jeudi 20 novembre 2008

Le pétrole touche un nouveau plus bas, vers les 50 dollars

Les prix du pétrole poursuivent leur chute. Le baril de "light sweet crude" est descendu jusqu'à 52,50 dollars, son plus bas niveau depuis janvier 2007 et celui de Brent est tombé à 50,48 dollars, un niveau qu'il n'avait pas atteint depuis mai 2005.

pétrole

Les cours du brut sont toujours orientés à la baisse, en raison des perspectives de baisse de la demande dans un contexte de ralentissement économique. Ils ont atteint de nouveaux plus bas en début de matinée et vers 10 heures, le baril de WTI américain s'échange contre 53,30 dollars, tandis que celui de Brent de la mer du Nord vaut 50,90 dollars.

Vers 9 heures, le "light sweet crude" a touché son plus bas cours depuis janvier 2007, à 52,50 dollars, tandis qu'à Londres, le Brent est retombé à 50,48 dollars, un niveau qu'il n'avait pas atteint depuis mai 2005.

Mercredi, les prix du pétrole ont, une nouvelle fois, reculé à New York, après la confirmation du net recul de la demande de produits pétroliers aux Etats-Unis, premiers consommateurs mondiaux. Sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de "light sweet crude" pour livraison en décembre a fini à 53,62 dollars, en baisse de 77 cents par rapport à la clôture de mardi. A Londres, les cours ont chuté dans la matinée à 50,61 dollars, 1 cent seulement au-dessus de leur niveau le plus bas depuis trois ans et demi touché une semaine plus tôt.

Les inquiétudes ont été alimentées par le rapport hebdomadaire du département américain à l'Energie, qui a confirmé le fort recul de la demande aux Etats-Unis, premiers consommateurs mondiaux. Sur les quatre dernières semaines, la consommation de produits pétroliers y a chuté de 7% sur un an. La publication hebdomadaire des stocks pétroliers américains a été marquée par le recul surprise des réserves en produits distillés (gazole et fioul de chauffage). Alors que les analystes attendaient une progression de 400.000 barils, ces stocks ont chuté de 1,5 million à 126,9 millions de barils. Ces derniers sont de plus en plus suivis alors que le froid s'installe aux Etats-Unis, ce qui se traduit par une augmentation de la demande en fioul de chauffage.

Les réserves en produits pétroliers ont augmenté de 1,6 million de barils la semaine dernière, à 315,5 millions de barils. Les marchés tablaient sur une hausse moins importante de 900.000 barils. Enfin, les stocks d'essence se sont étoffés de 500.000 barils, à 198,6 millions de barils, contre une hausse attendue à 300.000 barils.

La tendance baissière reste cependant tenace sur les marchés pétroliers alors que les investisseurs sont déprimés par une forte dégradation des prévisions de demande de brut pour les mois à venir. D'après le rapport mensuel du cabinet CGES publié mardi, la demande devrait se contracter pour la première fois en 25 ans cette année. Du coup, le pétrole devrait poursuivre sa baisse: il a déjà perdu deux tiers de sa valeur depuis les sommets atteints début juillet à plus de 147 dollars.

latribune.fr

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