.

Whatever the reasons for the continuing weakness of policy, the situation is manifestly not coming under control. Things continue to fall apart.


lundi 27 octobre 2008

Le FMI va prêter 16,5 milliards de dollars à l'Ukraine

Le FMI (Fonds monétaire international) annonce avoir accordé un prêt de 16,5 milliards de dollars à Kiev, sous réserve de changements législatifs pour les banques du pays.

"Une mission du FMI et les autorités ukrainiennes sont parvenues à un accord, soumis à l'approbation de la direction du FMI et du conseil exécutif, pour un programme économique soutenu par un prêt de 16,5 milliards de dollars", a déclaré ce dimanche Dominique Strauss-Kahn, cité dans un communiqué du Fonds.

Dominique Strauss-Kahn a précisé que le comité exécutif du FMI se prononcerait à l'issue de l'approbation de "changements législatifs" concernant les banques du pays.

L'annonce de ce prêt intervient alors que l'Ukraine, confrontée à une crise des liquidités et à la chute des cours de l'acier, est en plein imbroglio politique, avec des législatives anticipées qui pourraient intervenir en décembre.

Ce prêt prendra la forme d'un "accord de confirmation" ("stand-by arrangement") de vingt-quatre mois. Cette procédure autorise un Etat-membre à puiser dans le Compte des ressources générales du Fonds pour affronter un déséquilibre temporaire de ses finances.

latribune.fr

Les pays du G7 s'inquiètent du yen fort

Les pays riches du G7 critiquent la "volatilité excessive" du taux de change du yen, qui a atteint ces derniers jours des sommets historiques face au dollar et à l'euro. Ils se déclarent prêts à coopérer pour combattre l'instabilité sur les marchés.

G7 et Christine Lagarde

Les pays riches du G7 ont critiqué lundi la "volatilité excessive" du taux de change du yen, qui a atteint ces derniers jours des sommets historiques face au dollar et à l'euro. "Nous sommes inquiets de la récente volatilité excessive du taux de change du yen et de ses possibles implications négatives pour la stabilité économique et financière", écrivent dans ce communiqué conjoint les ministres des Finances et dirigeants de banques centrales du G7. Et d'ajouter: ",ous continuerons à surveiller attentivement les marchés et à coopérer d'une façon appropriée".


Le G7 est un club de pays riches qui comprend l'Allemagne, le Canada, les Etats-Unis, la France, la Grande-Bretagne, l'Italie et le Japon. Cette organisation est présidée cette année par le Japon. Le dollar avait brièvement chuté vendredi jusqu'au niveau des 90 yens pour la première fois en treize ans, et avait également atteint des sommets face à l'euro. Le yen, monnaie à bas rendement par excellence, sert traditionnellement de valeur-refuge aux investisseurs par temps de crise financière.


Le dollar est remonté jusqu'à 94,11 yen lundi après le communiqué du G7, contre 93,90 yen plus tôt dans la matinée à Tokyo, sans toutefois revenir au niveau de 94,24 yen auquel il s'échangeait vendredi soir à New York. "La réaction a été limitée. S'il s'agissait d'un communiqué conjoint au sens propre du terme, les autres pays serait déjà en train de faire des commentaires pour le soutenir. Il sera difficile de ramener drastiquement le yen vers le bas, sauf à prendre des mesures radicales, comme une intervention menée en même temps que le communiqué", commente Kenichi Yumoto, un responsable du département des changes à la Société Générale à Tokyo, cité par l'Agence France Presse. Ce communiqué "est trop superficiel pour entraîner une réaction", ajoute ce dernier, en soupçonnant le gouvernement japonais d'avoir arraché cette déclaration aux autres pays du G7.


