La Tribune.fr - 24/08/2009 | 05:56 - 280 mots
La ministre de l'Economie, Christine Lagarde, va recevoir ce lundi les banquiers français pour discuter des rémunérations dans le secteur financier. Les responsables des banques seront ensuite reçus demain mardi par Nicolas Sarkozy.

C'est la rentrée pour le gouvernement, qui s'attelle à la question des bonus qui a encore fait polémique cet été. Ce lundi, la ministre de l'Economie, Christine Lagarde va recevoir les responsables des banques françaises avant une réunion prévue demain mardi à l'Elysée.
En attendant, les banques françaises donnent des gages de bonne volonté. Elles se disent prêtes à aller plus loin pour s'aligner sur les meilleures pratiques internationales en matière de rémunération. C'est en tout cas ce qu'a affirmé une source proche du milieu à l'agence Reuters.
Depuis plusieurs mois, les banquiers souffrent d'une très mauvaise image de marque auprès de l'opinion publique, qui les accuse d'avoir précipité l'économie mondiale dans la crise. Pas étonnant du coup que l'annonce de l'octroi, à nouveau, de bonus mirobolants par des établissements secourus par les fonds publics scandalise.
Les politiques, eux, ont suivi le mouvement en tentant de "moraliser" les systèmes de rémunération dans les banques. Le président de la République n'a ainsi pas caché sa volonté de faire de la rémunération des professionnels de la finance un sujet majeur du prochain sommet du G20 à Pittsburgh en septembre. A l'Elysée, on réclame "des engagements précis" des banques en matière de rémunération. Les banques de leur côté, tout du moins celles ayant adopté un "code de bonne conduite" se disent prêtes à "des engagements supplémentaires en matière de transparence", selon la source de Reuters.
Jusqu'ici, le G20 a recommandé que le coût du risque, et pas seulement les revenus générés, soit pris en compte pour le calcule de la part variable des rémunérations des traders et que le versement des bonus soit étalé sur plusieurs années, afin de s'assurer de l'absence d'impact négatif à long terme.
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