La Tribune.fr - 05/01/2009 à 10:19 - 281 mots
Les chrétiens-sociaux de Bavière ont convaincu Angela Merkel d'inclure des baisses d'impôts dans le second plan de relance en discussion avec les sociaux-démocrates. Ce plan pourrait injecter jusqu'à 50 milliards d'euros dans l'économie.

Angela Merkel a cédé à la pression de ses alliés bavarois et accepté d'inclure des baisses d'impôts dans le nouveau plan de relance de l'économie allemande actuellement en discussion. La chancelière a fait cette concession dimanche soir lors d'une réunion de travail avec les chrétiens-sociaux de la CSU, avant une rencontre ce lundi des chefs de file des partis de la "grande coalition" allemande pour convenir du montant et des dispositions de ce deuxième plan de relance. Une décision n'est cependant pas attendue avant la semaine prochaine.
Angela Merkel excluait jusqu'ici de réduire la pression fiscale avant les prochaines élections fédérales de septembre. "Nous nous sommes entendus sur un concept commun pour les négociations avec le SPD", a déclaré Ronald Pofalla, secrétaire général de la CDU, parti de la chancelière, à l'issue d'une réunion qui aura duré près de six heures avec la CSU. "Nous sommes convenus de baisser les cotisations (d'assurance-maladie) et les impôts dans des proportions équivalentes", a-t-il précisé.
Cet accord devrait permettre d'ouvrir la voie à un compromis avec le SPD, puisque les sociaux-démocrates, hostiles à des baisses d'impôt, plaidaient pour leur part des allègements de cotisations sociales salariales. Le SPD a présenté dimanche une proposition à hauteur de 40 milliards d'euros prévoyant outre des investissements dans les communes, une prime pour les foyers avec enfants, une baisse des cotisations à l'assurance maladie et des primes à la casse pour les voitures polluantes.
Avant le début des discussions ce lundi après-midi, un responsable de la CDU faisait savoir que ce nouveau plan de relance pourrait injecter jusqu'à 50 milliards d'euros dans l'économie sur deux ans. Le premier plan de relance, décidé en novembre, portait sur 31 milliards d'euros mais a été jugé insuffisant.
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