La hausse actuelle du yen pénalise l'économie japonaise, très dépendante des exportations. De ce fait, le gouvernement japonais était coutumier, dans le passé, des interventions massives sur le marché des changes pour faire baisser le cours de sa monnaie. Il n'a toutefois plus agi de la sorte depuis mars 2004. Selon les analystes, une intervention japonaise sur le marché pour vendre massivement des yens est toutefois improbable, les autorités américaines et européennes ayant de fortes chances de s'opposer à une telle mesure, puisqu'un yen fort favorise leurs exportations vers le lucratif marché japonais.
"Il est improbable que le ministère des Finances intervienne physiquement dans l'immédiat", écrivent dans une note les analystes de Barclays Capital. "Cependant, nous pensons qu'il existe un risque pour que le ministère intervienne unilatéralement si le dollar continue à reculer face au yen, entre 80 et 90 yens", ajoutent ces derniers.

latribune.fr

La Caisse des dépôts prête à injecter une trentaine de milliards d'euros dans l'économie

"L'injection de cash dans l'économie réelle va être de l'ordre d'une trentaine de milliards" d'euros, a déclaré ce dimanche Augustin de Romanet, directeur général de la CDC.

Augustin de Romanet, directeur général de la Caisse des dépôts

Les différentes initiatives de mise à disposition de liquidités pour "l'économie réelle" par la Caisse des dépôts (CDC) s'élèveront au total à "une trentaine de milliards" d'euros, a indiqué ce dimanche le directeur général de la CDC, Augustin de Romanet, sur la radio RFI. Il s'agit de "fonds qui vont être mis à disposition du circuit de l'économie réelle", a-t-il souligné, en indiquant que la CDC utilisait "une liquidité disponible". "Il ne s'agit pas d'un effort financier au sens où ça ne va pas coûter ni a la Caisse des dépôts ni aux contribuables, en cash", mais "ça va coûter en liquidité", a-t-il expliqué.

Augustin de Romanet a détaillé l'ensemble des mesures prises, dont la remise à disposition des banques de 16 milliards d'euros qui étaient centralisés à la Caisse des dépôts au titre du livret de développement durable et du livret d'épargne populaire. La CDC a également accru ses prêts à Oseo, l'organisme de financement des PME, qui sont passés de 4 à 6 milliards d'euros.

La Caisse a aussi ouvert "une enveloppe particulière pour répondre aux besoins ponctuels des collectivités locales d'emprunt en fin d'année" en mettant à leur disposition 5 milliards d'euros jusqu'au 31 janvier prochain. Enfin, la CDC a débloqué 5 milliards d'euros pour "amorcer" la société de refinancement des banques mise en place par l'Etat et 5 autres milliards suivront à la fin du mois, a précisé Augustin de Romanet.

latribune.fr

Eric Woerth table sur une reprise économique en France fin 2009

Le ministre du Budget, des Comptes publics et de la Fonction publique, Eric Woerth, a estimé ce dimanche que le ralentissement économique "très fort" en France pourrait durer quelques mois et il a dit espérer une embellie pour la fin 2009.

Eric Woerth, ministre du Budget

"On pense que la récession, en tout cas le ralentissement très fort ne va pas se résoudre en cinq minutes, il va évidemment durer", a déclaré le ministre du Budget ce dimanche sur France 2. Alors que le gouvernement pense que la croissance pourrait être inférieure à 1% l'an prochain, le ministre a dit espérer un redémarrage de l'économie pour la fin 2009.

"On aura un ralentissement pendant encore quelques mois et j'espère que (...) à partir de fin 2009, au deuxième semestre, je ne sais pas, les choses pourraient aller mieux", a-t-il ajouté. La ministre de l'Economie, Christine Lagarde, a estimé samedi que 2009 ne serait "pas une bonne année" sur les plans financier et économique.

La France devrait toutefois échapper selon elle à une "annus horribilis" grâce aux mesures gouvernementales "pour stimuler la concurrence, pour stimuler l'investissement, pour améliorer la compétitivité des entreprises, ajoutées aux mécanismes généraux qui sont en place dans les pays européens". Eric Woerth s'est montré prudent quant à savoir si le pire de la crise financière était passé. "L'intervention des Etats, très forte et très appropriée a éteint l'incendie principal, mais il faut continuer à regarder cela d'une façon extrêmement vigilante", a-t-il insisté.

latribune.fr

L'euro au plus bas depuis deux ans et demi face au dollar

Ce lundi matin, la monnaie européenne s'échange à 1,2393 dollar; un étiage jamais atteint depuis avril 2006.

bce

Rien n'y fait, ni les déclarations du G7, ni la chute des Bourses asiatiques, ni la résistance de certains résultats d'entreprises européennes ce lundi (DSM, Electrolux, Merck...), l'euro continue à baisser face au dollar, sur fond de forte progression du yen.

Ce lundi matin, la monnaie européenne s'échange à 1,2393 dollar; un étiage jamais atteint depuis avril 2006.

La semaine sera marquée par la réunion de la banque centrale américaine, la Fed (Federal Reserve) qui pourrait décider d'abaisser ses taux directeurs de cinquante point de base (0,5%) ce qui pourrait influer sur les parités entre dollar et euro notamment.

latribune.fr

La banque japonaise Mitsubishi UFJ va lever 8 milliards d'euros

La Tribune.fr - 27/10/2008 à 10:04 - 343 mots

La première banque japonaise qui vient de prendre 21% du capital de Morgan Stanley va procéder à un appel de fonds de 8 milliards d'euros pour faire face aux effets de la crise financière mondiale.

Logo Banque Mitsubishi UFJ

On disait les banques japonaises épargnées par la tourmente financière. Les voilà elles aussi rattrapées par la crise. La première banque japonaise, Mitsubishi UFJ Financial Group, vient d'annoncer ce lundi qu'elle allait procéder à une augmentation de capital de quelque 990 milliards de yens (8 milliards d'euros) pour faire face aux effets de la crise financière mondiale. Le groupe avait démenti quelques heures plus tôt avoir l'intention de prendre une telle mesure. Son titre a chuté de 14,64% lundi à la Bourse de Tokyo, l'augmentation de capital ayant été éventée par la presse.


Mitsubishi UFJ va émettre pour 390 milliards de yen d'actions préférentielles, destinées aux investisseurs institutionnels, et jusqu'à 600 milliards de yen d'actions ordinaires, a indiqué la banque dans un communiqué.


L'émission d'actions ordinaires pourra avoir lieu n'importe quand entre le 4 novembre 2008 et le 3 novembre 2009, selon le communiqué. Les actions préférentielles, dont les acheteurs potentiels n'ont pas été identifiés par Mitsubishi UFJ, seront quant à elles émises courant novembre 2008.

A l'instar des autres grandes banques japonaises, Mitsubishi UFJ a jusqu'ici été relativement épargnée par la crise financière mondiale. Mais la débandade boursière de ces dernières semaines a fait fondre son portefeuille d'actions et, du coup, entraîné une baisse de son coefficient de rentabilité. De plus, Mitsubishi UFJ a récemment déboursé 9 milliards de dollars (7,3 milliards d'euros) pour acheter une participation de 21% dans la banque d'affaires américaine Morgan Stanley, 152,56 milliards de yens (1,2 milliard d'euros) pour prendre le contrôle d'Acom, la plus grosse société japonaise de crédit à la consommation, ou encore 3,5 milliards de dollars (2,8 milliards d'euros) pour acheter la banque américaine UnionBanCal.


Selon le Nikkei, le groupe va rater complètement ses objectifs pour le premier semestre 2008-2009 et ne devrait annoncer, pour cette période, qu'un bénéfice net de 100 milliards de yens environ (770 millions d'euros) alors qu'il tablait officiellement sur 270 milliards. Mitsubishi UFJ a démenti.


Toujours d'après le quotidien économique, les deux autres "mégabanques" japonaises, Mizuho Financial Group et Sumitomo Mitsui Financial Group, envisagent elles aussi de procéder bientôt à des augmentations de capital.

latribune.fr

Climat des affaires en Allemagne : l''indice Ifo se dégrade encore

La Tribune.fr - 27/10/2008 à 10:27 - 67 mots

L'indicateur Ifo qui mesure le climat des affaires en Allemagne a encore reculé en octobre.

Le drapeau allemand

C'était l'indicateur européen le plus attendu de cette semaine : l'Ifo qui mesure le climat des affaires en Allemagne.

Comme les économistes s'y attendaient, il a encore reculé, passant de 92,9 à 90,2 points. Les analystes s'attendaient à un repli un peu moindre à 90,6.


"Les entreprises allemandes se préparent à un recul de leur activité", a souligné le président de l'institut Ifo Hans-Werner Sinn, cité dans le communiqué.

latribune.fr

L'Etat belge apporte 3,5 milliards d'euros au bancassureur KBC

L'opération se fait via l'émission de titres KBC sans droits de vote et sans dilution pour les actionnaires actuels du grand bancassureur.

Le bancassureur belge KBC, renfloué par l'Etat belge.

Après Fortis et Dexia, l'Etat belge vole au secours d'un autre établissement financier : le bancassureur KBC. Il annonce ce lundi matin qu'il lui apporte 3,5 milliards d'euros via l'émission de titres sans droits de vote et sans dilution pour les actionnaires actuels.

Dimanche à la télévision RTBF, le secrétaire d'Etat aux Finances, Bernard Clerfayt avait reconnu qu'un tel processus était en discussion outre-Quiévrain.

Mais à la question de savoir si KBC était "au bord de la faillite", il avait répondu "non": "C'est un problème de liquidité comme les autres banques, ce n'est pas un problème de solvabilité"... avant de rectifier ses propos dans un communiqué, assurant que la banque n'avait "aucun problème de liquidités", comme le répète depuis plusieurs jours le bancassureur.

latribune.fr

Nouvelle chute du CAC 40 autour des 3.000 points

Dans le sillage de la chute des places asiatiques ce matin, le CAC 40 entame la semaine sur une forte baisse de 5,91%, tout juste sur le seuil des 3.000 points à l'ouverture.

baisse

La correction se poursuit sur les marchés boursiers. Dans le sillage de la chute des places asiatiques ce matin, le CAC 40 entame la semaine sur une forte baisse de 5,91%, tout juste sur le seuil des 3.000 points à l'ouverture.

Le secteur bancaire est encore dans la tourmente, affecté par de mauvaises nouvelles. En Allemagne, Postbank a dû se recapitaliser d'urgence, et en Belgique l'Etat belge a été contraint d'injecter 3,5 milliards d'euros dans la banque KBC. Du coup, à Paris, les valeurs du secteur sont attaquées. Axa chute de 9,57% à 12,80 euros. Dexia abandonne 9,15% à 3,97 euros. Société Générale perd 8,08% à 41,36 euros. BNP Paribas laisse 7,34% à 52,81 euros. Et Crédit Agricole cède 6,11% à 10,67 euros. Sur le SRD, Natixis décroche de 7,06% à 1,58 euros.

Les désengagements sont massifs également sur les constructeurs automobiles. L'agence de notation Standard and Poor's a en particulier abaissé sa note à court et long terme sur Renault. Le titre plonge de 7,5% à 20,50 euros. De son côté, Peugeot recule de 6,33% à 16,51euros. Le groupe a annoncé que la quasi-totalité de ses sites de production en Europe seraient affectés par des mesures de chômage partiel au quatrième trimestre. Sur le SRD, sa filiale, l'équipementier Faurecia plonge de 14,42% à 10,80 euros.

Les valeurs pétrolières restent également attaquées, alors que les cours du pétrole continuent de reculer. Vallourec a touché un nouveau plus bas historique à 69 euros. Le titre recule de 6,52% et a perdu 57% de sa valeur sur un mois. Pour sa part, Total pèse sur la tendance avec un recul de 5,88% à 33,94 euros.

Carrefour recule de 4,83% à 27,41euros. Selon La Tribune, le distributeur aurait l'intention de réduire de deux tiers les effectifs de ses structures d'achat.

Il n'y a aucune valeur dans le vert ce matin, mais parmi celles qui limitent leur repli, on trouve Michelin qui laisse 1,72% à 34,32 euros et EADS qui cède 2% à 10,78 euros. Les deux titres profitent de la baisse de l'euro et du pétrole.

Sur le SRD, Kaufman and Broad est réservé à la baisse. L'action recule de 9,38% à 17,40 euros. Son principal actionnaire , le fonds PAI Partners a indiqué qu'il n'avait pas l'intention de racheter les 14,34% du capital du promoteur qu'il ne détient pas. Toujours dans le secteur immobilier, la foncière Klépierre chute de 15% à 16,87 euros.


Pour finir un détour sur les marchés des devises. L'euro poursuit sa chute face au billet vert. Il évolue en dessous de 1,25 dollar, à 1,2445 dollar. Sur le marché du pétrole, les cours sont toujours en nette baisse. Le baril de WTI vaut 62,36 dollars et le baril de Brent s'échange à 60,18 dollars.


latribune.fr

vendredi 24 octobre 2008

OPEC seeks to halt price slide, cushion economy


Thu Oct 23, 2008 3:06pm EDT

By Sylvia Westall and Barbara Lewis

VIENNA (Reuters) - OPEC ministers anxious to arrest a deep price slide and yet cushion a bruised economy said on Thursday they agreed they must cut output, but had not decided by how much.

International benchmark U.S. crude has slumped by more than 50 percent from a record high of $147.27 hit in July. On Thursday it was trading around $68 a barrel.

The plunge prompted the Organization of the Petroleum Exporting Countries to bring forward to Friday an emergency meeting originally set for November 18 and it has revived memories of the 1998 price collapse when oil sank below $10.

On arrival in Vienna, Venezuelan Minister of Energy and Petroleum Rafael Ramirez said there was a risk oil could fall back to that level and OPEC needed to act without delay.

"We have to handle the situation in a very, very responsible manner as OPEC.... that way we can avoid a price collapse like 1998," he said.

"There's going to be consensus to take a very, very, very fast action," he said of Friday's meeting, adding his view was the group needed to agree an initial cut of at least a million barrels per day (bpd).

An OPEC source said OPEC's core Gulf producers would prefer a reduction of around one million bpd, but others in the group wanted a cut of closer to twice that.

Saudi Arabian Oil Minister Ali al-Naimi said merely that the oil price would be determined by the market. He would not be drawn on the need for any cut.

The only OPEC producer to be pumping significantly above its official output target, Saudi Arabia would be expected to lead any reduction in supplies.

As economic slowdown has destroyed demand for oil and stocks have built up, most OPEC ministers have said a cut was essential to limit oversupply, stave off a price collapse and protect their own economies.

But they also need to avoid inflicting more pain on their consumers or they could damage demand further still.

MORE THAN ONE CUT?

OPEC President Chakib Khelil of Algeria was among those who said cuts could be in stages and it could take more than one meeting to strike the right balance between supply and demand and between producer and consumer needs.

"The concern of the producing countries is, whatever decision is made, not to have an impact on increasing the pain of consuming countries," Khelil told a news briefing.

"The decision should not leave the producer countries in the situation where they will be joining the group of countries which are already suffering from the financial crisis."

Adding to the difficulty of its task, however deep a cut it agrees, OPEC could struggle to enforce it.

In the past, those members who most needed revenue were reluctant to limit exports when the market was weak. The producer group's lack of discipline was in part responsible for pushing oil to less than $10 during the Asian economic downturn.

Compared with then, even Venezuela and Iran -- which have big social spending plans and are said to have the highest price needs -- are better placed because they can live for a while off the profits of the record rally.

But any comfort they might take is offset by the scale of the global financial crisis. It threatens to destroy oil demand in emerging countries such as China, which had previously been expected to make up for any major drops in consumption in the world's biggest consumer the United States.

"I've seen a lot of crises. I saw the Asian crisis. I saw the Japanese crisis," said Qatari Energy Minister Abdullah al-Attiyah. "I've seen different crises here and there, but to see this kind of financial crisis, I have never seen it before."

Greenspan Concedes Error on Regulation

WASHINGTON — For years, a Congressional hearing with Alan Greenspan was a marquee event. Lawmakers doted on him as an economic sage. Markets jumped up or down depending on what he said. Politicians in both parties wanted the maestro on their side.

But on Thursday, almost three years after stepping down as chairman of the Federal Reserve, a humbled Mr. Greenspan admitted that he had put too much faith in the self-correcting power of free markets and had failed to anticipate the self-destructive power of wanton mortgage lending.

“Those of us who have looked to the self-interest of lending institutions to protect shareholders’ equity, myself included, are in a state of shocked disbelief,” he told the House Committee on Oversight and Government Reform.

Now 82, Mr. Greenspan came in for one of the harshest grillings of his life, as Democratic lawmakers asked him time and again whether he had been wrong, why he had been wrong and whether he was sorry.

Critics, including many economists, now blame the former Fed chairman for the financial crisis that is tipping the economy into a potentially deep recession. Mr. Greenspan’s critics say that he encouraged the bubble in housing prices by keeping interest rates too low for too long and that he failed to rein in the explosive growth of risky and often fraudulent mortgage lending.

“You had the authority to prevent irresponsible lending practices that led to the subprime mortgage crisis. You were advised to do so by many others,” said Representative Henry A. Waxman of California, chairman of the committee. “Do you feel that your ideology pushed you to make decisions that you wish you had not made?”

Mr. Greenspan conceded: “Yes, I’ve found a flaw. I don’t know how significant or permanent it is. But I’ve been very distressed by that fact.”

On a day that brought more bad news about rising home foreclosures and slumping employment, Mr. Greenspan refused to accept blame for the crisis but acknowledged that his belief in deregulation had been shaken.

He noted that the immense and largely unregulated business of spreading financial risk widely, through the use of exotic financial instruments called derivatives, had gotten out of control and had added to the havoc of today’s crisis. As far back as 1994, Mr. Greenspan staunchly and successfully opposed tougher regulation on derivatives.

But on Thursday, he agreed that the multitrillion-dollar market for credit default swaps, instruments originally created to insure bond investors against the risk of default, needed to be restrained.

“This modern risk-management paradigm held sway for decades,” he said. “The whole intellectual edifice, however, collapsed in the summer of last year.”

Mr. Waxman noted that the Fed chairman had been one of the nation’s leading voices for deregulation, displaying past statements in which Mr. Greenspan had argued that government regulators were no better than markets at imposing discipline.

“Were you wrong?” Mr. Waxman asked.

“Partially,” the former Fed chairman reluctantly answered, before trying to parse his concession as thinly as possible.

Mr. Greenspan, celebrated as the “Maestro” in a book about him by Bob Woodward, presided over the Fed for 18 years before he stepped down in January 2006. He steered the economy through one of the longest booms in history, while also presiding over a period of declining inflation.

But as the Fed slashed interest rates to nearly record lows from 2001 until mid-2004, housing prices climbed far faster than inflation or household income year after year. By 2004, a growing number of economists were warning that a speculative bubble in home prices and home construction was under way, which posed the risk of a housing bust.

Mr. Greenspan brushed aside worries about a potential bubble, arguing that housing prices had never endured a nationwide decline and that a bust was highly unlikely.

Mr. Greenspan, along with most other banking regulators in Washington, also resisted calls for tighter regulation of subprime mortgages and other high-risk exotic mortgages that allowed people to borrow far more than they could afford.

The Federal Reserve had broad authority to prohibit deceptive lending practices under a 1994 law called the Home Owner Equity Protection Act . But it took little action during the long housing boom, and fewer than 1 percent of all mortgages were subjected to restrictions under that law.

This year, the Fed greatly tightened its restrictions. But by that time, the subprime market as well as the market for other kinds of exotic mortgages had already been wiped out.

Mr. Greenspan said that he had publicly warned about the “underpricing of risk” in 2005 but that he had never expected the crisis that began to sweep the entire financial system in 2007.

“This crisis,” he told lawmakers, “has turned out to be much broader than anything I could have imagined. It has morphed from one gripped by liquidity restraints to one in which fears of insolvency are now paramount.”

Many Republican lawmakers on the oversight committee tried to blame the mortgage meltdown on the unchecked growth of Fannie Mae and Freddie Mac, the giant government-sponsored mortgage-finance companies that were placed in a government conservatorship last month. Republicans have argued that Democratic lawmakers blocked measures to reform the companies.

But Mr. Greenspan, who was first appointed by President Ronald Reagan, placed far more blame on the Wall Street companies that bundled subprime mortgages into pools and sold them as mortgage-backed securities. Global demand for the securities was so high, he said, that Wall Street companies pressured lenders to lower their standards and produce more “paper.”

“The evidence strongly suggests that without the excess demand from securitizers, subprime mortgage originations (undeniably the original source of the crisis) would have been far smaller and defaults accordingly far lower,” he said.

Despite his chagrin over the mortgage mess, the former Fed chairman proposed only one specific regulation: that companies selling mortgage-backed securities be required to hold a significant number themselves.

“Whatever regulatory changes are made, they will pale in comparison to the change already evident in today’s markets,” he said. “Those markets for an indefinite future will be far more restrained than would any currently contemplated new regulatory regime.”

Global crisis increases uncertainty for China

Reuters, Fri Oct 24, 2008 4:30am EDT

BEIJING, Oct 24 (Reuters) - China is doing all it can to counter the international financial crisis, which has been a "severe shock" to the global economy and increased uncertainties for the world's largest developing economy, its leaders told the opening ceremony of an Asia-Europe meeting on Friday.

"The global financial crisis has clearly increased the uncertainties and unstable factors in the Chinese economy's development," President Hu Jintao said.

"China's economic growth faces various hardships and challenges... For China's economy to maintain a healthy state is itself an important contribution to global financial stability and economic development."

China was doing everything it could to counter the crisis, by implementing flexible and prudent policies to keep growth on track, Hu said.

Beijing is hosting a summit of 27 European Union member states and 16 Asian countries to discuss the global downturn, climate change and international security.

Cooperation and dialogue between Asia and Europe was even more important in such uncertain times, Hu said, adding that instability in global energy and grain markets was also a challenges.

"We should embrace an open attitude and make full use of our strong economic complementarities to deepen existing cooperation."

The leaders' meeting came at the end of another volatile week in world markets, with China's benchmark stock exchange ending at its lowest level in two years and commodities markets battered by heavy selling.

"The global financial crisis has been constantly spreading and worsening, creating a severe shock to global economic growth," Premier Wen Jiabao said.

(Reporting by Chris Buckley and Jason Subler; Writing by Lucy Hornby; Editing by Nick Macfie)

Microsoft abaisse ses prévisions pour l'ensemble de l'année

Le premier éditeur mondial de logiciels a dégagé un bénéfice net de 4,37 milliards de dollars au titre de son première trimestre, en légère hausse de 1,8% Mais le groupe de Redmont a revu à la baisse ses prévisions pour l'ensemble de l'année.

Microsoft

Microsoft a fait très légèrement mieux que prévu au titre de son premier trimestre mais a déjà prévenu que ses résultats pour l'ensemble de son exercice seraient inférieurs à ses attentes initiales. Le numéro un mondial des logiciels a ainsi dégagé un bénéfice net de 4,37 milliards de dollars entre juillet et septembre, en hausse de 1,8% par rapport à l'an passé. (Retrouvez le communiqué de Microsoft sur ses résultat de son exercice).

Par action, il ressort à 48 cents, un cent de plus que les estimations des analystes. Le chiffre d'affaires est également supérieur au consensus à 15,06 milliards de dollars, contre 14,78 milliards.

Pourtant, la firme de Redmont a revu à la baisse ses prévisions pour l'ensemble de son exercice 2007/08, qui prendra fin le 30 juin. Microsoft table ainsi sur un bénéfice par action (BPA) compris entre 2 et 2,1 dollars et sur un chiffre d'affaires allant de 64,9 à 66,4 milliards. Il y a trois mois, le groupe misait sur un BPA compris entre 2,12 et 2,18 dollars et sur des revenus allant de 67,3 à 68,1 milliards.

"On prévoit désormais la poursuite des tendances observées à la fin du trimestre, alors qu'auparavant on attendait que l'économie s'améliore au deuxième semestre de l'année fiscale", a justifié Microsoft dans un communiqué.

Ces prévisions ne devraient pas rassurer les marchés dont les craintes d'une récession de l'économie américaine et mondiale sont toujours aussi vives. Les valeurs technologiques sont particulièrement visées, les investisseurs estimant qu'elles seraient les premières touchées par un ralentissement marqué de l'activité. Malgré tout, le titre Microsoft, qui avait reculé une partie de cette semaine sur des anticipations de baisse de ses prévisions, gagnait 5% à 23,35 dollars jeudi en après-Bourse, dans le sillage de ces résultats. L'action a pris 3,67% à 22,32 dollars en séance officielle.

latribune.fr